Nous préparons la
VERSION 3
WSA FOREVER ♥️

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 ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER

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MessageSujet: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Mar 7 Aoû 2012 - 22:41




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »







Propre et habillé, un papier dans la main, un livre dans l’autre, Jensen sortit de sa chambre et descendit les marches de l’escalier quatre par quatre. Pour une fois il avait programmé son réveil un samedi matin et s’était même levé au son mécanique des « bip-bip-bip-bip » avec entrain. Aujourd’hui n’était pas n’importe quel jour ordinaire …

Flash Back


La clé glissa dans la serrure, Jensen lui fit effectuer un tour complet, puis un second, par sécurité. La journée de boulot venait de se finir et comme toujours, il était le dernier à sortir. L’encrage du nouveau numéro était presque terminé et le jeune homme avait déjà l’esprit empli d’idées pour de prochains personnages. La petite boutique était plongée dans le noir, Jensen croisa son reflet dans la vitrine une fraction de seconde avant de se tourner vers la rue. Son nouveau logement n’était qu’à deux pâtés de maisons ce qui était plutôt agréable, car cela favorisait les ballades dans le quartier et du coup Jensen s’imprégnait peu à peu des lieux qui rythmeraient sa nouvelle vie.

“Come up to meet you, tell you I'm sorry, you don't know how lovely you are, I had to find you, tell you I need you, tell you I set you apart. Tell me your secrets and ask me your questions, oh let's go back to the start, running in circles, coming up tails, heads are a science apart. Nobody said it was easy, it's such a shame for us to part, nobody said it was easy, no one ever said it would be this hard. Oh take me back to the start …”

La voix de Chris Martin accaparait toute la tête de Jensen qui ne se pressait pour rentrer. Le cadran et les aiguilles de sa montre affichaient 21h32, à cette heure on comprenait mieux pourquoi il n’y avait plus personne dans la rue, du moins … pas dans celle-ci. Tous les magasins étaient fermés et la jeunesse de Middle Fawkes devait certainement trainer dans les bars à cette heure-là, en attendant qu’il fasse nuit noir pour faire la fête. Le brun eu une pensée pour la plus jeune de ses sœurs, Zelda, qui devait être dans ce cas-là actuellement.

Devant lui, à quelques mètres Jensen remarqua un tract a même le sol. Une poubelle n’était pas loin le jeune homme décida donc de faire sa BA écolo du jour en le ramassant. Une fois en main Jensen le parcourut rapidement du regard. On pouvait y lire :

Séance de dédicace du roman d’Anthony B. Maxwell
Les beaux yeux de Caitlin O'Conner

Le samedi 23 Juillet à 10h
A la librairie de Middel Fawkes
74 wilmore street

Venez nombreux rencontrer l’auteur


Tout d’un coup un incroyable sourire s’incrusta sur les lèvres du jeune homme. Ce nom et ce titre, Jensen les connaissait tout deux puisque le roman ornait parmi quelques autres dans l’étagère de sa chambre et faisait depuis parti de ses œuvres favorites. Et la bonne nouvelle était que la dédicace aurait lieu le lendemain matin, son jour de repos.

Fin du Flash Back


… arrivé au rez-de-chaussée Jensen se dirigeât vers la cuisine qu’il trouva vide. Ses deux sœurs devaient certainement encore dormir. Les grasses matinées du samedi étaient devenues un véritable rituel dans la famille Bush. Après avoir lancé la machine à expresso What else ? Jensen alla rapidement dans le bureau de Rebecca, attrapa un post-it ou il y griffonna un mot à l’intention des occupantes de la maison à propos de son escapade littéraire, et retourna sur ses pas. Il colla le petit papier vert fluo sur le réfrigérateur, se servit une tasse de café, l’avala d’une traite en se brulant la langue au passage. Lorsqu’il sortit enfin il était 9h27 et le chemin à parcourir pour aller jusqu’à la librairie prenait environ 35min, autrement dit il était déjà en retard. * Quel intérêt de faire sonner ton réveil quand tu arrives malgré tout à être à la bourre ? * se serina-t-il mentalement alors qu’il avançait à présent au pas de course. Le brun se dépêcha mais n’arriva pas à rattraper le temps perdu. Lorsqu’il arriva enfin devant la librairie, elle était déjà noire de monde …







Dernière édition par Jensen Bush le Ven 9 Nov 2012 - 18:07, édité 12 fois
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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Mer 8 Aoû 2012 - 9:16




When two authors meet...

Bip – Bip – Bip – Bip – Bip...
Anthony lâcha un grognement et cogna sur son réveil qui trônait sur sa table de nuit pour stopper cet incessant vacarme. Puis, il s'assit sur le lit, les jambes écartés et se frottait le visage. Il regarda l'heure. Neuf heures. Généralement, à cette heure-ci, il dormait encore rendant son réveil bien difficile. Seulement, aujourd'hui, il était impératif qu'il se lève.
Vivant maintenant à Middle Fawkes, tout avait été organisé pour qu'il y ait lieu une séance de dédidace de son tout dernier roman, Les beaux yeux de Caitlin O'Conner, ici-même. Ses éditeurs profitaient pleinement de sa nouvelle situation. Ils lui disaient que, de cette façon, il attirerait l'attention de nouveaux lecteurs et que c'était beaucoup à son avantage. Par contre ce qu'ils ne disaient pas c'était que cela accommodait leur porte-monnaie. Même s'il était maintenant à l'abri du besoin avec ses derniers romans qui s'étaient vendus comme des petits pains, ses éditeurs se faisaient beaucoup plus d'argent que lui ! De vrais hypocrites ! Néanmoins, il se tenait à carreau et se gardait bien de se les mettre à dos. C'était tout de même grâce à eux qu'il réussissait. Il s'était battu déjà avec son premier éditeur et l'avait amèrement regretté. Il voulait vivre de ce qu'il écrivait alors il devait vivre avec cette bande de cons qui l'harcelaient. Déjà, Caitlin était à peine imprimé et, déjà, il devait se remettre à écrire. Ils lui avaient donné un an pour leur pondre un nouveau roman. Il n'avait pas le temps de faire une pause.
Bref. Sa journée avait déjà mal commencé. Il s'était à peine réveillé qu'il marmonnait déjà contre ces pauvres connards. Il valait mieux prendre une douche au plus vite pour se calmer puis boire un bon café. En jetant un œil à son réveil, il se rendit compte qu'il avait déjà perdu cinq minutes de son temps pour se préparer pour la séance. Dans exactement cinquante-cinq minutes, il était censé être à la librairie de Middle Fawkes pour signer ses dédicaces. Vu la rapidité qu'il prenait pour se préparer, il devrait prendre sa moto et garder la voiture bien au chaud au garage. De cette façon, il pourra se faufiler parmi les automobiles et arriver à l'heure.

Trente-cinq minutes plus tard, Anthony enfourchait sa moto. Il prit le temps de mettre son casque et de s'assurer qu'il était bien mis puis il mit le contact. Il se laissa emporter au loin par le doux ronronnement du moteur et démarra pour accélérer jusqu'à la vitesse limitée. Il adorait monter à moto, parfois même, c'était de cette façon qu'il se détendait. Il faisait alors de longues promenades en caracolant sur son engin.
Il mit dix minutes à arriver à destination. Il put observer qu'il y avait déjà foule devant les portes de la librairie et il se gara à l'arrière du bâtiment. Il passerait par derrière. De cette façon, ça lui éviterait de casser la gueule à un « fan » qui lui dirait des propos pas très flatteurs. Ayant déjà vécu cette expérience plusieurs fois, il pouvait assurer avec certitude qu'il y en avait toujours un parmi ces gens. Assis derrière un amoncellement de ses romans, un stylo à la main, il arrivait mieux à se contrôler. A l'intérieur de cette librairie, il jouerait le rôle du parfait écrivain.
Il passa par la porte de derrière. Par chance, elle était ouverte. Le libraire l'accueillit d'une poignée de main chaleureuse qu'il rendit avec un sourire. Ensuite, il le suivit à l'intérieur pour s'installer et se préparer à la séance qui s'annonçait longue.

Une heure et demie plus tard. Anthony était toujours assis à sa table à voir ses lecteurs se suivre les uns après les autres. Il gardait toujours ce sourire sur son visage pour paraître aimable aux yeux de tous ces gens qui avaient eu le courage d'attendre aussi longtemps. Pourtant, il n'avait envie d'une seule chose : se casser de cet endroit. Il était comme un robot qui demandait machinalement à chaque nouvelle personne "C'est au nom de ?". Naturellement, on lui répondait et il signait toujours la même chose :

Pour Untel,
Anthony Maxwell

Quel ennui ! Ils étaient tous les mêmes ! Toute cette mascarade n'était qu'une occasion pour eux de se vanter auprès de ses amis, de sa famille autour d'un café, sur son mur Facebook ou même sur Twitter. Il voulait rencontrer une personne qui s'intéressait réellement à son travail, pas des groupies intéressées.
Le jeune trentenaire dit au revoir à la jeune fille à qui il venait de dédicacer pour la millième fois son roman. Alors, il scruta l'homme qui arriva face à lui. Par le comportement de ce dernier, il devina tout de suite qu'il avait enfin trouvé cette personne différente qu'il attendait tant, qui lui donnerait le courage de continuer dans toute cette hypocrisie. Il prit un livre et posa automatiquement cette fameuse question. "C'est au nom de ?"
Quelle ne fut pas sa surprise quand l'homme lui demanda une dédicace personnalisé. À ce ton, il semblait avoir peur d'en demander trop. Au moins, quelqu'un le comprenait ici. Même le libraire s'en fichait complètement de lui, il faisait son chiffre d'affaire du mois en une seule matinée. "Oui bien sûr pas de souci. Qu'est-ce que vous souhaitez ?"
Ce gars-là, il lui plaisait bien pour le moment. D'ailleurs, on dirait qu'il avait encore plein de choses à lui dire. On pouvait lire cela dans ses yeux.


Anthony B. Maxwell & Jensen Bush

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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Mer 8 Aoû 2012 - 12:24




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Jensen eu bien du mal à entrer dans la librairie, il dû jouer des mains et des coudes pour trouver une place où il pourrait attendre tranquillement son tour. Un peu plus et on se serait cru dans le métro New Yorkais, presque toutes les caractéristiques étaient rassemblées il fallait dire : 1) le brouhaha des personnes discutant dans un espace confiné 2) la chaleur corporelle qui émanait d’ici 3) l’absence de visibilité autour de soi. Le jeune homme était surpris de voir la cote de popularité de l’écrivain si haute, bien sûr il le méritait et Jensen se réjouissait pour ça, Anthony Maxwell avait un talent prometteur.

Ahhhhh ! Hurla une voix stridente de midinette Il est tellement hot ! T’as vu ? Son amie à côté d’elle hochait furieusement sa tête rougissante en émettant des couinements étranges que Jensen pris pour une approbation.

L’engouement qui se tramait ici était digne d’une file de concert remplie de groupies et Jensen se désespérait un peu de voir que le nombre de fan surexcitées dépassait la moyenne pour une petite ville telle que Middle Fawkes. Il y avait de quoi se sentir un peu perdu …

Les gens portant leur nouveau livre singé se succédaient direction la sortie dans une lenteur un peu fictive régit certainement par l’impatience de Jensen. Le temps semblait toujours plus long lorsqu’on approchait du but, non ? Toutefois le dessinateur prenait soin d’utiliser chaque minute à bon escient en cherchant ce qu’il allait dire à l’auteur lorsqu’il serait enfin l’un en face de l’autre. Jensen craignait d’être trop banal en expliquant qu’il avait lu toutes ses livres et qu’il les avait adorés, même si c’était la vérité. Ce type de phrase tout faite A.Maxwell devait les entendre à longueur de journée et même s’il ne restait qu’un lecteur parmi les autres, Jensen souhaitait se démarquer un peu plus dans la foule auprès de l’écrivain, afin de démonter son intérêt pour son travail d’écriture. Lui aussi savait les nuits blanches que cela prenait de crée un fil conducteur et de mener une histoire jusqu’à la fin. Jensen se rendait compte qu’à chaque œuvre achevée on y laissait un peu de soi. Leur travail n’était pas si déférent que cela au final, même si Jensen préférait faire vivre ses personnages en forme et en couleur plutôt que par des mots.

Tant de question lui brulait les lèvres, il avait envie tel un journaliste d’investigation de connaitre les motivations d’A. Maxwell, comme celle l’ayant poussé à commencer l’écriture, quelle était ses références stylistiques, pourquoi dans chacun de ses livres l’un de ses personnage ne parvenait pas à l’happy end, etc. … mais il n’en aurait certainement jamais l’occasion. D’abords parce que le temps accordé à chaque dédicace ne devait pas dépasser plus d’une minute et ensuite parce qu’il n’oserait pas, pas de cette manière si impersonnelle, 2 minutes c’était mieux que rien mais pire que tout. Il n’espérait bien plus qu’un rapide « Hello ! Regardez-moi j’existe et je lis vos livres », naïvement Jensen rêvait d’un véritable échange.

C'est au nom de ?

La voix qui venait de prononcer ces quelques mots était à la fois rauque et chaleureuse. Jensen le regarda pour la première fois autrement que sur du papier brillant – car l’homme avait sa photo imprimer sur la quatrième de couverture de ses livres. Il offrit à l’auteur un sourire mi-idiot mi-gêné dont il avait le secret. A force d’être plongé dans ses pensées et de n’en plus sortir le tour de Jensen était arrivé bien plus vite qu’il ne l’avait imaginé. Et au final après avoir réfléchit à ce qu’il ne faudrait pas dire, il ne savait toujours pas ce qu’il allait demander à l’écrivain. Trop tard pour cogiter, Jensen se lança :

Je peux avoir une dédicace un peu spéciale ?

Oui bien sûr pas de souci. Qu'est-ce que vous souhaitez ?
répondit l’homme agréablement surpris, si Jensen en croyait son sourire quelque peu différent de la seconde précédente.

23 Juillet 2012. Ce jour est celui de notre rencontre. « Il a suffi d’une unique seconde, lorsque nos regards se sont croisés pour comprendre qu’un lien indéfectible et amical nous unissait ». fit le jeune homme de 27ans en marquant une pause. Mon prénom c'est Jensen

C’était sorti tout seul : la date d’aujourd’hui, ce qu’elle représentait pour lui, agrémentée d’un extrait de son roman précédent que Jensen tenait dans sa main droite depuis le début. Il connaissait pas mal de passages par cœur pour ne pas dire tous … et celui-ci s’apprêtait tout à fait à ce que le dessinateur espérait de cette entrevue. Tant pis si cela paraissait un peu prétentieux sur le coup. Il ne tarderait pas à savoir comment l’auteur allait réagir …







Dernière édition par Jensen Bush le Lun 5 Nov 2012 - 18:48, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Jeu 9 Aoû 2012 - 7:03




When two authors meet...

Anthony regardait l'homme en face de lui, intrigué. Il avait grande hâte de savoir ce qu'il avait bien pu préparer comme dédicace. Il lui sembla d'ailleurs que cela faisait une éternité qu'il attendait une réponse de sa part. Pourtant il savait que c'était cette l'éprouvante matinée qui avait surchauffé son cerveau. Ceci avait dû détériorer toute sa notion du temps sans compter que l'heure du déjeuner approchait mais qu'il allait sûrement rester coincé ici jusqu'à midi et demie environ. Du moins, c'était ce qu'il en jugeait d'après le nombre de personnes qu'il y avait encore.

"23 juillet 2012. Ce jour est celui de notre rencontre. « Il a suffi d'une unique seconde, lorsque nos regards se sont croisés pour comprendre qu'un indéfectible et amical lien nous unissait. »" La date de ce jour, ce qu'elle signifie pour lui suivi d'une phrase extraite de son roman. L'auteur ne put qu'en être encore plus surpris. C'était très intelligent de la part de cet homme. Pourtant, cette dédicace ne semblait pas avoir été longuement réfléchi. Cela avait été dit dans un ton si naturel et décontracté. Alors, il était plutôt d'une certaine créativité et d'originalité si c'était le cas. N'empêche que l'écrivain était tout à fait épaté. Voilà quelqu'un d'intéressant, se disait-il.
Puis, il reprit. "Mon prénom c'est Jensen." Oui c'était vrai qu'il n'avait pas mentionné son nom. Il fixa donc Jensen du regard et songea enfin qu'il était censé écrire ceci. Alors, il prit le livre et inscrivit ce charmant message. Néanmoins, il voulut aller plus loin en personnalisant lui aussi cette dédicace. Après tout, Jensen le méritait bien. Il restait juste à espérer que cela ne le dérange pour le moins du monde. D'une écriture fine et soignée, il avait écrit ceci :

23 juillet 2012. Ce jour est celui de notre rencontre, Jensen, et il sera à jamais gravé dans ma mémoire. « Il a suffi d'une unique seconde, lorsque nos regards se sont croisés pour comprendre qu'un indéfectible et amical lien nous unissait. »
Anthony Maxwell

Il referma le livre avec précaution et le tendit à son propriétaire, lui souriant toujours chaleureusement. Il le fixa de nouveau dans les yeux et put y voir son étonnement. Il avait sûrement remarqué cette petite personnalisation. Ceci le rassura. Il lui avait visiblement fait plaisir mais trouvait bien maigre ce plaisir par rapport au sien. Il ne pouvait se douter combien il était heureux de le rencontrer. Cependant, il crut entendre un remerciement des plus satisfaits
Brusquement, il réalisa qu'il y avait encore une multitude de personnes en attente. Il avait déjà dû consacré deux bonnes minutes entières à Jensen. Pourtant, il ne voulait pas en finir là. Il aurait aimé discuter avec lui plus longuement.
Une pensée l'assaillit. Tout le monde ici présent devait habiter la charmante ville de Middle Fawkes. Ce ne serait pas de chance qu'il ne fasse aucune parti de ces habitants. Puis, il ne connaissait pas vraiment quelqu'un ici. Il fallait qu'ils se revoient tous les deux.
Tout en sachant qu'il allait prendre encore une minute de plus, voire deux peut-être, il prit le risque de continuer à lui parler. Il se pencha un peu plus vers l'homme et murmura, il l'espérait, assez fort pour qu'il puisse le comprendre dans le brouhaha de la librairie. « On ne pourrait pas se voir plus tard. Je tiens à discuter avec vous, Jensen. Mais j'en ai encore pour une heure je crois. »
Un groupe de filles derrière commença à se plaindre du temps que prenait Jensen avec lui. Anthony était dégoûté d'entendre une jeune morveuse l'insulter de la sorte. Il était sûrement le seul ici à respecter réellement son travail. Manquer de respect envers Jensen allait donc dans le même sens que manquer de respect à lui, Anthony Bolton Maxwell.
Il se crispa sur sa chaise et serra très fort le stylo dans sa main. Ne pas craquer. Il devait garder son calme, rester cool, rester zen. Heureusement, Jensen lui répondit ce qui lui permit de se consacrer de nouveau à lui et oublier ce petit problème. De toute manière, il devrait se montrer aimable envers cette chieuse. Il était tout de même d'accord sur un point avec ses éditeurs : l'image dont se faisait de lui était important car si les gens ne vous aiment pas, ils n'aiment pas votre œuvre non plus.


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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Jeu 9 Aoû 2012 - 15:43




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




L’homme le fixa un instant après qu’il eut parlé, Jensen, peu perspicace de nature, ne sachant s’il fallait connoter ce comportement comme positif ou non, il pencha pour la seconde hypothèse. L’effet qu’il avait voulu produire sur l’auteur pour sortir un peu du lot avait l’air d’être tombé à l’eau. D’un œil curieux Jensen observait chacune des lettres qu’Anthony consignait sur la page bien que en toute logique le message laissé serait le même qu’il lui avait dicté * Quoi ? * s’exclama intérieurement Jensen. Le stylo de l’écrivain poursuivait son chemin en y ajoutant de nouveau mots. A la fin, Jensen pu déchiffrer l’écriture qu’il voyait à l’envers :

« Ce jour est celui de notre rencontre, Jensen, et il sera à jamais gravé dans ma mémoire. »

Difficile de décrire ce que Jensen pouvait bien ressentir à ce moment-là si ce n’était qu’une immense joie. La réaction de l’auteur dépassait toutes ses espérances et bien plus encore. Tandis que Jensen songeait à tout cela, Anthony Maxwell était en train de refermer l’ouvrage qu’il tendit ensuite à Jensen, ce dernier le prit aussi délicatement que s’il s’était agi là d’une minuscule plume, fragile comme du verre. Jensen le remerciât du mieux qu’il put. C’était peut être fou mais il se sentait vraiment proche de l’auteur après avoir lu sa dédicace si personnelle pour des quasi inconnu et c’était pour cela que ça ne pouvait pas s’achevé comme ça. Il fallait qu’ils se revoient. Mais comment ? Dans l’esprit de Jensen il était logique qu’Anthony fût seulement de passage à Middle Fawkes et qu’il parte surement le soir même. Jensen se désespérait déjà de devoir s’en aller, laisser son tour, sans se retourner. C’est à cet instant même de résignation que l’impensable se produisit. L’écrivain reprit la parole de manière plus confidentiel, Jensen l’entendit à mi-mots prononcer ces trois petites phrases :

On ne pourrait pas se voir plus tard. Je tiens à discuter avec vous, Jensen. Mais j'en ai encore pour une heure je crois.

Mon temps n’est pas compté. Répondit Jensen du tact au tact sur un timbre bas de voix pour conserver le caractère un peu secret de cette conversation entre deux hommes de passion. Retrouvons nous au Tommy’s Diner c’est un café sympa où on pourra également luncher. Il se trouve un peu plus haut sur Maddison Avenue, vous verrez on ne peut pas le rater.

Jensen espérait évidemment que cette proposition lui conviendrait mais n’eut toutefois pas le loisir de le vérifier sur place car derrière lui, une fille plus jeune que lui d’une dizaine d’années, trépignait telle une enfant capricieuse. Le tempérament concilient de Jensen le poussa à écourter son dialogue avec l’écrivain afin de le mieux le reprendre plus tard, au calme, loin de cette jungle vrombissante. Jensen adressa un signe de la main à Anthony en guise de confirmation de rendez-vous et se poussa définitivement de devant la table de dédicasse.

Ce n’est pas trop tôt …

Persiffla la brunette qui s’empressa de prendre sa place. Jensen ne put retenir plus longtemps un soupir, ce genre de filles il les avait bien connus au lycée, le genre qui pensait que tout leur était dû et mérité. Pour elle le monde devait leur être servit sur un plateau d’argent. Avant de réagir sous le coup de l’agacement Jensen se dirigeât en direction de la porte. La sortie à l’extérieur fut comme un grand bol d’air frais tellement il s’était senti étriquer au sein de la librairie. Ce n’est que là que Jensen remarqua que le trottoir n’était pas vide, la queue continuait jusque dehors et elle n’était pas courte. Il souhaitait bien du courage à Anthony car il n’obtiendrait pas sa pause déjeuner avant midi et demi.

Le dessinateur remonta la rue, il ne lui fallait pas trop trainer s’il espérait réserver une place pour lui et l’écrivain au Tommy’s Diner. Ce petit café était très apprécié par les étudiants de l’université, il risquait donc d’être très vite complet. L’avantage du centre-ville était que tout était à proximité et Jensen ne mit pas longtemps à arriver à destination. Là-bas, il fut accueilli par la voix de crooneur d’Otis Redding.


Jensen trouva une place sur un des tabourets en vinyle bleu turquoise. Des serveuses montées sur de vieux patins à roulettes déambulaient dans le café avec grâce et facilité pour servirent les commandes. Il récupéra la carte devant lui et parcouru le menu des yeux, il ne comptait plus le nombre exact de fois où il était venu depuis son arrivée ici. A la première occasion, c’était Zelda, sa petite sœur qui l’y avait trainé et elle avait eue raison. En tant que dessinateur de comics strips Jensen se sentait complément à son aise dans un décor des années 50’s. D’ailleurs il trouvait souvent l’inspiration dans cet endroit pour ses BD alors parfois il venait ici juste pour croquer ses illustrations.






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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Jeu 9 Aoû 2012 - 19:11




When two authors meet...

« Mon temps n’est pas compté. Retrouvons nous au Tommy’s Diner c’est un café sympa où on pourra également luncher. Il se trouve un peu plus haut sur Madison Avenue, vous verrez on ne peut pas le rater. » Ces paroles se radotaient sans cesse dans l'esprit d'Anthony. Il essayait de les retenir mot pour mot ce qui n'était pas très aisé avec la petite peste à qui il allait devoir faire face juste après. Ayant gardé les mots clés, Tommy's Dinner et Madison Avenue à l'esprit, il n'eut pas le temps de répondre à l'invitation. Il avait repris ses esprits juste à temps pour voir l'homme lui faire un geste de la main qui semblait confirmer ce rendez-vous et le voir s'en aller.
« Ce n'est pas trop tôt ». La petite brunette qui l'exaspérait depuis un bon moment déjà se montrait de plus en plus aimable apparemment. Néanmoins, il ne répondit pas à son antipathie et se forgea ce sourire manquant de sincérité qu'il devait avoir dans des moments pareils. Il serait dommage que sa carrière puisse s'écrouler par un malheureux incident. Puis, il renouvela ses automatismes. « C'est au nom de ? » Et cela pendant près d'une heure...

Anthony sortit de la librairie par la porte de derrière et lâcha un soupir de fatigue et d'agacement. Quelques heures plus tôt, il avait laissé sa moto à l'arrière de la bâtisse en raison de la foule qui était déjà présente pour sa séance de dédicace et, comme il l'avait prévu, ça avait été un vrai calvaire. Heureusement, il avait rencontré cet homme, Jensen, qu'il était censé retrouver au Tommy's machin-chose. Serait-il au rendez-vous ?
L'écrivain jeta un œil à sa montre. Il était midi et trente-cinq minutes passées c'est-à-dire qu'il était temps qu'il se hisse sur sa moto afin de remonter Madison Avenue. Il trouverait bien cet endroit en chemin, à ce qu'il avait compris il était difficile de le louper.

À peine faisait-il cinq minutes qu'il roulait sur Madison Avenue qu'il repéra le Tommy's Dinner. Il se gara face au bâtiment et enleva son casque tout en se dirigeant vers l'entrée. Il espérait que l'homme soit là à l'attendre mais, en même temps, il craignait que Jensen n'ait pas eu la patience de l'attendre. Au moins, il lui aurait indiqué un bon endroit où déjeuner.
Il poussa la porte d'entrée. La porte ne s'ouvrit pas. Pourtant il était sûr que c'était ouvert. Il regarda de plus près la petite pancarte exposé sur la porte. « Tirez » Anthony râla et tira la porte. Cette fois-ci, elle s'ouvrit.
Le casque à la main, il entra et chercha des yeux à chaque table, ce mec qu'il ne connaissait - enfin façon de parler - que depuis deux heures même pas. Toutes les tables étaient prises par de jeunes étudiants immatures et inconscients qui rigolaient pour des sottises propres à leur âge. Ne le voyant pas, le jeune trentenaire commença à se résigner à déjeuner seul. Ce ne serait pas la première fois qu'il n'avait pas vraiment de chance.
Alors qu'il s'était fait à l'idée, il vit enfin ce Jensen assis sur l'un des tabourets en vinyle de couleur bleue face au comptoir. Il se dirigea vers l'homme et croisa en chemin l'une des serveuses en patin à roulettes. On retrouvait bien cette atmosphère des années cinquante. C'était très agréable.
Il s'assit à côté de l'homme et déposa son casque sur le large comptoir du Tommy's. Apparemment, il avait pris la peine de lui garder une place. Sympathique attention. Anthony ignorait s'il l'avait déjà remarqué ou pas mais, si c'était le cas, il avait fait si vite qu'il n'avait pas eu le temps de réagir.
« Je ne pensais pas qu'on se reverrait de si tôt. » Sa blague n'était pas très drôle, en fait c'en était pas vraiment une, mais il voulait éviter toute cette courtoisie inutile que les gens avaient tendance à utiliser entre eux, même lorsqu'ils se connaissaient bien. « Cela fait longtemps que vous m'attendez ? »
Souriant naturellement, naturel qui lui avait manqué ce jour-là, Anthony regarda l'homme. Il lui semblait qu'ils partageaient tous les deux ce même enthousiasme qui l'habitait depuis leur rencontre. Ce qui le fit penser de nouveau à la dédicace spéciale qu'il lui avait demandé et cela à voix haute. « Il a suffi d'une unique seconde, lorsque nos regards se sont croisés pour comprendre qu'un indéfectible et amical lien nous unissait, hein ? »
Il tendit la main et prit la carte du menu. Il voulait discuter mais, pour le moment, il avait surtout faim. Sa séance avait été plus longue que prévu. En même temps, comment penser qu'une petite ville comme Middle Fawkes puisse détenir autant de gens qui pouvaient s'intéresser de très près ou de très loin à lui ?


Anthony B. Maxwell & Jensen Bush

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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Jeu 9 Aoû 2012 - 21:24




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Vous souhaitez commander ? C’était la seconde fois que la serveuse venait à la rencontre de Jensen pour lui poser la même question. Le jeune homme répondit donc de nouveau qu’il attendait quelqu’un. C’était compréhensible que les employés trouvent mal vu qu’un homme seul restait à une table pour deux alors que les gens commençaient à arriver en masse pour l’heure du déjeuner. Mais tant pis, Jensen avait décidé d’attendre Anthony dans les meilleures conditions possible, c’est-à-dire les yeux rivés vers la porte d’entrée et l’esprit ne vagabondant nulle part ailleurs. S’il commençait à manger maintenant il aurait certainement fini avant que le romancier termine sa séance de dédicace et ce n’était ni poli, ni ce qu’il voulait. Il faudrait que la jeune femme à patins s’arme de patience, il ne comptait pas bouger de là.

L’aiguille des minutes avança encore d’un cran, laissant la plus petite, celle des secondes lui passer devant. 11h57 c’était l’heure qu’affichait la grande horloge néon au mur. Les sœurs du jeune homme devaient certainement être réveillées à présent. En pensant à cela, Jensen se rendit compte qu’il les avait prévenus de son absence matinal mais Becca et Zelda s’attendait certainement toutes deux à le voir revenir d’une minute à l’autre vu l’heure. Saisissant son portable dans la poche de son jean, il composa rapidement le numéro de la maison et tomba directement sur le répondeur :

« Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur de Jensen » fessait sa propre voix pré enregistré, « Rebecca » reprenait derrière lui la voix d’une jeune femme « et Zelda ! » ajoutait le timbre doux de la plus jeune de la fratrie. « On est absent pour le moment alors laissé nous un message » « Ou votre numéro de téléphone » « Et peut être que nous vous rappellerons ! Bye» concluait Zelda.

Jensen raccrocha avant de laisser un message. Ils avaient tous les trois enregistrer ça le jour même de leur arrivée ici, cela pouvait surprendre la première fois qu’on l’entendait mais cela montrait bien à quel point la famille Bush était soudée. Puisqu’il ne parvenait pas à les joindre ainsi, le dessinateur jouât de son pouce sur l’écran tactile.

Il appuya sur «send » et après avoir reçu l’accusé de réception, il rangeât son portable une bonne fois pour toute. Et maintenant ? Surgit soudainement la voix nasillarde de la même petite serveuse. Jensen la regarda se tenir à côté de lui dans son uniforme aux couleurs vintage. Il lui sourit mais cela ne suffit pas à décrisper le masque d’ennuis qu’elle avait enfilé aujourd’hui. Je veux bien un stylo si vous avez. Dit-il enfin la mettant bien malgré lui un peu dans l’embarra, elle le fixait tel un OVNI et il ne lui en voulait pas, car elle ne pouvait pas deviner ce qu’il avait en tête, alors Jensen partit à sa rescousse : C’est pour m’occuper, je vous le rendrais, et je prendrais aussi un café sans sucre s’il vous plait. La serveuse pris sa commande et revint un instant plus tard avec ce qu’il lui avait demandé. Jensen récupéra des serviettes en papier dans le distributeur en acier devant lui et commença à griffonner le personnage principal de sa BD dans plusieurs situations différentes.

Je ne pensais pas qu'on se reverrait de si tôt. Cela fait longtemps que vous m'attendez ? Jensen releva la tête, vit Anthony, regarda la pendule qui affichait 12h43, il répondit qu’il n’avait pas vu le temps passer ce qui était vrai. Cela faisait presque une heure qu’il dessinait et ne s’en était même pas rendu compte. La table était à présent jonchée de ses croquis de monstres et d’aliens, de super héros et de bulle de dialogues. Il les attrapa pour en faire un petit tas qu’il poussa sur sa gauche.

Il a suffi d'une unique seconde, lorsque nos regards se sont croisés pour comprendre qu'un indéfectible et amical lien nous unissait, hein ? fit la voix de l’écrivain alors que Jensen restait quelque peu intimider.

J’espère ne pas avoir été trop prétentieux en reprenant vos propres mots ni en les adaptant à la situation de ce matin. J’avoue que je m’attendais à tout sauf à ça ! J’imagine que ce sont les gens qui vous invite à discuter autour d’un verre ou d’un repas en général. Je suis un peu gêné. Avoua Jensen naturellement. Enfin comprenez bien, surpris, mais ravi !

Il ponctuât sa phrase d’un grand sourire sincère. Anthony parcourait discrètement la carte des yeux, Jensen lui savait déjà ce qu’il allait prendre. Le hamburger maison de chez Tommy’s Dier était délicieux. On ne retrouvait pas cette qualité ailleurs. Et leur cheescake aux framboises était tombé à la renverse. Jensen eue à peine le temps de finir de penser à tout cela, que la serveuse revenait à nouveau vers eux. Elle ramassa la tasse vide et Jensen lui tendit son stylot en la remerciant. La jeune femme reposa son ultime question avec une légère modification cette fois ci : Vous souhaitez commander, messieurs ? Jensen passa commande puis ce fut le tour du romancier.






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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Ven 10 Aoû 2012 - 10:52




When two authors meet...

Anthony regarda le menu à la recherche d'un repas qui lui faisait envie puis il tourna la tête vers son compagnon de déjeuner.
« J’espère ne pas avoir été trop prétentieux en reprenant vos propres mots ni en les adaptant à la situation de ce matin. J’avoue que je m’attendais à tout sauf à ça ! J’imagine que ce sont les gens qui vous invite à discuter autour d’un verre ou d’un repas en général. Je suis un peu gêné. Enfin comprenez bien, surpris, mais ravi ! » Ce petit discours de Jensen s'accompagna d'un sourire plus qui sincère.
Crevant la dalle, il reporta de suite son intérêt sur la carte. D'ailleurs, il fit plutôt bien puisqu'une serveuse vint leur faire passer commande . « Vous souhaitez commander, messieurs ? » Jensen commanda et l'écrivain se hâta dans sa réflexion et commanda à son tour. Il avait opté pour un hamburger au poulet et un soda. Il aurait bien pris un peu de vin mais il devait conduire après.
La serveuse partie en cuisine avec leur commande, il prit tout de même le temps de répondre à Jensen. « J'ai trouvé plutôt plaisant le cran que vous avez eu ce matin de me citer. Ces séances de dédicaces sont à mourir d'ennui. Puis, généralement, j'accepte pas les invitations et, aujourd'hui, c'est moi qui en ai donné une. Il n'y a vraiment pas de quoi être embarrassé. »
Soudain, il remarqua un tas de feuille à gauche de Jensen. Il lui semblait qu'il s'agissait de dessins. En précisant son regard, il put même distinguer plus rigoureusement qu'il s'agissait plutôt de croquis. « C'est vous qui avait fait ces croquis là-bas ? » Il les désigna du doigt. « J'aimerais bien les voir. Vous êtes dessinateur ?
N'attendant pas une réponse, il se pencha et attrapa du mieux qu'il put les croquis. Certains restèrent sur place mais il en avait bien suffisamment pour en émettre un jugement. Jensen lui donnait l'air d'être embrassé qu'il regarde.
« J'adore vos croquis. J'aimerais voir ce que ça donne complètement fignolé. » Cette fois-ci, Jensen put lui répondre et lui expliqua qu'il était dessinateur de BD et qu'il avait même sa propre boutique.
Soudain, une chose lui parut des plus évidents. « Alors on fait presque le même métier ! Je comprends mieux pourquoi vous sembliez le plus respectueux de mon travail ce matin, hormis cette femme qui s'avérait être professeur de littérature à l'université. Il fallait me le dire plus tôt !»
Il écouta ensuite cet homme qui visiblement partageait entièrement le même engouement que lui. S'il avait su ! Cela faisait longtemps qu'il n'avait pas rencontré un collègue partageant cette même passion pour son travail et ce qu'il crée. Ces hommes là étaient rares. Il pouvait l'affirmer, ayant côtoyé beaucoup de ses collègues écrivains qui faisaient parti eux aussi de la même maison d'édition. Beaucoup avait de bonnes idées mais, les plus connus, se prenaient la grosse tête et oubliait la raison pour laquelle il écrive en réalité. Le goût de la littérature, le bien-être que leur procure ce travail malgré qu'il soit exaspérant par moment. Jensen n'était certes pas écrivain mais, tout comme Anthony écrivait avec des mots des actions, des émotions voire des sentiments, il dessinait tout ceci avec rigueur et surtout ardeur. Rien n'importait plus que ce que l'on ressent par soi-même lors de l'élaboration d'une œuvre personnelle malgré que le lecteur en soit pour beaucoup dans l’intérêt de celui-ci.
La serveuse revint à leur hauteur avec leur commande. Ils avaient été rapides et Anthony fut satisfait de voir que leur hamburger n'était pas cuits avec un pauvre steak surgelé qu'on trouvait dans les supermarchés mais qu'il utilisait de la vraie viande. Anthony rendit à Jensen ses esquisses et s'apprêtait à manger.


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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Ven 10 Aoû 2012 - 19:55




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




J'ai trouvé plutôt plaisant le cran que vous avez eu ce matin de me citer. Ces séances de dédicaces sont à mourir d'ennui. Puis, généralement, j'accepte pas les invitations et, aujourd'hui, c'est moi qui en ai donné une. Il n'y a vraiment pas de quoi être embarrassé.

Expliquât Anthony après avoir passé commande. Pour dire vrai, Jensen se sentait bien en la présence d’Anthony, il ne ressentait aucune pression de la part de l’écrivain. Les lecteurs avaient tendance à mythifier les auteurs de leurs lectures. Cela expliquait l’engouement de certains fans parfois, mais Jesnen ne faisait pas partie de cette catégorie-là. Et il s’avérait que l’homme en face de lui était aussi simple que lui et tout aussi intéressant lorsqu’il était dissocié de son œuvre.

C'est vous qui avait fait ces croquis là-bas ? J'aimerais bien les voir. Vous êtes dessinateur ? Jensen regarda Anthony s’emparer du bout des doigts les serviettes de papier à l’entête du Tommy’s Diner où il avait gribouillé pendant une heure en l’attendant. Tout droit sorti de son imaginaire, les personnages et autres vaisseau spatiaux étaient construits de traits approximatifs que Jensen jugeait disgracieux. Il travaillait toujours mieux avec son propre matériel, puis un artiste n’était jamais vraiment satisfait, surtout lorsqu’il s’agissait de petits croquis insignifiants tels que ceux-là …


J'adore vos croquis. Fit la voix chaleureuse d’Anthony qui était conjugué parfaitement avec l’étincelle que Jensen découvrait dans ses yeux. J'aimerais voir ce que ça donne complètement fignolé.

Merci. Si vous restez un peu en ville vous en aurez peut-être l’occasion, je travaille dans une petite boutique dans la même rue, en contre bas, on n’y publie beaucoup de jeunes dessinateurs et bien sûr ce qu’il faut de BD à succès pour que ce soit rentable. Mais je ne gère pas le magasin, je suis plutôt à l’étage à la réalisation des planches, du découpage et bien sûr à la construction du scenario.

Alors on fait presque le même métier ! Je comprends mieux pourquoi vous sembliez le plus respectueux de mon travail ce matin, hormis cette femme qui s'avérait être professeur de littérature à l'université. Il fallait me le dire plus tôt !

Le dire plus tôt ? Jensen ne pouvais s’imaginer que son métier intéresserait le brun ténébreux. D’ailleurs les Comics étaient plutôt du genre à être marginaliser face aux véritables romans, alors qu’il aurait suffit que plus de personnes en lisent pour comprendre que le monde de la bande dessiné ne s’arrêtait pas au super héros et à la science-fiction. Il y avait toutes sortes d’histoires intéressantes et matures traitées dans les cases blanches. Et puis il aurait placé cela quand ? Pendant qu’il demandait une dédicace ? « Jensen Bush, Dessinateur de BD », le jeune homme sourit intérieurement. Ce n’était pas du tout son genre de se mettre en avant de la sorte.

Je dessine en tant que professionnel depuis 3 ans seulement, bien sûr avant ça j’ai dessiné dès que j’ai eu un crayon dans la main, comme pas mal d’enfant, sauf que j’ai jamais arrêté. Expliqua-t-il un brin nostalgique en se revoyant se faire virer de cours parce que son cahier ne contenait aucunes leçons mais uniquement des dessins. Au bien sûr Jensen n’était pas un mauvais élève au contraire, il avait compris que s’il travaillerait bien plus vite il quitterait le cursus scolaire. Il aimait bien ça étudier mais ses années au lycée avaient été les pires de son existence. Rare était les garçons introverti et fan du jeu de rôle Donjon et Dragon qui atteignait un seuil de popularité vivable dans une école. Jensen se reconcentra sur sa conversation et poursuivit : J’adore mon boulot, même s’il y a des hauts et des bas ! C’est un peu un rêve de gosse que j’ai réalisé et pour percer dans ce milieu-là ce n’est pas facile. On se mange pas mal de refus dans la figure, les maisons d’édition ne font pas de cadeau, mais vous voyez certainement de quoi je parle …

Au début Jensen se destinait à être éditorialiste et avait suivi les études pour le faire, c’est ainsi qu’il put crée sa petite boite d’édition de BD et s’auto-édité par la suite. C’était dans ce cas-là que l’on pouvait voir Jensen endossé un rôle de businessman. Mais bien sur faire du chiffre n’était pas sa priorité, il ne sous-employait personne et restait intègre quoi qu’il arrive, le reste ? il laissait cela au monde des requins. Le jeune homme préférait déléguer les responsabilités aux personnes qui l’entouraient depuis le début et en qui il avait confiance afin de ce centré pleinement sur sa passion.

Tandis qu’il finissait son laïus, les plats venaient d’arrivés chaud sur la table. Jensen se délectait déjà du regard en voyant des morceaux grillé de bacon dépasser de son hamburger. Bon appétit ! Souhaita-t-il à Anthony qui lui rendit la politesse.

C’était inné pour vous aussi ? Demanda Jensen après avoir avalé deux bouchées. Anthony le fixa un instant perplexe, Jensen avait une fois encore fini le fil de ses pensées en mots. Ce qui rendait difficile la compréhension de sa question, faute de précision.

Je veux dire, l’envie de partager quelque chose avec les lecteurs, laisser une trace derrière soi en quelque sorte et puis aussi extérioriser certaine craintes et chimères. La fiction permet bien des choses comme vivre certains rêves, rendant l’impossible possible et l’impensable banal, non ? « La littérature, comme toute forme d'art, est l'aveu que la vie ne suffit pas. » disait si bien Fernando Pessoa.

Voià ce qui avait poussé Jensen a dessiné pour les autres. Lorsqu’il était enfant ses heures de lectures était un réel réconfort et le seul moyen qu’il avait trouvé de se couper de ce monde de fou, des problèmes, bref de la réalité dans sa complexité globale. Il voulait à son tour rendre la pareille et faire voyager des enfants et des adultes dans un univers où les lois étaient différentes, où leur tracas quotidiens paraissaient bien loin. Anthony répondit à Jensen avec tout le sérieux du monde et dans chacune de ses phrases le jeune homme pouvait entendre le réel plaisir de parler d’écriture. Ce qu’il lisait déjà dans ses romans ce confirmait-là juste sous ses yeux. Et Jensen sentait qu’il avait plein de chose encore à apprendre de lui.






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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Sam 11 Aoû 2012 - 7:02




When two authors meet...

Anthony attaqua son repas tandis que Jensen, à côté, lui souhaiter un bon appétit. Il avala ce qu'il avait dans la bouche et lui retourna la politesse. Il ne rajouta pas un mot et recommença à manger. Il se savait affamé mais, apparemment, il avait beaucoup plus faim qu'il ne le pensait au départ.
« C’était inné pour vous aussi ? » L'écrivain fixa le jeune dessinateur, tout à fait perplexe. Soit il avait loupé une partie de la conversation, soit il n'y avait pas prêté attention. En tous cas, il ne comprenait où sa question voulait en venir. Voyant la perplexité de l'homme, Jensen ne tarda pas à préciser le fond de sa pensée. « Je veux dire, l’envie de partager quelque chose avec les lecteurs, laisser une trace derrière soi en quelque sorte et puis aussi extérioriser certaine craintes et chimères. La fiction permet bien des choses comme vivre certains rêves, rendant l’impossible possible et l’impensable banal, non ? « La littérature, comme toute forme d'art, est l'aveu que la vie ne suffit pas. » disait si bien Fernando Pessoa. »
Comprenant beaucoup mieux dorénavant, il ingéra la nourriture qu'il savourait puis prit une serviette afin d'enlever toute la sauce qui devait maculer ses lèvres. Ceci fait, il reprit le fil de la conversation d'un ton des plus sérieux. « En réalité, je ne peux pas dire que j'ai acquis cette passion pour l'écriture et ce partage depuis mon plus jeune âge néanmoins, dès que je l'ai découvert, ça a complètement changé ma vie et j'ai mûri. Ces quelques mots de Pessoa convient totalement à ce que j'ai pu découvrir par ma propre expérience. Il me manquait quelque chose pour que ma vie me convienne et voilà que j'écris. Depuis, je me sens beaucoup mieux dans ma peau malgré mon caractère quelques fois un peu difficile, je dois l'avouer. »
Il fit une pause et but une gorgée de sa limonade. Sa soif tarie, il poursuivit. « Ecrire mes bouquins et partager tout ce que je peux ressentir à mes lecteurs prend beaucoup d'importance bien sûr et ils ne s'en rendent pas compte la plupart du temps. Chacun de mes bouquins représente une partie de moi-même qu'il me plaît de leur montrer. J'aurais tout de même aimé qu'on comprenne mieux ceci. En les voyant tous tout à l'heure à la séance à gigoter dans tous les sens, je me suis aperçu qu'en fait ils n'avaient pas lu mes romans avec autant d'attention qu'ils veulent me le faire croire. Je trouve cela bien dommage. »
S rendant compte qu'il en avait fait tout un discours et se demandant s'il avait répondu à la question, il recommença à manger. Il valait mieux qu'il se taise parce qu'il avait toute la capacité de continuer ce monologue pendant des heures. Ses proches lui répétaient souvent qu'ils auraient pu devenir professeur d'université avec ses longues allocutions fréquentes qu'ils lui arrivaient de faire lorsqu'il parlait de son travail et de tout ce qui pouvait y avoir un rapport.
Ensuite, il rajouta quelque chose comme cela sans savoir pourquoi il tenait à le dire. « Après, je ne pense pas appartenir à ces grands hommes de la littérature qui, pendant longtemps encore, resteront nos modèles. Il me semble impossible d'accomplir d'aussi belles œuvres... »
Il sirota de nouveau sa limonade et en vint à un sujet beaucoup plus futile. « Vous aviez raison en ce qui concerne ce petit resto Jensen. Tout à fait excellent ! Surtout que je ne connais pas encore la ville. Venant tout juste d'emménager... »
Brusquement, Jensen sursauta. Il regardait l'écrivain avec un regard interrogateur. Anthony commença à douter de la raison d'une telle interrogation. Le dessinateur confirma ses doutes : il ignorait qu'Anthony comptait habiter ici même à Middle Fawkes.
L'auteur rigola et donna la raison d'une telle ignorance. « J'ai tenu à la discrétion que mes éditeurs n'ont pas respecté en organisant cette séance de dédicaces. »


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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Sam 11 Aoû 2012 - 11:52




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Mature, modeste et honnête. S’il avait dû choisir entre tout un tas d’autres caractérises laudatives, celles-ci était les trois premières qui venaient incrustées l’esprit de Jensen lorsque celui entendait parler Anthony. Le dessinateur se rentait compte au fur et à mesure que leur conversation se développait que les réflexions que fessait le romancier sur son travail ressemblait fort à ce que le jeune homme avait eue en tête d’autres jours. Jensen avait continué de manger pendant ce temps, il se régalait, conciliant le plaisir gustatif au plaisir auditif. Cette journée avait très bien commencé et lorsque Jensen y repensait tout cela était partie d’un petit prospectus souillé par terre, qu’il avait ramassé pour mettre à la poubelle …

Vous aviez raison en ce qui concerne ce petit resto Jensen. Tout à fait excellent ! Surtout que je ne connais pas encore la ville. Venant tout juste d'emménager...

Sous le coup de la surprise le jeune homme avait failli manquer de s’étouffer avec un bout de son steak. Attrapant son verre d’eau furtivement il le descendit d’un trait sans pour autant lâcher de ses yeux rond, Anthony du regard. Un des problème de Jensen est qu’il avait du mal à cacher ses émotions dans ce genre de situation. Légèrement abasourdit il ne put donc s’empêcher de d’interroger l’écrivain pour confirmer ce qu’il avait cru entendre … on ne savait jamais, n’oublions pas qu’inventer était le métier de Jensen en quelque sorte. Vraiment, vous vous installez à Middle Fawkes ? interrogeât le dessinateur. Le rire spontané de l’écrivain explosa comme réponse, A.Maxwell se ressaisit avant de donner une réponse explicative : J'ai tenu à la discrétion que mes éditeurs n'ont pas respecté en organisant cette séance de dédicaces. Jensen lui n’avait pas fait le lien, au contraire il l’imaginait dans une tournée promotionnelle, sillonnant les routes la nuit pour débarquer chaque jour à un nouvel endroit qu’il faudrait convaincre et séduire.

Qu’est-ce qui vous a poussé à venir ici ? C’est une ville plutôt calme, si l’on omet un instant les récents évènements …

Jensen repensa à la pêche macabre du corps de Bee qu’il avait eue lieu récemment au Spring Break. Lui n’y était pas, mais sa petite sœur Zelda oui et lorsqu’elle était rentrée à la maison plus tôt ce soir-là, complètement pétrifiée, le jeune homme avait mis du temps à l’apaiser en la tenant dans ses bras avant de lui faire enfin cracher le morceau sur ce qui s’était passé pour la mettre dans un tel état. Oui depuis la mort de la jeune fille qui menait un petit jeu de commérage malsain, Middle Fawkes était redevenue une ville paisible … en apparence. S’échappant de ses pensées qui s’éternisaient Jensen se focalisa de nouveau sur ce qu’il était en train de dire à l’écrivain et se rendit compte qu’il était peut être indiscret. Ne disait-on pas que la curiosité était un vilain défaut ? Jensen se passa une main dans ses cheveux en se disant que la question était posée et qu’il ne pouvait pas revenir en arrière …






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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Sam 11 Aoû 2012 - 19:38




When two authors meet...

Désireux d'en savoir plus, Jensen l'interrogea sur les raisons qui l'avaient poussées à choisir Middle Fawkes. Il fit allusion aux récents évènements qui concernaient la petite Brittany Forbes, cette emmerdeuse. Il avait presque oublié son existence. Quoique... Il retirait cela de ses pensées. On l'avait retrouvé morte récemment à ce Spring Break. Rien d'étonnant, cela faisait déjà trois mois ou plus, il ne comptait plus, qu'elle était portée disparue.
« Justement, je recherchais le calme d'une petite ville telle que Middle Fawkes. Mais malheureusement, depuis que j'ai emménagé ici il y un an de cela, c'est la première fois que je peux me poser définitivement. J'ai dû faire de nombreux aller-retour entre les Etats-Unis et l'Angleterre et cela en terminant l'écriture de mon roman. » Oui, il en avait marre de Londres. Ces grandes villes étaient trop bruyantes et lassantes pour un écrivain. Comment un écrivain pouvait-il s'installer dans des villes telles que Sydney, Pékin ou Athènes ? Que vous vous installiez dans un loft des plus spacieux pour obtenir le calme et la sérénité ou pas, l'agitation de ces grandes villes venaient vous pourrir le cerveau et empêcher de faire son travail correctement.
Il but encore de son soda. C'était la troisième fois en cinq minutes qu'il ressentait l'envie pressante de boire. En plus d'avoir très faim, il devait avoir très soif mais ne l'avait pas remarqué jusqu'à maintenant.
Son interlocuteur revint sur le sujet de son arrivée à Middle Fawkes. Apparemment, il trouvait cela surprenant que cela faisait déjà un an qu'il avait emménagé ici. Il s'expliqua sans tarder. « Outre, mes multiples allers et retours, je ne suis pratiquement pas sorti de chez moi. Mon frère et sa fiancée se sont installées chez moi pour un moment et je leur laissais s'occuper de tout ce qui concernait les courses. Je paie déjà les factures et mes impôts, sans compter que les billets d'avion ne me sont pas offerts. Alors, je reste plutôt enfermé dans ma chambre à écrire et je sors très tôt le matin alors qu'il fait encore nuit noire pour faire mon jogging quotidien. »
Cette fois-ci, il termina sa limonade entièrement et appela d'un geste la serveuse. En l'attendant, il reprit son exposé. « Ça peut paraître fou de rester chez soi confiné dans une pièce mais disons que j'en avais besoin. Surtout que quand j'ai daigné montrer mon nez dehors je suis tombée sur cette petite fouineuse de Brittanny. Vraiment, c'est triste ce qui lui est arrivé mais moi personnellement je ne m'en porte que mieux qu'elle ne soit plus. Paix à son âme tout de même. »
La serveuse consentit enfin à venir et il commanda une nouvelle limonade. Le dessinateur partagea l'opinion qu'il avait de la défunte. Y avait-il, dans cette ville, quelqu'un qui puisse l'avoir aimé, à part sa famille bien sûr ? Il parla également de sa petite sœur.
« Ça me fait penser qu'on ne parle que de moi depuis tout à l'heure. Si on parlait d'un peu de vous plutôt ? Je sais que vous êtes dessinateur, que vous avez une petite sœur, l'opinion de cette lycéenne dont la famille pleure la disparition et c'est à peu près tout. Ah si ! Je sais également que vous aimez mes bouquins. » Il fit un clin d'œil complice à Jensen et mordit dans son déjeuner à pleines dents.
« Déjà, pour commencer. Pourquoi ne pas me parler de vos BDs par exemple ? Vous, vous connaissez mes œuvres mais moi j'y connais absolument rien des vôtres. Après, c'est un sujet parmi tant d'autres. »
Il avait repris la parole car il voyait que l'homme à côté de lui ne savait par où commencer. Alors il essayait de lui donner un sujet de conversation qui, à coup sûre, allait déboucher sur un nouveau sujet et ainsi de suite. La complexité du fonctionnement du cerveau de l'être humain l'obligeait. Ils étaient deux hommes partageant une même passion et semblait partager plus que ça même. Autant essayer de faire connaissances du mieux qu'il le pouvait. Seulement, il devait d'abord enlever de la tête de Jensen, cette idée qu'il n'était qu'un écrivain qui conversait avec un de ses lecteurs. Non, s'il avait accepté de déjeuner avec lui, c'était pour parler d'homme à homme en toute banalité. Cela risquait d'être difficile. Pour aujourd'hui en tous cas... Avec le temps cela devrait s'arranger.
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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Dim 12 Aoû 2012 - 19:25




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Justement, je recherchais le calme d'une petite ville telle que Middle Fawkes. Mais malheureusement, depuis que j'ai emménagé ici il y un an de cela, c'est la première fois que je peux me poser définitivement. J'ai dû faire de nombreux aller-retour entre les Etats-Unis et l'Angleterre et cela en terminant l'écriture de mon roman.

Les propos d’Anthony étaient un peu surprenants. Pas parce que son métier d’écrivain faisait de lui un globe-trotteur, mais sur le faite que depuis 15 mois et que Jensen vivait là il n’avait encore jamais croisé Anthony avant. Ce n’était pas que le garçon connaissait tous les habitants de la ville parfaitement, mais Jensen était néanmoins capable d’associer chaque visage avec au minimum un prénom, une caractéristique ou encore une anecdote. Il partageât sa pensée avec Anthony, qui après avoir reposé son verre de soda, lui répondit :

Outre, mes multiples allers et retours, je ne suis pratiquement pas sorti de chez moi. Mon frère et sa fiancée se sont installées chez moi pour un moment et je leur laissais s'occuper de tout ce qui concernait les courses. Je paie déjà les factures et mes impôts, sans compter que les billets d'avion ne me sont pas offerts. Alors, je reste plutôt enfermé dans ma chambre à écrire et je sors très tôt le matin alors qu'il fait encore nuit noir pour faire mon jogging quotidien. Il marqua une pause, vida son verre et reprit : Ça peut paraître fou de rester chez soi confiné dans une pièce mais disons que j'en avais besoin.

A ce moment un sourire se dessina sur les lèvres de Jensen qui connaissait très bien cette situation à quelques détails près. A part pour faire l’aller-retour entre la boutique et chez lui Jensen ne participait pas vraiment aux évènements de la communauté de Middle Fawkes. Ses deux sœurs le lui reprochaient d’ailleurs assez souvent ce comportement, surtout Zelda qui aimait la vie en société et qui aurais certainement apprécié faire plus de sortie familiale. Rebecca quant à elle se sentait bien du moment qu’elle occupait ses journées à aménager un intérieur confortable, gérer la vie de la maison était la mission qu’elle s’était elle-même imposée telle une petite maman.

Je comprends tout à fait de quoi vous parler, mes sœurs me reproche parfois mon côté casanier et fou furieux du travail. Je crois qu’elles ne comprennent pas totalement que ça fait partie de ma vie et que si un jour j’étais dans l’impossibilité de dessiner je serais peut-être l’homme le plus malheureux du monde …

Le boulot de Jensen lui prenait tellement de temps qu’il s’investissait que peu dans d’autre domaine, lui aussi était un fervent appréciateur des nuits blanches ou courtes qui ne finissait que rarement dans son lit, mais plutôt sur son bureau, endormit sur ses feutres.

Anthony repris la parole pour ajouter que lorsqu’il avait enfin pris le temps de sortir de chez lui pour découvrir la ville il avait eu la malchance de faire la rencontre de « cette petite fouineuse de Brittanny » . Jensen ignorait encore leur passif à tous les deux mais il semblait qu’Anthony n’avait pas apprécié la jeune fille bien au contraire. Mais A.Maxwell n’avait pas de mal à le signaler haut et fort :

Vraiment, c'est triste ce qui lui est arrivé mais moi personnellement je ne m'en porte que mieux qu'elle ne soit plus. Paix à son âme tout de même.

Le bruit des patins à roulette sur le carrelage se fit entendre, les deux hommes profitèrent de la présence de la serveuse pour reprendre des boissons. Limonade pour Anthony, thé glacé pour Jensen. Puis il attendit que l’employée se soit éloignée pour donner son opinion sur l’affaire « Bee ».

J’ai eu le loisir de rencontrer Brittanny quelque fois, quand elle venait à la boutique. Elle semblait apprécier mes bandes dessinés ce qui m’as beaucoup surpris. Mais elle n’a jamais été trop désobligeante avec moi, une fois elle m’a même demandé de créer un personnage à son image mais je ne me voyais pas le faire sans cautionner sa double identité de fille cool puis soudain de peste. Alors j’ai refusé et j’ai bien fait … son côté manipulateur et intrusif ne me plaisait pas trop mais personne ne mérite de mourir si jeune …

Parfois il lui arrivait à penser à la famille de Brittany. Bien sûr, il n’était pas père mais déjà en tant que frère, Jensen n’imaginait pas le mal que cela pouvait faire de perdre un être cher. Si sa fratrie devait un jour se réduire Jensen ne serait plus tout à fait le même. Ses meilleures amies étaient ses sœurs et ce lien-là était indestructible !! A force de discuté Jensen en oubliait presque d’avaler son déjeuner d’ailleurs celui-ci commençait à tiédir. Tout en avalant une bouchée il écouta Anthony lui demander de lui parler un peu plus de lui.

Je sais que vous êtes dessinateur, que vous avez une petite sœur, l'opinion de cette lycéenne dont la famille pleure la disparition et c'est à peu près tout. Ah si ! Je sais également que vous aimez mes bouquins. Le clin d’œil complice fit sourire Jensen qui était surpris d’intéresser autant l’homme. Mais qui se prêterait volontiers au jeu vu que son esprit débordait encore de question par rapport au travail d’Anthony. Déjà, pour commencer. Pourquoi ne pas me parler de vos BDs par exemple ? Vous, vous connaissez mes œuvres mais moi j'y connais absolument rien des vôtres. Après, c'est un sujet parmi tant d'autres. Jensen appréciait réellement la nature simple et amical de l’homme en face de lui.

D’accord … pourquoi pas ! répondit-il. Quand je me suis lancé la première fois dans la réalisation d’une BD j’avais la tête remplie de vieux classique comme Flash Gordon ou Captain America, mais je n’avais pas très envie d’inventer un nouveau super héros quelconque alors j’ai décidé d’inverser un peu les rôles et de mélanger tout ça à un peu de science-fiction, pour faire une BD accessible aux adulte et pas seulement aux enfants … commença Jensen. D’habitude dans le cas de figure de pas mal de BD, les humains sans pouvoir sont majoritaires en nombres et les justiciers eux sont un peu marginalisés et controversés. Que ce soit dans X-Men ou dans Spider Man il y avait toujours un moment où la population humaine s’interrogeait sur le bien-fondé de l’existence des super héros et ou le gouvernement se scindait en deux groupe : les pro-héro et les anti-héro. Will Smith avait même joué ce type de super-héros mal aimé dans Hancook et Pixar avait créé le dessin animé d’animation « Les Indestructibles » basé sur la réinsertion des super héros dans le monde normal.

Dans «Rescape H» c’est le titre. précisa Jensnen qui avala le dernier morceau de son sandwiche rapidement. La science permet depuis plusieurs siècle de modifier l’ADN d’un fœtus in-utero pour ajouter des caractéristiques physiques, intellectuelles et mutante à l’enfant à naitre, créant des surhommes appeler SHom. Les plus riches achètent donc les allèles de chromosome où se trouvent les meilleurs pouvoirs. Dans les cybers magasins la population de classe moyenne peut en trouver rayon Génétique et même s’en procurer sur le marché noir. Dans cette société hautement technologique qui pratique l'eugénisme à grande échelle, sont considérés comme paria ceux qui n’ont que des caractéristiques naturelles : les humains. Une nouvelle forme de racisme et d’exclusion née de cette politique. Certains SHom pensent alors que les humains sont des surplus et qu’il faudrait les exploités à des tâches subalternes, un parti plus radical en faveur de la modification ADN souhaite quant à eux les supprimer. Mais les humains ne se laisse pas faire, ils montent ensemble une armée et use de leur connaissances en nouvelles technologie pour combattre leur idéo, affirmer leur existence et surtout afin de rester en vie.

Une fois qu’il était lancé Jensen ne pouvait plus vraiment s’arrêter de parler de ses œuvres. Sa BD mixait pas mal de thèmes comme le racisme et l’indépendance sur fond d’avancées technologiques et de génocide. Il en était au 4ème tome déjà de Rescape H, la trame était mise en place, les personnages principaux étaient bien incrustés dans l’esprit des lecteurs, Jensen pouvait alors se permettre d’ouvrir des parenthèses scénaristique donnant plus de profondeur à l’histoire telle qu’un coup de foudre entre une belle SHom et un humain membre de la résistance.

Actuellement je travaille sur un opus n°0 qui développera les origines de la civilisation SHom. On comprendrait donc comment et pourquoi le premier SHom a été créé et les lecteurs y retrouveront les ancêtres humains de leurs personnages préférés. Ce n’est encore qu’à l’ébauche donc bon … je m’enflamme toujours un peu à chaque nouveau projet. Jensen regarda Anthony. Mes explication ne vous paraissent pas trop approximative j’espère … c’est toujours mieux d’avoir la BD dans la main.

Il aurait aimé montrer concrètement à quoi ressemblait son travail à l’écrivain. Un résumé ne suffisait pas assez au goût de Jensen.

Après ça je me suis dit que j’allais toucher un public peut-être un peu plus jeune. C’est là que j’ai créé la BD « Above our head ». C’est un peu différent, dans celle-ci qui se déroule dans un futur proche, la civilisation humaine a disparue suite à de nombreux cataclysmes environnementaux ; tsunami, tremblement de terre, éruption volcanique, ouragan … aucun humains n’ayant survécut. La terre et redevenu complètement sauvage et la nature a repris le dessus. La fonde des glaces à fait naitre de nouveau océan et à noyé plusieurs continent. Seul quelques ruine architecturale subsistante tel que les sculptures dans la pierre du Mont Rushmore ou encore la structure en fer morceler de la tour Eifel, laisse penser que jadis un peuple eu vécu là. Le décor était fixé, Jensen pu donc conter le début de l’histoire et d’introduire les personnages, tant pis pour les illustrations, l’imaginaire pouvait suffire à Anthony pour ce faire une petite idée. Les nouveaux occupants de la planète bleue appelé Eoll sont une espèce d’amphibien qui vivent exclusivement sous l’eau car l’oxygène encore pollué par la dernière civilisation est toxique pour eux. Personne ne sait vraiment ce qu’il y à la haut. Mais une petite fille intrépide répondant au nom de Syora veut suivre les traces de son père, explorateur, mort à la surface. Avec l’équipement que son père avait inventé pour avoir 72h d’autonomie sur le sol terrestre, elle part à l’aventure et se rends compte que la vie n’existe pas que sous l’eau.

Cela fessait au moins cinq bonnes minutes que Jensen parlait de ses bandes dessinées avec dévotion. Mais il ne voulait pas saouler le romancier. Il conclue simplement sur le fait que la BD « Above our head » était un peu moins violente que la première et destiner non seulement à se pencher sur la question de l’écologie autant que de la découverte d’autre ethnies. Il s’était inspiré de « Naussicäa de la vallée du vent » et de « Princesse Mononoké » pour ce travail. Pour montrer qu’il avait achevé son discours il offrit un sourire à son interlocuteur, puis porta de nouveau son verre de thé glacé à ses lèvres pour en vider le contenu.






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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Ven 17 Aoû 2012 - 15:08




When two authors meet...

Anthony écouta avec attention Jensen. Il lui expliquait tout sur sa BD tandis que lui continuait, donc, à lui faire son speech. En un clin d'œil, le dessinateur devint bavard. L'hypothèse qu'il avait donc émis au sujet de l'homme à ses côtés s'avérait donc confirmée. Il avait bien deviné cette passion qui l'animait en ce qui concernait son métier. D'ailleurs, comment considérer cela comme un métier lorsqu'on y trouve autant de satisfaction ? Pour lui, dessiner ses Bds devaient plus être comme un loisir qui lui permettrait de gagner sa vie. Anthony avait le même sentiment. Quoique maintenant qu'il soit plus connu, c'était sûr que l'argent rentrait un peu plus sur son compte en banque qu'auparavant. Pourtant, il prenait toujours autant de plaisir à écrire même si la pression des éditeurs étaient parfois de trop. Puis, n'était-ce pas Einstein qui disait : « N'essaie pas de devenir un homme de succès, essaie plutôt de devenir un homme de valeurs ? » C'était le conseil qu'il avait voulu suivre mais le succès s'offrit à lui également...
Il termina son hamburger. Jensen, de son côté, avait terminé son sandwich également mais n'avait pas encore fini son allocution et lui expliquait en quelques sortes la « synopsis » de Rescape H, c'était comme ça que s'appelait la BD. Au fur et à mesure qu'il lui exposait tout ce petit monde de science-fiction qu'il avait pu créer, Anthony voyait le tout en images dans sa tête. Il serait intéressant de voir la BD en elle-même pour voir ce que Jensen lui avait imaginé. Chaque esprit créatif avait sa propre façon de voir les choses. Néanmoins, cela lui permettait de saisir toutes ces précisions qui s'enchaînaient l'un après l'autre.
Maintenant qu'il était repu, le romancier se remit à boire sa limonade. Aussi, il retenait un sourire et n'affichait qu'un sourire en coin dû à l'engouement de Jensen dans son exposé. Il en était maintenant à « l'opus n°0 » comme il le disait, qui reprendrait l'origine de la civilisation de ce monde fictif. Soudainement, le dessinateur le regarda. « Mes explication ne vous paraissent pas trop approximative j’espère … c’est toujours mieux d’avoir la BD dans la main. » Anthony répondit non avec sa tête et le discours reprit de plus bel.
Apparemment, il ne s'était toujours pas rendu compte qu'en moins de cinq minutes il lui avait tout raconté. Anthony avait déjà le sentiment de connaître ses BDs par cœur tellement ses explications étaient précises et claires dans son cerveau. Il arrivait facilement à tout imaginer et l'histoire lui avait paru de plus en plus intéressante.
Sans même prendre le temps de se rafraîchir un peu et s'hydratait, Jensen parlait de son projet, « Above our head ». Encore une fois, l'imagination d'Anthony illustra tous les propos de son camarade. Il admirait sa créativité, son tout pleins de bonnes idées !
« ...elle part à l’aventure et se rends compte que la vie n’existe pas que sous l’eau. » La phrase semblait se terminer par un point final. Avait-il fini ? Avant de dire quoi que ce soit, Anthony attendit quelques secondes de plus, afin de s'assurer qu'il en avait réellement terminé là : il ne voulait pas lui couper la parole. « Eh bin dis donc, je vois que je ne suis pas le seul à donner une conférence universitaire comme réponse à une question ! » Il avait dit cela en rigolant. C'était plutôt drôle à voir. Il comprenait mieux maintenant l'hilarité de son frère et de sa belle-sœur lorsqu'il parlait boulot. « Au moins, j'ai pu exactement me faire une idée de votre travail. Vous devriez me donner l'adresse de la boutique. J'y passerai faire un tour et peut-être acheter deux ou trois BDs. » Il adressa un clin d'œil en direction de son compagnon. Comme dans ses romans, il avait l'habitude de parler en insinuant les choses. Il adorait faire cela. « Au moins, lorsque je serais en manque d'inspiration, j'aurais de nouvelles lecture à faire... En plus, je m'intéresse beaucoup à la science-fiction. Malheureusement, ce n'est pas vraiment mon fort. J'ignore si vous avez lu un de mes premiers romans, Les landes de Trasouïn, roman de science-fiction. Les critiques ont été très sévères et, aujourd'hui encore, lorsqu'il me prend d'en lire quelques extraits, je dois admettre mon échec. Je n'ai pas la plume pour emporter le lecteur dans un monde fictif, à part mon frère qui en est complètement dingue... En parlant de frère, j'ai pu comprendre que vous aviez une sœur tout à l'heure ? »


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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Ven 17 Aoû 2012 - 18:05




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Eh bin dis donc, je vois que je ne suis pas le seul à donner une conférence universitaire comme réponse à une question ! Les joues de Jensen se mirent à rosir à cette réflexion, il entendait souvent ce discours dans le bouche de ses amis, de sa famille ou bien encore auprès de ses nouveaux clients. Jensen était un garçon plutôt introverti sur tout plan social sauf quand il avait la possibilité de parler de ce qu’il faisait. Autour de lui il entendait parfois les gens lui expliquer qu’il manquait quelque chose à leur vie, quelque chose dont ils voulaient être fier, pour certains, comme Jensen il s’agissait de leur travail, pour d’autres c’était un bénévolat quelconque dans une cause qui leur tenait à cœur. Il était certain que pour lui, il n’avait pas eue à chercher longtemps pour discerner ce qui lui aurait manqué toute au long de son existence s’il n’était pas tombé amoureux des BD là l’âge de 6 ans. Parfois cependant il regrettait que son travail soit marginalisé, il était vrai que ce n’était pas le boulot le plus glorifiant du monde et c’était pour cela que l’intérêt d’Anthony non feinté représentait beaucoup pour Jensen. Au moins, j'ai pu exactement me faire une idée de votre travail. Vous devriez me donner l'adresse de la boutique. J'y passerai faire un tour et peut-être acheter deux ou trois BDs. Jensen répondit au clin d’œil de l’homme par un grand sourire. Ça c’était certain qu’il ne manquerait pas de donner le numéro de la rue où la boutique était implantée.

Au moins, lorsque je serais en manque d'inspiration, j'aurais de nouvelles lecture à faire... En plus, je m'intéresse beaucoup à la science-fiction. Malheureusement, ce n'est pas vraiment mon fort. J'ignore si vous avez lu un de mes premiers romans, Les landes de Trasouïn, roman de science-fiction. Les critiques ont été très sévères et, aujourd'hui encore, lorsqu'il me prend d'en lire quelques extraits, je dois admettre mon échec. Bien sûr Jensen n’était pas d’accord avec lui, il avait été emporté par cette histoire et ce n’était pas seulement parce qu’il y était sensible, du moins c’est ce qui lui semblait. Les critiques Jensen n’en tenaient pas compte sinon il aurait arrêté ce qu’il fessait depuis longtemps déjà ! Il y avait toujours mieux comme il y avait toujours pire, et de plus cette notion instable changeait selon les individus et des censeurs, voilà pourquoi quelques lignes imprimées dans un journal ou postées sur un blog ne devait pas dévaloriser pour autant les heures de travail passées sur ce qu’on avait fait.

De même que l’écriture d’un monde fantastique était beaucoup moins aisé que de lui donner vie en dessins puisque ainsi le lecteur avait libre court à plusieurs interprétation graphique. Et il savait très bien de quoi il s’agissait puisqu’on lui avait proposé d’écrire plusieurs scénario pour un animé sur petit écran cependant à la sortie du dit dessin animé Jensen qui n’avait pas touché à un seul feutre de couleur pour cette production ne retrouvait pas la pertinence de son projet ni en image, ni en dialogue. Ça ne collait pas, et pas uniquement parce qu’il n’avait pas suivi le projet de A à Z mais parce que l’écriture de SF n’était pas à porter de tout le monde. À partir de ce moment, il n’avait nullement retenté l’expérience et s’était promis de ne jamais vendre les droits de ses œuvres pour une adaptation à la télévision ou sur grand écran de peur qu’on interprète mal son travail et qu’on le bâcle juste pour pouvoir en tirer un peu plus d’argent. Mais bien sûr c’était encore différent de la réalisation d’un roman entier dédié à univers fictif et souvent complexe. Et contrairement au propos que tenait l’écrivain sur « Les landes de Trasouïn » Jensen lui avait vraiment aimé.

Je n'ai pas la plume pour emporter le lecteur dans un monde fictif, à part mon frère qui en est complètement dingue... il marqua une courte pause avant d’enchainer sur un tout autre sujet : En parlant de frère, j'ai pu comprendre que vous aviez une sœur tout à l'heure ? Le jeune homme sourit à son interlocuteur avant de prendre la parole. En réalité j’en ai deux. Jensen n’était pas vraiment surpris d’avoir mentionné uniquement Zelda bien que cela le rendait un peu triste de se rendre compte qu’il délaissait inconsciemment Rebecca. Mais il avait été toujours plus proche de la plus jeune et cela peut être parce que Becca avait pris le rôle de la maman dans la famille et que dû coup le côté sérieux de la jeune femme était moins compatible avec son caractère à lui de grand enfant qui plaisait tant à Zelda avec qui chaque jour étaient remplis de délires et de rire. Je suis l’aîné, Zelda me suis de peu et Rebecca viens d'avoir 24 ans. Deux sœurs c’est pas mal de boulot même si je suis beaucoup aidé par Becca à la maison, c’est notre petite fée du logis. Avec la plus jeune notre relation est plus complice pourtant je ne fais pas de favoritisme. Et il n’avait plutôt pas intérêt étant donné que les deux femmes n’appréciaient guère, elles avaient toujours souhaitées autant d’égard de la part de leur frère pour elles. Jensen partageaient son amour en deux parts équivalente et le leur donnait volontiers même si parfois maintenir l’équilibre était aussi facile que de jongler avec des bouteilles de cocktail Molotov. Des petites discordes il y en avait bien partout, n’es-ce pas ? J’imagine que c’est comme cela dans toutes les familles. Certains frères et sœurs se déteste, nous ce n’est pas notre cas. Je ne serais pas ce que je ferais sans elles. Elles sont mes piliers qui me ramène dans le droit chemin quand il le faut et qui me soutienne avant même que j’en éprouve le besoin. Il semblait bien que le dessinateur était autant bavard sur sa famille que sur ses BD. Mais ses deux sœurs étaient un peu la seconde passion de Jensen dans la vie. J’ai des amis qui n’ont que des sœurs comme dans mon cas et ils me disent souvent qu’un échange contre un frère, les tentent plusieurs fois par journée. Il m’arrive de me demander ce que cela ferait d’avoir une figure masculine en plus de celle du père mais au final je me trouve très bien comme ça, du moment qu’il existe une bonne entente dans la fratrie il nous suffit de nous contenter de ce que l’on a. Jensen fessait partie de ceux qui aimait leur vie telle qu’elle était et qui ne courrait pas après mieux ni ne rêvait d’une baguette magique pour changer quelque chose à son histoire ou encore à son parcours. C’est comment d’avoir un frère ? demanda-t-il à l’intéressé. Puisqu’Anthony avait choisi le sujet de conversation « Famille » Jensen continuait sur la lancée. De plus cette question n’était pas anodine, avec elle il aurait un aperçut objectif ou non de ce qui aurait pu l’entendre.







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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Mer 22 Aoû 2012 - 19:47




When two authors meet...

Jensen lui expliqua qu'il était l'aîné de deux sœurs en réalité. L'une avait presque son âge, Rebecca, et l'autre avait à peine dix-neuf ans, Zelda, celle dont il avait entendu parler plus tôt. En plus, il avait repris ce même ton passionné qu'il avait juste à l'instant quand il s'exprimait sur ses BDs. On n'avait pas besoin qu'il le dise mot pour mot pour deviner qu'il les aimait profondément. Elles étaient les deux femmes de sa vie ce qui fit à penser à Anthony qu'il n'avait sûrement personne dans sa vie en ce moment. Enfin, il se trompait peut-être mais il n'oserait jamais poser une telle question.
« J’ai des amis qui n’ont que des sœurs comme dans mon cas et ils me disent souvent qu’un échange contre un frère, les tentent plusieurs fois par journée. Il m’arrive de me demander ce que cela ferait d’avoir une figure masculine en plus de celle du père mais au final je me trouve très bien comme ça, du moment qu’il existe une bonne entente dans la fratrie il nous suffit de nous contenter de ce que l’on a. » Ah, lui aurait bien aimé avoir une sœur. Ce n'étais pas ce que ça le dérangeait si tant que ça d'avoir un frère mais il était juste curieux de savoir ce que ça faisait d'avoir une sœur vu que lui n'avait qu'un frère. « C’est comment d’avoir un frère ? »
Jensen semblait tout à coup intéressé. Malheureusement, le romancier ne pensait pas pouvoir lui apporter une réponse aussi intéressante qu'il pouvait le croire. « Je ne suis pas vraiment une référence au niveau de ma relation avec mon frère. On peut pas dire qu'on soit si proche. » Embarassé de ne pas avoir une réponse satisfaisante, à son goût, il reprit et tenta de s'expliquer lui aussi. « Je veux dire... J'avoue que parfois j'aimerais me débarrasser de lui. Depuis notre plus jeune âge, il est... comment dire... assez collant. J'ai toujours été le grand frère qui le protège et j'en ai un peu marre. Aujourd'hui encore, alors qu'il a sa petite vie tranquille, qu'il a une fiancée, il continue à me coller aux baskets. Il m'a suivi jusqu'ici, traînant sa fiancée derrière lui. » Il réfléchit quelques instants et, finalement, reprit son discours. « Ce n'est pas que je l'aime pas, c'est mon frère, mais il m'empêche un peu de respirer quoi. Je sais pas si vous comprenez ce que je dis. Lorsque j'écris je sais m'expliquer mais lorsque je parle c'est une toute autre affaire. »
Jensen lui assura que ça allait et l'écrivain relança la conversation. « Enfin, voilà pourquoi je disais que je n'étais pas une référence dans les rapports fraternels. En fait, je suis pas très dans tout ce qui est relation même si, dans mes romans, il m'arrive souvent de soulever la question du couple, de l'amitié et de la famille. C'est plutôt paradoxal, vous trouvez pas ? On a beau me voir discuter comme ça là mais j'ai jamais vraiment été sociable. En fait, j'étais plutôt difficile à vivre avant.»
Il s'arrêta là. Malgré toute la sympathie qu'il avait pour cet homme, il n'était pas obligé de débiter devant lui toute sa vie. Même si, au point où en était leur discussion, ils n'allaient sûrement pas se limiter à ça. Et ce fut lui-même qui recommença les questions un peu plus personnelles.
« Alors vous vivez avec vos deux sœurs ? Ça vous est jamais arrivé de vouloir vivre tout seul, d'avoir votre chez-soi. Je veux dire, vous pourriez toujours passer du temps avec vos sœurs tout de même, passer les voir... J'aimerais bien savoir votre sentiment parce que j'aimerais me détacher de mon frère alors... Alors ma curiosité oblige à vous poser la question. D'ailleurs on est obligé de se vouvoyer ? »
Il commençait à en voir marre des formules de politesse ça lui paraissait pas naturel. Qu'il soit en compagnie de ses éditeurs et qu'il les vouvoie, c'est une bonne chose ça garde une bonne distance entre lui et eux, surtout qu'ils ne lui rendent pas la vie facile parfois. Mais là, Anthony voulait au contraire écourter cette distance, en d'autres mots, il souhaitait se rapprocher de l'homme à ses côtés.


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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Ven 24 Aoû 2012 - 1:51




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Anthony eu un instant le regard fuyant, comme un peu gêné par la question. Jensen réfléchissait souvent après avoir agi et parlé, il était probable que l’écrivain n’éprouve pas l’envie de se livrer d’avantage à un quasi inconnu, bien que Jensen considérait l’homme pour un peu plus que cela. Anthony expliquât en quelques mots qu’il ne considérait pas son expérience en tant que frère assez bénéfique pour en vanter les mérites, lui faisant comprendre que la proximité n’était pas être le fort de la famille Maxwell. Le faciès penaud de l’homme de lettre donna légèrement mauvaise conscience à Jensen, qui hésita à interrompre sa question pour lancer un nouveau sujet qui serait beaucoup plus approprié, mais avant même qu’il n’ait le temps de le faire, Anthony avait repris la parole : Je veux dire... J'avoue que parfois j'aimerais me débarrasser de lui. Depuis notre plus jeune âge, il est... comment dire... assez collant. J'ai toujours été le grand frère qui le protège et j'en ai un peu marre. Cette différence était flagrante entre les deux hommes, ce rôle de protecteur qu’Anthony décrivait brièvement comme quelque chose de pesant était ce qui plaisait le plus à Jensen dans sa relation avec ses sœurs. Aujourd'hui encore, alors qu'il a sa petite vie tranquille, qu'il a une fiancée, il continue à me coller aux baskets. Il m'a suivi jusqu'ici, traînant sa fiancée derrière lui. Ce dernier laissa passer un court silence permettant la réflexion. Le dessinateur écouta consciemment son interlocuteur approfondir certains points et lorsqu’il douta de la bonne compréhension de son discours Jensen le rassura. Pour lui aussi il été plus aisé de dessiner que de s’exprimer de vive voix, et cela devait être le cas pour tout le monde. Sinon la téléphonie mobile n’aurait pas inventée les répondeurs et les texto tout comme internet n’aurais pas fait autant fureur avec les différent tchat et réseaux sociaux, la mode étaient aujourd’hui à la conversation entre écrans interposés. Et il ne fallait surtout pas oublier les cartes de vœux, d’anniversaire et de condoléance qui fessaient travailler des milliards de personne dans le monde grâce à un concept de petites phrases toutes faite et illustrées, parfois caustique ou non, sensé résumer nos pensées les plus profondes pour un évènement particulier. Les déclarations d’amour en chanson telle que « Angie » des Rolling Stones ou encore « Jolene » des White Strippes - entre de nombreuses autres - ne seraient plus non plus … c’était vieux comme le monde, l’homme avec un grand H, était incapable de faire partager ses émotions aussi bien à l’oral que par divers autres petits stratagèmes et bais quel qu’ils soient.

Enfin, voilà pourquoi je disais que je n'étais pas une référence dans les rapports fraternels. En fait, je suis pas très dans tout ce qui est relation même si, dans mes romans, il m'arrive souvent de soulever la question du couple, de l'amitié et de la famille. C'est plutôt paradoxal, vous ne trouvez pas ? Un léger rire de compréhension totale s’échappa des lèvres de Jensen. Oui c’était paradoxal mais ce n’était pas lui qui allait jeter la pierre à Anthony, dans ses BD les héros formaient toujours un couple solide avec de belles et intrépides jeunes femmes au caractère bien trempée et au sexappeal débordant, pourtant Jensen n’avait eue aucune vie sentimentale depuis bien longtemps, son boulot lui accaparant tout son temps libre. Il n’était pas bégueule et ne manquait pas de charme pourtant le célibat lui allant plutôt bien au teint le jeune homme l’avait adopté comme compagnon de route allant de pair avec son autre ami solitude. On a beau me voir discuter comme ça là mais j'ai jamais vraiment été sociable. En fait, j'étais plutôt difficile à vivre avant.

Jensen prit cette dernière confession sur son comportement passé comme un acte de confiance. Anthony avait répondu à sa question avec sincérité sans lui caché les failles de sa relation fraternelle tout en restant jusqu’alors complétement honnête et le demeurerait sans preuves contraire. Anthony n’avait pas eue l’air obligé en parlant ainsi durant quelque instant avec Jensen qui le découvrait au fur et à mesure. De son côté, Jensen qui éprouvait toujours des difficultés à parler de lui d’habitude n’en n’éprouvait pas tant en face d’Anthony. Bien sûr il ne lui livrerait sans doute pas la totalité des zones d’ombre de son histoire mais répondrait aux questions si Antony en avait sans rechigner. A ce propos, il ne fallut pas attendre bien longtemps pour que Jensen applique ses pensées en action car Anthony se montra aussi curieux que Jensen l’avait été avant lui :

Alors vous vivez avec vos deux sœurs ? Ça vous est jamais arrivé de vouloir vivre tout seul, d'avoir votre chez-soi. Je veux dire, vous pourriez toujours passer du temps avec vos sœurs tout de même, passé les voir...

Il ne s’étonna pas plus que ça du fond construisant la question posée. Au cours de sa vie ce n’était pas à première ni la dernière fois que Jensen l’entendrait parvenir à ses oreilles. Il avait même remarqué que le minimum syndical était d’une fois pour chacun de ses amis ou proches. Il était vrai que son choix de vie ce n’était pas le mode lambda adopté par la communauté entière et pour le coup cela pouvait effrayer certaines personnes. « Quoi ? Tu vis avec tes sœurs ? » La voix excédée de crécelle résonnant au plus profond de la tête de Jensen était celle commune à plusieurs de ses ex petites copines jalouse d’un lien fraternel trop fort entre les Bush. Comme quoi vivre en famille à presque 30 ans que ce soit avec ou sans parents cela devait être vu dans la société moderne comme une sorte de syndrome de Peter Pan ou encore l’acte dégoutant de personnes pratiquant l’inceste consanguin.

Cependant Jensen sentait bien que ce n’était pas le côté intrusif ou malsain de la question qu’Anthony cherchait à recueillir. Cela partait d’un bon fond, mais à force Jensen restait sur ses gardes ce qui était préférable dans le genre de ville où les personnes s’alimentaient perpétuellement de ragot et rumeur inventé de toute pièce. J'aimerais bien savoir votre sentiment parce que j'aimerais me détacher de mon frère alors... Alors ma curiosité oblige à vous poser la question. D'ailleurs on est obligé de se vouvoyer ? Demanda-t-il avec le sourire. Je pense qu’on est arrivé à un stade de découverte l’un sur l’autre où le vouvoiement n’est plus de rigueur. Répondit Jensen en ponctuant cette phrase dite sur un ton amical avec un clin d’œil. Il chercha ses mots, les pesa dans sa tête ce qui prit une bonne minute avant que Jensen ne daigne enfin répondre :

Vivre seul est une expérience que j’ai déjà vécue quelque année pendant et après ma scolarité lorsque j’étais au Kentucky, j’ai connu les chambres du campus, les confréries, les bizutages et les fêtes tous les soirs comme la plus part des étudiants américains. Les films à box-office comme American Pie était souvent en dessous de la vérité quant aux orgies organisées par des étudiants dont la seul idée étaient de se saouler et faire le plus de bruit possible pendant la party pour qu’on en parle encore et encore des semaines, voire des mois après. Ensuite après ma licence pro d’éditeur j’ai pris un petit appart que je payais grâce à des petits boulots à côté des rares BD que je vendais. Les filles étaient encore sur le campus à l’époque, on se voyait fréquemment, toujours fourré chez l’un ou l’autre tout en gardant une certaine liberté. Et cela ne fait pas partie de mes souvenirs les plus désagréables. Il arrive même que ma garçonnière me manque parfois mais lorsqu’il a fallu déménager et quitter Louiseville … le regard de Jensen se voilà une demie seconde, il zappait volontairement sur les détails qui ne regardait personne à par sa famille, avant de continuer son petit récit : La famille s’est scindé en deux. Nos parents ont préféré le Nord, nous le Sud. La situation aujourd’hui est telle que c’est plus pratique pour nous trois de partager notre foyer. Rebecca est à la recherche d’un boulot, Zelda est propriétaire d’un café mais j’ai l’impression qu’elle n’est pas encore complétement fixée. La jeune femme aimait bien son job cependant Jensen présentait qu’elle était destiner à mieux, comme sa passion pour la photo qui pourrait un jour lui permettre d’être reporter. La base du salaire de géante lui permettait d’accumuler de l’argent pour ce fournir en matériel et construire un book. Avec deux salaires qui rentre tous les mois pour trois, une fois qu’on a payé les factures en tout genre et les courses il ne reste plus grand-chose, alors tant que l’on est tous les trois célibataires ce petit arrangement nous convient bien. La bouche de Jensen esquissa un sourire mystérieux qui n’était destiné à personne en particulier.

Notre foyer est agencé de manière à nous laisser respirer quand on veut, chacun son domaine. Il y a pas mal de passage, la porte reste toujours ouverte, je me lève tôt le matin, rentre tard le soir. Zelda sort pas mal la nuit, Rebecca quant à elle reste le membre de la famille la plus présente à la maison. On se croise donc le soir et les week end. Mais l’avantage de cette colocation entre frangin est que je ne me sens jamais seul …

La sphère familiale des Bush était pour Jensen un petit havre de paix sur lequel il se reposait. Cela le peinait qu’Anthony n’ai pas le même feeling avec son frère. Mais Jensen était mieux placer que quiconque pour savoir que la vie des uns et des autres se suivait mais ne se ressemblait pas. J’aimerais pouvoir t’aider. Ça fessait encore un peu bizarre à Jensen de tutoyer Anthony, mais avec un peu de pratique ça finirais par aller … Mais je ne pense pas être de bon conseil pour aider à prendre des distances avec sa famille moi qui en suis incapable. Si ton frère s’entête à te suivre partout où tu vas alors que tu lui as déjà exprimé ton envie de tranquillité je ne vois rien d’autre qu’une ordonnance du juge lui interdisant de s’approcher à moins d'un mètre. Dit-il sur le ton de la plaisanterie. L’humour au 11ème degré de Jensen ne plaisait pas à tout le monde mais c’était sa marque de fabrique, ça et le sarcasme.

La serveuse revint et embarqua les assiettes vides depuis tout à l’heure qui était resté devant eux. En échange elle laissa la carte des desserts. Jensen n’avait plus fin mais plus que gourmet le jeune homme était gourmand. Il commanda le cheesecake aux framboises qu’il prenait à chaque fois. Non pas de café, merci ajouta-t-il à la femme lorsqu’elle lui eue posé la question. Après que Tony ai décidé ou non s’il prenait autre chose et qu’ils étaient de nouveau seul, Jensen se posa la question si l’homme avait envie de continuer la conversation autours de son frère ou non. En attende de relance de sa part il finit par dire : Je tiens à m’excuser je n’ai jamais été très doué pour aiguiller une discussion et faire en sorte qu’elle soit logique et constructive. J’ai tellement de question à te poser, elles me brûlent les lèvres depuis tout à l’heure. Anthony l’invita poliment à ne pas se censurer et lui déballée toutes les interrogations qu’il avait. L’entrain de Jensen semblait lui plaire autant que l’intimidé, à tous les coups l’écrivain était un altruiste qui ne s’épanchait pas beaucoup. Heureusement Jensen allait lui parler de ses romans sujet sur lequel Tony ne tarissait pas et connaissait bien évidement sur le bout des doigts. Quand tu écris as-tu un cahier de note ou tu consigne toutes tes idées ou l’écriture et plutôt spontanée ? Il t’est arrivé d’écrire quelque chose que tu as refusé d’éditer pour différentes raisons ? Est-ce que tu rêves parfois de tes personnages ? Ne me prends pas pour un fou mais cela mets arrivé d’avoir une conversation ou deux avec les miens quand je dormais. Rit Jensen en passant sa mains dans ses cheveux. Et surtout, tu as d’autres projets de romans ?







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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Dim 26 Aoû 2012 - 16:57




When two authors meet...

Jensen confirma l'inutilité de continuer sur la voie du tutoiement, accompagnant son propos d'un clin d’œil. Puis, il se fit désirer pendant au moins une bonne minute avant de reprendre et répondre son interrogation. Pour cela, il raconta en détail une période de sa vie allant du lycée à l'université. Il comprit bien vite l'utilité de tout cet éventaire précis. Il voyait mieux, de cette façon, où le jeune dessinateur voulait en venir. Il put deviner plus précisément l'attachement qu'il portait à ses sœurs accru en partie par des raisons familiales. Il s'attarda ensuite sur le mode vie qu'il avait adapté avec elles pour en arriver à affirmer qu'il ne se sentait jamais seule. Ce point-là Anthony l'avait bien deviné, lui qui, au contraire, recherchait un peu de solitude.
« J’aimerais pouvoir t’aider. Mais je ne pense pas être de bon conseil pour aider à prendre des distances avec sa famille moi qui en suis incapable. Si ton frère s’entête à te suivre partout où tu vas alors que tu lui as déjà exprimé ton envie de tranquillité je ne vois rien d’autre qu’une ordonnance du juge lui interdisant de s’approcher à moins d'un mètre. » Cette petite pointe d'humour le fit quand même bien rire même si, en temps normal, ce genre là ne lui aurait pas décroché un sourire. Il ne s'y attendait pas et la « vanne » était sortie au moment propice pour le faire rigoler.
La serveuse revint et leur prodigua la carte des desserts alors qu'elle leur avait déjà débarrassé de leurs assiettes. Jensen commanda un cheesecake aux framboises et refusa une tasse de café. N’ayant pourtant plus très faim, l’écrivain demanda tout de même des brownies et une tasse de thé. Encore une fois, il aurait préféré une bonne bière ou quoique ce soit d’autre pourvu que ce soit alcoolisé mais il était venu en moto malheureusement…
Enfin seuls, un court silence s’installa. Le romancier ne savait que dire de plus au sujet de son frère et n’était pas tout à fait sûr non plus que Jensen ait fini de parler. Apparemment oui parce qu’il relança la conversation. « Je tiens à m’excuser je n’ai jamais été très doué pour aiguiller une discussion et faire en sort qu’elle soit logique et constructive. J’ai tellement de question à te poser, elles me brûlent les lèvres depuis tout à l’heure. »
« Ah t’inquiète, je ne suis pas très doué non plus. Par contre je suis assez curieux à propos de ce que tu veux me demander. Alors vas-y je suis à l’écoute.» Le trentenaire avait tutoyé son interlocuteur avec beaucoup plus de facilité qu’il ne l’avait cru au départ. Le courant passait donc très bien entre eux deux.
« Quand tu écris as-tu un cahier de note ou tu consigne toutes tes idées ou l’écriture et plutôt spontanée ? Il t’est arrivé d’écrire quelque chose que tu as refusé d’éditer pour différentes raisons ? Est-ce que tu rêves parfois de tes personnages ? Ne me prends pas pour un fou mais cela mets arrivé d’avoir une conversation ou deux avec les miens quand je dormais, rit Jensen en passant sa mains dans ses cheveux. Et surtout, tu as d’autres projets de romans ? » Toutes ces nombreuses questions mirent du temps à atteindre le cerveau d’Anthony. Elles étaient beaucoup trop nombreuses et il en avait déjà dû oublier la moitié. Il fit un gros effort de réflexion pour s’en souvenir au mieux, encore étonné qu’il lui porte autant d’intérêt afin d’y répondre. Il n’allait pas laisser ce pauvre homme sans réponses. Il décrocha un nouveau sourire en se disant cela.
« Pardonne-moi si j’oublie quelques une des tes questions, elles sont un peu trop nombreuses à ingérer d’un seul coup… Eh bien… J’ai un cahier de notes oui. Ensuite, je les rédige toute dans un ordre donné sur ma machine à écrire. Ouais ça fait un peu ringard mais j’en ai une de collection et elle m’est très précieuse. J’adore l’utiliser. Je propose ensuite ce tapuscrit là aux éditeurs : je reviens rarement sur mes premiers jets.»
Quand il pensa à la prochaine question à laquelle il allait répondre, il faillit éclater de rire. Non pas méchamment mais il ne s’y attendait pas vraiment quoi. « Mes personnages me viennent souvent de mes rêves. Ils sont en quelque sorte ma source d’inspiration sauf qu’ensuite j’essaie de rester assez réaliste dans les personnages en interrogeant quelques personnes qui puissent se rapprocher assez du personnage que j’ai imaginé. Donc oui je me suis déjà tapé la discute avec eux. Je crois que j’en ai oublié là non ? »
Jensen allait sûrement lui répondre mais soudain il s’en souvint d’une et se pressa de donner sa réponse. « Ah ! Oui j’ai encore d’autres projets de roman. D’ailleurs, je m’arrête jamais d’écrire. Je suis dans la rédaction d’un nouveau roman déjà pourtant j’en ai qui vient tout juste d’être publié… »
La serveuse revint les déranger encore une fois pour leur apporter desserts et boissons. Elle repartit plus vite qu’elle n’était venue et Jensen lui rappelle une question qu’il avait apparemment complèemen oublié : lui était-il déjà arrivé de refuser d’éditer quelques une de ces écritures ?
« Oui. Les éditeurs voulaient publier les nouvelles que j’avais écrit dans ma jeunesse Je refuse de les publier, ils ne sont d’aucun intérêt pour les lecteurs. Je les avais plus écrit pour moi-même, je m’en rends compte aujourd’hui… »
Il entama ses brownies. Hummm… Ils étaient exquis. Ils étaient peut-être pas meilleurs que celui de sa belle-sœur Héloïse mais ils en étaient pas loin. Voyant le cheesecake aux framboises de Jensen, il ne put s’empêcher de faire une petite aparté totalement hors-sujet. « Ceux de ma belle-sœur sont également tout à fait excellents. Elle est pâtissière.»
Puis, la curiosité le poussa à revenir sur le sujet des personnages que Jensen voit en rêve. « Et, sans trop être indiscret, tu leur parles de quoi à tes personnages dans tes rêves ? On croise rarement des gens à qui ça arrive. J’aimerais en savoir plus à ce sujet. »


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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Lun 27 Aoû 2012 - 13:24




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Pardonne-moi si j’oublie quelques une des tes questions, elles sont un peu trop nombreuses à ingérer d’un seul coup… Ça, il voulait bien le croire, Jensen avait de la suite dans les idées et il parlait parfois aussi vite qu’il pensait. Le pauvre Anthony se retrouvait noyé sous les questions inquisitrices de Jensen. Mais c’est avec une bonne humeur non simulée que l’écrivain lui répondit. Comme il l’avait imaginé l’homme utilisait bien un système de note. Il lui expliqua aussi qu’il se servait d’une machine à écrire et à la seconde suivant cette information une image chimérique de des mains viriles d’Anthony frappant successivement les touches noires d’une vieille Olivetti Lettera 32 de couleur vert d’eau pastel et passé, apparaissait sur un écran au fond du cerveau de Jensen. Ce qui donnait plus de charisme encore à l’écrivain. D’après Jensen, les plus grands travaillait à la machine, le dessinateur eu une pensée pour Woody Allen qui dans un reportage récent apparaissait avec en second plan, sur le lit de son hôtel un tas de feuilles jaunes paille éparpillées en pagaille, ses textes étaient tous tapés avec un ruban carbone. Anthony continuait de parler et fessait mention qu’une réécriture de ses premiers jets était souvent inutile. Quand Jensen songeât à tout le papier froissé qui atterrissait chaque jour dans sa poubelle, il ne put réprimer un léger sentiment de jalousie.

Ne laissant pas le loisir au brun de rêvasser plus que ça, Anthony enchaînait les réponses, et la prochaine était escortée d’un léger sourire : Mes personnages me viennent souvent de mes rêves. Ils sont en quelque sorte ma source d’inspiration sauf qu’ensuite j’essaie de rester assez réaliste dans les personnages en interrogeant quelques personnes qui puissent se rapprocher assez du personnage que j’ai imaginé. Donc oui je me suis déjà tapé la discute avec eux. Je crois que j’en ai oublié là non ? Jesnen ouvrit la bouche près à lui rappeler la dite question lorsque tout d’un coup Anthony s’exclama : Ah ! Oui j’ai encore d’autres projets de roman. D’ailleurs, je m’arrête jamais d’écrire. Je suis dans la rédaction d’un nouveau roman déjà pourtant j’en ai qui vient tout juste d’être publié… C’était tout à son honneur de créateur. La peur secrète de Jensen qui venait hanter parfois le jeune dessinateur s’apparentait à une perde irrémédiable et soudaine d’imagination. Il préférait mille fois être ensevelit de travail que de n’avoir plus rien à faire de ses dix doigts. Cela expliquait peut être le côté chochotte et hypocondriaque du garçon. Il éprouvait un stress immense lorsqu’il tombait malade ou se croyait l’être. Et le pire lui venait tout de suite à l’esprit tel que l’alitement forcé et l’interdiction de bouger ne serrais que son auriculaire. Encore une fois le jeune homme réfléchissait trop, son cerveau était encombré de blabla inutile. Il se reconcentra donc, dans son champs de vision était apparu la serveuse avec sur son plateau des petites merveilles de gourmandise. Jensen attaqua son gâteau à grand coup de cuillère et n’éprouva aucun remord de cette violence lorsque la texture du cheesecakes fonda sensuellement sur sa langue.

Et en ce qui concerne la volonté de ne pas rendre public certains texte ? Remémora-t-il à l’intention d’Anthony qui dans cet ordre précis le regarda, lui sourit et reprit tout naturellement la suite de sa mini-interview. Jensen apprit de cette manière que la maison d’édition avec laquelle le romancier collaborait avait essayée de déterrer des écrits réalisés lorsqu’Anthony avait quelques années de moins. Un travail qui lui semblait avec le recul être quelque chose de trop personnel, adressé uniquement à lui-même et qu’il voulait de surcroit garder pour lui. L’auto-thérapie par l’art d’invention semblait être un autre point commun aux deux hommes. Les tous premiers dessins qu’il avait réalisés étaient en lien direct avec son histoire personnelle, cela l’aida à comprendre qui il était et plus encore. A travers quelque trait de couleur Jensen donnait vie à des sentiments qu’il ignorait posséder avant cela. Anthony qui venait de croquer dans son dessert venta les qualités culinaires de la femme de son frère, ce qui piqua la curiosité de Jensen qui avait soudain très envie de gouter aux fabrications de farine et de sucre de cette dernière. Mais avant qu’il n’ait temps de demander si il elle tenait un établissement où il aurait le loisir de jauger son talent Anthony repris la parole : Et, sans trop être indiscret, tu leur parles de quoi à tes personnages dans tes rêves ? On croise rarement des gens à qui ça arrive. J’aimerais en savoir plus à ce sujet.

Un rire franc sorti tout droit de la gorge de Jensen, riant de lui-même, avant de répondre sur le ton de la confiance : Ma crédibilité serra complètement discréditer après que je t’ai répondu mais après tout je me suis vendu tout seul, alors un éclaircissement s’impose … il toussota plaçant son poing devant sa bouche puis enfin ce lança sans plus attendre : Ils viennent souvent me faire des réclamations sur ce qu’ils sont et ce qu’ils aimeraient être. De temps à autre il arrive même qu’ils me donnent des conseils et des bons. Ce qui, je me rends compte, donne à ses rêves une emprunte égocentrique et un peu skyzophrénique puisque j’obéis à mon inconscient. Une nuit je me suis réveiller en sueur suite à une prise de bec avec Horg Kentark un personnage de Rescape H, il m’avait planté son opinel dans le cou parce qu’il aurait préféré que le dernier tome sorte un mois plus tôt pour pouvoir le lire ! Mais je ne suis ni le descendant de Jeanne d’Arc, ni d’un fou, ma mère m’a fait passer de nombreux test et tout semble normal ! Plaisanta-t-il de nouveau, Jensen n’avait aucun mal à user de l’autodérision. Il préférait s’amuser de tout plutôt que de ne s’amuser de rien. Le reste du temps je rêve de scènes de combats que je dessine parfois ensuite en les améliorants. Conclut-il. Jensen regarda Anthony qui semblait tergiverser entre la perplexité et l’hilarité générale. Il aurait également compris que l’homme de lettre s’enfuit du restaurent après un pareil discours. Tant pis ! Pensât-il l’embarra et le ridicule n’avait jamais tué personne, surtout Jensen Bush qui serait depuis longtemps disparu sinon.

Alors comme ça ta belle-sœur est pâtissière ? Dit-il en avalant une autre bouché de son dessert. Je ne change pas uniquement de conversation par gène, hein ? Je suis réellement intéressé de savoir s’il existe un point de vente où elle commercialise sa bonne nourriture ou non. Se justifiât-il dans un sourire. Je pense à l’anniversaire de ma sœur qui approche bientôt peut-être que je pourrais lui passer commande.







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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Mer 29 Aoû 2012 - 16:11




When two authors meet...

Son interrogation généra une certain hilarité chez son interlocuteur. Cependant, il y répondit avec une certaine assurance. « Ma crédibilité serra complètement discréditer après que je t’ai répondu mais après tout je me suis vendu tout seul, alors un éclaircissement s’impose… » Oui, il pensait aussi. Sinon il ne lui aurait pas posé la question naturellement. Seulement, la curiosité le tiraillait. Vous savez, « cette même curiosité qui nous donne envie de nous pencher au-dessus des ravins pour nous apercevoir combien notre chute serait affreuse ». En tous cas, ce fut ainsi que décrivit Bernard Werber, écrivain de science-fiction français, dans son roman Les Thanatonautes et Anthony partageait grandement cette avis. Bon... Dans ce cas, sa curiosité n'était pas si tant malsaine que celle décrit dans cette citation mais il n'en restait pas moins curieux.
Jensen toussota. « Ils viennent souvent me faire des réclamations sur ce qu’ils sont et ce qu’ils aimeraient être. De temps à autre il arrive même qu’ils me donnent des conseils et des bons. Ce qui, je me rends compte, donne à ses rêves une emprunte égocentrique et un peu schizophrénique puisque j’obéis à mon inconscient. Une nuit je me suis réveiller en sueur suite à une prise de bec avec Horg Kentark un personnage de Rescape H, il m’avait planté son opinel dans le cou parce qu’il aurait préféré que le dernier tome sorte un mois plus tôt pour pouvoir le lire ! » Discours plutôt rassurant pour le romancier qui, parfois, rêvait que certains de ses personnages lui demandent à mourir et, très souvent, il les écoutait. Sauf, quelques fois où il trouvait nécessaire de les laisser vivre malgré leur désir de quitter ce monde qui était le leur. Quand il y pense, certains lui avaient déjà remercier de leur avoir laissés saufs. « Mais je ne suis ni le descendant de Jeanne d’Arc, ni d’un fou, ma mère m’a fait passer de nombreux test et tout semble normal. » Cette fois-ci, l'hilarité posséda l'écrivain. C'était assez drôle ce rapprochement à Jeanne d'Arc quand même... Il n'y aurait jamais pensé de lui-même.
Le dessinateur conclut ensuite le sujet en ajoutant que, le reste du temps, il rêvait plutôt des scènes de combats qu'il matérialisait ensuite sur papier pour le besoin de ses BDs. Anthony lui tentait de ne plus rigoler. Il avait conscience de faire une tête un peu étrange mais il se pensait atteint d'un fou rire et il voulait éviter de le faire résonner dans tout le restaurant.

« Alors comme ça ta belle-sœur est pâtissière ? » Brusque changement de sujet. Déjà qu'il ne se souvenait à peine avoir parlé de la profession de sa sœur... Ah si ! Il s'en souvenait l'avoir vaguement évoqué il y avait quelques instants. Jensen se justifia de ce changement puis il avoua être intéressé de connaître où il pourrait goûter aux pâtisseries d'Héloïse. Surtout que l'anniversaire de sa sœur était pour bientôt.
L'écrivain réussit donc à se calmer. Il expira un bon coup en espérant qu'il ne se mettrait pas à rire en parlant. « Elle travaille au Sugar Paradise, je crois que la pâtisserie s'appelle comme ça. J'en suis pas trop sûre je m'y suis jamais rendu donc... Il est possible que t'ais déjà goûté à l'une de ses pâtisseries alors. Du moins, si tu as déjà été là-bas. Après tout, il y a d'autres petites pâtisseries dans le coin il me semble. »
Il eut en tête la vision des croissants et des petits pains au chocolat qu'Héloïse lui servait à lui et son frère le matin au petit-déjeuner. Malgré qu'il aurait voulu être seule, il devait avouer que les petites gâteries culinaires de sa belle-sœur étaient très appréciables. Par contre, souvent elle se plaignait même si elle était heureuse de pouvoir pratiquer son métier. Premièrement, il y avait l'échec de son service-traiteur qu'elle avait lancé en emménageant ici. Puis, la boulangerie ne lui appartenant pas, elle se sentait totalement contrainte et emprisonnée dans des recettes spécifiques et elle n'avait aucune liberté en cuisine. Même que, parfois, elle devait plus passer à son temps à s'occuper de la vente qu'en cuisine. Anthony la comprenait très bien. Il avait le même sentiment avec ses éditeurs surtout, particulièrement Courtney qui s'était installé à Middle Fawkes pour le tenir à l'oeil...
« Par contre, elle affirme toujours qu'elle considère ses pâtisseries meilleures à la maison qu'à la pâtisserie. Elle ne sent pas très libre là-bas alors qu'à la maison elle semble vraiment heureuse dans sa cuisine. Oui je dis bien SA cuisine parce que, malgré que ce soit MA maison, c'est la pièce que je fréquente le moins alors qu'elle y passe la plupart de son temps. Bon après, je suis sûre qu'elle exagère un peu, c'est tout de même une bonne pâtissière »
Il sourit à Jensen et pensa à une proposition. « Peut-être que je pourrais la convaincre de te faire le gâteau de ton choix, un peu plus personnalisé quoi. Il y a toujours quelque chose qui ne me va pas sur les différents gâteaux personnellement. » Il s'arrête et reprit de suite. « Tout un discours juste pour ça. »


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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Mar 4 Sep 2012 - 22:09




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Elle travaille au Sugar Paradise, je crois que la pâtisserie s'appelle comme ça. Ce nom une fois prononcé couru dans la tête de Jensen, faisant le tour de ses neurones de nombreuses fois, à la recherche de souvenir égarés. L’enseigne lui parlait et malgré tout le jeune homme ne parvenait pas à rendre concrète cette intuition. Il est possible que t'ais déjà goûté à l'une de ses pâtisseries alors. Du moins, si tu as déjà été là-bas. Après tout, il y a d'autres petites pâtisseries dans le coin il me semble. Certainement ! Pensa Jensen. Cependant il n’y mettait rarement les pieds car avec son allure peu sportive Jensen tentait de garder une forme physique de bonne qualité et cela passait évidemment par sa santé. Les friandises et toutes autres douceurs se retrouvaient alors immédiatement affublées d’une étiquette mentale « DANGER, PRISE DE POID ». Après tout on ne pouvait pas se permettre de manger pareille trente ans que lorsqu’on en avait dix de moins.

Il se sentait bien bête de ne pouvoir se rappeler si oui ou non il avait visité ce temple de la sucrerie. Pourtant il se força : Sugar Paradise. Le souci majeur dont l’homme semblait souffrir, se résumait à son incapacité de se servir correctement de sa mémoire. A croire qu’il y avait trop de place occupée dans son cerveau par son boulot de dessinateur pour contenir quoi que ce soit d’autre. Sugar Paradise. La recherche s’intensifiait de plus en plus, remuant tout à l’intérieur. Son organe intellectuel, fragmenté en deux parties comme un disque dur, rassemblait dans un premier temps les fonctions innées et les acquis tels que des brides de son apprentissage scolaire, quelques règles de bienséances, la manière de mettre un pied devant soi et ainsi de suite tout en gardant l’équilibre. Et l’autre pôle, moins bien organisé devait contenir tout le reste : un bric à braque émotif, des réminiscences d’enfances, quelque apprentissage scolaire, paroles de chansons. Sugar Paradise. Il fallait se rendre à l’évidence, Jensen n’avait aucun souvenir de cet endroit pour la bonne et simple raison qu’il n’avait jamais poussé la porte de la pâtisserie. Par contre, elle affirme toujours qu'elle considère ses pâtisseries meilleures à la maison qu'à la pâtisserie. Elle ne sent pas très libre là-bas alors qu'à la maison elle semble vraiment heureuse dans sa cuisine. Jensen pouvait aisément comprendre ce sentiment de liberté qui l’avait d’ailleurs poussé à se mettre à son propre compte et pas sous le joug d’éditorialistes. Jensen l’écouta expliquer qu’il avait cédé le coin cuisine à la jeune femme. Anthony ajouta ensuite que comme toute artiste Héloïse avait un trait de caractère « insatisfait » et semblait minimiser son tallent. Son interlocuteur lui offrit un sourire que Jensen lui rendit.

La seconde suivante, l’écrivain fit une supposition concernant la commande d’un gâteau personnalisé, surpris Jensen ne sut trop quoi dire. Il avait songé à acheter le gâteau dans la boutique de la belle-sœur d’Anthony mais certainement pas qu’un de ses auteurs préférés, demande à un membre de sa famille qu’elle lui en fabrique éventuellement un. Un gâteau unique de surcroit. Tout un discours juste pour ça. Ajouta-t-il comme pour s’excuser d’avoir trop parlé ce qui n’avait pas effleuré l’esprit de Jensen. Merci, ça sera avec plaisir ! Mais je ne voudrais pas abuser. Tu penses que cela ne la gênera pas ? Dans tous les cas tu as piqué ma curiosité. Il y a de fortes chances pour que je passe plus tôt que prévu dans cette fameuse boutique. Avoua-t-il.



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Dernière édition par Jensen Bush le Lun 5 Nov 2012 - 18:52, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Lun 10 Sep 2012 - 18:12




When two authors meet...

Jensen remercia l'écrivain d'un ton plein de reconnaissance mais, tout de suite, il s'inquiéta. Pour reprendre ses mots, il ne voulait pas abuser et voulait s'assurer qu'il ne dérangerait pour le moins du monde Héloïse. Cependant, la curiosité reprenait le dessus et il dut avouer que les chances qu'il puisse faire un petit tour à la pâtisserie s'étaient accrues.
Le romancier voulut se montrer rassurant. Connaissant bien Héloïse, on pourrait sûrement pas trouver plus heureuse qu'elle lorsqu'on passe commande avec elle. Après l'échec de son service traiteur surtout... « Ne t'inquiète pas. Tu ne peux pas savoir à quel point ça pourrait lui faire plaisir. Pour cela, il suffit de... » Anthony s'interrompit brusquement. Il héla la serveuse et lui demanda un stylo.
Avec un grognement contrarié, elle lui prêta le même stylo que Jensen lui avait emprunté auparavant. Sans vraiment y prêter attention – ce qui relevait du miracle chez Anthony – il récupéra l'une des serviettes où le dessinateur avait esquissé quelques croquis de super héros et inscrivit une suite de dix chiffres. Finalement, il tendit la serviette en papier à Jensen et déposa le stylo à bille sur le rebord du comptoir.
« De cette façon, quand tu veux passer commande et que t'as une idée précise de ce que tu souhaites, tu sais ce qu'il te reste à faire. » Encore un clin d'œil. Il faudrait croire que ça en devenait une habitude aujourd'hui. A force de rester confiné dans cette pièce à écrire, il reproduisait les mêmes caractéristiques de ses personnages dans la réalité. Après tout, tout le monde dit que chaque personnage incarne en partie son créateur.
Il dévora son assiette de brownies avec grand appétit. La séance de ce matin lui avait drôlement ouvert l'appétit. Il en était lui même étonné. Il n'était pas du genre à se goinfrer. Il était même plutôt sportif. Bon... Une petite exception ne lui ferait pas de mal non plus. Comme si c'était possible que ces quelques années de musculation pouvaient s'envoler seulement en mangeant un peu plus que d'habitude.
Reprenant ses esprits et se reconcentrant sur le moment présent, Anthony put remarquer la légère agitation qui se manifestait chez Jensen. Malgré leur petite discussion entre adultes ordinaires et non en tant qu'écrivain et son lecteur, cela devait paraître étrange au dessinateur de déjeuner avec le romancier et, par la même occasion, obtenir son numéro de téléphone. Et cela dans la même journée !
L'auteur daigna s'en être aperçu et continua la conversation tout naturellement « En tous cas, j'espère que tu ne tarderas pas à me montrer la boutique de BD et surtout l'atelier. Puis qui sait ? Je pourrais très bien avoir l'idée de créer un personnage dessinateur de BD dans un de mes prochains romans... » Sous entendu, il espérait avoir un numéro en échange pour reprendre contact avec lui. Ainsi, lorsqu'il se libérerait un de ces jours de sa machine à écrire, il pourrait téléphoner afin de savoir si, par hasard, il ne pourrait pas passer et prendre quelques notes au passage. Un personnage dessinateur, ce n'était pas si commun. « Cela bien sûr quand tu ne seras pas trop occupée. Après tout, il y a des périodes de création qui doivent rester sacrées. Il y a des moments où l'on ne doit pas sortir le nez du boulot tant que tout ce qu'on a dans la tête n'est pas matérialisé sur une feuille de papier. »

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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Mer 17 Oct 2012 - 15:40




Jensen & Anthony

« When two authors meet ... »




Ne t'inquiète pas. Tu ne peux pas savoir à quel point ça pourrait lui faire plaisir. Pour cela, il suffit de... la phrase ne vit pas la fin arrivée tout de suite. L’écrivain venait d’attirer l’attention de la serveuse afin de lui emprunter quelque chose pour écrire. Son air légèrement agacée fit sourire Jensen. La pauvre ignorait que la table était occupée par un romancier et par un dessinateur. Ironiquement ce facteur pris en compte il n’y avait vraiment pas de quoi s’étonner. De cette façon, quand tu veux passer commande et que t'as une idée précise de ce que tu souhaites, tu sais ce qu'il te reste à faire.

Jensen remarqua le clin d’œil de son interlocuteur avant la serviette de papier annoté d’un numéro de téléphone. Il n’y manquerait pas de contacter Héloïse. D’ailleurs une idée avait déjà fleurit dans son esprit. La mode était aux gâteaux personnalisés, c’est-à-dire que les pâtisseries étaient d’abord des œuvres d’art – en quelque sorte – avant d’avoir uniquement un but alimentaire. L’exemple qui lui venait tout de suite en tête était la tête chafouine d’Hello Kitty recouverte de glaçage et de pâte d’amande colorée, se faisant dévorer pas des petites filles lors d’un anniversaire. Pour sa sœur qui n’était plus fan de cette petite minette de cartoon depuis longtemps, il imaginait plutôt une forme d’appareil photo plus grand que nature. Elle adorerait, mais avant de partir trop loin dans son imagination, Jensen se ravisa car il fallait avant tout savoir si ce projet de farine et de sucre était ou non réalisable.

Anthony mentionna l'envie de découvrir son échoppe et même l'étage lui servant d'atelier. Jesnen en était ravi, dans ce premier contact le romancier avait ouvert son monde au lecteur et admirateur de l'homme. Un échange de bon procédé relevait de la logique mais surtout du plaisir. Encore une fois Jensen était rempli d'une joie effervescente à l'idée d'avoir découvert un ami aussi passionné que lui, qui comprenait son obsession pour son travail. Cela bien-sûr quand tu ne seras pas trop occupée. Après tout, il y a des périodes de création qui doivent rester sacrées. Il y a des moments où l'on ne doit pas sortir le nez du boulot tant que tout ce qu'on a dans la tête n'est pas matérialisé sur une feuille de papier.

La main de Jensen se pencha sur la table, imitant l'action d'Anthony, il griffonna son numéro de téléphone sous le croquis d'une Syora - personnage de sa future BD - souriante sur le dos d'un animal aquatique mutant semblable à une raie. Il avait pris cette serviette parce qu'elle se trouvait au-dessus de la pile mais aucune autre esquisse n'aurait été mieux appropriée que celle-ci. Un signe ? Jensen souriait, aimant cette idée naïve.

Merci pour cette superbe rencontre dit-il en fouillant dans la poche de son jean son portefeuille. Il en sortie un billet à l’effigie d’Andrew Jackson et le glissa son verre vide pour payer sa note. La monnaie servirait de pourboire. Je pense te joindre rapidement pour renouveler l’expérience et je serais très heureux de te montrer mon QG, ajouta-t-il. Avoir connaissance de la présence d’Anthony Maxwell dans Middle Fawkes était quelque chose qui lui mettait du baume au cœur. Le livre dédicacé de l’auteur se tenait devant ses yeux, il n’oublia pas le de récupérer avant de se lever et de tendre son autre main libre à son nouvel ami.

Il n’était pas pressé en soit, mais l’horloge tournait toujours plus vite que prévu lorsqu’on se trouvait en très bonne compagnie comme c’était le cas. Jensen espérait passer un peu de temps en famille ce week-end avant de reprendre son train de vie à 400km/h.





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MessageSujet: Re: ϟ When two authors meet... ϟ TERMINER   Ven 9 Nov 2012 - 16:43




When two authors meet...

Sans attendre, Jensen imita son geste et inscrivit son numéro de téléphone sur un de ses croquis. Il remercia également Anthony pour cette "superbe rencontre". En tant qu'écrivain, l'auteur n'aurait pas pu trouvé un meille adjectif pour décrire leur rencontre. Il était tout à fait d'accord. Il hocha la tête comme confirmation. Bien sûr, avec cela, il avait ajouté un sourire. Cette journée qui lui avait semblait ennuyeuse dès le réveil, s'était transformé en une journée plaisante. Et cela grâce à Jensen seul. Il prit ensuite le numéro de téléphone du dessinateur et ne put s'empêcher de faire un peu d'humour.
« Enfin, j'ai un autre numéro que celui de la maison. » Il rigola de son humour au 43ème degré et reporta son attention sur le moment présent. Jensen partageait son engouement et avouait qu'il n'allait sûrement pas tarder à le joindre de nouveau afin qu'il se retrouve encore une fois afin de déjeuner et ensemble et discuter entre hommes. Il n'avait pas oublié de mentionner la prochaine visite de son QG. Anthony s'y réjouissait d'avance. Ils avaient beaucoup à partager lui semblait-il. faire un peu d'humour.
« Alors je tâcherai de me libérer de ma machine. Je suis plutôt en avance sur les délais imposés par mes éditeurs. J'attend le coup de fil avec impatience » Ceci dit, le jeune dessinateur le salua et quitta le petit restaurant. Il n'avait même pas fait attention qu'il avait déjà payé sa note. Autant en faire de même et rentrer. Il n'y avait plus rien d'intéressant à faire ici. Ce bon moment était déjà terminé. La poisse... Il aurait bien voulu que cela dure un peu plu slongtemps. Mais voilà c'était connu les meilleurs moments étaient les plus courts.
Voyant la serveuse passer de nouveau face à lui, il l'appela encore une fois. Vu le regard noir qu'elle lui avait jeté, il s'était déjà fait une ennemie à Middle Fawkes. Après son premier ami, il fallait bien compenser cela. Néanmoins, cette fois-ci, il l'avait appelé pour payer son addition. Il était certain qu'elle avait retenu un soupir de soulagement. Enfin... C'est vrai que Jensen et lui avait un peu abusé de son temps et surtout de son stylo durant cette agréable rencontre. Ils avaient presque agi instinctivement à vrai dire. On aurait dit que cette page de leur vie avait été écrite d'avance. Leibniz avait peut-être raison dans sa théorie d'harmonie préétablie du corps et de l'esprit. Dieu, si bien sur il y en avait un, aurait tout réglé comme du papier à musique.
Il paya en laissant la monnaie, tout comme son camarade avait fait visiblement, et s'excusa humblement auprès de la serveuse pour le dérangement. Elle semblait suprise de ses excuses et assura que ce n'était rien. Sur ce, Anthony récupéra son casque de moto et sortit du restaurant en tâchant de bien pousser la porte pour sortir, vu qu'il avait dû tirer la porte pour entrer. Pas question de se faire avoir une seconde fois.
Il enfourcha sa moto, mit son casque et jeta un dernier coup d'oeil à l'enseigne du Tommy's. C'était un bon restaurant. Mais ce restaurant lui semblait-il bon en raison de son accueil et de sa qualité ou parce qu'il y était pour la première fois en bonne compagnie ? Jamais il n'aurait de réponse à cette interrogation...

THE END


Anthony B. Maxwell & Jensen Bush

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