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 So guilty ♥ Maxxie et Nathan.

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MessageSujet: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Mer 25 Juil 2012 - 0:31




Maxxie et Nathan

« Le malheur a été mon dieu. Je me suis allongé dans la boue. Je me suis séché à l'air du crime. Et j'ai joué de bons tours à la folie. » ► RIMBAUD
L'aube point lorsque je me réveille. Mes paupières sont lourdes. J'ai l'impression que la culpabilité ne me lâche plus de puis des jours. Qu'elle exerce sur moi son terrible fardeau. Elle me donne envie de vomir. C'est comme si elle venait me réveiller et me berçait tous les jours. Une chanson triste. Le genre qui raconte la trahison terrible qui met fin à une amitié. Je ne supporte plus ses lancinantes plaintes. J'ai besoin de prendre l'air.
Il doit être quatorze heure lorsqu'enfin je me décide à sortir le nez de chez moi. J'aime mon ordinateur, mais il surchauffe et me fatigue. Et puis, j'ai des amis. Peu importe ce qu'en pensent les habitants de Middle Fawkes, je sais qui je suis. Enfin, j'ai à présent des doutes. Mais une chose est sure : je suis loin d'être l'asocial qu'ils s'imaginent.
L'air frais me chatouille les narines. On a beau être en juillet, les températures ne sont pas inquiétantes. La canicule est loin derrière nous, et les vieillards survivront. Il n'y aura pas de feux pour dévaster des hectares et chasser les habitants loin de chez eux. Les médias vont s'ennuyer à mourir, cette année. Mais il faut relativiser : ils s'amuseront cet hiver, lorsque les pauvres mourront sous des ponts. La société est si prévisible que c'en est risible. Il y a bien longtemps que je ne m'amuse plus à écouter les grands débats des politiciens véreux. L'irréel me donne satisfaction bien plus que les questions géopolitiques. Me savoir plongé dans un jeu pour accoucher d'un personnage level 85 en quelques jours m'exalte. Je pensais n'avoir que ça pour survivre depuis le départ brutal de Chanelle. Ce n'est pas faute d'avoir tout fait pour la récupérer. Je n'ai jamais été aussi minable, d'ailleurs. Mais ne dit pas que la faim justifie les moyens ? La voir s'éloigner sans même regarder par dessus son épaule, c'était terrible. J'en cauchemarde encore, mais je suis tellement motivé à la retrouver, c'en est devenu une obsession.
Enfin, c'était une obsession. Jusqu'à il y a trois jours. Depuis, la seule chose qui tourne en boucle dans ma tête, c'est Maxxie. Ou plutôt, l'amitié que je lui porte. A condition que ce soit de l'amitié. Et même cette information-là tourne à s'en déformer. J'ai l'impression de ne pas voir le bout de la nuit. De rester incapable de réfléchir. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé. Ni même pourquoi. Encore moins comment. Mais le résultat est clair comme de l'eau de roche. On s'est embrassés. Vraiment. Avec la langue, avec les picotements dans le ventre. Je ne veux plus me rappeler ce que j'ai ressenti à cet instant. Mais ce dont je suis certain, c'est qu'en cédant à une pulsion tout à fait incohérente, j'ai détruit notre amitié. J'aurai beau faire semblant, je ne saurai voir Maxxie de la même façon. Il n'est plus mon voisin, ni mon meilleur ami. Il est le premier garçon que j'ai embrassé. Je ne sais plus quoi penser de cela. J'ai comme la sensation qu'une catastrophe a ravagé ma vie. Que mes habitudes sont aspirées dans un tourbillon infernal. Et que rien, absolument rien, n'aura le même goût qu'avant.
C'est la peur au ventre que j'arrive au cinéma. Je dois y retrouver Maxym. Mais j'ai surtout en tête l'idée que je vais retrouver le mal en personne. Bien que je sache pertinemment que je suis le coupable, l'homme à abattre, je ne peux m'empêcher de lui faire partager ma culpabilité. Je n'arrive pas à vivre avec ça sur la conscience. Il faut absolument que je m'en détache ne serait-ce qu'un peu. Je n'arrive pas à savoir s'il me tarde ou non de le voir apparaître au coin de la rue. Je ne comprends pas non plus pourquoi je ne l'ai pas attendu. Peut-être va-t-il me le reprocher. Je me surprends à avoir peur. Moi qui suis si avenant. J'ai toujours une longueur d'avance, plusieurs même. Mais là, j'ai conscience que le destin me joue un tour. Ce genre de farce ne m'amuse pas, mais ai-je seulement le choix ?
Les lettres géantes me rappellent que je suis arrivé à destination. Je n'ai plus qu'à patienter et à ruminer. Cette optique ne me plait pas du tout. Je tourne en rond comme un loup dans sa cage. Je n'arrive pas à rester immobile. Il y a comme une force étrange qui m'oblige à tourner et virer sans prendre la moindre pause. Si je devais nommer cette puissance, je dirai que c'est la nervosité. Si j'avais la fâcheuse habitude de me ronger les ongles, soyez surs que mes doigts seraient prolongés par des moignons. Il faut dire que je suis totalement perdu. J'ai l'impression que ma tête est vide. Que les questions disparaissent sans trouver de réponse. Comment dois-je agir ? Que dire ? Dois-je lui serrer la main et le prendre dans mes bras ? Je sens mes mains qui tremblent doucement, et mes jambes les imitent dans la foulée. Mon propre corps veut me lâcher. Mon estomac se compresse longuement, m'arrachant une grimace de douleur. Je sais que Maxym va arriver d'une seconde à l'autre, et je ne me sens pas prêt. A quoi ?
J'ai envie de me faire minuscule. Pourtant, du haut de mon mètre quatre vingt-neuf, disparaître paraît impossible. Et maintenant que j'aperçois au loin son allure, j'ai envie de fuir au loin. Ses cheveux blonds. J'y ai passé mes mains. Ses yeux bleus. J'y ai plongé sans retenue. Son corps musclé. Que j'ai touché. Et ses lèvres à peine rosée. Embrassées. Je les ai embrassées. Mon corps réagit au quart de tour. Je sens dans mon ventre un picotement distinct. Je sais ce qu'il signifie. Et cela m'effraie plus encore. Je sais. J'ai une peur panique de moi. De ce que mon être entier cherche à me faire comprendre.
J'essaie de sourire, mais mes muscles sont tétanisés. Je n'arriverai pas à faire comme si rien ne s'était passé. Je suis un piètre comédien. Pas comme Maxxie. Je préfère baisser les yeux sans attendre. Mon coeur se soulève trop vite. Va-t-il exploser sous la pression, c'est ce que je me demande. Pourtant, je sais comme cette idée est clichée. Mais là, je suis à deux doigts de le voir bondir en dehors de ma poitrine.
J'emmène Maxxie jusqu'au guichet. Je ne sais même pas ce que je prends. En réalité, je crois que c'est le blond qui me tient compagnie qui choisit. Tant mieux. Je ne raisonne plus clairement. Qu'on soit allés voir un film d'horreur ou un dessin-animé, c'était pareil. Je ne suis même pas sur d'être capable de comprendre ce que mes yeux vont observer. Peut-être mettrais-je dans le même sac le gros taxi rouge de Oui oui et la bat'mobile. Je ne sais pas, mais je m'en sais capable. J'ai l'air ridicule, mais je m'efforce de paraître le plus naturel possible. On poinçonne nos tickets et Maxym m'entraîne dans la salle. Il n'y a personne, c'en est affligeant. Je crois qu'il me parle, mais ma propre discussion consiste à hocher la tête. Vite que les lumières s'éteignent. Que la musique démarre. Que le film tourne. Qu'enfin, je puisse ne pas avoir à résister à le regarder de haut en bas. Parce que s'il y a une chose qui me fait envie, c'est de l'observer. Mais je préfère taire mes pulsions : je sais où ça nous a menés, la dernière fois.
J'entends sa voix répéter mon nom. Mais je me suis enfermé dans une bulle. L'ouïe et la vision ne sont que des sens factices. Mais lorsque je sens la chaleur de sa main sur mon avant-bras, je me sens flancher. Je tourne la tête vers lui. Il est là, je suis là. Mes souvenirs se succèdent, et je nous sens à moitié nus, embrassés et nos lèvres nous réunissant tendrement. J'ai tellement peur.

-Pardon Maxxie, j'étais ailleurs.


if i love you, will you do hate me ? ♥

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Dernière édition par A. Nathan Moore le Jeu 6 Sep 2012 - 13:39, édité 4 fois
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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Ven 27 Juil 2012 - 15:43

So Guilty ♥
Nathan & Maxxie ♥

J'ai l'impression d'avoir fait une connerie...enfin je crois.



Trois jours. Trois jours c'étaient écoulés depuis la dernière fois que j'avais vu mon meilleur ami. Enfin, si je pouvais encore l'appeler comme ça. J'avais fais une terrible connerie ce soir là. Et je crois que le pire dans tout ça c'est que j'avais aimé cette sensation. J'avais aimé ce baiser. Je sais que c'est mal parce que non seulement Nathan était un garçon, un garçon beau comme un dieu grec je l'avoue, mais un garçon quand même, mais en plus il était mon meilleur ami. Depuis deux ans, je ne pensais qu'aux long cheveux blond de Serena, hors depuis trois jours cette image avait été remplacé par les courts cheveux bruns de mon ami.
Quand j'étais allé sur facebook ce matin là et que j'avais vu le message du brun qui m'invitait au cinéma mon coeur avait loupé un battement. Il voulait me voir malgré ce que j'avais fais. J'avais souris tout seul devant mon écran avant de répondre. Bien sûr que j'avais envie d'aller au cinéma, à vrai dire j'aurais accepté de le voir n'importe où. J'avais besoin de le voir, juste pour être sûr qu'il m'en veuille pas. Devant mon miroir j'avais essayé plusieurs tenu, sans vraiment me rendre compte que je voulais peut-être lui plaire. Finalement, j'avais opté pour un débardeur blanc avec un baggy large et kaki.

Je n'ai pas eu de mal à repéré mon ami dans la foule devant le cinéma. Avec son mètre quatre-vingt neuf difficile de le louper, moi même si je faisais un mètre soixante-quinze je ne faisais pas très grand à côté de lui. Quand j'arrive à sa hauteur je me retiens de le prendre dans mes bras, j'ai trop peur de ramener des souvenirs douloureux à la surface. Je me contente d'un sourire. J'essais de paraître naturel, comme si la soirée de l'autre jour ne m'avais pas touché. Seulement, à l'intérieur tout ce bouscule. Des papillons on pris possession de mon ventre, mes mains deviennent moites, je sens mon coeur qui s'emballe, j'entend ma raison qui me crie de ne pas céder à la tentation. Le fait qu'il ne me regarde pas me facilite la tâche, pourtant j'aimerais tellement qu'il lève les yeux vers moi, qu'il me regarde comme il me regardait il y a trois jours. On arrive au guichet et comme je vois que le brun ne semble pas en état de choisir, je nous prend deux billets pour aller voir un film d'horreur. "Il me paraît bien comme film non ??" Il ne me répond pas, à vrai dire je crois que je n'attendais pas de réponse. Je n'ai pas vraiment l'intention de regarder le film, je compte plus passer la séance à observer mon ami. Alors que nous sommes assis dans la salle en train d'attendre que la séance commence, j'essais de faire la discussion, mais Nathan ne semble pas très réceptif à ce que je lui raconte.
Soudain, j'ai mal. Je me mors la lèvre. Pourquoi est-ce qu'il ne veut pas me regarder, ni me parler ?? S'il ne voulait pas me voir, il n'avait qu'à pas m'appeler. J'ai continué comme ça un moment avant de voir qu'il ne réagissait toujours pas, puis finalement j'ai posé ma main sur son avant bras. Sa peau était douce. "Nathan ?? Tu as entendu ?? Je vais jusqu'au toilette...je...je ne me sens pas très bien. A vrai dire, ça présence me faisait mal, j'avais l'impression de le dégoûter et ça... je ne pouvais pas le supporter.

Je suis donc parti jusqu'aux toilettes. Une fois seul à l'intérieur j'ai d'abord cherché à calmer les battements de mon coeur. Il n'avait pas à battre comme ça. J'ai ouvert un des robinets avant de me passer un peu d'eau sur le visage. En fermant les yeux j'ai revu la silhouette du brun contre mon corps, j'ai ressentis son odeur si enivrante, j'ai revu notre baiser. J'avais mal au ventre, mais je n'arrivais pas à savoir si c'était le souvenir de Nathan et moi, où si c'était le régime yaourt nature que je suivais depuis trois jours. Alors que je me posais toute sorte de question je l'ai vu. Il était là derrière moi et en levant les yeux j'ai croisé son regard dans le miroir. "Je...je te demande pardon Nathan..." Et là j'ai commencé à pleurer, comme un con.
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Dernière édition par Maxym Z. Snape le Mar 7 Aoû 2012 - 14:31, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Mer 1 Aoû 2012 - 0:47




Maxxie et Nathan

« Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers, picoté par les blés, fouler l'herbe menue » ► RIMBAUD
La caresse de Maxxie sur mon bras me rappelle à la réalité. Le noir nous entoure, pourtant le film a commencé. Je réalise que mon ami a fait un choix tout à fait original.
Le visage illuminé d'une fille aux yeux éclatés par la peur me fait face. Les gouttes de transpiration collent ses cheveux à son teint diaphane. Sa moue déforme ce visage que j'imagine si charmant au naturel. Les violons la pressent et accélèrent son pas. Elle fuit la mort en personne, et donne ses dernières forces dans ce combat au destin pourtant inexorable. Son cri déchire la salle plongée dans l'obscurité, et les cordes se taisent.
Je tourne la tête vers Maxym. Il me regarde, implorant. Je maîtrise mon corps pour ne pas l'enlacer sur l'instant. Il m'informe qu'il doit aller aux toilettes. J'accuse le coup, en remarquant que ses mots s'enchaînent, brisés par des tremblements. Il semble fiévreux, touché par je ne sais quelle gêne. Je ne trouve aucun autre mot à sa manière de disparaître de la salle silencieuse : il fuit. Il me fuit, peut-être. Cette idée me tracasse. Je me rends compte que je suis resté muet et sourd à toute tentative de discussion. Je me redresse, laissant mon siège se rabattre derrière moi. J'entends quelqu'un grommeler dans un coin. Ma présence, mon ombre sur le voile blanc se détache. Je gêne, et j'esquive les plaintes. Je me surprends à poursuivre Maxxie. La porte se ferme derrière moi en un murmure, et la lumière me rappelle à la vie. Je ne sais même pas depuis combien de temps je suis enfermé dans cette salle. Ni combien de temps Maxym s'est attaché à me tirer de ma torpeur.
Je me rends compte que je suis ridicule. Je culpabilise. Oui, et alors. Est-ce que j'ai envie de tirer un trait sur ma relation avec Maxxie ? Non, hors de question. L'extraire de ma vie semble irréalisable. Je ne veux même pas y penser. Il représente tellement. Amitié, amour, doutes, surtout. Mais il pourrait être acteur de toutes mes pensées, si je savais comment les décliner.
J'ai la sensation d'être un rat de laboratoire agité par la nervosité et motivé à trouver la sortie du labyrinthe. Mes jambes veulent se contorsionner mais je les en empêche. Je ne sais pas quelle folie me ronge, mais elle me pousse désespérément en direction des toilettes. Je trouve enfin le recoin aux carrelages blancs et m'y introduis. Il est là, le visage humide. Je décline l'idée qu'il ait pu pleurer comme un enfant. L'eau lui coule encore sur les doigts, et ses yeux ne sont pas rouges. Je reste derrière lui sans bouger. Mon corps refuse de se mouvoir, comme dans la file d'attente, ou dans la salle obscure. Je ne saurai dire si c'est la présence de Maxxie qui m'impose tant d'immobilité, ou mon coeur qui gravit et dévale des montagnes sans la moindre pause. Je me sens obligé de réagir, compte-tenu de mon manque total de tact. Mon anxiété a su me faire flancher, mais ne dois-je pas essayer de la latter une bonne fois pour toute ? Je croise le regard de mon ami et je regagne quelques misérables forces qui sont malgré tout plutôt bonnes à prendre. Prenant une inspiration longue et ventrale, je me sens enfin prêt à être présent. Changements garantis.

-Je...je te demande pardon Nathan...

Je me prends les mots de Maxxie de plein fouets. Mes oreilles semblent saigner mais je ne les calcule pas. Je réalise à quel point j'ai pu le blesser, avec mes silences. Je suis un abruti fini, je peux l'avouer au monde entier s'il faut. Ses yeux brillent et bientôt, je constate que ses larmes se relaient sur ses joues. Le voir pleurer m'émeut. Je me déçois tellement.
Plus question de gêne, ou de nervosité. Je ne peux m'empêcher de prendre Maxxie dans mes bras. Je reste derrière lui, mes bras entourant ses épaules. Mes mains s'agrippent à mes coudes. Je sens sa chaleur tout contre moi et elle me rassure. Je pose ma tête tout contre son cou, me permettant de souffler sur sa nuque blanche et délicate. Je me fiche des frissons ou des souvenirs. Même si la situation peut atrocement nous sembler déjà vécue. Lui, en larme. Moi, à le consoler. Mais là, les enjeux sont différents. Maxxie n'a pas fait de cauchemar. Il ne s'est pas réfugié dans mes bras pour y trouver l'amitié qui nourrit son réconfort. Il pleure par ma faute. Parce que j'ai posé mes lèvres sur les siennes, et que je disparais lentement. Je suis lâche. Je commets l'erreur et le charge de ces terribles tares. Plus que ridicule, plus qu'un abruti, je suis un salaud. Et après l'avoir fait pleurer, je viens le prendre dans mes bras. Histoire de faire taire son chagrin. Que la vie est facile, n'est-ce pas ? Je me déteste.
Ses soubresauts m'obligent à regarder les choses en face. Maxxie pleure. Et ses larmes ne sont pas dédiées à Serena. C'est à moi qu'il les offre, et c'est à cause de moi qu'elles s'échappent. Je jete un regard au miroir, et le tableau qu'on me renvoie me déplait. Je ne supporte pas d'accuser ma culpabilité ainsi. Je préfère faire l'autruche, me terrer dans un coin et attendre que le mal passe. Je n'aime pas être acteur des grands évènements. Les risques sont multipliés, et le sort joue souvent en ma défaveur. Il n'y a que pour Chanelle que j'ai pris l'habitude de tenter le tout pour le tout. Et voyez où ça m'a mené. Alors là, je jure devant Dieu que j'aurai préféré être sous mes draps qu'au devant des projecteurs, suivi par des yeux accusateurs. Les miens.
Malgré tout, je me mords la lèvre pour ne pas céder à la peur, au stress et à toutes ces vilaines sensations qui me lacèrent les entrailles avec cruauté. Je reste là, posté derrière Maxxie, à sentir son corps s'élever au rythme d'une respiration qui se calme doucement. L'odeur de son parfum m'enivre et je me délecte de le savoir près de moi. J'essaie en réalité tant bien que mal de me concentrer sur autre chose que ce différend qui nuit à notre amitié. Mais finalement, toute cette scène me rappelle il y a trois soirs. La douceur de ce corps collé au mien. La violence et l'incohérence de ce baiser qui m'a tant excité. Je ressens bientôt cette même chaleur issue de mon bas-ventre. Je refuse d'y céder mais mes pulsions semblent maîtresses de tout. Mon corps ne réagit pas encore totalement et je m'en satisfais. Quelle honte aurais-je à paraître devant Maxxie l'envie dépassant de mon jean ?
Je me contente de relever la tête. Je croise dans le miroir le regard de mon ami dont les larmes se sont taries. Je n'arrive pas à déterminer quelles émotions règnent chez lui. Mais j'imagine qu'il est temps de parler. Peut-être que cela pourra rattraper ces longues minutes de silence ? Cette absence qui a su blesser Maxxie à le faire pleurer ? Je me doute que quelques mots ne changeront pas le passé, mais j'essaie tout de même de montrer les efforts qui me coutent.

-Vilain marsupilami mangeur de bisounours. Pleurer à cause de moi, tu ne vas pas tomber si bas, quand même !

Ggh ? Je réalise mes propos avec effroi. Suis-je vraiment irrécupérable ? Moi qui me vante de ma réussite aux jeux de stratégies, à ma manière d'avoir un coup d'avance sur les autres. Suis-je donc incapable de formuler une phrase correcte ? D'où me vient cette insulte improbable ? Cette question trottine dans ma tête gaiement, mais aucune réponse ne vient se raccrocher à ses étriers.
J'espère que mes mots, incohérents certes, mais mots quand même !, raviront Maxxie. Qu'il saura interpréter le sens de cette phrase correctement. Qu'il y verra ma culpabilité et mon malaise lorsque je subis ses larmes et ma stupidité. Je ne me serai jamais rabaissé à le dire autrement. Déclarer que je ne supportais pas ses crises de larmes par ma faute, c'aurait été trop impoli et indélicat. Et fondre en larme à mon tour n'aurait pas été pas plus bénéfique à la situation. Autant se taire et buller dans son coin. Mais j'ai fait le choix de parler, et maintenant, seul Maxxie peut comprendre. Que malgré moi. Malgré mes craintes et mes brûlures, il est là, dans ma tête. Et que peu importe le résultat, ses larmes écloses jaillissent en moi comme des bombes, déchirant la chair et réduisant l'os en poussière. Je ne suis pas sentimental. Je ne veux pas l'être, plutôt. Mais avec lui, mon coeur réagit plus vite que ma tête. Et mon corps à choisi son camp.
Imageant cette idée saugrenue, mes lèvres viennent se figer dans la nuque de Maxxie. Elles y déposent un baiser délicat, à peine appuyé, et s'évadent déjà. Je leur en veux. Moi qui lutte pour rester humble devant tant de détresse, voilà qu'elles jouent à la débauche. Elles se dévergondent sans scrupules et je me retrouve à baisser les yeux. A baisser les yeux comme une autruche. Pour ne pas à avoir à croiser ce regard. Plein d'envie, de désir et de péché étouffé. Ne pas voir ce reflet. Mon reflet corrompu dans le miroir.


don't cry for me, it's not fair at all ♥

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Dernière édition par A. Nathan Moore le Jeu 6 Sep 2012 - 13:47, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Mar 7 Aoû 2012 - 15:59

So Guilty ♥
Nathan & Maxxie ♥

J'ai l'impression d'avoir fait une connerie...enfin je crois.



Comment on a pu en arriver là ?? Comment j'ai pu être aveugle à se point pendant autant de temps ?? C'est vrai que je l'avais toujours trouvé beau, j'avais toujours admiré son corps superbe qui rendait folle toutes les filles qui le voyait. Pourtant à se moment précis j'aurais voulu être aveugle, ne pas voir la culpabilité dans ses yeux, ni notre étreinte dans le miroir. Au moment où j'ai sentis ses bras m'entourer j'ai fermé les yeux un instant, savourant son parfum si proche de moi. C'est étrange comme une étreinte peut être agréable et douloureuse à la fois. Son souffle dans ma nuque me rassurais, il était là, il n'était pas resté dans la salle, aveugle au mal être qui m'entoure. Non, il était venu jusqu'ici, il m'avait prit dans ses bras. Je ne m'attendais pas à ce qu'il fasse plus, mais si. Lorsque j'ai entendu sa voie coupable s'élever dans la pièce c'est comme si mon coeur se mettait à fondre au soleil. Alors qu'il déposait ses lèvres sur ma nuque, m'arrachant au passage un frisson de plaisir, j'ai passé ma main droit dans ses cheveux, les caressants doucement, m'imprégnant d'eux comme le ferait un aveugle qui découvre le monde. Finalement j'ai lancé avec un petit sourire triste : "Nath...c'est trop tard, je suis tombé aussi bas que ça et crois moi je le regrette. Je me sens comme comme Cendrillon après les 12 coups de minuit, comme Simba après la mort de son père, je me sens comme Mowgli perdu au coeur de la jungle ou comme Tiana lorsqu'elle apprend qu'elle est devenu une grenouille. Enfin bref je me sens comme Clochette sans Peter..." Je pris soudain conscience de la stupidité de mon discours, qu'est-ce qui me prenait de faire des comparaison avec les personnages de Disney ?! C'était d'une maturité.

Je me suis retourné vers le brun, levant mon regard remplis de larmes qui me rendait aveugle jusqu'à ses yeux. Ses yeux que j'avais toujours eu du mal à regarder tellement j'avais peur de m'y perdre. Mes mains étaient posées sur son torse, mon pouce caressant tout doucement son t-shirt. Le silence était revenu entre nous, mais se n'était plus le même silence. En plus d'être aveugle j'étais muet à présent, on allait avancer rapidement comme ça ! Parfois, je me faisais peur quand je réfléchissais. Nos bassins l'un contre me donnais des frissons partout dans le corps, est-ce que pour lui aussi c'était pareil ?? J'ai rougis face à cette pensé. Bien sûr que non, qu'il puisse ressentir la même chose que moi était aussi impossible que si un aveugle voyait normalement. J'ai sentis les larmes monter à nouveau, gâchant de nouveau ma vue et me rendant de nouveau aveugle. J'ai glissé l'une de mes mains jusqu'au reins du jeune homme avant de ramener l'autre jusqu'à sa nuque. Je savais que si je devais faire quelque chose c'était maintenant ou jamais. J'ai inspiré profondément avant de me lancer dans le vide, comme un aveugle qui apprendrais à marcher sans sa canne. "Nath...je ne sais pas vraiment où on en est, enfin où tu en est. A vrai dire moi non plus je sais pas très bien mais...je sais que je ne peux plus continuer à faire semblant. On a franchis la limite Nath, plus jamais ça sera comme avant et on ne peut rien y faire." Je parlais un peu sèchement, mais je voulais qu'il comprenne que nous n'étions plus de simples amis. J'ai rapproché mes lèvres des siennes avant de chuchoter d'une voix plus sensuelle que je ne l'avais voulu : "La tentation est trop forte Nathan...et j'ai de plus en plus de mal à y résister..." Bien sur que j'avais mal, j'avais mal tellement j'avais envie de l'embrasser et de caresser son corps. Je ne sais pas ce qu'il me prenait, mais j'en avais très envie, trop envie peut être car j'ai commencé à me sentir à l'étroit dans mon boxer. Heureusement, que j'avais prévu un baggy large, cela ne risquait pas de trop se voir.

Une fois mon discours terminé j'ai attendu, mon regard plongé dans le siens, lui demandant silencieusement de mettre fin à mon calvaire. J'avais conscience que si quelqu'un entrait maintenant cela gâcherais tout, mais après tout peut être que la prochaine personne à entrer ici serait aveugle, c'est beau de rêver, même des rêve à la con.
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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Lun 20 Aoû 2012 - 1:23




Maxxie et Nathan

« Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds. Je laisserai le vent baigner ma tête nue. » ► RIMBAUD
Serait-ce la main de Maxym, qui vient caresser ma nuque doucement ? Je n'ose y croire. Déjà que je me sens trop fautif de ne pouvoir contrôler mon propre corps, que ce passera-t-il si le blond m'y invite en connaissance de cause ? Je me surprend à paniquer. Les messages d'alerte que m'envoient mes neurones se succèdent en cascade et s'écrasent dans un coin. Je sens seulement la pression battre contre mes tempes. Le sang tambourine si fort que j'en deviens sourd. Ce n'est pas un bonnet qui recouvre mes oreilles, c'est un véritable casque de métal qui me sépare de l'extérieur. Dans le miroir, je vois bien que les lèvres de mon ami remuent, qu'elles cherchent à communiquer un message, mais je suis incapable de déchiffrer ce qu'elles veulent me dire. Je cherche à rattraper ma respiration qui s'échappe. Mon calme semble moins avide de victoire que moi, et je le rattrape dans sa course impromptue. Mon sang bouillonnant paraît avaler un bol de sérénité et je tends à l'oublier. Je recouvre mon ouïe et apprécie la dernière phrase de Maxxie. Je crois comprendre qu'il se compare à une héroïne de Disney. Peter Pan. Clochette. Les images dudit dessin-animé s'alignent et je commence à manger mes pop-corns. Ma mémoire est lente et je met un certain temps à comprendre quel message Maxxie vient de me faire passer. Comme un tennisman sans sa raquette. Ou comme un virus sans spam. Oui, les comparaisons vont bon train dans mon esprit. C'est un véritable relais 4x100 qui se déroule dans ma cervelle agitée.
Pendant que je m'amuse à imaginer quels autres duos peuvent imager le message de Maxxie, celui-ci se retourne et me fait face. Me voyant ahuri, silencieux, béat comme après un faux départ, ou une mauvaise planche, le blond ne sait quoi dire. Je sens mon cœur se serrer quand enfin je remarque ses yeux embués de larmes. Je sais de quoi mon corps est capable sans mon autorisation lorsque mon ami est en proie à son chagrin. Je me revois il y a trois soirs l'embrasser fougueusement. Ou même l'enlacer comme cela s'est passé il y a de ça quelques minutes. Je me mords la lèvre pour éviter à mes mains d'échapper à mon contrôle. En deux trois droites bien placées, je viens à bout de mon match de boxe, et en sort vainqueur. Mes mains saignent en silence dans un coin du ring, et je me crois capable d'affronter Godzilla s'il venait à apparaître. Mais mon rein ne semble pas d'avis de se soumettre. Et lorsque Maxxie vient le frôler de sa main, il m'assène un coup de pied digne d'un champion de taekwondo. Je me retrouve au sol, sonné par le choc. Je frissonne doucement, et attend sans bouger. Sa deuxième main se retrouve dans mon cou sans crier gare, et je reçois une deuxième frappe dans les côtes. Ma raison se meurt au sol pendant que mon cœur et mon désir rient de leur victoire. Je les sens battre plus vite et plus fort la mesure. Mes tempes se remettent à bouillir, mais la panique a disparu. Mes doigts s'agitent en tremblements. La proximité me semble dangereuse, alors que je ne l'ai pas remarquée avant. Nos corps sont-ils collés ainsi depuis le début ? Je ne peux pas répondre à cette question. Ni à aucune autre. Je sens en moi un flot de chaleur qui se déverse. Comme la caresse de l'eau qui lèche les gymnastes qui entrent dans la piscine en silence après leur plongeon. Elle me brûle et me rafraîchit en même temps.
Etrangement, malgré l'agitation qui sévit en moi, le tintamarre qui me ruine les tympans, le martyr qui pince mes veines et mes artères, et le désir violent qui frappe certains organes, je comprends parfaitement chaque syllabe prononcée par Maxxie. J'accuse la dernière avec effroi. « Rien ne sera jamais plus comme avant ». Je suis un amateur du handball qui voit son genou se disloquer et ses ligaments se rompre comme du papier crépon sur une simple erreur de pivot. Plus jamais, je n'apprécierai la pratique comme avant. J'aurai peur. Incroyablement peur. J'aurai en mémoire. Tout, le moindre détail.
L'analyse du blond est si parfaite qu'elle en est effrayante. Je préfère avoir cette idée dans ma tête. Elle y était confinée et au chaud, mais l'entendre si clairement la rend matérielle et réaliste. Et surtout, elle annonce la fin de notre amitié. Tous ces rires, toutes ces victoires, toutes ces peines. Je vois ces souvenirs qui s'envolent, portés au loin par leur parachute. J'ai la sensation que mes yeux vont être dévorés par les larmes, mais je résiste tant bien que mal. Les mots de Maxxie sont lâchés si sèchement que je devine en lui l'amertume d'une telle situation. Tout comme pour moi, prononcer cette phrase est cruel et terrifiant. Pourtant, loin d'être meurtri par sa propre tirade, je le sens -plus que je ne le vois- s'approcher de moi. Son souffle impatient s'attache sur mon menton et mes lèvres. Cette sensation oblige les souvenirs à rejaillir. Plus que de les voir, je me souviens parfaitement du contact des lèvres chaudes de Maxxie sur les miennes. J'arrive même à détailler le mouvement de ses mains curieuses sur ma peau, et je peux compter ses os sous mes doigts indiscrets. J'imagine que je dois rougir. J'ai chaud plus que je ne suis gêné. Empreint par la brûlure du désir qui m'envahit doucement. Aucun membre de mon corps n'échappe à cette langue délicate et râpeuse. Je commence à avoir du mal à penser. La stratégie s'efface, et je m'installe sur les starting-blocks. Quand mon cerveau s'éteindra, il aura pour consigne de tirer un coup de feu. Et alors, je m'élancerai. Mais pour l'heure, je lutte avec mes questions pour leur trouver des réponses. J'ai beau les tenir au sol violemment, elles se débattent avec panache et se dérobent à moi. Dois-je laisser mon envie prendre le pas ? De toute façon, Maxxie l'a dit avant moi : lui comme moi avons coupé le lien qui soutenait notre amitié. Peu importe les actes, rien ne lui nuira plus, désormais. M ais cette « tentation » dont il m'a fait part. Je comprends tout. J'ouvre les yeux, et accepte les mots de Maxxie. J'ai essayé un instant de les ignorer, mais je ne peux pas. Il a désespérément manifesté son envie de me toucher, peut-être même de m'embrasser. Cela signifie-t-il que je peux moi-même avouer ressentir ce genre de désir ? Puis-je même me permettre de poser mes lèvres sur les siennes sans avoir la sensation d'être un voleur ? Si quelques misérables hypothèses viennent se coller à mes interrogations, je sais pertinemment que seul Maxxie ou le futur saura me donner des réponses claires. Il m'a tendu une perche gigantesque, à moi maintenant de choisir quel chemin prendre. Vais-je rejoindre Maxxie, profanant mon saut à la perche digne d'un insecte méprisable ? Ou bien vais-je m'enfuir, entamer un marathon d'une vie en cherchant à éviter cet ancien ami qui a partagé ma salive ? Je prends quelques mètres de recul sur la situation, détaillant d'un coup d'oeil les deux sentiers qui s'offrent à moi. Etrangement, celui où Maxxie m'attends s'explose derrière lui en une dizaine d'autres chemins sinueux et qui me semblent parsemés d'embûches. Quelques uns rejoignent l'autre. A en juger ainsi, le lâche que je suis choisirai le chemin où le blond ne patiente pas. Pourtant, l'odeur âpre et l'ombre qui le poursuit me fait réviser mon jugement. Je prends le temps de réfléchir une seconde de plus.
L'arbre des possibles est immense, complexe, et je m'y vois déjà perdu. Alors j'appuie mes pieds contre les starting-blocks, attends le coup de feu et me sens propulsé par l'impulsion. Dans ma foulée, je saisis la perche et je m'envole. J'atterris sans mal devant Maxxie. Quitte à vivre dans l'obscurité et les ronces, je préfère encore ne pas être seul. Avoir tes cheveux comme soleil me suffit amplement.
Je pose doucement mes lèvres sur celles de Maxxie. Elles ont changé de goût, depuis la dernière fois. Elles ne me semblent pas volées, et j'apprécie davantage ce baiser. Mes mains encadrent le visage diaphane de mon ami et caressent ses mèches de lumière. Je sais bien que quiconque passera la porte trouvera un étrange tableau, mais je ne contrôle pas mon envie. Elle me tient en laisse, dressage maladroit. Malgré tout, un soupçon de raison me pousse à réagir.
J'entraîne Maxxie dans un des toilettes pâles, et pousse la porte pour nous y enfermer. Je tourne le verrou pour garder la porte close. Je note une seconde que si l'occupant précédent avait été malade, nous aurions été asphyxié par les relents. Mais là encore, la chance me sourit. Ces WC.-là semblent avoir été épargnés pour la journée. J'ai même l'impression que nous sommes, Maxxie et moi, les premiers propriétaires.
Je colle à nouveau ma bouche à sa voisine, poussant Maxxie presque violemment contre la porte. Je passe une main sur le bas de son dos, cambrant sa colonne pour unir nos deux bassins. J'intercale mon genou entre ses jambes. Je ne me pose aucune question. Plus tard, je réfléchirai à savoir pourquoi j'ai agi ainsi. Etait-ce naturel ? Avais-je déjà vu ça quelque part. Je n'ose imaginer que l'instinct d'un homme puisse le conduire à trouver naturellement la bonne position à adopter en cas de relation homosexuelle. Mais peut-être que c'est le cas, et je m'en vois alors bien moins coupable.

-Je suis désolé, Maxxie.

Cette plainte m'échappe contre mon gré, et je tâche de n'y accorder aucune importable. Je ne l'explique même pas. J'imagine que ce n'est ni le lieu, ni l'instant pour ça.
Je souffle contre son oreille doucement, avant de saisir le lobe entre mes dents. J'espère décrocher un frisson, ou un soupir. Peut-être même un léger gémissement.


touch my lips and i'll touch your cock ♥

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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Lun 20 Aoû 2012 - 19:55

So Guilty ♥
Nathan & Maxxie ♥

J'ai l'impression d'avoir fait une connerie...enfin je crois.



Les minutes s'écoulaient trop longuement mon goût et plus elles s'écoulaient plus j'avais l'impression que je n'aurais jamais dû lui dire ça. Alors que le sourire que j'avais un peu esquissé commençait peu à peu à disparaître pour laisser place à la déception j'ai sentis ses lèvres se poser sur les miennes. Lorsque j'ai compris se qu'il se passait j'ai relâché toute la pression qu'il y avait en moi. Je sentais ses mains qui tenaient mon visage, alors que les miennes avaient trouvées leur place sur les hanches du brun. Se baiser n'était pas comme le premier, il était plus tendre, plus doux, presque comme une caresse. Je ne contrôlais plus rien, je me laissais faire simple jouet entre les mains désireuses de mon ami.

Sans vraiment comprendre je me retrouve coincé entre la porte des toilettes et les bras de Nathan, je ne cherche pas à m'enfuir de cette prison. Lorsque je sens sa main me rapprocher et nos deux bassins se coller l'un contre l'autre je me raidis un peu paniqué. S'il se rapproche trop il risque de sentir la bosse qui est en train de se former dans mon boxer. Soudain, j'ai un peu honte. Peut-être que malgré ce qui est en train de se passer entre nous, il ne ressent pas la même chose. Peut-être que lorsqu'il se rendra compte que je le désir tout ce qu'il se passe entre nous s'arrêtera. Sa voix résonne d'un seul coup. Je le regarde surpris. Désolé ?? Pourquoi est-il désolé ?? Je ne comprend pas vraiment ce qu'il veut dire. J'essais de lui expliquer, mais avant que je puisse élever la voix je sens sa langue sur mon oreille et je ne peux empêcher un petit gémissement de franchir la barrière de mes lèvres. A bout de souffle je l'éloigne un peu de moi afin de reprendre ma respiration. Mon regard se plonge dans le siens. Je n'ose rien dire de peur de briser cette magie qu'il a entre nous. Pourtant j'ai tellement de choses à lui dire : qu'il est beau, que j'aime sa façon d'embrasser, que je veux pas le perdre malgré ce qu'il vient de se passer, que j'en veux encore... Je me mors la lèvre, alors que des images osées apparaissent dans ma tête. Je ne sais pas ce que je dois faire...cela fait si longtemps que je n'ai pas eu une relation aussi intime avec quelqu'un. Après un long moment d'hésitation et de peur je pose mes mains sur son t-shirt, les descendant doucement pour enfin les passer sous son t-shirt et pouvoir caresser sa peau. Sa peau, si douce. Je ferme les yeux pour savourer se moment. Dessinant chaque muscle que je trouve sous mes doigts. Il m'embrasse de nouveau tendrement, doucement. Alors que nous savourons de nouveau cette échange de salive j'ose glisser mes mains un peu plus bas sur son corps, jusqu'à frôler sa ceinture du bout des doigts. "Je...il y a longtemps que..." Je laisse la fin de ma phrase en suspension...je n'ose pas continuer. Je lève mon regard vers lui, mes mains sur sa ceinture à moitié défaite. Je n'ose pas aller plus loin, peut-être ne le veut-il pas. Peut-être qu'il ne veut que des baiser, peut-être que mes caresses ne l'intéresse pas. Trop de questions tournent dans ma tête m'empêchant de faire le moindre geste. Sans m'en rendre compte je pousse un gémissement, un gémissement d'envie. Le désir est monté trop haut, je ne peux plus reculer, il faut qu'il mette fin à cette envie de lui...parce que oui, je viens de comprendre que j'avais envie de lui.
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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Mar 21 Aoû 2012 - 12:47




Maxxie et Nathan

« Je ne parlerai pas, je ne penserai rien : Mais l'amour infini me montera dans l'âme, Et j'irai loin, bien loin, comme un bohémien, Par la Nature, - heureux comme avec une femme.» ► RIMBAUD
Je vis comme dans un nuage. La brume m'entoure et me caresse lentement. Elle bloque mes idées et les confine dans une boîte exiguë. En réalité, je ne sais même pas si une seule et unique réflexion me reste possible. L'envie anesthésie mon cerveau et mes synapses ne se connectent plus comme elles le devraient. Je ne contrôle plus aucun de mes gestes. Je deviens une espèce d'animal sanguinaire excité par la proie que je viens de chasser. Je ne songe qu'à ce corps à ma merci, et oublie les tenants et les aboutissants de cet écart dérangeant. Je me dis bien que ce soir, une fois rentré et seul dans mon lit ou devant mon ordinateur, je mourrai de honte et de culpabilité. Mais actuellement, l'unique volonté me poursuit à sentir le désir nous réchauffer. Je sens mon souffle se tarir et mon cœur s'exploser en battements. Les mains de Maxxie semblent s'amuser de cette situation, et je perçois leur présence sur mon corps. Elles attisent mes convoitises et rendent mon jean mille fois trop étroit. Je tente de n'y porter aucune attention mais ce gonflement m'inflige une réalité plutôt effrayante. Mon corps veut de la proximité, de la sueur, des gémissements. Mais je ne me connais pas si pervers. Pourrais-je réussir un tel acte alors que je reste le plus innocent des novices ? L'amour avec une fille, j'en ai l'expérience. Mais mes conquêtes se comptent sur un seul doigt. Je n'en ai qu'une, d'ailleurs. Et on l'appelle Chanelle. Alors oui, je campe loin des Rocco et des Stalone. Mais peut-être saurais-je me débrouiller.
Les mains de Maxxie s'attardent sur ma ceinture. Ses doigts habiles jouent avec le mécanisme pour détacher le cuir. Je reste immobile, espérant inconsciemment qu'il juge bon de faire le premier pas. Ses murmures incitent ma raison à lâcher prise.

-Il y a longtemps que... ? J'insiste.

Je ne réalise pas tellement quelle réponse j'attends de cette question. J'ai l'impression que toutes les contestations m'iront. De toute façon, je n'accorde que peu d'importance à nos discours. Je demeure concentré sur mes mains, sur celles de Maxxie, et sur nos souffles qui s'emmêlent et s'éloignent en rythme. Mes pupilles dilatées par l'excitation croisent leurs voisines et je trouve dans ce regard des questionnements impatients. Je ne souhaite pas y répondre par des mots, mais l'interrogation partagée vient fleurir dans mon cerveau. Elle se dessine très clairement, lettre par lettre. Aller au bout ? Ou satisfaire uniquement cette envie qui régit mon membre durci ? Je me sens ironiquement prêt à tenter le tout pour le tout.
Comme pour expliciter mes pensées, je laisse Maxxie un instant et m'empare de mon tee-shirt. Je le fais valser au-dessus de ma tête, dévoilant ce torse pâle et les os saillants. J'embrasse Maxxie violemment : je ne peux plus paraître sage maintenant que j'ai fait le premier pas. Je ne me reconnais pas, mais ignore les messages d'inquiétude que je m'inflige. Je m'attache à retirer le tee-shirt de Maxxie pour nous retrouver à demi-nus tout deux.
Je ne me sens pas gêné par la situation, je crois que je ne réalise pas tout à fait. Un peu, mais pas entièrement. Je vis l'instant présent plus qu'autre chose. Et là, l'instant présent a disparu, avalé par l'envie qui se dégage de nos deux corps. Mes mains touchent ce corps étranger et je sens dans mes paumes des picotements. Je me rappelle de la créature qui s'agite dans mon boxer et espère que Maxxie saura y faire quelque chose. Je l'imagine s'emparer de mon membre et me faire frissonner de plaisir.

* Désolée, c'est court


come on babe, suck ♥️

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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Lun 3 Sep 2012 - 13:45

So Guilty ♥
Nathan & Maxxie ♥

J'ai l'impression d'avoir fait une connerie...enfin je crois.



Quand je pense qu'il y a encore trois jours Nathan et moi étions des amis comme n'importe quels amis. Et voilà que maintenant, nous étions en train de nous rouler des pelles dans les chiottes d'un cinéma. Les choses changent vite.

Lorsque j'ai vu le jeune homme retirer son t-shirt je n'ai pas pu m'empêcher de détourner les yeux un instant. Puis me souvenant que nous étions seuls dans cette cabine, j'ai relevé la tête doucement, découvrant son torse nu, ses muscles joliment dessinés sous sa peau. Il était beau. Je me suis laissé faire sans rien dire quand il ôta mon t-shirt, rougissant légèrement quand je me retrouvais torse nu. Je ne me sentais pas particulièrement à l'aise comme ça face à lui. Je ne voulais pas qu'il me trouve repoussant, pas maintenant que j'avais autant envie de ses caresses. Je l'ai poussé contre un des murs enlevant rageusement cette ceinture qui -pardonnez l'expression- me faisais chier depuis trop longtemps à mon goût ! J'ai fais glisser son jean jusqu'au sol, m'arrêtant un moment en voyant la bosse qui gonflait son boxer...alors lui aussi. Lui aussi était dans le même état que moi. J'ai rougis encore un peu plus. J'ai collé mon corps contre le siens, couvrant son cou de baisers. Mes mains sur ses fesses caressaient le tissus de son sous-vêtement. Je reculais légèrement plongeant mes yeux dans les siens lui demandant silencieusement l'autorisation d'aller plus loin. Finalement, je glissais mes doigts à l'intérieur de son boxer. La sensation de son membre durci par le désir sous mes doigts était étrange. Je restais un moment sans rien faire, comme pour m'habituer à l'idée que j'allais donner du plaisir à un homme et non à une femme. Finalement, j'ai commencé à le caresser doucement et maladroitement aussi, surement. J'espérais avoir le droit à un frisson, un soupir, un murmure ou même un gémissement. Quelque chose qui me montrerais qu'il aime ça, qu'il aime ce que je lui faisais. Parce que oui, je voulais qu'il aime ça, je voulais qu'il aime parce que je voulais pouvoir recommencer un jour...
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Sorry c'est court :(
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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Jeu 6 Sep 2012 - 20:45




Maxxie et Nathan

« Au gibet noir, manchot aimable, Dansent, dansent les paladins, Les maigres paladins du diable, Les squelettes de Saladins.» ► RIMBAUD
Je suis comme tiré d'un sommeil dans lequel j'ai été plongé des ans auparavant. Comme extirpé d'une douce et longue torpeur qui ankylose mes membres, nécrose mes chairs et annihile le moindre soupçon de dynamisme. Cet éveil, indélicat et difficile, semble soulever des envies oubliées et des désirs aérés de nouveau. Un souhait inassouvi grouillant dans le bas ventre tel un serpent. Dressé sur son long corps tortueux, le reptile est à l'affût du moindre désir à avaler. Lorsqu'enfin, un être étranger se glisse jusqu'à lui, le serpent frémit. Il se gonfle de faim et d'envie. Attend désespérément que les caresses lui viennent en aide.
J'ai besoin de m'accrocher. Sa main est là, glacée sur une barre de lave. Contact irrespirable entre la volupté d'une brûlure et la tendre morsure du froid. Je manque de m'étouffer en réalisant, enfin, ce qui m'arrive. Les secondes où sa main reste immobilité me paraissent des années, il me semble que j'attends toute une vie avant de pouvoir reprendre mon souffle. Saccadé, haletant, à la quête vaine d'oxygène dans cette pièce close.
Combien de temps ai-je patienté, me touchant seul, imaginant des scènes perverses et osées, pour me sentir venir dans un mouchoir de papier ? Des mois, nombreuses semaines alignées, depuis les fois où je pouvais glisser mon membre entre les mains habiles d'une femme. Depuis la belle blonde pour qui, je le rappelle, mon coeur battait à rompre, jamais mon sexe n'a été touché par autrui. Et là, des doigts délicieux l'entourent, bravant le plaisir et m'arrachant quelques gémissements spontanés.
Mon unique réflexe est d'entourer ce visage que je remercie tant, de donner à ces lèvres un baiser fougueux. De glisser mes doigts tremblants dans ces cheveux de soleil. Le rouge s'acharne sur mes joues, chassant mon teint clair. Je deviens feu, une fontaine de degrés brûlants. Je coule, fonds et me noie dans le flot de désir qui me hante. La sueur fait luire mon épiderme bouillant.
Une force indescriptible me tire de l'eau et me pousse à inspirer l'air frais de la surface. Je reprends conscience, et détache mes mains de ses mèches blondes et éclairées. Moi, balayé par un tsunami de délice, qui provoque des tremblements et des cris étouffés dans ma gorge. Et lui, préoccupé par ses actes pervers, concentré dans ses gestes agités, à lui fournir cet orgasme.
Je lâche mes mains à leurs propres vices, et elles s'activent autour de la ceinture de Maxxie. Je ne cherche pas à le regarder dans les yeux. Je ne veux pas croiser ses questions et ses attentes, je crains de ne pas être à la hauteur. Mes phalanges s'opposent au contact du métal, interrompues par les tremblements saccadés. Je réussis malgré tout à faire tomber le jean de mon partenaire, et à contrôler mes doigts. Je pose ma main sur la bosse qui se dessine sur le boxer et ressens au plus profond de moi un frisson d'envie. Mon sexe doit tressaillir et se gonfler davantage. Je caresse les rebords du caleçon, horizontalement, poursuivant les courbes de l'aine. Puis, je glisse un doigt dans le sous-vêtement, puis deux, avant d'y plonger ma main. Je sens la chaleur que j'imagine semblable à mon corps. Je réalise que mon envie n'est pas d'éprouver du plaisir en solitaire. Je peux très bien me procurer ce bonheur chez moi, devant un site de femmes aux multiples atouts dénudés. Là, sur l'instant, je veux partager ce désir qui m'envahit, me dévore, me mitraille. Je veux donner autant que je reçois. Littéralement, je prends mes souhaits au pied de la lettre, et me lance dans cette expérience.
Je saisis le membre dur et entame quelques va-et-viens. J'attends de voir perler la sueur sur les tempes du blond, d'entendre ses halètements excités. Je me cale sur le rythme de sa paume et nous imagine déjà venir ensemble. Je relève enfin la tête vers le visage gêné de Maxxie. J'embrasse à nouveau ses lèvres humides avant de glisser dans son cou. J'essaie de m'appliquer sur mes baisers mais je me sais maladroit, et trop agité pour être précis.
Mon coeur menace de sortir de sa cage, implosion sanglante de désir, et je dois survivre à mes inspirations irrégulières. L'amour me semble mort, dangereuse et douloureuse.


i want you in my body and my soul ♥

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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Lun 10 Sep 2012 - 19:33

So Guilty ♥
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J'ai l'impression d'avoir fait une connerie...enfin je crois.



Je ne savais plus où j'étais, ni se que je faisais. Tout ce qui comptait pour le moment c'était les gémissements du brun qui était dans mes bras. J'avais l'impression d'être sur un nuage ou dans un brouillard total. Je me sentais bien. Pour la première fois depuis longtemps je me sentais bien. Combien de fois j'avais rêver d'être caressé par quelqu'un, d'être embrassé par quelqu'un, d'être désiré par quelqu'un. J'y avais pensé si souvent, rêvant à de long cheveux blonds et bouclés, pensant aux yeux bleus azure d'une femme, sentant ses courbes et ses formes contre mon corps. Serena. J'ai ouvert les yeux brutalement, lâchant mon partenaire un peu trop rapidement peut-être. J'ai sentis les yeux du brun me regarder avec interrogation. Serena...comment j'avais pu l'oublier, comment j'avais pu ne pas penser à elle lorsque mes lèvres avaient touché celles de mon meilleur ami. Je me sentais coupable tout à coup. J'ai baissé les yeux. "Je...je peux pas Nathan...je peux pas faire ça, pas maintenant, pas ici, pas comme ça..." Je ne me sentais pas près tout simplement, j'avais cédé à une pulsion, une pulsion d'envie et de désir, mais maintenant je me rendais compte de ma bêtise. L'endroit n'était pas approprié, ni le moment. Je voulais faire ça bien, je voulais prendre mon temps. Nathan méritait mieux que de jouir dans les toilettes d'un cinéma. Il méritait qu'on prenne son temps. A vrai j'avais besoin de temps moi aussi je crois. Je mettais promis de ne plus toucher une fille après la mort de Serena. Bon, d'accord Nathan n'était pas une fille -si, si j'en avais la preuve sous les yeux- mais je ressentais quand même du désir pour lui et c'était bizarre pour moi par rapport à Serena. "Je suis perdu Nath...je sais plus quoi penser. J'ai aimé...ce qu'il vient de se passer, mais...il y a Serena..." J'ai rougis me rendant compte de ce que je venais de lui avouer, j'avais aimé ses caresses. Oh mon dieu et si ce n'était pas réciproque ?? J'allais passer pour un con. Je me suis retourné, remontant mon boxer. C'était stupide d'avoir l'impression de trahir une fille qui était morte...il allait vraiment me prendre pour un con, dans tous les sens du terme...
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Sorry c'est pas top :( je me rattraperais (a)
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MessageSujet: Re: So guilty ♥ Maxxie et Nathan.    Mer 19 Sep 2012 - 9:58




Maxxie et Nathan

« Puisque de vous seules, Braises de satin, Le Devoir s'exhale Sans qu'on dise : enfin» ► RIMBAUD
Combien de torts se sont accumulés avant que Maxxie regagne sa raison ? Soupirs, gémissements, sueurs, péchés. Ces mauvaises impulsions qui jettent l'homme dans les bras du Diable, reniant toute perspective de rédemption chez le Seigneur.
Je sens sa main me lâcher au moment le plus déplorable. Quelques secondes, quelques autres frictions, auraient suffi à me faire venir entre ses doigts. Je tressaille, lâchant instinctivement ce que je serrai dans le creux de ma paume. Je lève les yeux, joues rougies, peau luisante. Mon manque de sérieux est terriblement menaçant. Comment avoir une discussion dans cet état ? Je n'ai qu'une envie : finir le travail. Je me sais brûlant et lourd de sang à cet endroit. Et puis, je suis tellement excité ! Malgré tout, je prends sur moi, et essaie d'oublier cette pulsion qui continue à me faire trembler un peu.
Je croise le regard de Maxxie. Il paraît terriblement triste. Je m'effraie à penser que j'y suis peut-être pour quelque chose. Il est possible que je n'ai pas satisfait ses attentes. J'imagine même l'avoir blessé avec un mouvement maladroit. Mais sa voix m'extirpe de ces pensées impulsives et peu fondées.
Je constate que Maxym est terriblement gêné. Il faut dire que le propos de notre discussion n'a rien de naturel. Dans ses explications, je comprends que j'avais tout faux. Contrairement à mes hypothèses vaseuses, je n'ai commis aucun mal. Après tout, c'est lui qui m'a tenté, avec ses larmes délicates et ses caresses délicieuses. Je n'ai pas su résister à ce désir charnel. Je suis déçu de ne pas avoir pu me libérer de ce joug physique, mais je sais pertinemment que Maxxie a fait le bon choix.
Malgré nos envies respectives, nous ne pouvons nous laisser tant aller. Qu'est-ce qu'il m'est passé par la tête ? Ai-je réellement cru que j'allais soustraire ma première fois avec un homme, avec Maxxie, dans les toilettes d'un cinéma ? Je me dégoûte de n'avoir pensé aux conséquences de nos actes.
Je me hais.
Parce que je n'ai pas une seule fois pris conscience de la tendresse nécessaire à cet amour. Ai-je cru que Maxxie était un de ses types qui offrent leur virginité au premier passant ? Evidemment non. Alors pourquoi n'ai-je pas réalisé que pour nous aimer correctement, il nous fallait du temps, de la sécurité. En aucun cas une pulsion animale, tapis dans un des WC du cinéma.
Ma déception me fait l'effet d'une douche froide, et je ne bande plus du tout. Je prends également un air grave et remonte mon boxer puis mon jean, pour éviter que Maxxie ne remarque ce changement tout à fait physiologique. Je noue ma ceinture sur mes hanches, et attends une quelconque inspiration pour parler. Mais en vain.
Encore une fois, Maxxie prend la parole. A chaque mot prononcé, il me semble plus désemparé que la seconde d'avant. Je manque de sourire quand il ose avouer que cet acte impétueux lui a plu, que nos caresses l'ont ravi. Mais je me contiens : l'heure n'est pas aux extases.
Je remarque qu'il garde en tête Serena, et que cela le bloque. Cela ne me surprends même pas. Comment se remettre d'un choc aussi grand ? J'ai toujours trouvé mon meilleur ami fort dans cette épreuve. Malgré les larmes, malgré les dépressions. Il y a quelque chose en lui, comme une grande lumière cachée dans une grotte sombre et humide. Ou une bougie réveillant un cimetière lugubre et endormi. Une lueur douce et violente à la fois, capable de ressusciter la mort elle-même. Sa force, c'est cet espoir dévorant, vivant. Je l'ai toujours senti, que cette puissance veillait depuis cet accident sur lui, et sur moi.
Je me décide enfin à agir. Je prends sa main doucement, puis enlace nos doigts encore un peu humides. J'ai besoin de le toucher, de renouer ce lien tant physique que moral.
Je suis réellement perdu, moi aussi. Je subis mes envies, mes désirs, mes péchés, et ne peux aller à leur encontre. Je trouve ça sale, mais cela me plaît. J'ai l'impression que mes préjugés sont infondés, pourtant, je n'arrive pas à les renier. Comment rayer vingt ans d'une vie à s'être persuadé qu'on aime les filles à en crever ? Je marche sur un fil et tente de m'équilibrer. Mais mon passé et mon présent s'entrechoquent et se disputent la place aux côtés du funambule. Je sais mes sentiments perturbés, centrés sur Maxxie. Et pourtant, je n'ose leur faire de la place dans mon coeur, et m'efforce de penser à Chanelle. J'envisage un futur différent, et cela me fait terriblement peur. Je ne sais plus sur quel pied danser.
Je prends mon courage à deux -voire trois ou quatre- mains, et me lance. Je m'oblige à être clair, à ne pas me laisser perturber par ces tsunamis qui s'affrontent en moi.

-Je suis désolé Maxxie. Je suis autant fautif que toi.

J'ai conscience que mes mots peuvent être interprétés différemment, mais je n'y fais pas attention. J'ai parlé pour répondre, pour combler le vide. Je ne peux pas mettre de mots sur mes sentiments. Ils sont trop confus et brouillons. Une véritable masse de noeuds qui s'emmêlent sans cesse.

-Je pense qu'il faudrait que nous sortions. Rester ici ne nous aidera pas.

Je force un sourire à dégager mon visage de ses interrogations. Puis, je me décale vers l'ouverture de la porte pour y trouver le verrou que je lève. J'ouvre doucement, vérifie que personne n'attend et fais un signe à Maxxie pour qu'il me suive.
Le film n'est pas encore fini, j'imagine. Je m'approche du lavabo, et lave mes mains. Je prends un léger temps devant le miroir pour me recoiffer et vérifier mon apparence. Je me tourne vers Maxxie.

-Je... je vais rentrer chez moi. Il vaut mieux.

Je disparais. L'air de l'extérieur me fait toujours autant de bien. Le vent vient caresser ma peau et la glacer un tantinet. Je frissonne et m'active. J'ai besoin de rentrer chez moi. La chaleur apaisante de ma couette et le ronron de mon ordinateur me manquent. Mon cocon habituel me rassure. J'actionne mes pas sans discontinuer.
La société est toujours aussi lamentable.
Les politiciens aussi menteurs.
L'homme aussi égoïste.
Et moi, plus perdu encore.


i want you in my body and my soul ♥

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So guilty ♥ Maxxie et Nathan.

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