Nous préparons la
VERSION 3
WSA FOREVER ♥️

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 Un blaireau dans la mare ♦ Joshua

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MessageSujet: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Ven 3 Aoû 2012 - 16:09













La fête était commencée depuis maintenant deux bonnes heures et beaucoup de personnes étaient présentes. Une majorité était des filles populaires aux seins gonflées et au visage recouvert de maquillage accompagnées de garçons à la masse musculaire plus que développée et dont on pouvait apercevoir la bave couler de leur bouche à la vue des créatures présentes. On savait d'avance d'où venait leur présence : boire le plus d'alcool possible, sauter tout ce qui bouge, planer. Ils n'étaient pas là pour être des gens bien, beach party signifiait débauche pour ces gens. Leslie fit le tour de la piscine, observant une bande de jeunes dans l'eau, ils s'éclaboussaient et avaient tous un verre voire deux à la main. Elle ne regrettait pas de ne pas faire partie de leur monde, elle ne voyait pas où était l'intérêt de se forger une réputation aussi minable. Du moins, elle ne pouvait pas se le permettre, son père et son frère tenaient trop à faire d'elle une femme parfaite, digne de confiance et n'ayant rien à se reprocher. Ils reposaient tous leurs espoirs sur elle et elle ne pouvait pas les décevoir simplement pour faire partie des gens populaires et complètement cons. L'adolescente attrapa un cornet de glace qui traînait dans un des grands congélateurs que Sébastian avait mis à disposition, où plutôt le personnel qu'il avait engagé pour organiser la fête. Elle retira le papier plastique qui recouvrait la glace et porta le cornet à ses lèvres. Elle n'avait rien de mieux à faire pour l'instant. Leslie ne perdait pas de vue qu'elle avait un service à rendre à Sébastian : récupérer l'argent que lui devait un certain Eighton. Néanmoins, le jeune homme en question n'étant toujours pas présent, elle avait bien le droit de profiter de la fête, même si dans son cas, elle ne profitait pas vraiment. En temps normal, si elle n’avait pas eu un travail à exécuter ici, elle ne serait surement pas venue à la fête, trouvant n’importe quel prétexte pour refuser les invitations. Elle n’avait pas sa place dans ce milieu, elle préférait de loin sa petite maison tranquille devant un jeu vidéo accompagné de son inséparable frère. Le bonheur était dans les choses simples, elle n’avait pas besoin d’une maison hors de prix, d’une piscine de la taille d’une maison, d’une fontaine d’alcool, de haut-parleurs brayant de la musique et de corps nus à tout va pour s’amuser. Mais que voulez-vous, maintenant que Leslie était embarqué dans cette histoire à cause de son petit marché avec Sébastian, il n’était pas question qu’elle fasse la gueule dans un coin. Loin de là, c’était une fille bien élevée qui avait appris à sourire dans n’importe quelle situation, c’est ça une bonne éducation militaire. La lycéenne croisa le regard de Sébastian et détourna aussitôt les yeux. Elle n’avait pas envie de le croiser après la petite scène qu’elle avait eue avec lui quelques heures plus tôt. Toutes les femmes étaient des salopes d’après lui et bien, qu’il pense ce qu’il veut, mais dès que Leslie en aurait fini avec cette affaire, elle irait rompre son marché avec le grand Lewis. Cette histoire de marché avait été une mauvaise idée depuis le départ, elle se trouvait un peu bête de s’en rendre compte uniquement maintenant.

Trouvant l'attente de plus en plus long, Leslie décida de se diriger vers le bar. Ou plutôt l'un des bars, Sébastian avait eu la bonne idée d'en mettre plusieurs dans le jardin de façon à ne pas faire une heure de queue pour obtenir un verre. Sur ce coup, on pouvait dire qu'il avait géré pour organiser une telle fête. Leslie commanda une vodka orange et en à peine quelques minutes, elle avait un verre remplit d'alcool bien frais entre les mains. Elle ne buvait pas souvent, mais une beach party était faite pour s'amuser et autant faire les choses biens. L'adolescente se retourna et se hissa sur la pointe des pieds pour lancer quelques regards furtifs, à la recherche d'un fauteuil libre où elle pourrait s'asseoir en attendant le cher Eighton. Elle était concentrée quand elle tomba nez à nez avec un certain Joshua. Pas n'importe quel Joshua je vous dirais, Joshua Turner. Il était dans la même classe que Leslie et autant dire que ce n'était pas l'amour fou entre les deux adolescents. C'est simple entre eux c'était comme chien et chat ou comme chat et souris, ou bien lion et gazelle, chacun ses goûts. Ils pouvaient passer des journées entières à se persécuter sans jamais se lasser. Leslie, pourtant si polie et bien élevée trouvait un plaisir fou à pourrir les journées de ce pauvre Joshua. Elle ne savait pas trop comment cette petite guerre avait commencé entre eux et il ne savait surement pas non plus, mais ça occupait le temps. D’ailleurs, malgré toute la haine qu’elle pouvait avoir contre lui, elle le remerciait d’exister. Car c’est vrai, s’il n’était pas là, contre qui elle se battrait du matin au soir ? Entre eux tous les coups étaient permis et il faut avouer qu’ils ne se faisaient aucun cadeau. La brunette se rapprocha de Joshua et s’exclama tout en tournant la paille de son verre.


« Alors ça c’est la meilleure ! Turner à une beach party. C’est marrant ça, je t’imaginais plutôt t’amuser dans un cimetière ou quelque chose de glauque du genre, mais non faut croire que les loosers aussi viennent aux fêtes. Ah non, tu as peut-être oublié de te laver et du coup tu comptais te servir de la piscine comme douche ? C’est pas mal non plus comme excuse. »


Un petit sourire en coin se dessina sur les lèvres de Leslie et sans cacher sa bonne humeur, elle porta son verre à ses lèvres pour boire la moitié de sa vodka. Elle ne l’aurait jamais avoué à pleine voix, mais la présence de Joshua l’enchantait. Pas qu’elle l’appréciait, loin de là, mais elle commençait à franchement s’ennuyer et pouvoir nuire au garçon ne pouvait que l’amuser et l’occuper.


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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Sam 4 Aoû 2012 - 10:28


  • Soyons clair, j'avais pas grand chose à voir avec les grannndes fêtes de Lewis. Nous n'étions pas particulièrement proche, lui et moi. En fait, on se rendait juste service, lui en me procurant les drogues dont j'avais besoin pour mon business, et moi en les revendant à bon prix. Ensuite, on s'arrangeait; histoire de pognon quoi. Bref, aujourd'hui, c'était son deuxième jour de retard, ouais, parfaitement, deux jours entiers qu'il me faisait attendre cet enfoiré. Et pas moyen de le joindre au téléphone. Bordel. Il me foutait vraiment dans la merde sur ce coup là. Vous pouvez pas imaginer le nombre de junkie qui habitent sur Middle, ou aux alentours, et vous pouvez pas non plus ne serait-ce qu'imaginer leur réaction quand vous leur dîtes que, vous n'avez rien pour eux, et que c'est pas près d'arriver parce que leur connard de fournisseur est à fond dans la préparation de sa fête de merde ! Vous savez ce que ça fait, de voir débarquer des types en pleine crise de manque, qui serait prêt à tuer père et mère pour leur dose ? Je suppose de que non. Alors écoute ça, j't'explique. Dans leur tête de détraqué, la seule chose entre eux et l'objet de leur désir, c'est moi. Alors quand ils décident de vous mettre un couteau sous la gorge, ben vous faîtes pas trop le malin. Sa race. Ah putain, il allait m'entendre gueuler l'autre connard de mes deux. P'tit salopard.

    Ouais, c'est ça mec, t'as compris, j'suis en train de craquer. Comme le junkie que j'suis. A quoi bon mépriser mes clients, alors qu'en fait je ne vaux pas mieux qu'eux ? ça me déprime. ça me déprime. Autour de moi, il y a des fontaines d'alcool, une quarantaine de bars différents, une piscine gigantesque, et une maison qu'un pauvre comme moi, qualifierais plus de palace. Les jeunes se bousculent, hurlent à tu-tête, et dansent comme si c'étaient la dernière fois de leurs vie. Des nana ivres mortes, gloussent bêtement en titubant, en se retenant à leurs copines comme elles peuvent, des mec s'amusent à sauter dans la piscine complétement à poils. Si je n'étais pas aussi à cran, je me laisserais volontiers aller à tant de sauvagerie. Je le sais. Mais là j'ai pas le temps de m'amuser. Mais où peut bien se planquer ce salaud ? Probablement avec une gonzesse si vous voulez mon avis. Deux mec, complétement saouls lancés à pleine vitesse vers le bassin, me bousculent et manquent de me faire basculer dans la piscine. Aussitôt Not, qui ne s'était pas fait remarquer jusque là, saute sur l'un d'eux en aboyant comme un possédé, bientôt imité par Skill. Je les avais presque oublié ces deux là. Je n'ai pas le temps de faire un mouvement, le chien est déjà dans l'eau.

    « NOT ! » je rugis.« SORS DE LA TOUT DE SUITE ! »

    Mouvement de tête dans ma direction. Le chien se met à nager vers le bords du bassin, et sans effort apparent, jaillit hors de l'eau pour atterrir souplement sur la terre ferme. Et il est là, devant moi, son pelage roux ruisselant. Trempé du nez à la queue. Je lève les yeux au ciel, au comble de l'exaspération, avant de tourner les talons. Not et Skill, étaient les chiens que j'avais plus ou moins recueillit avant de me faire interner en prison pour mineur. Je dois bien avouer que ces deux là avaient leur utilité. Not était assez grand et massif pour mettre en fuite n'importe quoi. Skill, plus petite brillait plus par son intelligence. Elle se jetait rarement dans une situation sans en avoir mesuré toutes les conséquences. Voilà pourquoi elle ne s'était pas jetée dans l'eau comme l'autre imbécile. Not aurait bien mérité le surnom d'Avraël, en réalité.

    Je ruminais toujours contre Not quand je me suis aperçut de l'absence de Skill, la chienne grise. J'ai jeté un regard circulaire autour de moi, bien conscient du fait que la siffler n'aurait absolument aucun effet à cause de la musique forte. elle était plus petite que Not, certe, mais elle n'était vraiment ce qu'on aurait pu qualifier de petit gabarit. La tête de Skill dépassait mon bassin. Elle ne pouvait pas être aller bien loin. Nouveau coup d'oeil circulaire. Non décidément el...

    « SKILL ! »


    Faisant la sourde oreille, elle tournait délibérément autour d'une fille que je connaissais bien. Leslie Barton. Une pimbêche insupportable, que je me plaisait à tourmenter. Leslie ne semblait pas avoir remarqué le manège de la chienne au pelage gris. Laquelle s'approchait d'elle de plus en plus prêt. La gueule entrouverte. Le problème avec Skill, c'est qu'elle est assez imprévisible, et plutôt agressive en temps normale. Je la connaissais assez pour savoir que son calme apparent n'était qu'une façade, et je me mis à craindre sa réaction. et l'autre andouille qui n'avait toujours rien remarqué. Chier. C'est contraint et forcé que j'ai dû marcher jusqu'à elle, me détournant momentanément de mon but principale : Lewis. Forcément, Leslie a finit par m’apercevoir : un peu neuneu, mais pas complétement azimutée non plus.

    « Alors ça c’est la meilleure ! Turner à une beach party. C’est marrant ça, je t’imaginais plutôt t’amuser dans un cimetière ou quelque chose de glauque du genre, mais non faut croire que les loosers aussi viennent aux fêtes. Ah non, tu as peut-être oublié de te laver et du coup tu comptais te servir de la piscine comme douche ? C’est pas mal non plus comme excuse. »


    Qu'est-ce que je vous disais ? Insupportable !

    « Salut Leslie, moi aussi je suis très content de te voir, mais dis moi ? T'en as jamais marre du son de ta voix ? »persifflais-je en lui décochant mon plus beau sourire.

    C'est ce moment précis qu'à choisit Skill pour se manifester, en aboyant bruyamment, juste à quelques centimètres de Leslie.

    « Oh, je te présente Skill, et je serais toi, je ne resterais pas si près d'elle ma chérie, elle est pas toujours de très bon poil. »arquais-je en pointant la chienne du doigt.



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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Sam 4 Aoû 2012 - 13:07













Joshua rappliqua, son éternel look sur le dos et un sourire répugnant au bord des lèvres. Leslie était certaine qu'il prenait autant de plaisir qu'elle à lui nuire l'existence. C'était surement la personne parfaite pour ce genre de petite guerre. Il était différent des autres. Pas seulement pour son style, mais aussi par sa façon de penser. En réalité, Leslie en avait que faire de sa façon de s'habiller ou de se maquiller ou encore la réputation de dealer qu'il avait dans le lycée. Au contraire, elle appréciait les gens différents des clones dit populaires, mais l'apparence était un autre prétexte dans leur petite querelle. Leslie baissa les yeux et découvrit qu'à quelques pas d'elle se trouvait un chien. En le regardant avec plus d'attention, on pouvait voir que c'était en réalité une femelle, de taille vraiment impressionnante. L'adolescente avait elle-même un chien et elle était assez proche des animaux. Elle tenait ça de sa mère, son père aimait raconter qu'avant sa mort, cette dernière prenait la maison familiale pour un refuge à animaux et ne passait pas une journée sans revenir avec un nouvel arrivant. Leslie aimait se dire qu'elle avait des points communs avec sa mère et aurait aimé la connaitre. Laissant ses souvenirs pour un autre moment, Leslie s'accroupie et tendit une main vers l'animal. Elle lui caressa le dessous de la gueule quand un grognement se fit entendre de la gorge du chien. Visiblement, ce n’était pas une câlines, il suffisait de regarder le maitre pour comprendre qu’elle était aussi associable que lui. Leslie se releva et c’est à ce moment que Joshua lui présenta le chien, en précisant bien qu’elle n’était pas toujours de bon poil. Leslie voulait bien le croire sur ce coup. Malgré le fait qu’elle aime beaucoup les animaux, elle n’allait pas le contredire, les chiens de Joshua avaient l’air peu commode, tout comme lui. Leslie haussa les épaules et termina son verre de vodka d’une traite avant de le reposer sur le comptoir. Elle ne savait pas trop pour quelle raison Joshua avait ramené son cul à la fête de Sébastian, mais il était évident que ce n’était pas pour s’amuser. Surement les affaires. Leslie se contenta de répondre simplement.


« Je crois que ce chien te ressemble beaucoup. »


Elle plongea son regard dans les prunelles de Joshua sans oublier son fameux petit sourire. Leslie ne serait pas Leslie si son sourire venait à disparaitre. A vrai dire, c'était surement une des choses qui agaçait le plus Joshua, pour le plus grand bonheur de la demoiselle. Alors que les deux adolescents se regardaient dans le blanc des yeux, tels deux animaux qui attendaient que la guerre éclate, trois filles complètement bourrées bousculèrent Leslie, l'obligeant à avancer de plusieurs pas. Elle se retrouva coller à Joshua, les mains sur le torse du garçon. Faisant la grimace, Leslie lâcha un petit cri de dégout avant de s'éloigner autant qu'elle le pouvait, c'est-à-dire d'à peine un pas. C'était ça le gros souci de ce genre de fête, il n'y avait pas la place pour tenir une distance convenable avec vos ennemis, tous les gens prenaient plaisir à se coller à vous et à produire une chaleur humaine presque aussi insupportable que Joshua. Une idée traversa l'esprit de Leslie. Pourquoi vouloir s'éloigner alors que le ciel lui tendait une perche pour faire un mauvais coup à Joshua. Sans prévenir garde, Leslie poussa Joshua. Derrière lui se trouvait la piscine et c'est tout naturellement qu'il tomba dans l'eau dans un gros PLAF disgracieux. La musique était bien trop forte et les gens bien trop occupés à leurs petites affaires pour remarquer la chute de Joshua, mais Leslie, elle, n'avait rien manqué et c'est un éclat de rire qui sorti de sa bouche. Elle était plutôt fière de son coup. Elle haussa la voix et attendit que la tête de l'adolescent refasse surface pour s'exclamer.


« Tu te souviens du truc dégueulasse que tu as mis dans mon sac de cours la dernière fois ? J'ai eu besoin d'une semaine pour le faire partir, une semaine ! J'espère que ce petit bain te fera le plus grand bien. »


Leslie posa ses poings sur ses hanches et regarda Joshua qui était toujours dans l'eau. C'était une simple petite vengeance pour un mauvais coup que le jeune homme lui avait fait la semaine passée. Elle avait retrouvé son sac rempli d'une substance étrange et vraiment difficile à laver. Comme à chaque fois, une vengeance entraînait une vengeance et le cercle vicieux entre Joshua et Leslie continuait sans jamais s'arrêter. Leslie tourna la tête, la chienne qui grognait quelques minutes plus tôt était au bord de la piscine et regardait son maitre. Même l'animal était plus intelligent que lui. Néanmoins, Leslie s'agenouilla au bord de la piscine et tendit une main vers Joshua. C'était un geste qui pouvait paraitre suspect, mais elle n'avait aucune idée derrière la tête. Si Joshua avait pris la peine de la connaitre, il aurait vu qu'elle n'était pas méchante, loin de là. Et malgré le fait qu'elle adorait le voir dans la merde à cause d'elle, elle n'aurait pas aimé qu'il lui arrive quelque chose de vraiment grave. Rassurez-vous, cet égard de gentillesse envers Joshua la serpillère n'allait pas durer longtemps. Leslie secoua sa main, faisant comprendre à l'adolescent qu'elle lui tendait pour l'aider à sortir de l'eau. Elle se doutait bien qu'il n'allait pas la saisir, ça aurait signifié que le cher Joshua ravale sa fierté et ça n'arriverait surement jamais. Le geste était plutôt symbolique.


« Tu comptes moisir là-dedans imbécile ? »



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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Sam 4 Aoû 2012 - 14:37


  • C'est fou le nombre de personne qui me tape sur le système, mais ce qui est encore plus délirant c'est la vitesse à laquelle ce nombre ce multiplie. Leslie, c'était à la fois un cauchemar, et un bonheur de la croiser. Mais seulement dans l'optique de lui pourrir la vie, vous voyez ? Fallait p't'être pas pousser non plus ? J'étais en train de venir à se rencontre, quand je l'ai vu s'accroupir près de Skill. Je n'en revenais pas. C'était soit très courageux, soit complétement stupide. Pour ma part, je penchais plus pour la deuxième option. Caresser Skill sans qu'elle vous y invite la première était un act suicidaire. Et elle le lui fit rapidement comprendre avec un grognement sourd.

    « Je crois que ce chien te ressemble beaucoup. »


    Un sourire narquois étira mes lèvres, tu n'imagines même pas à quel point. Nous étions en train de nous jauger quand trois filles complétement bourrées débarquèrent et la plaquèrent contre moi. D'un coup, je n'avais absoluement plus envie de sourire. Et visiblement, le sentiment était partagé. Elle lacha un cri de dégout, et je m'apprétais à la repousser sans ménagement, les deux mains sur ses épaules, quand jai sentis ses paumes exercer une pression sur mon torse. Qu'est-ce qu'el..

    SPLAAAATCH.

    Je n'ai rien vu venir, pourtant, je me suis retrouvé suspendu au dessus de l'eau, en apesanteur, moins d'une demi-seconde, mais j'ai vu toute la scène au ralentit, des bras tenduent de Leslie, jusqu'au regard surprit que me lançait Not, à quelques mètres de là. Puis, la loi de l'apesenteur cru bon de remplir scrupulesement ses fonctions, et me précipita dans l'eau froide. J'émergeais moins d'une seconde plus tard en crachant, et fusillais la coupable du regard.

    « Tu te souviens du truc dégueulasse que tu as mis dans mon sac de cours la dernière fois ? J'ai eu besoin d'une semaine pour le faire partir, une semaine ! J'espère que ce petit bain te fera le plus grand bien. »


    Pas une seconde, je n'avais pensé que ma chute n'était du à un malheureux concours de circonstance, pas une seconde je n'avais imaginé que la foule était responsble de ma baignade forcée, évidement pas. je connaissais trop bien Leslie pour ça. Pensez vous donc. Elle était la Rancoeur même, une fille qui ne pouvait qu'avoir le seum, quoi qu'il se passe, c'était une rageuse, il y avait des gens comme ça, que voulez vous, ils ne sont pas responsable de la situation. Ils ne peuvent tout simplement pas réagir autrement. Leslie quoi.

    Elle eut tout à coup un geste inatendu. Elle me tendit la main. Je n'y croyais pas. Sans réussir à me contrôler, je me mis à hurler de rire. Skill me regarda, sceptique, l'air de se demander ce qui me prenait. Moi je ne pouvais plus m'arrêter de rire.

    « Tu comptes moisir là-dedans imbécile ? »


    Je m'interrompis, et lui décochais un sourire vicieux. Je lui agrippais la main, et la tirais vers moi de toutes mes forces. La faisant basculer dans le bassin la tête la première. Je relâchais aussitôit ses doigts avant de la prendre à bras le corps et de l'entraîner aussi profond que la piscine le permettait. Je la retins quelques instants, et remontais à la surface pour respirer.

    « Ben alors Leslie ? Non mais t'es malade de sauter dans le bassin ? Pauvre petite fi-fille à sa maman, mais elle va attraper froid si elle reste là ! Oh, pauvre bébé, il veut un coup de main, le bébé ? » minaudais-je.

    J'étais en train rire de ma vengeance, quand j'ai sentis un énorme poids sur mes épaules qui m'a fait replonger, cet imbécile de Not venait de bondir dans l'eau. J'ai coulé pour de bon cette fois, emporté par le chien. Je l'ai repoussé en lui attrapant le museau, pour lui faire comprendre que je ne jouais pas. Puis j'ai regagné la surface, la respiration sifflante.

    « NOT ! ESPECE DE CHIEN STUPIDE ! SORS DE LA JE T'AI DIS ! » ais-je hurlé en gesticulant dans l'eau.

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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Sam 4 Aoû 2012 - 16:58













Leslie agitait la main dans le vide et c'est alors que Joshua eut une crise de rire. L'adolescente l'observait, un sourcil arqué, ce mec était encore plus bizarre qu'elle ne l'avait imaginé. Il avait des spasmes maintenant, c'était de mieux en mieux. Une fois son fou rire passé, Joshua adressa un sourire des plus vicieux à Leslie et attrapa sa main, la tirant de toutes ses forces vers lui et donc vers l'eau profonde de la piscine. Sans qu'elle ne puisse réagir, Leslie tomba la tête la première dans l'eau plutôt froide. Au bout de quelques secondes elle réussit à reprendre son souffle à la surface de l'eau, mais aussitôt Joshua l'attrapa pour la faire couler au fond du bassin. Après quelques ébats, la tête brune de Leslie était de nouveau visible. A l'intérieur, elle était en ébullition, comment ce crétin avait-il osé alors qu'elle lui proposait gentiment son aide. Quelle idée de vouloir aider un pareil monstre, sur ce coup elle n'avait pas été maline. Joshua était aux anges, il se pavanait comme un paon devant sa cour, lançant quelques phrases destinée à Leslie. Tapant d'une main pour éclabousser le visage de Joshua, Leslie lui répondit de la façon la plus froide qu'elle pouvait.


« Ma mère est morte espèce de crétin et je te jure que je vais te t... »


Avant même que l’adolescente eut le temps de terminer sa phrase, le deuxième chien de Joshua sauta dans la piscine dans un aboiement sourd. C’est sous le sourire amusé de Leslie que Joshua coula dans l’eau sous le poids de l’animal. Leslie ne pouvait pas s’empêcher de rire, il y avait au moins un des deux animaux récupérable. Joshua ne tarda pas à réapparaitre, visiblement agacé par son chien. Il criait sur l’animal mais rien à faire, le chien se foutait royalement des ordres de son maitre. Leslie était de plus en plus amusée par la situation, pauvre petit Joshua incapable de se faire respecter par son propre chien. Surprise, Leslie posa son regard sur le chien qui se nommait Not et qui nageait dans sa direction. Elle eut d’abord peur qu’il se jette sur elle et la morde, mais c’était tout le contraire. Il s’approcha et frotta son museau au nez de Leslie. Aussitôt l’adolescente sorti la main de l’eau et caressa l’animal en souriant. Il avait surement prit la scène pour un jeu, pensant que Leslie était une amie à son maitre, les animaux pouvaient être naïfs. Leslie lança un regard dans la direction de Joshua et eu un élan de satisfaction quand elle aperçut le visage frustré de Joshua. Voir son chien se laisser câliner par Leslie devait le faire rager.

Leslie nagea jusqu'à l'échelle et sorti de l'eau, sous le regard moqueur de Joshua. Elle avait envie de le noyer, de le pendre, de le fusiller, en fait, n'importe quelle mort lui aurait convenu. Une fois au sec, elle tordit sa robe ainsi que ses cheveux, mais malgré ses efforts, elle ressemblait plus à une serpillère qu'à une fille. Quel chieur, il allait lui payer ce coup. Elle n'avait pas que ça à foutre, elle devait être présentable pour rencontrer le fameux gars qui devait de l'argent à Sébastian. N'ayant pas d'autre solution, Leslie baissa la fermeture de sa robe et la laissa tomber. Elle portait un bikini blanc en dessous de sa robe qui se mariait avec sa peau bronzée mais n'avait pas prévu de se pavaner ainsi. Elle n'avait plus qu'à trouver un endroit pour faire sécher sa robe, super. De son côté, Joshua sortait de l'eau également, devancé par son chien. Leslie jeta un coup d'oeil dans la piscine et plus précisément sur la chaussure qu'elle avait perdu à l'intérieur. Heureusement pour elle, un étudiant qui avait observé une partie de la scène alla la chercher au fond de l'eau et la ramena à sa propriétaire. Le remerciant et lui souriant, Leslie récupéra sa chaussure. Elle se redressa et se tourna vers Joshua, lui lança le talon au sommet du crâne. Ce choc lui remettrait peut-être les idées en place même si à son stade, c'était mission impossible.


« Tu sais quoi Turner, j'espère que tu n'avais pas l'intention de t'amuser car je te promets que je vais faire tout mon possible pour nuire à ta soirée ! »


Une promesse était une promesse, Leslie cogitait pour trouver un plan, n'importe lequel, mais qui déplairait à Joshua. Il n'était pas question qu'elle tourne les talons et le laisse savourer sa victoire. Sans oublier le pourquoi de sa présence ici, Leslie lança un regard vers une bande d'une dizaine d'étudiants, installés dans plusieurs canapés. Ils s'amusaient à se donner des gages, principalement avec de l'alcool ou du sexe, jeu stupide, mais suffisant pour l'occasion. Leslie attrapa le poignet de Joshua et le tira d'un coup sec. Habituellement elle évitait tout contact avec lui, mais en cas de force majeure, il fallait faire des sacrifices.


« Laisse-moi te battre à ce jeu stupide. » Sans laisser Joshua répondre, elle l'entraîna vers le canapé où se trouvait le petit groupe de jeune. Elle s'adressa à une blonde. « Ajoutes Joshua et Leslie sur ta liste, on participe. »


Leslie poussa Joshua sur un canapé et s'installa à côté de lui, prenant la peine de garder une certaine distance entre eux, il n'était pas question non plus que leur corps se frôle, quelle horreur. La fille à la crinière blonde expliqua rapidement les règles, chaque gage réalisé rapportait un certain nombre de points et le gagnant était celui qui en avait le plus bien entendu. Plus le jeu durait et plus les gages étaient difficiles, humiliant ou gênant à réaliser. Leslie acquiesça de la tête et c'est Joshua que la blonde pointa du doigt. Il était le premier à recevoir un gage, parfait. Un sourire vicieux se dessina sur les lèvres de Leslie pendant qu'elle écoutait le gage en question. Il n'était pas bien compliqué, mais il lui plaisait assez bien.


« Alors, Joshua c'est ça ? Premier défi, tu dois boire le plus de shot de vodka possible en ayant la tête à l'envers, tu relèves le défi ? »




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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Lun 6 Aoû 2012 - 14:54


  • Not est décidément bien plus stupide que prévu, figurez vous que cet abruti au lieu de m’obéir, avait nagé droit sur Leslie. Voyant ça, j’ais senti la moutarde me monter au nez, si vous voyez c’que j’veux dire. Si y’a bien une chose que je déteste c’est ça, que ce clébard se foute ouvertement de ma gueule. J’ai ravalé ma colère et je suis sorti du bassin à la suite de Not et Leslie. J’ai dû louper quelque chose d’ailleurs parce que quand j’ai relevé la tête, elle se tenait devant moi non plus en robe, mais en bikini. Tu parles, elle avait tout prévu la saloperie. Je ne l’avais regardée qu’une seconde, mais c’était déjà une seconde de trop, cette nana avait vraiment le don de m’énerver. J’ai profité de ce moment de flottement pour fusiller Not du regard, qui s’est subitement mit à fixer le sol comme si c’était la chose la plus passionnante qu’il ait jamais vu. C’est à ce moment là que quelque chose de dur à heurté mon crâne. Je me suis retourné d’un bloc, prêt à en découdre. Évidement c’était Leslie, j’ai ouvert la bouche pour parler, mais elle était déjà en train de pérorer.

    « Tu sais quoi Turner, j’espère que tu n’avais pas l’intention de t’amuser car je te promets que je vais faire tout mon possible pour nuire à ta soirée ! »

    « T’inquiète pas pour ça, le simple fait de t’avoir dans les pattes me gâche la soirée, cherche pas plus loin. » répliquais-je, hargneux.

    Elle ne répondit pas, se contentant de s’emparer de mon poignet et de m’entraîner à sa suite vers un cercle de jeune. Je soupirais. Elle me prenait pour qui ? son doudou ? Plus agacé que gêné par cette proximité qu’elle m’imposait. J’ai sifflé les chiens, je ne tenais pas à devoir les chercher dans toute la propriété au moment de partir.

    « Laisse-moi te battre à ce jeu stupide. »


    Je ricanais, ben voyons, elle n’avait aucune chance. Toi la petite fille sage, tu vas me battre à un jeu auquel je joue depuis toujours ?

    « Ajoutes Joshua et Leslie sur ta liste, on participe. » dit-elle en s’adressant à une blonde qui m’était inconnue.


    Leslie, apparemment persuadée que je ne savais rien faire sans sa précieuse aide, me poussa dans le canapé. Je me laissais faire sans rien dire, rira bien qui rira le dernier. Blondie cru alors bon de nous expliquer les règles du jeu, et je m’appliquais à lui montrer à quel point elle perdait son temps. Allant même jusqu’à soupirer bruyamment, la coupant du même coup en plein milieu d’une phrase. Mon petit manège dû finir par l’agacer, puisqu’elle décida d’écourter les explications. Elle consulta sa liste moins d’une seconde et me pointa du doigt, narquoise.

    « Alors, Joshua c’est ça ? Premier défi, tu dois boire le plus de shot de vodka possible en ayant la tête à l’envers, tu relèves le défi ? » avait-elle craché dans ma direction.

    « Pas de problème Blondie, mais dis moi, juste une petite chose, je fais comment pour boire la tête à l’envers, hein ? »

    Tous les regards convergèrent dans ma direction, et la blonde me décocha un sourire vicieux qui me fit présager le pire.

    « C’est pourtant évident non ? Tu devras te tenir en équilibre sur les bras pendant tout l’exercice, comme tu as l’air de bien connaître ce jeu je me suis dis que je pouvais le compliquer un peu. »

    Une blonde vicieuse et vexée. Qui eu cru que le mélange s’avérerait si dangereux ? Certainement pas moi. Je lui fais mon plus grand sourire, et j’ai regardé toute l’assistance qui attendait ma réaction avec la plus grande attention. De toute façon, reculer c’était pas mon genre. Je me suis levé, l’œil moqueur, un défi hein ? Ces gens là ne me connaissaient décidément pas beaucoup.

    « Ok, vas y c’est parti, toi, fais moi boire. » j’ai dis en faisant signe à une des nanas du groupe.

    J’ai choisis celle avait l’air la plus clean. Et croyez moi je sais les reconnaître. Moi qui ais passé ma vie avec des camés. Je sais très bien de quoi je parle. Elle s’est approchée en ondulant des hanches, je n’ai pas pu m’empêcher de la regarder avec de grands yeux. Bref. Je retiré mon blouson, et mon t-shirt. Révélant des muscles secs ; tendues à l’extrême sous une peau d’une pâleur effrayante, où se mêlaient une importante quantité de tatouages, et de cicatrices. J’étirais mes bras, indifférent aux regards des autres. Je ne regardais plus personne. Je me lançais, et atterris souplement sur les paumes. Pendant ce temps, la fille avait préparé un plateau sur lequel s’amoncelait un nombre impressionnant de shot de vodka, je pouvais sentir leur odeur d’ici.

    « Vas-y, c’est quand tu veux miss. » j’ai dis.

    Elle s’est assise à terre, à posé le plateau à ses pieds, et c’était parti. La difficulté n’était pas seulement de supporter l’alcool, c’était aussi et surtout de garder l’équilibre, de ne pas relâcher la pression de mes bras, et surtout de lutter contre le vertige, le sang battait à toute vitesse dans mon crane, me donnant la migraine, mais je n’y prenais pas garde. Je ne pensais qu’à une chose, boire et respirer.

    Boire et respirer, boire et respirer, boire et respirer, boire et respirer, boire et respirer.


    Avaler le contenu d’un shot, me prenait moins d’une seconde, et le défi durait depuis plusieurs minutes. Je n’étais déjà plus en mesure de me rappeler combien j’en avais bu, ni de me souvenir si j’étais en train de compter, ou si j’avais arrêté, et depuis quand. Mes bras tenaient bon pourtant, alors je continuais. Autour de moi, ils s’étaient pratiquement tous levés, et crier de plus en plus fort à mesure que le plateau sous ma tête se vidait, combien pouvait-il y avoir de shot la dessus ? Quarante ? Cinquante ? Plus ? Le décor se mit à tourner de plus en plus vite autour de moi, et je me demandais vaguement qui avaient eu l’idée de leur dire de courir autour de moi. Je commençais à avoir très mal au crâne quand je me suis écroulé, ma tête à percuté le sol, j’étais toujours conscient, mais je me demandé comment j’allais pouvoir me relever. Le ciel semblait filer à toute allure au dessus de moi. Je me sentais bien, léger. Je souriais béatement, et j’avais l’impression que mes joues allaient se fendre tellement je souriais.

    Deux mec m’ont attrapés sous les bras et m’ont remit sur mes pieds. Je tenais à peine debout, mais je me suis lancé, droit devant, jusqu’au visage qui m’était le plus familier dans cette marée humaine. J’ai titubé jusqu’à Leslie, pressé de récupérer ma place. Pressé surtout de voir comment elle s’en sortirait, elle. Je savais qu’elle aurait été incapable de relever mon propre défi. Je me suis affalé sur elle. Erreur de calcule. Mauvaise évaluation de la distance. Aussi vite que me le permettait mon état, je me suis dégagé, et je l'ai repoussé. prenant garde à laisser une certaine distance, entre elle et moi. C'était préférable. J'ai sentis le regard de Blondie sur moi, j'ai relevé la tête, un peu hagard. Elle avait suivit toute la manœuvre, avec une attention propre aux charognards. Je pensais par exemple, aux vautours. J'étais prêt à parier, qu'elle m'en voulait encore pour toute à l'heure. la suite me prouva que j'avais raison. Pétasse.

    « Ça va Joshua ? » m’a demandé Blondie avec un faux air préoccupé.

    Les nanas. Toutes les mêmes. Je n’ai cependant pas pris le risque de lui répondre, à la place je lui ais fais un joli doigt d’honneur.

    « C’est bien ce qu’il m’avait semblé, elle a dit avec un sourire satisfait, bon maintenant c’est ton tours Leslie, ton défi sera d’embrasser notre ami ici présent, et je ne te parle pas d’un bisou de maternelle, tu relèves le défi ?»


    Oh non. Putain de nana à la con.

    « P… Plait-i.. il ? » ais-je péniblement ânonné. « ça v..va pas être p..possib..le »

    J’ai même essayé de me lever, mais il ne fallait pas rêver non plus. Mon état ne me le permettait pas.


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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Lun 6 Aoû 2012 - 18:38














Joshua regardait la blonde qui lançait les défis d'un air perplexe. Quel idiot, il manquait d'imagination. La fille lui expliqua rapidement comment il devait procéder et aussitôt l'adolescent se leva, prêt à tout pour gagner les points qu'on lui offrait et montrer qu'il était le meilleur. Leslie l'observa se mettre en place avec un œil très attentif, elle était sûre qu'il ne tiendrait pas longtemps et avait hâte de voir comment il pouvait s'en sortir. Les paumes sur le sol et les pieds en l'air, le chrono était lancé. Les shot s'enchaînaient à une vitesse incalculable sous les yeux ébahies de Leslie. Joshua était impressionnant, son corps plutôt frêle était trompeur car il tenait parfaitement la position. Au bout du dixième shot avalé, plusieurs garçons se levèrent et crièrent pour encourager Joshua. Leslie se permit de sourire et encouragea même son ennemi. Joshua était en train de battre tous les records, c'était presque incroyable. Il avala d'une traite tout le plateau entier puis son corps lâcha. Les gens criaient autour de lui, trouvant son exploit fantastique. La vitesse à laquelle il avait descendu les verres avaient été très rapides, mais c'était évident que pour Joshua le temps avait dû paraitre assez voir très long. Deux adolescents baraqués l'aidèrent à se lever et il s'approcha en vacillant vers Leslie. Il se lâcha sur elle tel un gros sac. L'adolescente le repoussa, les mains plaquées sur son torse, mais elle n'eut pas besoin de le pousser, il s'installa de lui-même plus loin sur le canapé. Il était complètement assommé, avec ce qu'il venait de s'enfiler, il n'y avait rien d'étonnant. C'était un vrai exploit, il avait été fou d'en boire autant et serait surement malade s'il s'agitait trop. Leslie tourna la tête vers Joshua et se contenta de le toiser du regard. Elle était, certes, étonnée par sa performance, mais il était hors de question qu'elle lui dise et encore moins qu'elle le félicite. La blonde qui menait le jeu s'inquiéta faussement de l'état de Joshua puis reprit, se foutant royalement de la réponse qu'il pouvait donner, en donnant le défi que Leslie devait réaliser.

Embrasser notre ami ici présent, c'est-à-dire, embrasser Joshua, ou embrasser la loque affalée sur le canapé. Leslie grimaça. Même en cauchemar elle n'avait jamais vu embrassé Joshua, c'était juste impensable. Et encore moins dans l'état dans lequel il se trouvait, il sentait l'alcool à plein nez, il avait le regard vide, limite abruti. Joshua protesta, bafouillant des mots presque incompréhensibles. Leslie n'avait pas le choix, elle n'allait pas refuser ce défi, passer son tour et donc perdre des points donc risquer de perdre la partie. Tant pis, il fallait se jeter dans la gueule du loup, ou plutôt dans cette situation, dans la bouche du putois. L'adolescente se tourna vers la blondinette et haussa les épaules.


« Je suppose que je ne peux pas changer le défi, je relève. »


Leslie leva les yeux aux ciels puis se tourna vers Joshua. Elle se glissa sur le canapé de façon à se rapprocher de l’adolescent et s’arrêta quelques minutes, le temps de se préparer psychologiquement à la chose. Joshua la regardait, les sourcils froncés et bafouillant pour qu’elle recule. Lui non plus n’était pas d’accord avec ce défi, mais il avait juste à se taire et arrêter de gesticuler inutilement, c’était Leslie qui s’occuperait de tout. La brunette attrapa Joshua par la mâchoire et lui tenu le visage fermement.


« Ferme là, je veux pas perdre à cause de toi-même si t’es un cauchemar ambulant. »


Leslie approcha son visage de celui de Joshua et déposa ses lèvres sur les siennes. Elle l'embrassa délicatement ainsi pendant quelques secondes et quand la bouche du garçon se détendit, elle en profita pour l'embrasser plus langoureusement, comme la blonde lui avait demandé pour le défi. Quand le groupe fut satisfait par le défi de Leslie, elle s'arrêta puis recula. Embrasser Joshua n'avait pas été si horrible, il avait la même bouche que n'importe qui, mais pour ne pas sortir de leur petite guerre, Leslie s'essuya la bouche devant Joshua, bien visiblement.


« Je préférerais embrasser mon chien. »


Un sourire se dessina sur les lèvres de Leslie et la blonde nota ses points sur une petite feuille. La brunette profita de ce cours instant pour reprendre sa place respective sur le canapé et donc remettre une certaine distance entre Joshua et elle. Entre temps, Not s'était rapproché de la scène et était allongé au pied du canapé, la tête posée sur ses pattes avant. La blonde se racla la gorge et lança plusieurs défis, toujours assez gênant pour celui qui avait à les réaliser. Une bonne heure plus tard, les jeunes étaient toujours à la même place, les points avaient augmenté, Leslie avait eu un autre défi qui avait consisté à manger un mélange d'aliment bizarre comme du vinaigre et d'autres sauces qui en fait un résultat au gout atrocement piquant. La blonde prenait un malin plaisir à donner des gages de plus en plus tordus et Leslie la coupa dans son élan, la pointant du doigt et la fixant dans les yeux.


« Ok Barbie, tu donnes des défis depuis tout à l'heure, mais je vois ton nom sur la liste, j'en conclus que tu participes toi aussi ? Pourquoi t'irais pas pisser dans la piscine devant tout le monde hein ? Tu relèves ? »


Les visages se sont tous tournés vers Leslie. Il y avait ceux qui étaient surpris, ceux qui étaient complètement amusés par ce défi et ceux qui remerciaient intérieurement Leslie d'avoir eu le courage de lancer un gage aussi pourri à la blondasse. Leslie ne savait pas ce que Joshua en pensait, car il ne laissait rien paraître, d'ailleurs il était plus vert que blanc et une bosse commençait à se former sur sa tête. Leslie avait oublié que pendant son défi il s'était percuté contre le sol, quel boulet. D'un geste souple, elle attrapa plusieurs glaçons qu'elle fourra dans une serviette en tissu. « Tiens ducon, mets ça sur ta bosse, ça te fera pas de mal, on ne va pas ajouter une bosse à ta laideur. » Sans en dire davantage, Leslie posa la couche glacée sur la bosse de Joshua. A son grand étonnement, il ne protesta pas ou ne balança pas les glaçons comme elle l'avait imaginé, finalement il avait peut-être réellement mal. Elle reporta son attention sur la grande blonde qui revenait sous les moqueries et les rires. Elle était rouge, Leslie ne savait pas si c'était de colère ou de honte, mais visiblement, elle comptait se venger. C'est le pauvre Joshua qui prit le premier, car c'était à son tour de réaliser un nouveau défi. La blondasse s'absenta quelques minutes et réapparut avec un plateau à la main. Dedans se trouvait une dizaine de gâteaux au physique vraiment répugnants et bourratifs qui avaient longuement trempé dans du rhum de 50°. Joshua devait en manger autant qu'il pouvait. Même si l'adolescent avait peine à tenir debout, il accepta le défi, ne reculant devant rien. Quand il portait les énormes gâteaux à sa bouche, on voyait tout l'alcool couler et on devinait le gout dégueulasse qu'ils
devaient avoir. Rien qu'à l'allure qu'ils avaient, Leslie se doutait que quelques-uns devaient être périmés. Déterminé comme jamais, Joshua les avala tous, sans broncher. Quelques gars le félicitèrent et la blonde calcula les points que chacun avait cumulés. C'est à ce moment-là qu'un bruit répugnant sorti de la gorge de Joshua et qu'il dégobilla sur la feuille de la blonde. Il s'affala sur le sol comme une grosse serpillère, à quelques centimètres de son vomi. Tous les visages étaient écoeurés et celui de Leslie encore plus, mais malgré tout, elle s'inquiéta intérieurement de l'état de Joshua, après tout, c'était elle qui avait eu cette idée. Un grand brun souleva Joshua et s'adressa à Leslie.

« C'est ton mec ? Ton frère ou ton cousin, rien à foutre, donc tu l'embarques et tu le ramènes chez lui, faut pas laisser des gens dans cet état ici. »

Sans ajouter un mot de plus, l’inconnu lâcha Joshua dans les bras de Leslie. Elle pensa d’abord à s’éloigner le plus loin possible en laissant le jeune homme se fracasser contre le sol, vomissant le peu de force qu’il lui restait mais les qualités humaines de Leslie la poussèrent à tendre les bras pour rattraper le corps de Joshua. Il était lourd comme un cheval mort, c’était incroyable. L’adolescente regarda les jeunes s’éloigner puis elle posa son regard sur le visage de Joshua. Il souriait bêtement. Elle eut besoin de toutes ses forces pour le tenir et le questionner.


« Bon dis-moi le lardon, tu habites où ? »


Peine perdue. Joshua répondit, mais Leslie ne comprenait pas ce qu'il bafouillait. Tant pis, elle se débrouillerait seule, heureusement qu'elle était débrouillarde et pleine d'imagination. Ah il n'y avait aucun doute, Joshua lui revaudrait cher cette soirée. Non mais regardez-le, une vraie serpillère dégueulasse. Leslie traîna le corps de l'adolescent jusqu'à sa voiture. En plus d'être complètement alcoolisé et lourd comme un porc, il se débattait. Leslie en profita pour lui donner quelques claques et une fois en voiture, elle l'attacha puis démarra le moteur. Elle n'avait pas d'autre plan que le ramener chez elle le temps qu'il soit en état de reprendre sa vie normale, ça prendrait surement la nuit, super. Par chance, le père de Leslie était à la caserne, c'était déjà un problème de moins, il n'aurait absolument pas été d'accord de voir Joshua débarquer dans sa maison. Leslie coupa le moteur et posa son regard sur Joshua qui avait les yeux à moitié fermés. Elle ouvrit la portière passagère et le tira sans ménagement hors du véhicule. Le labrador de Leslie aboya et les deux chiens de Joshua qui étaient sur la banquette arrière se mirent à courir pour le rejoindre. Au moins, les animaux étaient à l'aise et ne faisaient pas de chichis. Leslie passa le bras de Joshua autour de son épaule et l'entraîna à l'intérieur de la maison, ils ne s'étaient jamais autant touchés que durant cette soirée. L'adolescente espérait que Joshua serait trop saoule pour voir dans quel univers elle vivait, car oui il était loin de l’image qu’il s’en était surement fait. Sa maison était simple, une vraie maison de mecs, vivez avec trois hommes et vous verrez un peu à quelle vitesse ils massacrent tout. Il n’y avait que la chambre de Leslie qui était féminine. Joshua avait échappé au pire : le père militaire de Leslie. Quoi que, à peine était-elle en train de penser ça que le frère ainé de Leslie rappliqua, attrapant Joshua pour le virer. Leslie attrapa le bras de Derek et lui expliqua la situation. Il arqua un sourcil, pinça les lèvres puis la laissa embarquer Joshua à l’étage, sans oublier de préciser à l’adolescent qu’il n’hésiterait pas à lui en foutre une. Leslie ne savait pas si Josh’ avait compris la menace, mais elle ne réfléchit pas plus longtemps et l’emmena dans sa chambre. Joshua faisait un peu tâche au milieu de sa chambre, décorée aux couleurs d’une fille et aux murs remplit de photos, photo d’elle à l’équitation, de ses frères, de ses amies, de ses animaux, bref un vrai musée de sa vie. Joshua s’installa sur un pouf mauve très confortable. Leslie le fusilla du regard.


« T’es lamentable sale porc, t’as intérêt à passer sous la douche si tu veux dormir ici. En plus t’es lourd comme pas possible. Je vais chercher à manger, tu évites de dégueuler partout comme un animal, je serais contente. »


Leslie leva les yeux au ciel puis claqua la porte derrière elle. Avant de descendre au rez-de-chaussée, elle passa par la salle de bains pour retirer sa robe mouillée et enfiler une nuisette. Elle quitta la salle de bains pour la cuisine et attrapa plusieurs sachets de pop-corn qu’elle fourra dans le microonde.




©Sushi Salé



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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Mar 7 Aoû 2012 - 14:16


  • « Je suppose que je ne peux pas changer le défi, je relève. »

    Pour être tout à fait honnête, j’étais partagé. D’un côté, j’avais imaginé qu’elle reculerait en appelant au secours sa môman. Je l’avais peut-être sous-estimé, au final elle était p’t’être pas aussi prude que ce que j’avais pu imaginer. Et ça c’était tout à son honneur de morue.
    D’un autre côté, même si elle se révélait être la nana la plus délurée de la terre, il n’était pas question que je l’embrasse. Ou plutôt, il n’était pas question qu’elle m’embrasse. J’avais appris à me méfier d’elle comme on se méfit de la peste. Vous voyez c’que c’est une murène ? Une bestiole des bas fonds. On pouvait leur trouver de nombreux points communs. Nan sérieux. Déjà, plus laid que ça tu meurs, bon j’exagérais p’t’être un chouia. Mais écoutez la suite, en plus de ça, ça avait une bouche pleine de dents, et ça ne rêvait que d’une chose, vous arracher un doigt. Ben c’est comme ça que je voyais Leslie. Dès que l’occasion se présentait de vous nuire, elle hésitait pas, je veux dire, elle se précipitait !
    Voilà pourquoi j’avais pas très envie d’approcher si près ma langue de sa bouche. Gaffe les gars, ça mord.

    En attendant, j’avais l’impression qu’on me compressait la tête avec un étau. C’est donc en grimaçant que je l’ai regardé se glisser jusqu’à moi. Elle a emprisonné ma mâchoire dans sa main et elle s’est penchée sur moi.

    « Ferme la, je veux pas perdre à cause de toi même si t’es un cauchemar ambulant. »

    Je venais de lui trouver une première qualité, cette gamine était prête à tout pour gagner. J’ai rien dis, je l’ai laissée m’embrasser, doucement d’abord, puis plus sérieusement. Elle embrassait pas si mal que ça. Mais c’était tellement bizarre. C’était juste une putain de défi. Et je prenais sur moi pour le considérer comme ça, et uniquement comme ça. Il n’empêche que sa langue dans ma bouche me perturbait. Quand elle s’est écartée de moi, je me sentais encore plus dans le vague qu’avant. Non mais putain, c’est quoi ce bordel. On parle de Leslie ! De la fucking murène, sa mère !
    Elle m’a regardé droit dans les yeux avant de s’essuyer les lèvres du revers de la main.

    « Je préférerais embrasser mon chien. »

    La saloperie. Je lui ais fais un sourire mielleux. Mais déjà elle regardait ailleurs. Toute son attention concentrée sur Blondie.

    « Ok Barbie, tu donnes des défis depuis tout à l’heure, mais je vois ton nom sur la liste, j’en conclus que tu participes toi aussi ? Pourquoi t’irais pas pisser dans la piscine devant tout le monde hein ? Tu relèves ? »

    Si je ne m’étais pas senti si lourd, j’aurais éclaté de rire avec les autres. Mais je sentais que j’allais bientôt atteindre un point de non retour. J’ai fermé les yeux et penché ma tête en arrière. Indifférent à Blondie qui se dirigeait d’un pas rageur vers la piscine de Seb. J’ai sentis quelque chose d’humide courir sur mes doigts. J’ai rouvert un œil. Skill me donnait des coups de museau. Je lui caressé la tête, distraitement. Je sentais que j’étais en train de perdre pied. J’avais envie de me tirer d’ici. De mettre le plus de distance entre eux et moi. Ma vue commençait à se brouiller sérieusement. J’ai serré les mâchoires. Fallait pas que je m’endorme. Coma éthylique ? Très peu pour moi merci bien. Je me suis forcé à me redresser.

    [b ]« Tiens ducon, met ça sur ta bosse, ça te fera pas de mal, on ne va pas ajouter une bosse à ta laideur. »[/b]

    [center]Treat, Coup de Grace - Roar

    Voilà quelle jouait les bonnes âmes maintenant. Elle était toujours en train d’appliquer de la glace sur mon front, quand Blondie est revenue, verte de rage. Et devinez sur qui c’est tombé ? Ouais, pour ma pomme une fois de plus. Elle me mettait au défi de manger 10 gâteaux qui avaient trempés dans de l’alcool fort. 50° cru-t-elle bon de préciser. Je savais que ce n’était pas une bonne idée. Mais j’ai pas pu m’en empêcher. Il paraît que mon esprit de contradiction est plus fort que ma raison. Je me suis pris par la main, et j’ai engloutis un à un les gâteaux. Ils devaient vraiment être dégueulasse vu leur gueule, mais j’étais tellement saoul, que je sentais plus le goût de rien. L’alcool dégoulinait sur mon menton, dans mon cou, et j’en avais plein les mains. Je le savais, parce que ça collait salement. Mais je ne me rendais plus tellement compte. J’étais en pilote automatique. Je savais que je ne tiendrais probablement pas le coup, mais ça y est, je l’avais atteint, le point de non-retour, et dans ma tête, plus rien n’avait d’importance, ça me rendait follement heureux. Fallait juste que je finisse ce plateau. C’était devenu le but de ma soirée. Dans mon esprit engourdit par l’alcool, c’était devenu le but de ma vie. Tout le reste était devenu secondaire. Et je voyais rien d’autre que le nombre qui diminuait. C’était le seul truc qui me permettait de continuer. J’allais réussir, j’allais y arriver, et cela m’emplissait d’une joie indescriptible. Tout entier à ma tâche, j’oubliais tout. Même mes limites. Jusqu’à devenir, ce qu’on appelle, une loque humaine.

    Une fois ma tâche accomplie. C’est comme si quelque chose lâchait dans mon corps. Tout à coup, je me suis senti incroyablement mal, je me suis senti glisser. Sueur. Il me semblait qu’on avait perforé mon crâne, comme si une lame l’avait traversé, creusant un tunnel entre mes deux oreilles, labourant tout sur ce passage, réduisant mon cerveau à un vulgaire morceau de viande sanguinolent. Panique. Le sang n’était-il pas en train de couler de mes oreilles ? Respiration haletante. J’ai pris ma tête entre mes bras. Je me suis recroquevillé. J’avais tellement mal. Qu’est-ce qui se passe ? Mon ventre me faisait souffrir le martyr, est-ce qu’on était pas en train de farfouiller dans mes entrailles ? Je sentais comme une main de fer se refermer autour de ma gorge, la presser, l’écraser. Je sentais cette étreinte mortelle prendre chacun des mes os. N’était-on pas en train briser ? N’étais-je pas tout simplement en train de me répandre sur le sol ? Marée humaine, de chaire, de sang et d’os. J’en aurais hurlé. Qu’est-ce qui se passe ? Puis j’ai rouvert les yeux, et mon estomac s’est tordu une dernière fois. J’ai rendu tout l’alcool que j’avais dans le corps. D’un coup. Courbé en deux, j’ai dégueulé sur les feuilles de Blondie. Et je me suis effondré.

    Trou noir.


    [b ]« C’est ton mec ? Ton frère ou ton cousin, rien à foutre, donc tu l’embarques, et tu le ramènes chez lui, faut pas laisser des gens dans cet état ici. »[/b]

    J’ai sentis qu’on me soulevait, j’ai aussi senti que je retombais, mais j’étais trop étourdit pour ouvrir les yeux. J’étais à nouveau en train de glisser, je ne voulais surtout pas laisser mes hallucinations prendre le pas sur moi. Parce que c’était ça nan ? Forcément. Mon cerveau était en plein cauchemar. Noyé par l’alcool, engourdit par non pas la présence, mais l’absence de drogue. Je n’étais vraiment pas au mieux.

    Trou noir.

    « T’es lamentable sale porc, t’as intérêt à passer sous la douche si tu veux dormir ici. En plus t’es lourd comme pas possible. Je vais chercher à manger, tu évites de dégueuler partout comme un animal, je serais contente. »

    J’ai de vagues souvenirs de ce qui s’est passé par la suite. Je me rappelle m’être assis dans une bagnole, je me rappelle d’un guignol dans une maison, je me rappelle son visage grimaçant. De colère ? Pourquoi de la colère ? Regard périférique. J’étais affalé sur une espèce de pouf, dans ce qui semblait être une chambre de fille, comme les couleurs pouvaient en tém… Minute.. Je suis dans la chambre de la morue ?? J’ai cligné plusieurs fois des yeux. Je étendus mes jambes l’une après l’autre, et je me suis remis debout avec beaucoup de précaution, ce qui ne m’a pas empêché de perdre l’équilibre, et de me raccrocher au premier truc que j’ai touché, soit une étagère fixée dans le mur en face de moi. Laquelle m’est restée dans les mains, m’accompagnant dans ma chute, elle et tout ce que Leslie avait eu le malheur de poser dessus, dans une explosion de verre brisé.

    J’ai grimacé, j’allais le sentir passer. Je me suis relevé et ait constaté une coupure sur mon flan gauche. J’ai essuyé le sang du revers de la main. Une fois, deux fois, trois fois. Rien à faire. Ça devait être plus profond que prévu. J’ai soupiré bruyamment, voilà que j’étais pas foutu de tenir sur mes pieds. La suite de la soirée risquait d’être intéressante ! Dans les débris j’ai reconnu les restes d’une boule à neige. C’était surement en tombant sur un éclat de verre que je m’étais entaillé. J’ai poussé les divers morceaux d’objet (il y’en avait pas mal) avec mon pied, dans un coin. En équilibre sur un pied, j’ai titubé, et me suis rattrapé au mur. Je me suis redressé et quand je me suis retourné, j’ai constaté une tache rouge sombre sur le papier peint.

    « Mais quel bordel ! » j’ai grondé en cognant rageusement la porte avec mon poing.

    Le choc se répercuta dans tout mon corps, jusque dans mon crâne, m’arrachant une plainte. La combinaison alcool, douleur, colère provoquait presque instantanément des hallucinations chez moi. Plus encore si j’étais en manque de drogue. Les médecins n’expliquaient rien, se bornant à constater toutes ces anomalies qui me rendaient si imparfait. Je vis la porte tomber et sortir de ses gonds. Mais je n’avais pas glissé bien loin dans mon délir, et je savais parfaitement que j’étais victime d’hallucination. Je me laissais tomber à genoux, incapable de me calmer. Fallait que je dessaoule. Et le seul moyen que j’avais, c’était la douche froide. Je me suis relevé, m’agrippant à tout ce qui se trouvait sur mon passage. Indifférent aux objets que je précipitaient dans le vide, ni à ceux que je brisais. A nouveau, je n’avais plus qu’une idée en tête. Trouver la salle de bain. J’errais quelques minutes qui me parurent des heures, au hasard des pièces, jusqu’à trouver ce que je cherchais. Sans même me déshabiller, j’entrais dans la cabine de douche et allumait l’eau froide. Je restais, ce qui me sembla une éternité sous l’eau gelée. Quand enfin j’éteignis, j’entendis comme un hurlement. Je crois qu’il venait de la chambre de Leslie.

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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Mar 7 Aoû 2012 - 19:43














Toi t'es pas un obstacle. Un obstacle c'est devant. Toi t'es derrière. T'es un boulet.



Bip Bip. Leslie tira sur la porte du microonde et attrapa les deux paquets de popcorn qui venait de chauffer. Elle versa le tout dans un saladier assez grand et monta les escaliers pour retourner dans sa chambre. Elle était encore dans le couloir quand plusieurs fracas de verres se firent entendre de sa chambre. Joshua était-il en train de casser la fenêtre pour se sauver ? Si c'était le cas, il n'irait pas bien loin avec les grammes d'alcool qu'il avait dans le sang. Quel idiot, il ferait mieux de rester tranquille. Leslie poussa sa porte de chambre et quelques coups d'yeux lui suffirent pour constater l'ampleur des dégâts. Joshua était pire qu'un ouragan. En dix minutes il avait réussi à foutre un sacré bordel dans la chambre si bien rangée de la demoiselle. Il avait décroché une étagère on ne sait comment et tout le contenu était par terre, brisé. Leslie posa le saladier de popcorn sur sa housse de couette et s'activa à ramasser l'étagère et le plus d'objets qu'elle pouvait. Aucun n'était récupérable à part les CD. Le regard de l'adolescente fut attiré par un liquide qui venait d'une boule à neige. Leslie se mit à crier, insultant Joshua autant qu'elle le pouvait. Elle tenait énormément à cet objet qui pouvait paraitre banal et ridicule. Il venait de sa mère et elle avait peu de souvenir d'elle. Leslie claqua les morceaux de verres sur le sol, elle ferait le ménage plus tard, pour l'instant elle avait plus urgent à faire : tuer ce parasite humain.

Leslie traversa le bout de couloir qui séparait sa chambre de la salle de bains et poussa la porte d'un coup de pied sec. Elle se trouva face à Joshua, étendu dans la douche sous l'eau froide. Mais quel imbécile, il ne pouvait pas s'imaginer à quel point elle le détestait au moment présent. Leslie attrapa Joshua par les cheveux et lui fourra la tête dans le fond d'eau de la baignoire. Elle n'avait pas l'intention de le noyer, mais elle voulait bien lui faire comprendre qu'il lui tapait sur les nerfs. Quand elle fut satisfaite du temps que Joshua avait passé sous l'eau sans air, elle relâcha sa tête violemment.


« Sale con ! »


Sans ajouter quelque chose, Leslie attrapa Joshua par son teeshirt trempé et le tira hors de la douche. Elle n'avait jamais vu quelqu'un dans un tel état. Joshua avait une réputation peu flatteuse au lycée. C'était le drogué de services et Leslie avait la preuve sous ses yeux que les rumeurs étaient fondées, il avait l'air d'être en manque même si elle ne pouvait pas jurer que ses doutes étaient vrais. Secouant ses boucles brunes pour sortir de ses pensées, Leslie posa son regard sur Joshua. Il était dans un sale état, même si elle ne le supportait pas, elle ne pouvait pas le laisser comme ça, de toute façon c'était plus pour elle que pour lui qu'elle faisait ça, il était hors de question qu'il vienne dégueulasser sa chambre, il en avait assez fait comme ça. Leslie s'éloigna rapidement de la salle de bains en direction de la chambre de son père. Elle attrapa un de ses tee-shirts propres et retourna dans la salle de bains. Elle remerciait le ciel que son père n'était pas là, elle n'osait pas imaginer ce qu'il aurait fait s'il avait été présent. Maintenant qu'elle avait un teeshirt sec entre les mains, elle devait l'enfiler à Joshua, c'était bien ça le pire, il était trop saoul et trop faible pour le mettre lui-même, un véritable boulet. Leslie s'agenouilla près de Joshua. Elle lui expliqua rapidement qu'elle allait lui enfiler son sweat mais elle ne s'attarda pas sur ses explications, n'étant pas sûre que le jeune homme l'écoutait. Elle posa ses mains sur le bas du ventre de Joshua et tira son sweet avant de le rouler en boule dans le lavabo. Il sentait l'alcool, c'était une horreur. L'adolescente profita de la situation pour pulvériser un désinfectant sur la coupure de Joshua. N'allez pas croire qu'elle s'occupait bien de lui, elle est simplement humaine, mais s'il arrivait quelque chose à ce garçon, elle s'en foutrait, elle pouvait le jurer. Leslie passa le teeshirt par la tête de Joshua. Il ne restait plus que le pantalon à enlever, mais ça, il se débrouillerait pour le faire, il ne fallait pas pousser les limites trop loin, ce n'était pas marqué nounou. La lycéenne attrapa Joshua et l'emmena de nouveau dans sa chambre, il faisait plus chaud et au moins, ils pouvaient s'installer. Elle déposa Joshua sur son lit, à contrecœur, mais il serait mieux installé. Elle l'observa quelques minutes sceptique puis attrapa une grosse poignée de popcorn qu'elle lui fourra sauvagement dans la bouche, l'étouffant presque. Elle préférait quand il l'insultait que quand il était inerte. Elle appuya bien sur les aliments, espérant que ça le réveille un peu puis lui donna une claque sur la joue gauche avec plus de force que nécessaire.


« Aller dis quelque chose s'il te plait, je pensais que tu étais un peu moins nul que ça, minus. »


Leslie se leva de son lit en levant les yeux au ciel et soupirant puis alluma sa télé. La nuit allait être longue alors autant se mettre à l'aise. Elle tira sur le bout de tissu fin qui lui servait de nuisette et s'installa sur son lit, pas très loin du cadavre. Elle attrapa le saladier de pop-corn et s'enfila plusieurs poignées, les yeux fixés sur l'écran de télévision qui passait un film que Leslie avait déjà vu : Ma première fois. C'était un film qu'elle aimait bien, la première fois qu'elle l'avait vu, elle avait pleuré. Quittant quelques minutes l'écran des yeux, elle posa son regard sur Joshua et lui donna une tape dans l'épaule, le remuant un peu.


« Eh cadavre, tu enlèves ton pantalon et vite, tu mouilles le lit là. »




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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Mer 8 Aoû 2012 - 13:13


  • Je ne sentais plus mon corps, et je savais que j’aurais dû être inquiet, mais pour être franc, ça me passait au dessus. Rien à foutre. J’étais là, sous la douche, transit sous l’eau gelée, quand elle est entrée dans la salle de bain comme une furie. Du moins, j’ai pensé que c’était elle, en réalité j’ai juste vu une suite de mouvement. Des pas rapides dans ma direction. Qu’est-ce que .. ? J’ai pas eu le temps de bouger, tous mes réflexes engourdis par l’alcool. Elle m’a chopé par les cheveux, et plongé la tête sous l’eau. Panique à bord. Le monde sous-marin c’est pas mon truc, j’ai tendance à me sentir oppressé. Pourtant, j’ai pas bougé, concentré sur le fait de retenir ma respiration. Je me jurais de lui faire regretter son geste. Je n’étais pas spécialement mal, mais elle me prenait pour qui sans déconner ? Son chien ? Elle faisait quoi là ? Elle me punissait ? attend que je récupère mes forces tu vas comprendre ta douleur. Quand enfin, elle me relâcha, je me redressais en inspirant une grande bouffée d’air, la fusillant du regard.

    « Sale con. »

    Elle attrapa mon t-shirt qui me collait à la peau, et me tira hors de la baignoire. Je suivis le mouvement comme je pu, c'est-à-dire plutôt gauchement, heurtant les bords du bassin avec mon pied. Dégoulinant et trempé jusqu’à l’os, je me laissais tomber sur le carrelage, pendant qu’elle sortait de la salle de bain. J’étais encore trop faible pour me préoccuper de la suite des événements, même si la douche m’avait quand même un peu réveillé. J’étais en train de contempler mon reflet dans la flaque d’eau qui s’était formée autour de moi, quand elle est revenue. Je l’ai vu, se mouvoir, du coin de l’œil. Elle tenait, ce qui ressemblait à un t-shirt sec. Regard périphérique. Confirmation. C’était bien un t-shirt sec. Elle s’agenouilla près de moi et se mit à parler. Je ne compris pas ce qu’elle me disait. C’était juste des mots sans signification. Qui résonnaient étrangement à mes oreilles. Comme une musique désagréable. Tout à coup, sa main était sur mon ventre, et retirait le vêtement. De l’autre main, elle pulvérisa ce qui ressemblait à du désinfectant sur la coupure. J’étais en train de me rendormir alors qu’elle était déjà en train de me rhabiller avec l’autre t-shirt. A nouveau, elle m’a empoigné et traîné jusqu’à la chambre dévastée. Je prenais à présent, un peu plus la mesure des choses. J’avais pas fait semblant putain. Elle m’a poussé sur le lit, avec un air dégoûté, elle m’a jaugé, l’air franchement sceptique, avant de me foutre une pleine poignée de pop-corn dans la bouche. Mes protestations furent étouffées par les aliments qui commençaient à obstruer ma gorge. Tortionnaire. Ensuite, elle m’a frappée. Une grande claque. Je l’aurais bouffée, je crois. Mais pour l’instant, la chose n’était pas possible, j’ai déglutis avec difficulté.

    « Allez dis quelque chose s’il te plaît, je pensais que tu étais un peu moins nul que ça minus. »

    Elle s’est levée, et a allumé le post avant de reprendre place dans le lit. Pas loin de moi. Jugeant sans doute que je n’étais pas assez réactif, elle m’a tapé sur l’épaule.

    « Eh cadavre, tu enlèves ton pantalon et vite, tu mouilles le lit là. »

    L’alcool était toujours présent dans mes veines, mais finalement, la douche avait eu l’avantage de me réveiller. Et même si mon esprit restait embrouillé, je commençais à retrouver un semblant de forme physique. J’étirais mes bras, et fis craquer ma nuque. C’était comme se réveiller après un passage à tabac. Je lui ais décoché un sourire carnassier qui n’avait rien d’amical, et j’ai roulé sur elle, l’écrasant de tout mon poids. Personne se fout de ma gueule. Personne. Est-ce que tu piges ça ? Lui maintenant les deux poignets au dessus de la tête avec la main gauche, j’ai promené ma paume sur sa gorge, doucement, avant de refermer mes doigts sur sa gorge. Je me sentais tout-puissant. Une lueur de folie passa dans mes yeux. Resserrant mon emprise, je me suis penché pour chuchoter à son oreille.

    « Et maintenant qu’est-ce que tu vas faire ? Pauvre petite fille sans défense. Te jeter comme ça dans la gueule du loup, franchement tu me déçois. Je t’aurais cru plus maligne. »

    Ma voix était devenu glaciale, atone, coupante comme un couteau. Un sourire dément se peignit sur mon visage. Une ombre voila mon regard. J’étais en train de me laisser submerger par un sentiment que je n’avais jamais su contrôler, la haine. Respiration hachée. Je me suis redressé, la dominant de toute ma taille, pesant sur elle de tout mon poids. J’ai enfoncé mes ongles dans la peau de son cou.

    « Leslie, toujours si parfaite, toujours si aimable et aimée des autres, mais dis moi ? T’es qui pour te foutre de moi putain ? »

    Maintenant je gueulais presque, j’étais déchainé, et j’étais incapable de relâcher ma prise sur sa gorge. Je ne savais plus ce que je disais. J’étais trop saoul, pour ça. Trop saoul je me suis sentis partir. Ma tête .. Ma tête .. je me suis mis à haleter, j’avais la tête qui tourne .. mal en point. Mes pensées .. sans lien .. éparpillées. Je me suis écroulé sur elle pour la deuxième fois de la soirée. Ma bouche heurtant involontairement la sienne. Un voile est passé devant mes yeux et la dernière chose que j’ai vu, c’est la peur qu’on peut inspirer à autrui.

    Avez-vous des regrets ? Je n’ai rien fait de mal, monsieur.

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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Mer 8 Aoû 2012 - 15:05













La vie est belle mais ta gueule la rend moche.



Leslie fixait l'écran qui était fixé sur le mur au coin de sa chambre. Elle aimait la façon dont le personnage principal aimait sa petite amie et faisait tout pour la faire rêver, malheureusement, elle n'était pas niaise et ne croyait pas au coup de foudre, les relations de couple comme ça était uniquement des scénarios de films, la vie était beaucoup moins jolie. Quelques mouvements se firent entendre du côté de Joshua et Leslie se tira de ses pensées pour le regarder, il allait peut-être un peu mieux. Elle n'eut même pas le temps de lui demander si ça allait ou même voir ce qu'il était en train de faire, qu'elle se retrouva allongée sous le poids de Joshua, les deux bras au-dessus d'elle, tenu fermement par les poignets. Leslie fronça les sourcils, à quoi jouait Joshua, il était fou ! Il était allongé de tout son poids sur elle, si bien que sa respiration était bloquée et sa poitrine écrasée. L'adolescente fixa Joshua alors qu'elle sentait sa main se glisser le long de sa gorge et serrer cette dernière. Elle n'avait aucune idée des intentions de Joshua, mais soudainement elle n'était plus si confiante. Joshua avait la réputation d'être un malade et elle avait peur d'en payer les conséquences. Il ne semblait pas dans son état normal et Leslie pensa à appeler son frère, il pourrait l'aider lui. Il était encore plus grand que Joshua, mais contrairement à l'adolescent, il ne se droguait pas et si Joshua faisait du mal à Derek, Leslie s'en voudrait énormément, il était plus prudent de garder le silence et rester calme. Leslie gesticula, se tortillant sous le poids lourd de Joshua, elle avait de plus en plus de mal à respirer.


« Tu me fais mal, arrêtes… »


La voix de la lycéenne était faible, Joshua, lui, était le dominant de la situation. Il se redressa et était encore plus lourd sur le corps fin de Leslie. Il sera son emprise autour de la gorge de la demoiselle et elle retint sou souffle alors qu'il était en train de crier. Leslie ne bougeait plus et était concentrée sur le visage de Joshua. A cet instant, elle avait peur. Joshua semblait être dans une colère profonde, comme si ses gestes étaient contrôlés par un sentiment intérieur, quelque chose de fort. Elle savait qu'elle ne s'attaquait pas à n'importe qui quand chaque jour, elle le provoquait, mais jamais elle n'avait pensé qu'elle se retrouverait seule avec lui dans sa propre chambre. Dans un film, Leslie aurait surement attrapé une lampe de chevet pour assommer Joshua, mais c'était la vraie vie et il tenait fermement ses poignets et de plus, ironie du sort, la table de nuit était de l'autre côté du lit. Malgré tout, il semblerait que la brunette avait une bonne étoile, Joshua, encore sous l'emprise de l'alcool changea d'expression du visage et s'effondra. Une fois de plus, c'était sur Leslie qu'il était tombé comme un sac. Décidément, il commençait à apprécier ce contact. Pendant sa chute, ses lèvres avaient frôlé celles de Leslie, mais elle était tellement soulagée de ce retournement de situation qu'elle n'avait même pas prêté attention.

Aussi vite qu'elle le pouvait, Leslie roula en dehors du lit, laissant Joshua agoniser sur la couette. Elle ne pensait à rien, si ce n'est sortir de sa chambre, s'éloigner du monstre qu'elle avait ramené chez elle et s'assurer que son frère ne viendrait pas fourrer son nez dans ce merdier. Leslie claqua la porte derrière elle et marcha rapidement vers la chambre de son ainé. A son plus grand soulagement, il était couché, il avait un match important pour l'équipe le lendemain, une vraie chance. Elle vérifia également la chambre de son petit frère et se demanda si elle devait l'enfermer à clés pour le mettre en sécurité. Pensant qu'elle devait surement regarder trop la télé et les films d'horreur qui y passaient, Leslie rebroussa chemin et se faufila dans la salle de bains. Elle ne savait pas ce que Joshua faisait, mais elle espérait simplement qu'il ne mettrait pas un bazar monstre dans sa chambre. Elle attrapa sa brosse à dents sur laquelle elle coula une noisette de dentifrice et se mit à brosser. C'était déplacé dans la situation dans laquelle elle se trouvait, mais elle avait besoin de s'occuper l'esprit et surtout de laisser Joshua se calmer tout seul. Elle ne le connaissait pas assez pour savoir à quel point il était dangereux.
Une fois terminé, Leslie sorti de la salle de bains et ouvrit la porte de sa chambre prudemment. Ce n'est pas qu'elle s'attendait à une attaque furtive, mais elle n'avait pas envie de se retrouver dans la même posture que quelques minutes auparavant. Joshua était ingrat, elle le détestait. Elle referma la porte derrière elle et s'appuya sur celle-ci, fusillant le jeune homme du regard.


« Tu peux penser ce que tu veux de moi, je vais te dire, je m'en contrefous, mais fais toi rentrer une seule chose dans la tête, il y avait personne pour t'aider à cette fête et j'aurais très bien pu te laisser crever au bord de la route, mais je l'ai pas fait. Alors ne me fais pas regretter. »


Leslie baissa les yeux puis s'agenouilla pour ramasser les débris de verres qui traînaient dans sa chambre. Elle avait horreur du désordre. Elle jeta les morceaux à la poubelle et remit l'étagère en place comme elle le pouvait. Elle faisait en sorte de garder une distance assez grande entre elle et Joshua, heureusement que sa chambre le permettait. Elle n'avait aucune envie de se retrouver coller à ce mec complètement instable, fou, drogué, saoul, abruti et tous les autres adjectifs qui lui passaient dans la tête. Néanmoins, elle fit preuve de compassion et interrogea Joshua, d'une petite voix.


« Ça va ? »



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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Mer 8 Aoû 2012 - 15:07














La vie est belle mais ta gueule la rend moche.



Leslie fixait l'écran qui était fixé sur le mur au coin de sa chambre. Elle aimait la façon dont le personnage principal aimait sa petite amie et faisait tout pour la faire rêver, malheureusement, elle n'était pas niaise et ne croyait pas au coup de foudre, les relations de couple comme ça était uniquement des scénarios de films, la vie était beaucoup moins jolie. Quelques mouvements se firent entendre du côté de Joshua et Leslie se tira de ses pensées pour le regarder, il allait peut-être un peu mieux. Elle n'eut même pas le temps de lui demander si ça allait ou même voir ce qu'il était en train de faire, qu'elle se retrouva allongée sous le poids de Joshua, les deux bras au-dessus d'elle, tenu fermement par les poignets. Leslie fronça les sourcils, à quoi jouait Joshua, il était fou ! Il était allongé de tout son poids sur elle, si bien que sa respiration était bloquée et sa poitrine écrasée. L'adolescente fixa Joshua alors qu'elle sentait sa main se glisser le long de sa gorge et serrer cette dernière. Elle n'avait aucune idée des intentions de Joshua, mais soudainement elle n'était plus si confiante. Joshua avait la réputation d'être un malade et elle avait peur d'en payer les conséquences. Il ne semblait pas dans son état normal et Leslie pensa à appeler son frère, il pourrait l'aider lui. Il était encore plus grand que Joshua, mais contrairement à l'adolescent, il ne se droguait pas et si Joshua faisait du mal à Derek, Leslie s'en voudrait énormément, il était plus prudent de garder le silence et rester calme. Leslie gesticula, se tortillant sous le poids lourd de Joshua, elle avait de plus en plus de mal à respirer.


« Tu me fais mal, arrêtes… »


La voix de la lycéenne était faible, Joshua, lui, était le dominant de la situation. Il se redressa et était encore plus lourd sur le corps fin de Leslie. Il sera son emprise autour de la gorge de la demoiselle et elle retint sou souffle alors qu'il était en train de crier. Leslie ne bougeait plus et était concentrée sur le visage de Joshua. A cet instant, elle avait peur. Joshua semblait être dans une colère profonde, comme si ses gestes étaient contrôlés par un sentiment intérieur, quelque chose de fort. Elle savait qu'elle ne s'attaquait pas à n'importe qui quand chaque jour, elle le provoquait, mais jamais elle n'avait pensé qu'elle se retrouverait seule avec lui dans sa propre chambre. Dans un film, Leslie aurait surement attrapé une lampe de chevet pour assommer Joshua, mais c'était la vraie vie et il tenait fermement ses poignets et de plus, ironie du sort, la table de nuit était de l'autre côté du lit. Malgré tout, il semblerait que la brunette avait une bonne étoile, Joshua, encore sous l'emprise de l'alcool changea d'expression du visage et s'effondra. Une fois de plus, c'était sur Leslie qu'il était tombé comme un sac. Décidément, il commençait à apprécier ce contact. Pendant sa chute, ses lèvres avaient frôlé celles de Leslie, mais elle était tellement soulagée de ce retournement de situation qu'elle n'avait même pas prêté attention.

Aussi vite qu'elle le pouvait, Leslie roula en dehors du lit, laissant Joshua agoniser sur la couette. Elle ne pensait à rien, si ce n'est sortir de sa chambre, s'éloigner du monstre qu'elle avait ramené chez elle et s'assurer que son frère ne viendrait pas fourrer son nez dans ce merdier. Leslie claqua la porte derrière elle et marcha rapidement vers la chambre de son ainé. A son plus grand soulagement, il était couché, il avait un match important pour l'équipe le lendemain, une vraie chance. Elle vérifia également la chambre de son petit frère et se demanda si elle devait l'enfermer à clés pour le mettre en sécurité. Pensant qu'elle devait surement regarder trop la télé et les films d'horreur qui y passaient, Leslie rebroussa chemin et se faufila dans la salle de bains. Elle ne savait pas ce que Joshua faisait, mais elle espérait simplement qu'il ne mettrait pas un bazar monstre dans sa chambre. Elle attrapa sa brosse à dents sur laquelle elle coula une noisette de dentifrice et se mit à brosser. C'était déplacé dans la situation dans laquelle elle se trouvait, mais elle avait besoin de s'occuper l'esprit et surtout de laisser Joshua se calmer tout seul. Elle ne le connaissait pas assez pour savoir à quel point il était dangereux.
Une fois terminé, Leslie sorti de la salle de bains et ouvrit la porte de sa chambre prudemment. Ce n'est pas qu'elle s'attendait à une attaque furtive, mais elle n'avait pas envie de se retrouver dans la même posture que quelques minutes auparavant. Joshua était ingrat, elle le détestait. Elle referma la porte derrière elle et s'appuya sur celle-ci, fusillant le jeune homme du regard.


« Tu peux penser ce que tu veux de moi, je vais te dire, je m'en contrefous, mais fais toi rentrer une seule chose dans la tête, il y avait personne pour t'aider à cette fête et j'aurais très bien pu te laisser crever au bord de la route, mais je l'ai pas fait. Alors ne me fais pas regretter. »


Leslie baissa les yeux puis s'agenouilla pour ramasser les débris de verres qui traînaient dans sa chambre. Elle avait horreur du désordre. Elle jeta les morceaux à la poubelle et remit l'étagère en place comme elle le pouvait. Elle faisait en sorte de garder une distance assez grande entre elle et Joshua, heureusement que sa chambre le permettait. Elle n'avait aucune envie de se retrouver coller à ce mec complètement instable, fou, drogué, saoul, abruti et tous les autres adjectifs qui lui passaient dans la tête. Néanmoins, elle fit preuve de compassion et interrogea Joshua, d'une petite voix.


« Ça va ? »





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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Ven 10 Aoû 2012 - 21:45


  • Lorsque je rouvris les yeux. Je ne la trouvais pas. Elle n’était plus là. L’espace d’un instant, je me demandais ce qui c’était produit, si je l’avais finalement blessée. Parce que, c’est bien ça que j’avais essayé de faire, non ? Putain, mais qu’est-ce qui n’allait pas dans ma tête. J’étais plus dépité qu’en colère maintenant. Est-ce quelqu’un avait dû intervenir pour nous séparer ? La sauvant in-extremis ? Est-ce que j’avais faillis la tuer ? Je me rappelais chaque détail avec une précision effrayante. Par moment j’avais l’impression de devenir complètement fou. De ne plus rien contrôler. Comme s’il n’y avait pas déjà assez de chose qui échappait à mon contrôle. J’ai lâché un grognement avant de rouler sur le dos. Elle était là, me surplombant à son tour, appuyée contre le chambranle de la porte. Et si les regards pouvaient tuer, je serais probablement mort sur le coup.

    « Tu peux penser ce que tu veux de moi, je vais te dire, je m’en contrefous, mais fais toi rentrer une seule chose dans la tête, il y avait personne pour t’aider à cette fête, et j’aurais très bien pu te laisser crever au bord de la route, mais je l’ai pas fais. Alors ne me fais pas regretter. »

    Alors là, j’étais scotché. Je l’ai fixée tandis qu’elle s’agenouillait pour ramasser les débris de verre et les jeter à la poubelle. Je remarquais qu’elle prenait soin de garder la plus grande distance possible entre nous lorsqu’elle tenta de remettre l’étagère à sa place, celle à laquelle j’avais tenté de me raccrocher avant de m’étaler de tout mon long sur le sol. Mais il n’empêche..

    N’importe qui à sa place aurait crié, n’importe qui aurait appelé la police pour me renvoyer directement d’où je venais. Personne serait passé sur mon dérapage comme elle était en train de le faire. Elle m’engueulait. Mais dans le fond qu’est-ce que ça voulait dire ? Elle me laissait ma chance. Et venant d’une morue, et ben putain ça me scotchais. Vous pouvez pas comprendre ce qui se passait dans ma tête à cet instant.

    « ça va ? »


    Le ton de sa voix me pris au dépourvus. Ses paroles me parvenaient faiblement. Comme un chuchotement. Je me redressais sur les coudes, surpris, j’avais beau chercher dans mes souvenirs, je ne rappelais pas quelle ait bu tant d’alcool que ça, un verre vite descendu en début de soirée et c’était tout. Alors pourquoi ? J’ai froncé les sourcils, elle devait probablement être en état de choc.

    « Oho, je vais mettre ça sur l’état de choc ok ? Mais dis voir, tu vas pas t’évanouir au moins ? »


    Rire moqueur. En vérité, cette nana avait le don de me surprendre. Vous en connaissez beaucoup vous, des gens qui dans sa situation aurait demandé comment je me sentais ? C’était tellement décalé. J’ai souris. J’aurais pas su expliquer ce qui m’a traversé l’esprit à ce moment là. J’aurais voulus rire. Pas que je trouve le moment présent si tordant que ça, juste que .. c’était le pire que je pouvais lui faire. La menacer de mort. Faut voir aussi que j’étais pas vraiment moi, mais comment lui faire comprendre ça ? Comment elle aurait pu savoir ? Personne se serait posé la question à sa place. Ils auraient eu trop peur et qui le leur aurait reproché franchement ? Elle aussi elle avait eu peur. J’étais pas idiot, je le voyais bien. Même maintenant elle n’était pas vraiment rassurée. Ça se lisait dans ses yeux. Ça s’entendait au son de sa voix. Pourtant elle restait là. En face de moi. Cette fille avait quelque chose de troublant, et je venais enfin de mettre le doigt dessus : elle ne reculait devant rien, elle ne se laissait marcher dessus par personne, juste ça. Elle était courageuse. Je l’ai fixée en souriant toujours, du bout des lèvres, les yeux brillants, et j’ai eu l’impression d’la voir vraiment. Ça a duré un quart de seconde, et j’ai détourné les yeux. C’était quoi qui me prenait à la gorge ? Un putain de sentiment de reconnaissance ? Je lui étais reconnaissant la ? Allons allons.. J’ai passé la main dans mes cheveux.

    « Qu’est-ce que ça peut changer de toute façon comment je vais ? Toi en revanche, t’es incroyable. Putain. Je sais pas si c’est ton côté altruiste qui est trop fort, où si t’as vraiment un pète au casque, mais.. tu m’impressionnes. » j’ai dis en regardant l’écran.

    Je n’avais pas encore décidé si ça jouerais en sa faveur ou non. Mais sa réaction était intéressante. Être aussi gentil relevait du suicide, elle n’avait donc aucun instinct de survis ? Dans mon monde de misère, elle n’aurait pas survécu deux jours. Je pouvais lui faire absolument ce que je voulais, elle n’avait pas la force de me résister. Mais il y avait quelque chose d’autre, j’avais pas envie d’la briser en mille morceau comme la boule à neige. Elle ne m’avait pas blessé, elle ne s’était même pas défendu, elle n’avait pas pu, j’étais donc un danger pour elle, et cela ne l’empêchait pas de revenir vers moi pour me demander comme j’allais. Que faire. Je me suis redressé et j’ai marché jusqu’à elle. Doucement, le regard dur, étudiant son visage, prenant garde à ses moindres mouvements, cherchant la peur dans ses yeux.

    « T’es sois très courageuse, sois complètement stupide. Vu comme les gens parlent sur mon dos, t’es forcément au courant de c’qui s’dit sur moi non ? Pourquoi t’as pas appelé les flics ? Ils attendent que ça d’pouvoir me renvoyer d’où j’viens. Alors quoi ? »

    Je me suis arrêté tout près d’elle, sûrement trop à son goût, mais je m’en foutais, j’avais des choses à vérifier. J’ai levé une main, lentement, et je l’ai approchée de son visage. J’ai glissée une de ses mèches de cheveux derrière son oreille, dévoilant son cou. Avait-elle peur ? Ma main ne se trouvait plus qu’à quelques centimètres de sa gorge maintenant.

    « Certain raconte même que j’ai tué mon paternel de sang froid et qu’c’est pour cette raison qu’j’ai atterris en taule. Et si j’avais réellement du sang sur les mains ? Tu me d’manderais toujours si ça va ? » j’ai ajouté en faisant glisser un doigt le long de sa joue.

    J’en doutais sincèrement. Je guettais sa réaction, en réalité, je n’avais jamais connus ce salaud. Il avait quitté ma mère dès qu’il avait su qu’elle était enceinte. Je l’avais rebuté avant même de naître, bel exploit. J’ai retiré ma main, comme brûlé à son contact, et j’ai reculé jusqu’au lit. Je me suis laissé tomber sur le matelas, allongé sur le dos, les bras écartés, je fixais le plafond avec obstination.

    Quand les gens sentent que vous êtes différents, ils ont peur. Et quand ils sentent que vous cachez quelques choses de lourd, ils viennent fouiner dans vos affaires, et à partir de ce qu’ils découvrent sur vous, c’est à celui qui inventera la pire histoire. Tout le monde s’y met. Tous les élèves connaissaient mon visage, et à 80% d’entre eux étaient au courant de mon ex-statut de tolard. Ce qu’ils savaient pas c’est pourquoi j’étais allé en prison. Jusqu’ici je n’avais entendu que des rumeurs. Fausses, bien sur. Parce que personne n’avait mis la main sur mon secret, pourtant, on chuchotait sur mon passage, « meurtrier », « assassin », « monstre », et surtout on parlait de « parricide », même les profs s’y mettaient. C’était comme des ombres, des spectres qui me tournaient autour, et qui disparaissaient si tôt que je me retournais dans leur direction. Bande de con. Ils ne savaient pas de quoi ils parlaient. Ils ne me connaissaient pas, ils ne savaient rien, ils savaient juste baver sur mon dos, comme les chiens qu’ils étaient tous. Voilà pourquoi je me battais souvent au lycée, (ce qui achevait d’entacher ma réputation). Voilà pourquoi je me laissais facilement aller à la violence, de toute façon, quel que soit mon comportement, j’étais catalogué fou ou dangereux, alors pourquoi j’aurais dû faire des efforts ? Sans déconner. La prison m’avait rendu instable, mais eux me rendaient mauvais.

    Leslie, cette fille était bien la première à me considérer autrement. C’était sans doute ça le plus drôle, c’était cette morue qui me tendait la main ; si on peut dire. Et pour une fois, j’avais envie d’essayer de la saisir.

    « En bas, cherche pas l’paradis, c’est bruyant, vidant, mais putain on est vivant, tous les ans c’est pareil, éviter les filets, traverser les eaux froides, rejoindre l’été, nager sans arrêt, jamais on aura, la paix, jamais la paix, jamais la paix, lalalalala, jamais la paix, jamais la paix … jamais la paix. »


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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Sam 11 Aoû 2012 - 13:20













Petit, t'es pas l'élu, t'es pas l'meilleur, t'es pas l'centre du Monde, Petit.T'es qu'le fruit d'une capote éclatée dans l'ventre d'une blonde.



Leslie regardait Joshua se redresser sur ses coudes, toujours allongé sur le lit. Il la regardait d'un air surpris, riant et plaisantant comme généralement ils le faisaient quand ils se parlaient. Leslie l'avait surement étonné. Il s'était fait une image d'elle qui était bien loin de la vérité, l'adolescente avait l'habitude, elle avait parfois le sentiment d'être plusieurs personnes à la fois, elle était la fille qui sait tout au lycée, chez elle, elle était la petite fille sans maman, et à l'intérieur d'elle, la personne qu'elle était vraiment n'était pas celle qu'elle aurait voulu être. Leslie haussa les épaules et ne répondit pas. Ce n'était pas l'état de choc, elle était simplement bien élevé et c'était vrai, elle avait tendance à s'intéresser aux autres, à s'inquiéter pour eux, une âme charitable, qui en général ne l'aidait en rien car comme le disait si bien Orelsan dans une musique que Leslie appréciait : Regarde dans les dessins animés : les gentils gagnent. Change de chaîne mets les infos, dis-moi si quelqu'un sauve les gens qui canent.
Il y eut un moment de blanc, Leslie ne trouvait pas ça gênant, mais elle ne savait pas ce qu'il en était pour Joshua. Elle laissait son esprit vagabonder sans but précis. Elle savait qu'il avait mal agi et elle n'avait pas honte de dire que oui, elle avait eu peur, mais c'était une réaction normale, n'importe qui aurait été surpris par la vitesse à laquelle la situation s'était retournée.
Mais malgré ça, plus le fait qu'elle avait toujours adoré nuire à Joshua, elle n'arrivait pas à lui en vouloir vraiment. Elle avait cette tendance à voir du bon dans chacun, même ceux qui n'en avaient pas. C'était plus fort qu'elle et elle était indulgente. Son propre frère était assez nerveux, ce n'était pas le même genre que Joshua, mais souvent il se retrouvait dans des bagarres qui tournaient mal et Leslie s'était déjà retrouvé dans des situations peu agréables par sa faute sans jamais lui en vouloir. Ramener Joshua chez elle n'était un geste intéressé, elle l'avait fait simplement pour le protéger en quelque sorte. Bien sûr qu'il n'avait pas besoin d'elle pour cela, mais c'était elle qui avait lancé ce jeu, c'était également de sa faute si Blondie s'était vengé sur Joshua et avec le passé plus que douteux qu'il trainait derrière lui, un scandale lui aurait été fatal. Joshua mit fin au silence le premier, expliquant que Leslie l'avait impressionné et qu'il se demandait si elle n'avait pas un grave problème dans la tête. Leslie lâcha un rire et se rendant vite compte que c'était la première fois en la compagnie de Joshua que ce n'était pas un rire ironique, elle se calma, reprenant une expression neutre. Le lit couina légèrement et Leslie fixa l'adolescent se lever et avancer d'un pas sûr vers elle. Elle n'était pas rassurée par ce rapprochement, mais au fond d'elle, elle savait qu'elle n'avait pas à avoir peur. Elle le regarda s'approcher sans un mot et toucher une mèche de ses cheveux. Il parla et elle l'écouta sans rien dire, le regard fixait sur les prunelles bleues de Joshua. Elle était posée, mais son coeur, lui, battait la chamade. Elle n'était pas entièrement sûre des intentions de Joshua, et elle ne pouvait pas certifier que ce n'était pas un détournement pour lui faire mal, terminer ce qu'il avait commencé sur le lit.


« Quand j’étais petite, les mères de mes copines les habillaient en princesses et leur disaient qu’elles étaient les plus belles, moi mon père me faisait grimper à la corde en criant que rien ne devait m’empêcher d’arriver en haut, alors je ne sais pas, soit je suis tombée sur la tête un jour, soit j’ai retenu quelque chose de ses exercices. »


Un sourire se dessina sur les lèvres de Leslie. Elle répondait sur le ton de la plaisanterie, mais elle était sérieuse. C’était surement l’éducation qu’elle avait reçu qui faisait d’elle ce qu’elle était aujourd’hui. Dès son plus jeune âge elle avait appris à se défendre, se battre. Elle ne pouvait pas faire autrement, avec trois hommes à la maison, c’était à la dur, elle n’avait pas le temps de chouiner pour des détails. Leslie aurait pu parier que Joshua s’était fait l’image contraire d’elle, sinon il ne serait pas si surpris. Elle savait qu’elle aussi aurait des surprises, au fond, ils se cachaient tous les deux derrière les étiquettes qu’on leur attribuait.


« Certain raconte même que j’ai tué mon paternel de sang froid et qu’c’est pour cette raison qu’j’ai atterris en taule. Et si j’avais réellement du sang sur les mains ? Tu me d’manderais toujours si ça va ? »


Leslie sentait que l'adolescent cherchait à la tester. Il s'était désormais éloigné et était en train de retrouver le lit de la demoiselle. L'adolescente fixa quelques instants le vide, retournant les questions de Joshua et cherchant comment formuler ses mots. Elle avait l'impression que ses questions avaient un double sens, elle devenait surement parano, mais elle n'avait elle-même pas la réponse à tout ça. Elle avait envie de croire qu'il pouvait être meilleur, pas un saint, non, mais qu'il méritait une autre chance. Elle avait dû trop trainer dans les églises après la mort de sa mère, au point de s'être rentré dans le crane que tout être méritait le pardon et autres proverbes du genre. Leslie ferma les paupières quelques secondes puis les rouvrit, s'avançant de quelques pas doucement.


« Oui je sais ce qu'on dit sur toi, mais toutes les rumeurs ne sont pas fondées. Je ne sais pas si je te demanderai comment tu vas, d'ailleurs ce n'est pas la question, tu n'as qu'à te dire que je te demandais ça par simple politesse. J'ai pas appelé la police simplement parce qu'avec ce qu'on raconte sur toi, je me suis dit que ça t'aurais causé des soucis inutiles, c'est tout. Et pour ce que tu as essayé de me faire, je me vengerais c'est tout... »


Elle avait terminé sa phrase dans un suspens gâché par ses yeux grands ouverts et un sourire amusé sur ses lèvres. Parfois, elle avait l'impression d'avoir dix ans, c'était comme si, elle avait grandi trop vite et que maintenant, elle jouait l'enfant. Ca intéresserait surement les psys. Elle pris un peu d'élan et sauta sur son lit, faisant rebondir Joshua qui était allongé sur le dos. Elle attrapa le saladier de popcorns et sa gava de plusieurs poignées puis elle reposa le saladier et tourna la tête vers Joshua. C'était étrange de l'avoir à côté d'elle sans le provoquer. C'était inhabituel, en temps normal ils ne pouvaient pas rester cinq minutes sans ennuyer l'autre, ils ne pouvaient même pas avoir une conversation sérieuse. Il fallait remédier à cette situation que Leslie commençait à trouver trop sérieuse à son gout, trop désintéressée, trop normale. Elle poussa Joshua du lit et par le plus grand des miracles, mais surtout le fait qu'il ne s'y attendait pas, il tomba du lit comme elle l'avait souhaité. Leslie lâcha un rire puis attrapa la télécommande pour changer de chaine, dans la plus grande normalité.


« Je t'avais pas dit d'enlever la loque qui te sert de pantalon, gros dégueulasse ? Et inutile de chercher à savoir si je suis stupide ou charitable, tu rentres dans un terrain impraticable. »





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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Dim 12 Aoû 2012 - 10:34

  • Tout à coup j’étais plus seul dans le lit.
    Et la seconde d’après j’étais plus dans le lit tout court.

    BOOM.

    J’me suis étalé comme une crêpe, et mon épaule a violemment heurté le sol de sa putain de chambre. Un craquement sourd et sinistre se fit entendre tendit que je la remettais en place. Mon épaule droite avait toujours été fragile, et je passais mon temps à me la déboiter, ce qui n’était pas exactement agréable si vous voyez ce que je veux dire, c’était même franchement douloureux. J’ai tapé du pied par terre en m’asseyant, vérifiant au passage que je n’avais rien de cassé.

    « Bordel ! Leslie ! Mais quelle brute celle-là ! Saloperie ! »

    Je me suis redressé comme j’ai pus, c'est-à-dire en serrant les dents, puis j’ai appuyé mes mains sur le matelas. Et j’ai sauté sur le lit. Que j’en lève mon pantalon ? Elle pensait vraiment que j’allais dormir ici ? Fallait p’t’être pas poussé non plus. Merci pour la douche et hasta la vista ! J’ai chopé le saladier à pop-corn avant de lui en vider le contenue sur le crane. Après quoi, j’ai entrepris de lui frotter énergiquement la tête, à la façon dont on se fait un shampooing. Très satisfait de moi-même j’ai reculé pour observer le résultat, ses cheveux étaient pleins de pop-corn écrasés, et je savais qu’il lui faudrait des heures pour tout retirer. En même temps, je venais de me fracasser l’épaule par terre, et je ne pourrais probablement pas lever le bras droit sans grimacer avant plusieurs jours. Personnellement, je me servais pas mal de mes poings, et elle venait de m’handicaper pour la semaine, alors je ne trouvais pas cher payé d’avoir juste mis la misère au paillasson qui lui sert de coupe de cheveux. Je lui ais décoché un sourire, et j’ai de nouveau sauté du lit, avant qu’elle n’est le temps de me pousser à nouveau. Je commençais à anticiper ses réactions voyez vous.

    « Bon, c’est gentil d’proposer, mais j’ai pas l’intention d’pieuter ici ce soir. Donc j’vais y aller, vu qu’il est juste deux heure du mat’ j’t’aurais bien proposé de m’accompagner, mais vu la dégaine que t’as ce soir, ça m’étonnerais que tu acceptes de venir avec moi hein Leslie ? »

    J’ai éclaté de rire, non mais sans déconner, vous auriez vu sa tronche, c’était impossible de pas être mort de rire. On aurait dit qu’une bombe garnie de pop-corn lui avait explosé à la gueule. C’était à pisser de rire, mais comme j’ai dis, j’commençais à étouffer ici, dans cette maison qui n’était pas la mienne, avec cette fille qui jouait les bonnes âmes. Bon ok, elle ne jouait pas les bonnes âmes, c’était une bonne âme, mais c’était sans doute ça le plus difficile à supporter pour moi ici : ce putain de décalage qu’elle mettait entre nous. Mais bon c’était pas uniquement pour ça que je mettais les voiles, j’avais vraiment à faire ce soir, et puisque j’avais pas réussit à voir Seb, il allait falloir que je trouve quelqu’un d’autre, et tant pis pour la tronche qu’allait tirer ce connard quand je lui dirais que j’avais acheté à quelqu’un d’autre.

    « Bon allez Ciao, et merci pour le t-shirt. » j’ai dis en lui tirant la langue.

    J’ai ouvert la porte et disparus derrière celle-ci, et dégringolé une, puis deux volées de marches, avec la grâce et la discrétion d’un éléphant. Regard périphérique, j’ai finis par repérer mon blouson en cuir jeté en vrac sur une chaise. Je l’ai enfilé, en haut, j’ai entendu une porte s’ouvrir en grinçant, et des bruits de pas discrets. J’ai tendus l’oreille, et levé les yeux vers le haut des escaliers. Un garçon m’observait. Il était penché par-dessus la rampe avec l’air de se demander ce que je venais foutre chez lui à une heure pareille.

    « T’es qui toi ? » il a demandé, la voix encore ensommeillée.

    Je me suis dis que je moment était venu pour moi de tailler la route, et rapidement. Je me suis approché de la porte d’entrée et j’ai bataillé quelques secondes pour l’ouvrir. Ce qui a dû le conforter dans l’idée que je n’avais rien à faire là. Une autre porte à claqué à l’étage.

    « Lesliiiie ! Viens ! » il a crié.

    Et merde. Je suis sorti et j’ai claqué la porte derrière moi, pouvait pas fermer sa gueule celui-là ! J’ai sifflé les chiens, mais c’est une espèce de labrador sable qui a courut dans ma direction en aboyant comme un possédé. L’espace d’un instant je me demandais si c’était une marque d’agressivité ou juste d’excitation. Je me suis figé, près à me défendre. Mais le chien a sauté sur moi, dans l’idée de me lécher le visage, et j’ai compris que je n’aurais rien à craindre de lui. Je lui ais tapoté la tête, et j’ai à nouveau sifflé les autres. Pas de réponse. Ils avaient déjà dû filer, pas plus désireux que moi de rester ici trop longtemps. Skill et Not ne dormaient pratiquement jamais chez moi. Ma mère détestait les animaux. Ils se débrouillaient seuls, et venaient me trouver quand ils le voulaient. Je pouvais aussi bien passer plusieurs jours sans qu’ils daignent se montrer. Tout comme ils pouvaient ne pas me lâcher pendant des jours. Et ça ne me dérangeait pas le moins du monde. J’ai sifflé une dernière fois, et comme ils ne répondaient toujours pas, je me suis dirigé vers le portail que j’ai ouvert d’un geste brutale.

    J’ai tâté la poche de mon blouson, lequel contenait un couteau à cran d’arrêt. J’étais paré. J’ai regardé autour de moi, Leslie habitait à un quart d’heure de chez moi et je ne le savais même pas, ceci dit, à mon avis elle ne devait pas le savoir non-plus. Et quand bien même l’aurait-elle su, elle n’aurait pas été jusque là-bas, mieux valait pour elle du moins. Mon quartier à moi, était bien plus délabré que le sien, et plutôt mal fréquenté. Les maisons peintes du même blanc grisâtre se ressemblaient toutes : minuscules, carrées, et sans jardins. Les rues sales, aux trottoirs crevassés, où s’agglutinaient bon nombre de SDF venaient compléter le décor. On y trouvait de tout, des prostituées, des junkies, des dealers, des voleurs, et j’étais près à parier que le meurtrier de cette fille là, Bethany ? devait s’y tapir aussi.

    Je me suis dirigé dans cette direction, les mains dans les poches, j’avançais depuis une dizaine de minutes quand j’ai entendus des éclats de voix, des bruits de bouteilles qu’on cogne, et des grognements. Ils provenaient d’une ruelle faiblement éclairée d’où montait une odeur vraiment dégueulasse, pestilentielle. Je me suis immobilisé au milieu de la chaussée. Présentant un danger. J’ai tendus l’oreille. Le problème quand on deal à mon niveau, c’est qu’on est vite connu de tout le monde. Ils étaient deux je crois. Peut-être trois. Mais le troisième devait être complètement raide parce qu’il disait pas grand-chose. En tous cas ils se disputaient. Je m’apprêtais à filer quand l’un d’eux m’a vu, faut dire aussi que j’étais resté sous le seul lampadaire qui marchait à 50mètres. C’était vraiment très con, parce que si moi j’avais du mal à les distinguer dans le noir, eux n’avaient aucun mal à me repérer. A cent mètres on me voyait, immobile sous la lumière crue et blanche. Ils se sont approchés, furtivement, j’en voyais deux, mais ils étaient peut-être plus nombreux, qu’est-ce que j’en savais au final. J’ai croisé les bras sur mon torse, un sourire suffisant aux lèvres. Si je droit et que j’avais l’air sur de moi, y me foutrait peut-être la paix. Au pire, il y avait toujours le couteau dans ma poche.

    « Salut les mecs, un problème ? » j’ai demandé.

    Les deux types se sont rapprochés encore, les yeux luisants. Plus pale que la mort.

    « On sait qui t’es, alors joue pas au malin et donne nous c’que t’as sur toi, sinon on t’fait la peau. » a dit le moins imposant.

    J’ai avalé ma salive, en décroisant les bras. J’ai humecté mes lèvres subitement devenues trop sèches. Et j’ai changé mon poids de pied.

    « C’est ça. Faudrait déjà m’attraper, salopard. »

    Le plus petit des deux, était un type aux cheveux roux, il était fin mais élancé, et ses muscles étaient déliés et puissants, comme les miens. Il a jeté un coup d’œil à son pote et j’ai crus une demi-seconde qu’ils allaient s’en tenir là. Tu parles.

    « Steve, chope-le. » il a dit.

    Et là, l’armoire à glace qui devait lui tenir lieu de garde du corps c’est proprement jeté sur moi. Son direct du droit était trop lent, et je l’ai esquivé sans trop de mal, mais son crochet du gauche était nettement plus élancé, et je n’ai rien pu faire pour le parer. Tout l’air que j’avais dans les poumons se vida, et je chancelais. La vision obscurcit par des points de différentes couleurs. J’ai cherché à reprendre ma respiration, mais je ne la trouvais pas. Pendant ce temps le géant m’assena deux autres coups de poings en pleine mâchoire, et je m’écroulais. J’étais à terre quand j’ai pu à nouveau respirer normalement. Son pied posé sur ma poitrine, j’avais toutes les peines du monde à reprendre mon souffle.

    [center]« Alors t’as compris maintenant ? » a demandé l’armoire à glace dans un grognement.

    J’ai craché du sang, en hochant la tête. Et il a tendu la main pour choper mon t-shirt et me remettre sur mes pieds. Mais il n’a même pas eu le temps de retirer ses doigts, j’ai lancé un uppercut juste au dessus de son nombril. Mon poing s’est enfoncé dans son abdomen et je l’ai entendu expulser l’air en un bloc compact. L’espace d’un instant j’avais oublié la douleur qui me vrillait l’épaule, et j’avais frappé comme un bœuf, la seconde d’après, cette douleur irradiait dans tout mon bras droit, et je serrais les dents pour n’en rien laisser paraître. Le géant était puissant, mais beaucoup trop lent. J’en profitais pour lui faucher les jambes d’un coup de pied, et il s’effondra sous les yeux ébahit de son copain. J’étais enragé. Excité par ma victoire toute proche. Dopé par l’adrénaline. Je le bourrais de coup de pied, ne lui laissant pas le temps de se relever, je cognais comme un sourd, dans sa poitrine, dans ses côtes. Je frappais le plus fort possible, dépassé par les événements, et en même temps tellement conscient de ce que je faisais. Un coup de pied l’atteignit au visage, et le sang se mit à jaillir de son nez. Son visage était bouffit, il était à peine reconnaissable maintenant, et il se pliait en deux à chaque coup. Des gargouillis s’échappèrent de sa bouche, m’indiquant qu’il était en train de vomir du sang, et je me penchais en avant pour lui balancer un dernier coup de pied, en plein dans l’estomac.

    « Espèce de chien. » j’ai dis en enjambant le corps pour m’approcher de l’autre. « Espèce d’enculé de salopard de clébard. » je l’ai saisi par son veston. « Je veux plus voir ta sale face de rat traîner dans le coin t’as compris ? Alors tu ramasses ton copain, et tu dégages. » Voyant qu’il était cloué sur place, j’ai perdus patience. « Allez ! Bouge ! »

    J’ai l’ai secoué et il a hoché la tête comme une marionnette, tremblant de peur. Une odeur vint me chatouiller les narines et je le lâchais en grimaçant, ce con avait pissé dans son froc. Je lui collais une gifle en le jetant sur le corps secoué de spasme du géant. Ce type, dont j’ignorais toujours le nom choppa Steve sous les bras et le tira comme il pu dans la ruelle, l’autre geignait, le visage ensanglanté. J’avais dû lui briser plusieurs côtes. Je les ais entendus jurer un bon moment tandis qu’ils s’éloignaient, puis je n’ai plus rien entendus du tout. Ou si, d’autres bruits de pas, mais qui venaient de derrière moi. J’ai essuyé le sang que j’avais encore sur le menton, et je me suis tourné dans cette direction, en faisant craquer mes doigts, près à cogner de nouveau. Dire que je prenais plaisir à infliger la douleur était faux. Je n’aimais pas particulièrement ça, mais c’était eux où moi. Ç’avait toujours était ça ici, mon séjour en prison me rendait seulement plus conscient de cette réalité. Le choix était simple, tu étais la proie ou le prédateur, et moi j’avais choisis mon camp depuis longtemps. Je me redressais, l’œil mauvais, cherchant à percer les ténèbres. Et ce que je vis me cloua sur place. Depuis combien de temps m’observait-elle ?

    « Leslie ? » ais-je marmonné, surpris.



Dernière édition par Joshua C. Turner le Jeu 11 Oct 2012 - 12:05, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Lun 13 Aoû 2012 - 12:33












Leslie secoua la tête, mais c'était trop tard, le mal était fait. Une centaine de popcorns était collée à sa chevelure, emmêlé dans ses longues boucles. Elle tira sur une sucrerie mais c'est plusieurs cheveux qu'elle arracha dans un petit cri de douleur. Elle détestait Joshua. Il était ingrat, détestable, pourri, laid, bref, c'était un monstre. Elle se leva du lit dans un bond et se faufila à grandes enjambés dans la salle de bains. Elle allait avoir besoin d'au moins cinq shampoings pour retrouver une coupe de cheveux normale. Elle prêta l'oreille au pas de Joshua, ce connard avait l'intention de fuir sans même s'excuser, il n'était pas question qu'elle le laisse partir comme ça, il lui avait assez fait de misère dans cette soirée. Leslie lâcha un soupir et lança plusieurs jurons, elle détestait avoir les cheveux sales, mais cette fois, elle ferait avec. Elle attrapa un short et l'enfila, faisant rentrer sa nuisette à l'intérieur. Elle attrapa la première paire de chaussures qu'elle trouva et l'enfila également. Elle aurait été parfaite dans un film d'horreur. Elle sortit de la salle de bains, furieuse et tomba nez à nez avec Freddie, son petit frère, le visage endormi, bafouillant qu'il avait croisé un homme sortir de la maison. Leslie leva les yeux au ciel et poussa son frère jusqu'à sa chambre où il retrouva avec plaisir la douceur de sa couette.


« Gardes le silence Fred, je m'occupe de ça. »


Leslie dévalisa les escaliers et mit le pied dehors en quelques secondes. L'air était frais et le vent vraiment froid, l'adolescente frissonna, mais ne recula pas pour autant. Elle ferma la porte derrière elle et s'avança dans le jardin, retrouvant son labrador. Elle adorait son chien. Il était plus petit que la taille moyenne d'un labrador. L'éleveur avait mis ça sur le compte du manque de lait et aussitôt c'est ce petit chiot que Leslie décida d'adopter. Il n'était pas méchant, loin de là, il était un peu fou comme animal, toujours présent pour jouer, pour embêter le monde et faire une connerie. Leslie caressa son chien nommé Crapule puis l'attrapa par le collier pour le faire rentrer, elle n'aimait pas qu'il dorme dehors la nuit, mais l'animal insista, la trainant vers la route. Il voulait sortir. Leslie haussa les épaules et décida de partir à la recherche de Joshua en compagnie de son chien, au moins, si elle ne le trouvait pas, elle ne serait pas sortie pour rien. Elle marcha une dizaine de minutes, suivi de près par Crapule, qui donnait régulièrement un coup de tête dans le mollet de la lycéenne. Le quartier dans lequel elle avançait ne lui plaisait pas trop. Il n'était absolument pas accueillant, il y avait des gens étranges, à moitié morts au bord de la route, des femmes dénudées et de nombreuses bouteilles en verre vides. Elle commençait à regretter d'être sorti et surtout de ne pas avoir pensé à prendre une veste, elle était gelée. Elle passa devant un homme assez mature qui la regardait étrangement, la reluquant de bas en haut à plusieurs reprises. Leslie garda une main sur la petite tête de Crapule et continua à avancer. Elle entendait au loin des voix qu'elle ne pouvait pas distinguer, elle pourrait peut-être se renseigner là-bas. En avançant, elle reconnut de loin la silhouette de Joshua. Il n'était pas seul, deux hommes étaient avec lui. Ils se battaient violemment et Leslie stoppa net sa marche, horrifiée par la scène qu'elle voyait. Elle n'avait surement pas assisté à tout, car déjà les deux hommes face à Joshua étaient dans un sale état. Le plus costaud des deux attrapa celui qui traînait au sol et s'éloigna rapidement. Leslie n'avait aucune idée de ce que leur avait fait Joshua, mais il n'avait pas fait dans la dentelle, il avait tout simplement ratatiné deux hommes plutôt bien baraqués. Elle s'avança doucement et Joshua se retourna, prêt à l'attaquer, faisant sursauter Leslie. Il la regarda d'un air étonné et souffla son prénom, surpris de la voir ici, surement. Il y eut un silence pendant quelques secondes. Leslie ne savait même pas quelle raison l'avait poussé à suivre Joshua, elle ne savait donc pas quoi lui répondre. Elle frissonna puis encore sous le choc, elle bafouilla quelques mots.


« Attends, c'est toi qui a fait ça ? »


L'adolescente connaissait déjà la réponse, bien sûr que c'était lui. Elle n'était pas en présence de n'importe qui mais bien de Joshua Turner. Elle se rendait compte qu'à quelques minutes à peine de son quartier, la vie était totalement différente. Elle était loin de son cocon familial rassurant et elle se rendait compte pourquoi son père tenait tant à la protéger elle et ses frères. Elle ne pouvait pas s'arrêter d'imaginer son petit frère dans une situation pareille, elle ne voudrait que jamais ça n'arrive, mais elle ne pouvait rien faire contre tout le mal de ce monde. Leslie arrêta de penser, elle était en train de disjoncter complètement, la fatigue, les nerfs et tout le reste cumulé à la présence de Joshua ne lui apportait rien de bon. De plus, elle était ridicule avec ses popcorns dans les cheveux, son short et le haut de sa nuisette. Elle avait simplement envie de rentrer chez elle et prendre un long bain. Leslie leva la tête en direction de Joshua et le regarda un instant avant de se parler à elle-même, suffisamment fort pour que le jeune homme l'entende.


« J'en ai assez vu, je rentre. Aller viens Crapule. »


Leslie se baissa pour câliner son chien puis se retourna sans regarder Joshua. Elle lança un regard dans la direction qu'elle devait prendre et commença à marcher. Elle n'avait pas envie de rester plus longtemps dans cet endroit. De plus elle n'avait aucune idée de l'heure qu'il pouvait être et elle ne devait pas tarder si elle voulait reprendre une apparence normale et dormir quelques heures avant de retourner en cours. Crapule aboya et Leslie tourna la tête furtivement pour connaitre la raison de cet aboiement soudain. Un homme la regardait avec un air suspect, il avait les bras tatoués de haut en bas et ne portait pas de teeshirt malgré le froid de la nuit. Avant même que Leslie ait pu penser à quoi que ce soit, il passa un bras autour d'elle et la serra contre lui, sortant un couteau de sa poche et le pointant vers la gorge de l'adolescente. Leslie pensa à son père qui l'avait mise en garde une centaine de fois, lui racontant plusieurs scénarios d'agression et lui donnant plusieurs techniques de défense, elle avait toujours pensé qu'il était paranoïaque, mais en visitant ce quartier, elle comprenait mieux pourquoi son père était si inquiet. En temps normal, elle était assez musclée et entrainé pour se défendre, mais avec la panique elle ne se rappelait d'aucun geste qu'elle devait faire. Elle tenta de desserrer l'emprise de l'homme autour de son cou pour essayer de respirer, mais il la tenait trop fort. Crapule quant à lui était en train de lécher le mollet de sa propriétaire, pensant surement à un jeu. L'adolescente bougea dans tous les sens pour se libérer de l'emprise de l'inconnu alors qu'il commençait à défaire la nuisette qui lui servait de teeshirt. Elle n'avait aucun contrôle de la situation, le seul qui pouvait l'aider était Joshua, mais il était surement déjà loin et même s'il était proche, Leslie était prête à parier qu'il ne l'aiderait pas, pire, il s'amuserait de la situation.






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C'est véridique chez la jeunesse, y'a plus une once de rêve.
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MessageSujet: Re: Un blaireau dans la mare ♦ Joshua   Jeu 11 Oct 2012 - 14:13

  • Mais qu'est-ce qu'elle foutait là ? J'ai cligné plusieurs fois des yeux, en me demandant si j'avais pas pris un coup de trop sur la tête. Mais non, y'avait pas à dire, elle était vraiment là. J'ai ouvert la bouche pour dire quelque chose, qu'elle m'explique pourquoi elle m'avait suivit dans le quartier le plus mal famé de la région, en pleine nuit. Mais, évidement, elle m'a coupé la parole. Elle avait l'air ... atterrée. Mi-frissonnante, mi-bafouillante, elle marmonna :

    « Attends, c'est toi qui a fait ça ? »


    Non. Ben non, c'est le père noël bien sur. J'ai haussé un sourcil sans rien dire. Qu'est-ce que j'aurais pu lui répondre de toute façon, hein ? J'ai levé une main pour me gratter la nuque. Oui, c'est moi qui est fait ça. Évidement. Et alors quoi ? Qu'est-ce que tu vas faire ? Appeler les flics ? M'engueuler ? Sans déconner. T'es pas ma mère, va jouer les chochottes plus loin. C'est pas ton monde ici. Je me suis défendus. C'était eux ou moi, j'ai choisis d'me sauver moi. Qu'est-ce que j'aurais du faire, hein ? Les laisser m'tabasser à mort ? Mais ... et alors dis voir, qu'est-ce qui ce serait passé à ton avis ? Quand tu serais arrivée, à moitié à poil, que moi j'aurais été en train d'agoniser par-terre, et que les deux autres brutes auraient été en train d'me vider les poches ? Qu'est-ce qui te serrais arrivé, à toi pauvre petite fille ? Moi je l'sais. Et tout c'que je peux t'dire, c'est qu'ils se s'raient probablement bien amusé : à tes dépends, évidement. Moi je l'sais, mais toi tu es juste choquée. Parce que tu te dis que j'ai cogné des types comme ça, pour le plaisir, et peut-être même que tu penses que finalement, je suis vraiment un con, qui ne vit que pour taper sur les autres. Mais tu as faux, putain tu as faux sur toute la ligne, comme d'habitude ! Et d'ailleurs je n'ai pas besoin d'me justifier, surtout pas auprès d'toi, merde !

    « J'en ai assez vu, je rentre. Aller viens Crapule. »


    J'étais en colère maintenant, j'veux dire, les deux autres guignols que j'avais étalés m'avaient saoulés, c'est clair. Mais là, grâce à Leslie et à son air hautain et choqué, j'avais vraiment la rage. Il lui prenait quoi à elle de m'juger comme ça putain ? C'est ça ouais, vas-y barre toi. Voilà c'que j'ai pensé, tandis que je serrais les poings en fusillant son dos du regard. J'vous jure. En fait j'crois qu'elle m'avait déçut. C'est certainement ça qui m'faisait écumer comme ça, je voyais pas d'où pouvait provenir toute cette hargne autrement. Ce soir, elle m'avait montré que je m'étais trompé. Que je m'étais vraiment planté sur son compte, j'avais commencé à la trouver ... j'sais pas moi, sympa. Elle était pas con. Je pensais du moins. Moi j'avais pas été correct, mais elle avait comprit j'crois. J'croyais qu'elle pensait pas comme tous ces clowns. Mais en fait si. Elle était méprisante parce que j'avais cassé la gueule à deux mecs. La belle affaire ! Mais merde sans déconner ! Leslie va t'faire foutre ! J'ai soufflé longuement par le nez en essayant de me calmer. Rien à faire. J'ai finis par détourner le regard. J'allais pas la suivre des yeux comme un toutou quand même ? Josh, tes affaires t'attendent, bouge toi. J'y arrivais plus. Personne m'avait regardé comme ça depuis longtemps. J'avais oublié. J'ai shooté dans une bouteille vide à mes pieds, elle est allée s'exploser contre le mur d'en face. Je me sentais assez d'énergie pour aller casser la gueule à tous les salopards du quartier. Fallait vraiment que j’évacue. Fallait ...

    J'étais tellement plongé dans mes pensées, que j'avais rien vu venir. Mais un aboiement m'a sorti de ma rêverie, passez moi l'expression. J'ai sursauté et tourné la tête en direction du bruit. C'est le labrador de Leslie. Il trépignait, il aboyait, je crois qu'il jouait. J'ai faillis me détourner, je vous jure, j'ai faillis m'en aller, mais à la seconde où j'ai levé le pied pour partir. Je me suis rendu compte qu'il y'a un problème. Je me suis rendus compte qu'il était tout seul. J'ai plissé les yeux en scrutant la pénombre. Et je les ais vu. Leslie ne s'était pas volatilisée comme je l'avais crains. Non elle avait fait mieux que ça. Beaucoup mieux que ça. Elle avait réussit à attirer l'attention d'un des mecs pas louche qui zonaient là. Tout dabord je remarquée qu'il le tenait serrée contre lui. Mais une autre chose attira mon regard, l'éclat d'une lame pointée sur la gorge de Leslie. Ce qui ne me plu pas, mais alors pas du tout. J'ai plongé la main dans ma poche avant de me saisir du couteau à cran d'arrêt. J'ai commencé à marcher dans leur direction. Mes doigts crispés sur le manche, les sourcils froncés, mâchoires serrées. Leslie c'était comme une casserole, non ne riez pas, laissez moi finir. Une casserole de lait posée sur le feu. Tu la quittais des yeux juste une seconde, et ça débordait, ça partait n'importe comment. Mais là je crois qu'elle n'aurait pas pu faire pire.

    Ce type, je l'avais déjà vu plusieurs fois. Des tatouages pareils, tu peux pas les oublier. C'est impossible. Plus tape à l’œil tu meurs. Quand je suis arrivé à leur niveau, il en était à passer les mains sous sa nuisette. Je n'ai pas pu me retenir.

    « Salut mec, ça roule pour toi à c'que j'vois.. » j'ai dis, avec un grand sourire.

    Il s'est interrompu et m'a regardé comme si je sortais d'une boîte. Puis son visage s'est crispé alors qu'il m'ordonnait de foutre le camps. J'ai souris encore plus, en secouant tout doucement la tête. Non.

    « Va falloir être plus convainquant si tu veux vraiment que j'dégage. »


    Jouer au héro. J'étais putain d'en train de jouer au héro pour la tirer elle de la galère dans laquelle elle s'était foutue toute seule en plus.. Mr. Muscle a dû remarquer que je la regardais avec un peu trop d'attention, parcequ'au lieu de la lâcher, il a serrer encore plus fort autour du coup de Leslie. Et il a commencé à rire comme le con qu'il était.

    « Quoi ? C'est elle que tu veux ? fais comme tout le monde, et t'attends ton tours. » il a grogné, en lui bavant sur la joue.

    Je l'ai regardé d'un air blasé, un sourcil arqué pour marquer mon désarrois. J'ai finalement soupiré, et fait mine de me détourner. Mais au dernier moment, je lui ais décoché un grand coup de poing en pleine gueule. Juste là, à quelques centimètres du visage de Leslie. Le type, en a lâché son couteau, entaillant du même coup, la gorge de Leslie. Le sang rouge se mit à couler de la plaie. Je n'eus pas le temps de vérifier si la blessure était superficielle ou non. La grosse brute l'avait finalement lâchée, et se pinçait l'arrête du nez de deux doigts en reniflant bruyamment. Ben ouais mon pote, t'es en train d'te vider d'ton sang par le pif. Embêtant hein ? Il y a eu un sale gargouillis pendant qu'il écartait brutalement Leslie de lui, la faisait rouler à terre. Son clebs n'en pouvait plus d'aboyer, en tout cas moi j'en pouvais plus de l'entendre, et il sautait sur sa maîtresse en lui donnant des coups de museau. Il pensait très certainement que nous venions d'inventer un nouveau jeu, et s'enthousiasmait à cette idée.

    Le coup est venu de nul part. J'étais trop occupé à observer Leslie et son chien. Je n'avais pas entendus le grognement sourd qu'il avait poussé, tout comme j'avais pas entendus le murmure plein de hargne qui avait suivit : tu vas me le payer. Et ça, je voulais bien le croire. Le coup fût si violent que ma tête partie sur la gauche. Je me massais la joue droite, complétement désorienté, j'observais mes doigts ... poissés de sang. Des petits poings noirs obscurcissaient ma vue tandis que je titubais. Du coin de l'oeil je constatais avec horreur qu'il avait récupéré le couteau. Et il ne mit pas longtemps à s'en servir, m'atteignant en plein dans le ventre : une grande coupure, qui déchira mon t-shirt de la base du coup jusqu'à la ceinture. Un cri m'échappa tandis qu'il enchainait avec un uppercut, en plein dans le ventre. Cherchant vainement à respirer, je me sentais, comme un poisson hors de l'eau. Je m'appuyais contre ce que je crus reconnaître comme étant un arbre. L'écorce rugueuse écorcha mon autre joue. Je me redressais. Mon couteau, où était le couteau. Je l'avais laissé tomber mais où ? Je ne voyais rien. Je me suis mis à tousser. C'est alors que je l'ai vu se baisser, j'ai sauté sur l'occasion, littéralement, mobilisant mes dernières forces j'ai agrippé le tronc, et lui ait balancé un coup de pied dans la jugulaire, qu'il le fit reculer. Je tournais sur moi même, et pris mon élan pour lui envoyer mon coude en plein dans l'estomac. Je lui pris le couteau des mains, et j'aurais pu, j'aurais dû en rester là, mais je n'ai pas pu, ce con à refermé ses doigts sur ma gorge, et j'ai paniqué. J'savais plus où j'en étais, je lui ais planté le couteau dans la cuisse. Ce qui lui a arraché un hurlement de douleur.

    Je retirais la lame, la lame trop rouge. Prenant toute la mesure de ce que j'avais fait. L'homme continuait de gueuler comme un possédé, ce qui ne faisait qu'accentuer ma peur, qu'accroître mon stresse, j'arrivais plus à respirer, à penser. Il fallait qu'il se taise, alors je lui ais décoché un violent, et dernier coup de pied dans la tête, qui le fit taire. Je lâchais le couteau, qui vint se planter dans la terre meuble qui entourait les racines de l'arbre. J'étais pris de haut le cœur, mais j'espérais que je n'allais pas m'évanouir. Pas maintenant, pas tout de suite, d'abord, il fallait que je fuis. Et vite, avant que quelqu'un n'appelle les flics. Mes pensées s'embrouillaient. Je ne savais plus où j'en étais, et mon visage saignait abondamment. Je me suis penché sur Leslie, je voulais m'accroupir, j'crois que c'est ça, mais j'suis tombé. Là, à genoux. J'étais vraiment pas bien. Ma respiration était hachée. Et c'est entre deux inspirations que je lui ais demandé :

    « Ton cou, ça saigne beaucoup ? ça va ? »


    J'ai touché pour voir, mais avec mes paumes déjà toutes dégoulinantes de sang, je ne pouvais pas sentir grand chose. J'avais eu peur. J'avais agis comme ça parce que j'avais eu la trouille. Pour elle ?
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Un blaireau dans la mare ♦ Joshua

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