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 Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]

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MessageSujet: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Mar 6 Nov 2012 - 22:57


Jensen & Noelys ♥



Cela devait faire huit mois que je n’avais pas rêvé de boire un chocolat chaud aux guimauves devant un grand feu de cheminée. Je n’avais que cela en tête et j’en étais ravie. Cela faisait plus d’une semaine que je ne parvenais pas à me concentrer en classe. J’étais heureuse d’avoir autre chose en tête que son visage. Pour être honnête, cela faisait un petit moment que je vivais dans une bulle. Je ne parvenais pas à me concentrer. Les images se répétaient en boucle dans ma tête. La course effrénée dans la rue. Mon corps haletant contre le sien. Ses lèvres contre les miennes. Mon cœur battait encore la chamade, rien qu’en y pensant. J’avais une attirance inexplicable pour ce garçon. Le simple fait de prononcer son nom me donnait le vertige. Je fantasmais rien qu’en me souvenant du goût de son haleine et je rêvais en secret de me retrouver seule en sa compagnie. À chaque coin de rue, j’avais le sentiment d’entendre le son de sa voix, de voir sa silhouette ou encore de sentir son parfum. Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas ressenti cela pour un garçon. Mais voilà, cette relation était tout simplement impossible. Sa sœur était mon amie et je savais qu’elle aurait beaucoup de mal à autoriser une telle relation. Nous avions dix ans d’écart. À leurs yeux, j’étais une adolescente et lui un adulte. Personne ne pourrait nous comprendre. C’est pourquoi, je l’avais fui. Cela m’avait brisé le cœur de le rejeter mais c’était la meilleure chose à faire pour le protéger. La seule chose que je m’étais autorisée à lui offrir fut mon nom ainsi qu’un baiser. Rien qu’en y pensant, je soupirai. Ce qui ne plut pas à mon professeur d’anglais qui me rappela à l’ordre. La fin de la leçon se déroula tranquillement.


C’était l’heure du midi. Je me dirigeai donc à la cafeteria où j’avais rendez-vous avec Julian. Je n’avais pas très faim. J’optai pour le plateau végétarien : salade, cannellonis aux épinards. Julian me chambra à ce sujet-là. Ce mec s’était un sacré phénomène. Il avait le même effet sur les lycéennes que le soleil avait sur les tournesols. Il était beau s’était indéniable. Il était aussi un de mes meilleurs amis. À notre rencontre, je m’étais sentie mal à l’aise de sentir tous les regards braqués dans notre direction. À l’heure actuelle, j’étais habituée et cela ne me dérangeait plus. Nous discutâmes de tout et de rien, jusqu’au moment où je reçue un sms. C’était Zelda. Elle me proposait de la retrouver à son café pour prendre un chocolat chaud. Apparemment, en fouillant dans sa cave, elle avait retrouvé un objectif qui était adapté à mon appareil photo. Sur le moment, je voulus lui répondre que je n’avais pas le temps en ce moment. Toutefois, elle ajouta un petit commentaire qui me rendit me força à accepter. « Stp viens avant 17h, faut que je te parle !». Je me sentie mal à l’aise. Julian me questionna sur l’expéditeur de ce message qui m’ôta tout enthousiasme. Je restai succincte. J’avais promis de ne pas parler de notre rencontre. Cependant, j’expliquai à mon ami le gros de l’histoire. Il eut un petit rire et me dit d’arrêter de me prendre la tête avec le regard des autres. Il me dit de rester moi-même. Il avait raison quoi que me dise Zelda, je n’avais rien à me reprocher et son frère non plus. Je me remise à sourire et nous pûmes finir notre repas dans la bonne humeur.


À la fin des cours, je me rendis à la danse. Seulement, voilà, mon esprit n’arrêtait pas de tourner en boucle. Bien que Julian ait su me rassurer le temps du repas, ma crainte était réapparue. J’avais peur de se dont elle souhaitait me parler. Cela faisait depuis mon inoubliable rencontre avec son frère que je ne l’avais pas revue. Je craignais de me retrouver nez-à-nez avec eux. Je savais que Jensen était proche de sa sœur. Cependant, il m’avait promis de n’en parler à personne. Il n’aurait eu aucun intérêt à le faire et encore moins auprès de sa sœur. Non, il devait s’agir d’autre chose. Malheureusement, je lui avais donné mon nom. J’espérai donc que le jeune homme n’est pas commis d’erreur. J’arrivais enfin au café. Zelda vint s’asseoir vers moi. Nous échangions quelque instant sur nos semaines passés. Bien entendu, je ne lui parlai pas de son frère. Finalement, elle me demanda ce qu’elle voulait… Si je pouvais développer des photos pour elle ? Bien entendu que je pouvais le faire. Je souris. Si j’avais su, je ne me serais pas autant prise là tête. À 17h, mon amie du partir. Elle avait un rendez-vous. Ce fut sa remplaçante qui m’apporta mon cookie. Je sortie mon livre d’espagnol et commençai à le lire. C’était incroyable de voir à quel point les enseignants n’avaient pas d’imagination. Don Quichotte n’était pas mon choix favoris mais je devais admettre que certains passages étaient plutôt amusants. J’étais tellement plongé dans mon livre que je n’entendis pas la cloche de la porte sonner. Cela m’aurait certainement éviter de sursauter lorsque j’entendis le son de sa voix.


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MessageSujet: Re: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Mer 7 Nov 2012 - 19:48




Noelys & Jensen

« Vous êtes en retard pour le thé ! »




En sortant de la boutique de la station-service avec son gobelet à la main, le dessinateur porta à ses lèvres la boisson chaude avant de manquer de tout recracher. L'amertume le fit grimacer, le café que vendait Zelda, sa petite sœur, était bien meilleur, mais depuis un petit moment Jensen évitait consciencieusement l'endroit où elle travaillait. La raison ? Une rencontre inopinée avec une adolescente au teint couleur pêche dans une ruelle, un baiser échangé, des larmes de regret coulant de ses yeux aigue-marine et la promesse de se taire et d'oublier. Elle risquait de se trouver là-bas et c'était pour honorer sa parole que le jeune homme ne s'y rendait plus depuis des semaines. Cependant, Jensen n'en pouvait plus d'avaler cette lavasse tout droit sorte du distributeur automatique. Il jeta le godet en carton dans la première poubelle venue et remonta à bord de son véhicule. Il était en manque de caféine de bonne qualité il devait y remédier et vite. Après tout combien de chance avait-il de tomber nez à nez avec la magnifique et plantureuse brune ? Il fit le pari qu'il n'y en avait pas tant que cela et pris son courage à deux mains lorsqu'il s'engagea sur Madison Avenue. Un coup de klaxon l'alerta. Derrière son volant Zelda lui fit un sourire alors qu'elle le croisait à bord du vieux break de leurs parents. Jensen fut surpris de constater qu'elle finissait son service si tôt, l'écran LCD bleu de son auto radio n'affichait que 17h06, puis il se souvient de son rendez-vous mensuel chez le coiffeur. Il répondit par un signe de la main puis se reconcentra sur la route.

Un créneau et quelques minutes plus tard, Jensen poussa la porte du café faisant ainsi tinté le carillon. Il s'avança jusqu'au comptoir où Jennyfer, une collègue de sa sœur, servait à tour de bras les clients. Lorsqu'elle aperçut le brun, son sourire commercial se muât en quelque chose de beaucoup plus sincère et amical. Tu viens de la louper de peu ... annonça-t-elle une fois en face de lui, il écarta les mains en signe d'impuissance avant de lui faire remarquer le nombre important de consommateur présent en salle. Sans qu'il n'ait besoin de le formuler à voix haute, elle avait déjà posé une petite tasse blanche remplie de l'expresso noir qu'il affectionnait temps. Tant que nos boissons rendent les gens accros, c'est bon pour nos affaires. Le côté négatif c'est que ta table habituelle est occupée. un signe de tête accompagna les propos de la serveuse. Jensen tourna sa tête d'un quart de tout et son regard se posa sur la silhouette attablé contre la baie vitrée : les yeux rivés sur un livre, ses cheveux bruns souple et brillant, ses longues jambes fuselées et le détail le plus important surement, la présence d'un objectif d'appareil photo sur le plat de la table. Il n'en avait pas fallu beaucoup plus pour la reconnaitre, le dessinateur retient un juron entre ses dents. Se retournant brusquement, de peur d'être vue, l'homme prit sa tête entre ses mains. Jennyfer s'enquerra de son état mais il ne l'entendit pas. Il fallait bien se rendre compte que le sort ne manquait pas d'ironie. Elle était là, en chair et en os, la prodigieuse Noelys qui lui martelait le crâne depuis des jours et qui comme un boomerang revenait lorsqu'il parvenait enfin à l'arracher de son esprit. Assise précisément à cet endroit. Un signe peut être ? Jensen n'avait jamais vraiment jamais accordé de crédit au destin, c'était de belle histoire pour agrémenter les films et roman à l'eau de rose.

Que faire ? Affronter son regard aussi impertinent qu'attirant était une épreuve que l'homme tentait de fuir. Elle lui avait fait ses adieux en pleine rue, ce jour-là. Ce qui traduisait clairement qu'elle ne tenait pas à le revoir et il s'efforçait de respecter sa décision, mais trop peu de mètres les séparaient pour que cela n'attise pas de nouveau le désir que Jensen ressentait pour elle. Discrètement, le brun fit pivoter sa tête pour vérifier en quelque sorte la présence de l'adolescente. En l'apercevant une nouvelle fois il se mordit la lèvre inférieure tout en s'interrogeant. Le jeune homme était tiraillé entre le choix facile de s'en aller et l'envie plus risquée d'affronter la jeune fille. Le pour et le contre étaient assez faciles à poser, les désavantages étaient bien plus importants que les hypothétiques avantages. Malgré tout, le plaisir de la revoir était là même si c'était purement fortuit. Le temps n'avait pas fait son œuvre, il mourait d'envie de savoir comment elle se portait. Jensen tenta de se raisonner : c'était puéril, il était assez mature pour écouter sa raison pour ne pas succomber à la tentation. Jensen glissa un billet dans le creux de la main de Jennyfer tout en la remerciant. Il termina d'une traite sa tasse de café, puis se leva se dirigeât vers la porte de sortie bien décidé à laisser tomber une fois pour toute cette histoire n'avait ni queue ni tête, si toutefois elle était réellement possible.

Puis contre toute attente, il se figeât, changeât de cap pour aller s'asseoir directement face à Noelys. Oui, elle avait raison et leur rapprochement pouvait s'avérer dangereux, mais cette fois-ci une petite idée avait germé dans l'esprit de l'homme... Salut lança-t-il en redécouvrant en détail le minois de la jeune femme qui affichait son étonnement. Leur proximité le rendait toute chose, il ressentit les pulsations de son cœur dans poitrine s'emballer. De ce fait, Jensen craignait ne pas avoir l'air aussi sûr de lui qu'il l'aurait souhaité. Cette fille lui insufflait vraiment un sentiment étrange, une petite voix lui dictait qu'elle était maitresse de son état émotionnel. Elle avait déjà jonglé habilement avec ses sentiments naissants une fois et pourtant c'était volontairement qu'il s'était jeté dans la gueule du loup. Je me présente, Jensen Bush. Il tendit la main vers elle, un sourire espiègle aux lèvres, il fallait bien avouer qu'il s'amusait de son effet de surprise. Elle le fixait avec ses yeux tout ronds qui ne quittaient plus les doigts tendus de l'homme qui réclamaient de rencontrer - de nouveau - les siens. Noelys, c'est ça ? J'ai cru comprendre que tu étais une amie de ma petite sœur, je comprends mieux ce qu'il vous rapproche. Dit-il en montrant l'objectif posé sur la table. Tu es photographe ? Jensen espérait vraiment qu'elle se laisse tenter à lui répondre au lieu de le repousser comme elle savait si bien le faire. Il lui offrait la première rencontre qu'ils n'avaient jamais eue, l'occasion d'apprendre à se connaitre, à elle de s'en saisir ou non.




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Dernière édition par Jensen Bush le Lun 10 Déc 2012 - 12:24, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Dim 11 Nov 2012 - 21:55


Jensen & Noelys ♥



Je me figeai. Avait-il perdu l’esprit ? Mes yeux couleurs azur se plongèrent dans son regard ténébreux. Je commençai à sentir des bouffées de chaleur, mes mains tremblaient et mon esprit se mit à divaguer. Je regardai chaque trait de son visage. Allant de ses cheveux brun en batille. Je m’imaginais passer mes mains afin de les ébouriffer. J’étais persuadé qu’il était soyeux. Je m’imaginais entrain de caresser sa petite barbe de trois jours, puis l’embrasser de sa joue jusqu’à mon but ultime. Je m’imaginais embrasser ses lèvres qui étaient si douce. Rien qu’en y pensant, je me souvins du goût de ses lèvres, de l’odeur de son parfum, des pulsations de son cœur contre mon corps. Son corps… Pas celui d’un grand athlète mais celui d’un jeune homme de vingt-huit ans en pleine santé. Son corps… Rien qu’en y pensant, rien qu’en ressentant cette proximité entre nos deux corps, je me perdis à m’imaginer allonger contre lui. Je me perdis à m’imaginer entrain de l’embrasser, passant mes mains dans ses cheveux, puis le déshabillant. J’en eue le vertige. Il fallait que je me reprenne. Je ne pouvais pas continuer ainsi. Après une longue minute de réflexion, je respirai un grand coup et répondu à son geste. Je lui pris la main. Il semblait amusé par son acte. Je finis par répondre à son sourire espiègle. Sa main était douce. J’aurais pu ne jamais la lâcher.

-Et toi, le fameux grand frère… Je m’appelle Noelys mais tu peux m’appeler Noe… Amatrice… Je ne prétendrais pas être pro… A moins que tu considères le journal du lycée comme un vrai journal…

Je m’assis au fond de ma chaise. J’avais besoin de m’éloigner de lui. La proximité était entrain de créer de trop grande pulsion sexuelle. J’avais une folle envie de lui sauter au cou ou alors de prendre mes jambes à mon cou. Mais voilà, j’étais piégé… Je ne pouvais pas fuir. Nous nous trouvions dans le café de Zelda et Jennifer était une vraie commère. Je savais qu’elle nous épiait et qu’elle se ferait un malin plaisir de répondre la rumeur. Il valait mieux que je joue le jeu. Jensen était un joueur. D’ailleurs, c’était de ma faute. Lors de notre première rencontre je m’étais jouée de lui. Il était donc tout naturel qu’il se venge. J’allais donc rentrer dans sa danse. Je finis par sourire. Je pris une gorgée de mon cacao. Je reposai ma tasse, croisai les bras et me rapprochai de son visage. Je le fixai droit dans les yeux. S’il voulait jouer nous allions jouer. Dans ma tête, je me dis qu’il ne savait pas dans quoi il s’était engagé. J’allais prendre un malin plaisir à le charmer. J’eue un petit sourire en coin et lui dit :

-Et le sexy grand frère de Zelda que fait-il dans la vie, en dehors du fait de poursuivre les lycéennes ?

J’avais parlé de manière à se que nous soyons les seuls à entendre mes propos. J’avais décidé de m’amuser un peu avec ses nerfs. J’avais des difficultés à garder mon sang-froid en sa présence et je ne voyais pas pourquoi lui aurait le droit d’être en pleine possession de ses moyens. J’étais pour l’égalité entre les sexes. Si je devais me forcer à garder le contrôle de mes actes. Il devrait en faire autant ! Mon esprit n’arrêtait pas de divaguer. J’étais perdue dans mon imagination. Ces certainement cela qui me fit agir ainsi. Alors que je me souvenais de notre course poursuite, mon corps se mit à agir. C’était comme instinctif. J’étais attirée par ce garçon comme l’aiguille de la boussole l’était avec le nord. Ce n’est qu’après quelque seconde que je réalisai que mon pied était collé contre le sien. Je sursautai et reculai mon pied. Malheureusement pour moi, mon sursaut fit bouger la table et je me renversai du chocolat chaud sur le T-shirt.

-Shit !

Je me levai d’un bon, ramassai la tasse et pris ma serviette afin d’éponger le liquide encore chaud. Il avait du me prendre pour une idiote. J’étais la reine des maladroites. Je sentais le sang me monter aux joues. Je posai ma serviette sur la table et lui dit poliment :

-Voudrais-tu bien m’excuser une minute ? Je crois que j’ai besoin de me refaire une beauté.

Je souris pris mon sac à main et me dirigeai vers les toilettes. Seulement une fois arrivée devant la porte, je me retournai afin de lui sourire. Je fus ravie de voir que son regard était toujours braqué sur moi. Peut-être se demandait-il si j’allais profiter de cet accident afin de le fuir ?

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MessageSujet: Re: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Lun 19 Nov 2012 - 18:07




Noelys & Jensen

« Vous êtes en retard pour le thé ! »




L'objectif qu'il s'était fixé était plus fastidieux à atteindre qu'il ne l'aurait cru, Jensen avait dû surestimer sa capacité à rester impassible face à elle. Le trouble de l'adolescente ne dura pas. L'attitude ingénue que Noelys lui inspirait n'était qu'une façade éphémère, tapie en elle se cachait une jeune femme insoumise et malicieuse, il en était certain. Mais en avait-elle au moins conscience, qu'entre ses mains, elle détenait toutes les armes possibles pour le déstabiliser ? Quel que soit le nombre de facette dont elle usait Jensen n'en rejetait aucune, chacune à sa manière le faisait fondre. Le contact de leur poignée de main, aussi respectable soit elle, lui insuffla comme une décharge électrique. Agréable. Peut-être trop.

Tu peux m'appeler Noe... L’intonation employée était trop suave pour ne pas charmer Jensen. Il ne s’agissait de rien d'autre que quelques mots, pourtant l'emprunte qu'ils laissaient n'était pas anodin. C'était un surnom qui donnait envie d'être susurré tout contre une oreille, le menton enfouit dans un cou. Oui, son cou. Il suffit à l'homme d'y songer pour que son regard s'accroche à cette peau si délicatement cachée derrière des milliers de cheveux. Jensen avait envie de se frayer un chemin à travers l'ombre de sa chevelure pour y déposer de nombreux baisers.

Amatrice... Je ne prétendrais pas être pro... A moins que tu considères le journal du lycée comme un vrai journal... L'homme se maudit intérieurement. Elle jouait le jeu, répondait à ses questions et pourtant sa concentration était loin d'atteindre le maximum. La faute à son esprit complètement accaparé par la convoitise qu'elle suscitait. Reprends-toi ! Hurla-t-il en lui-même. S'il était réellement intéressé par elle, ses propos avaient autant d'importance que tout le reste. Elle parlait de sa passion et cela méritait d'être écouté religieusement. Elle faisait donc partie du comité du journal de son école. A peine eue-t-il enregistrer cette information dans un coin de son crâne que la jeune femme changeait déjà de sujet ...

Il trouvait plaisant de l'observer se mouvoir dans l'espace. Le plus tranquille de ses gestes lui donnait une grâce volubile : la façon de se saisir de l'anse de sa tasse et de la reposer sur la table, d'avancer effrontément ses épaules, de dessiner facilement un sourire mutin sur son minois, de planter son regard de manière fixe dans le sien. Et le sexy grand frère de Zelda que fait-il dans la vie, en dehors du fait de poursuivre les lycéennes ? Noelys débordait de féminité et d'audace. Elle semblait également peser le poids de ses mots et de guetter la réaction qu'ils provoqueraient. Il ne put s'empêcher un rire fugace avant de rétorquer, sur le ton de la plaisanterie : Ne dénigre pas mon hobby préféré s'il te plait. Il ne regrettait rien de ce qu'il s'était passé ce jour-là ni comment tout cela s'était déroulé. D'accord ce n'était pas la rencontre la plus conventionnelle et raisonnable qui existait au monde, mais c'était la leur, rien qu'à eux. Son caractère confidentiel la rendait d'autant plus exaltante. La crainte de désirer l'interdit était un sentiment jubilatoire.

J’écris et met en images des scénarios de bandes dessinées, essentiellement dans l’univers SF, dit-il avec une certaine réticence. Même si Noelys l’avait déjà entraperçut une planche de storyboard et un crayon à la main en terrasse, elle n’avait pas encore fait le rapprochement avec un métier quelconque. Il était vrai que le dessin était souvent considéré exclusivement comme un passe-temps et c’était certainement pour cette raison que le monde des comics était à ce point marginalisé. Il ne s’agissait pas là d’un emploi « sérieux » comme avait pu lui rabâcher ses enseignants, mais aussi ses propres parents. La question qui le torturait était de savoir si elle faisait partie de ce genre-là, l’image qu’elle avait de lui serait telle ébranlé lorsqu’elle découvrirait son vulgaire job de dessinateur ?

Cette interrogation vola en éclat lorsque Jensen sentit quelque chose lui frôler la cheville. Instinctivement la couleur opaline des joues de Noelys se muèrent progressivement dans une palette rosé/carmin. L'homme mit cette situation sur le compte de la proximité, le peu d'espace sous la table amplifiait la probabilité que leurs jambes se rencontrent. Cela n'embarrassait pas Jensen contrairement à son amie qui rompu le rapprochement accidentel de leurs pieds si brusquement que la table se souleva. La tasse se renversa et son contenu éclaboussa les vêtements de la demoiselle. Un juron s'échappa d'entre les lèvres de Noelys. Jensen voulu l'aider à absorber la flaque tiédasse sur la table avec une flopée de serviette en papier, mais même dans son affolement elle ne lui en laissa pas l'occasion. Il s'inquiéta de son état, songeant à la gravité de la morsure provoquer par la brulure. Elle prononça quelques choses qu'il n'entendit qu'en partie : bien ... minute ... besoin ... beauté. Car il était déjà captivé par autre chose …

Son t-shirt collait son corps comme une seconde peau, moulant ses formes charnelles de manière outrageuse. Le visage de Jensen s'empourpra de honte, la réaction primitive d'excitation qu'il ressentait le mettait vraiment très mal à l'aise. Il ne parvenait cependant pas à détacher son regard d'elle, bien qu'elle eue tourné le dos à présent. Ses hanches se balançaient dans un mouvement si sensuel qu'il ne faisait qu'éveiller un peu plus sa simple condition de mâle.

Elle tourna sa tête vers lui, se rendant ainsi compte de l'insistance de son regard sur elle et son sourire n'empêcha pas Jensen de baisser la tête comme un enfant pris en faute. Il n'en menait pas large. Cette récente vision avait fait naitre en lui un désir gouvernant chaque parcelle de son corps. Entre autre, ses mains étaient prises de tremblements et étaient à la fois devenues moites. Il se sentait méprisable de ressentir une telle attirance pour l'adolescente. Néanmoins, plus il s'interdisait de penser à elle plus l'effet inverse se produisait.

Il s'imaginait la suivre jusque dans le petit cagibi des WC où il la trouverait très probablement face au lavabo en train de nettoyer soigneusement la tache brune de café sur sa poitrine. Elle concentrée, lui silencieux, elle ne se rendrait pas compte de sa présence dans la pièce avant de croiser leurs reflets dans le miroir. Elle tressaillirait. Pivoterait pour lui faire face. A ce moment-là Jensen n'hésiterait plus à franchir le pas manquant pour que leurs corps se rencontrent, quitte à devoir supporter l'étonnement révélé par les traits de son visage. Il saisirait son menton fin entre deux de ses doigts pour attirer lentement sa tête vers lui, pour se prendre pleinement possession de ses lèvres avenantes, pour improviser une chorégraphie passionnelle mêlant sa langue à la sienne. La main de l'homme appuierait tendrement sur la nuque de Noelys pour accentuer le baiser, avant de glisser lentement dans son dos jusqu'à sa chute de rein.

Il sentirait alors les bras de la jeune femme se refermer dans son cou. Dans un pur élan d'envie, Jensen soulèverait son corps féminin, l'arrachant au sol pour la faire s'asseoir sur le rebord du lave-mains en céramique, contraignant ses cuisses à s'ouvrir sur lui. Ses dix doigts avides de froisser ses vêtements assailliraient son ventre si parfaitement dessiné, découvrant délicatement la peau en dessous du textile et remonterait ensuite centimètre par centimètre jusqu'au rebond fier de sa poitrine. Sa bouche s'évaderait dans son cou, grimpant à son oreille pour lui mordiller délicatement le lobe et espérant ainsi lui soutiré un soupire proche du gémissement ... dans son fantasme imaginaire Jensen entendait presque le rythme de leurs souffles cherchant frénétiquement la synchronisation idéale. Il dû se mordre violemment l'intérieur de la joue pour stopper net ses élucubrations de plus en plus précise. De plus en plus incontrôlable.

Le cœur de Jensen cogna avec une violence inouïe sa cage thoracique lorsqu’une main se posa sur son épaule. Il crut un instant qu’il s’agissait de Noelys avant de découvrir le visage moqueur de Jennyfer qui venait débarrasser la tasse vide et les serviettes imbibés. J’ai assisté de loin au massacre de chocolat chaud expliqua-t-elle tandis que l’homme se massait un instant sa poitrine pour faire fuir la douleur. Evite de faire peur à tes clients de la sorte, répliqua-t-il dans un sourire avant de profiter de sa présence pour recommander la même chose ainsi qu’un autre café pour lui. La serveuse acquiesça et repartie aussitôt.

Pendant ce laps de temps, la réalité l’éloigna peu à peu sur son rêve éveillé. Et une autre image, beaucoup moins propice au désir, s’imposa à lui. Celle d’une cellule sombre, étroite et malodorante. Celle également d’une tenue orange, d’un chiffre noir imprimé dessus et de barreaux d’acier glacial sur lesquels les mains de prisonniers s’agrippaient frénétiquement avec le vain espoir de les voir un jour céder sous la pression mentale de la détention, plus que par la force physique. Situation qui pourrait devenir la sienne s’il mettait en œuvre ses idées déviantes. Était-ce exagéré de songer au pire ? Possible.

Quoi qu’il en soit cet écart de lucidité, fut-il en un, s’effondra lorsque Noelys réapparue. Elle était si resplendissante. Jensen avait à peine retrouvé son calme que les battements de son cœur s’accéléraient de nouveau. Il avait perdu toute notion du temps et se retrouvait dans l’incapacité de mettre un nombre précis de minute sur l’absence de l’adolescente. Ça … ça va mieux ? Balbutia-t-il. Ses idées n’avaient malheureusement pas encore tout à fait retrouvés leurs places. Il toussota, le poing serré devant sa bouche, pour retrouver un minimum de contenance. J’ai pris la peine d’en commander un autre. Ça ne devrait pas tarder … il jeta un coup d’œil en direction du comptoir où Jennyfer s'afférait à leur commande, puis se reconcentra entièrement à Noelys.




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Dernière édition par Jensen Bush le Lun 10 Déc 2012 - 12:36, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Mer 28 Nov 2012 - 0:02


Jensen & Noelys ♥





Les tensions se faisaient de plus en plus sentir. Une part de ma raison me murmurait que je devais me calmer. Qu'il me fallait rester adulte et ne pas faire quoi que se soit que je regretterai. Malheureusement pour moi, le jeu qui était entrain de s'instaurer était particulièrement agréable. Je me fichais du reste du monde. Plus les minutes passaient, moins je ne prêtais attention à la présence de Jennyfer. Un tremblement de terre aurait pu détruire la moitié du café que je ne me serais rendue compte de rien. Seul lui comptait. Il était là devant moi. Il était là, entrain de me dévorer des yeux. À cet instant précis... Oui à l'instant même où je réalisais que je étais désirable, il n'y eut plus que lui et moi. Mes yeux dans les siens. Je parvenais à ressentir l'adrénaline parcourir chaque centimètre de mon corps. J'étais entrain de me transformer en marionnette de mes pulsions. Mon côté animal prenait le dessus. J'aurais pu lui sauter dessus, ici et maintenant. Oui, j'aurais pu me lever, m'asseoir sur ses genoux, attraper ses charmantes petites bouclettes et l'embrasser si fougueusement que seule le manque d'oxygène m'aurait obligé à m'arrêter. Pourtant, je n'en fis rien. Je me contentai de répondre à ses questions et d'écouter ses réponses.

J’eus un sourire suite à sa plaisanterie. J'eus envie de lui demander si son hobby préféré m'était réservée où s'il me faudrait prendre garde à une quelconque rivale. Cependant, je me retins. Jouer les filles possessive ne faisaient pas parties de mes habitudes. De plus, un garçon tel que lui devait certainement avoir une petite amie bien plus jolie et plus âgée que moi. Cette pensée provoqua un relent de jalousie. Je ne pouvais pas concevoir qu'une autre fille ait le droit de le serrer contre elle, de le toucher, de l'embrasser ou même pire encore... Je le voulais. Je le voulais pour moi seule ! Je me contentai donc de lui lancer un clin d’œil et continuai à l'écouter attentivement. Un fan de science fiction qui créait des BD ? Avait-il un défaut ? Je devais rêver... Ce garçon devait être un mirage. Bien que je sache qu'il dessinait jamais, je n'aurais cru qu'il en aurait fait son métier. Je finsi par sourire et lui demandai :

-Serait-il alors imaginable que j'ai enfin trouvé un être assez développer pour parvenir à regarder les six épisodes de Star Wars sans s'endormir ? Jay révèle moi tes défauts, car tu me sembles être bien trop...

Je n'eus pas le temps de finir ma phrase avant que le tragique accident ne me reconnecte au monde réelle. Je pris alors conscience du lieu où nous nous trouvions. Je pris conscience que mon cri avait attirer tous les regards sur nous. Je vis Jennyfer, essuyer pour la troisième fois le même verre tout en nous fixant. J’eus envie de disparaître dans un trou de souris... Pour être honnête, j'aurais souhaité disparaître en compagnie du beau brun. Malheureusement, ce n'était pas possible. Déjà embarrassée par la situation, la réaction du jeune homme n'aida en rien notre situation. Je le vis attraper une pille de serviettes en papiers afin de m'aider... Il était hors de questions que je le laisse me toucher. Non pas que je n'en mourrais pas d'envie mais si je souhaitais le revoir un jour, nous devions nous faire discret en publique. Je compris alors qu'il me faudrait disparaître quelque instant pour reprendre mes esprits et faire retomber l'attention que le tea-room nous portait.

Je m'excusai afin de m'éclipser. J'eus un sourire et voulus éclater de rire en voyant le visage de mon interlocuteur. Ses joues devaient être aussi cramoisie que les miennes mais contrairement à moi ses yeux ne s'étaient pas attardé sur la salle mais sur mon t-shirt bruni par le chocolat chaud. Il ne m'avait pas écouter, certainement trop occupé à observer le soutien-gorge qui se dessinait sous mon pull. Je finis par sourire et partie avant de perdre tout contrôle de la situation. Dans entrebâillement de la porte, je jetai un dernier regard dans la direction de Jensen. Mon cœur battait à toute allure. Il était toujours tranquillement assis sur sa chaise avec ses cheveux hirsutes, ses yeux charmeurs et son sourire en coin. J'aimais sentir son regard sur moi. Je lui souris ce qui sembla le rendre mal à l'aise puisqu'il baissa les yeux. Cela me déçue légèrement mais je ne m'arrêtai pas dessus. Je pris une dernière bouffée d'oxygène et me lançai dans la salle d'eau.

Cela ne fut qu'une fois devant le miroir que je me rendis compte de l'étendue du ravage. Mon t-shirt me collait à la peau. Lui qui avait une couleur d'origine blanche avait pris une teinte beige délavée. Mon visage était rouge et mes cheveux étaient mal coiffée. Une pause était approprié. Je m'appuyai quelque instant contre la parois. La pierre était fraîche. Cela me permit de vider mon esprit. Il me fallait maintenant réagir. Je posai mes mains de chaque côté du lavabo et baissai la tête. Je restai ainsi quelque instant afin de réfléchir. Après quelque instant de silence, j'allumai le robinet. Je me rinçais le visage à l'eau fraîche. J'entendis alors la porte s'ouvrir. Mon cœur se stoppa net. Avait-il osé me suivre ? Après quelque seconde de silence, où je n'osais à peine respirer, je me décidai à lever les yeux afin de voir le reflet dans le miroir. Une part de moi fut triste. L'autre fut rassurer en voyant qu'il ne s'agissait que d'une femme accompagnant de sa petite fille. Nous nous saluâmes puis elles partirent dans la cabine. Je pris un papier, le mouillai et tentai de frotter sur mon t-shirt. Je me recoiffai un peu. Puis, je me décidai à y retourner. Je craignais sa réaction. Avait-il profiter de ces quelques minutes pour s'échapper. Me prenait-il pour une gamine écervelée qui panique au premier contacte ? Je respirai profondément et me dirigeai vers ma place, la tête droite d'un air digne. Je me fichai de ce que quiconque pourrait bien me dire. Jensen était toujours là et c'était tout ce qui comptait à mes yeux.

J'étais à nouveau assise en face de l'homme qui hantait mes pensées jours et nuits. Je souris lorsqu'il me questionna sur mon état. Il avait profiter de mon absence pour repasser une commande. Cela me ravie. Cette acte signifiait que nous serions forcé de passer un peu plus de temps ensemble... Mon sourire s'illumina. Je finis par lui répondre :

-Je m'excuse... Je suis extrêmement maladroite. J'espère ne pas avoir causé trop de dégâts...

Je fis un petit temps de pose. J'en avais assez de jouer au chat et à la souris. J'avais besoin d'avoir des réponses à mes questions. Cela me permettrait d'avoir l'esprit libre! Avec un sourire charmeur, je lui susurrai.

Par contre, je dois admettre être surprise. Je pensais que tu aurais profiter de l'occasion pour vaquer à ton hobby favoris... D'ailleurs, dois-je craindre te croiser pratiquer ce drôle de sport avec d'autres demoiselles ?


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MessageSujet: Re: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Lun 3 Déc 2012 - 22:39




Noelys & Jensen

« Vous êtes en retard pour le thé ! »




Par la simple vue de sa prétendante se rasseyant à la table, il se sentait comme Mariolle. Car pareillement au personnage de Maupassant « la rencontre, si parlante, de leurs regards, l’anéantissait complètement, comme s’ils eussent tué en lui sa personnalité d’homme. Il se sentait soudain détruit par le contact de cette femme, absorbé par elle jusqu’à n’être plus rien, rien qu’un désir, rien qu’un appel, rien d’autre qu’une adoration». Jusqu’alors il appréciait cet auteur français mais jamais au point de se souvenir d’un passage complet d’un de ses romans. Noelys et son sourire désarmant, le rendait d’un romantisme désuet.

Je m'excuse... Je suis extrêmement maladroite. J'espère ne pas avoir causé trop de dégâts... fit-elle d’une voix confuse encore embarrassée par ce qu’il venait de se produire. Ses quelques paroles activèrent les pensées de l’homme à ce sujet. Aucun dégât n’avait été commis en réalité, si ce n’est le bouleversement qu’elle avait fait en rentrant dans sa vie, lui accaparant la plus insignifiante des secondes, que ce soit sous la forme du souvenir vague du gout de ses baisers ou encore de la chaleur de ses mains sur son torse. Malgré cette terrifiante vérité, comment lui en tenir rigueur alors qu’elle affichait cette mine si délicate qui respirait la sincérité ?

La gente féminine avaient toujours su comment déposséder l'homme de son assurance, le faisant perdre tous ses moyens. Il avait cru que l'expérience avait eue raison de cette faiblesse, l'avait guérit, réduisant en miette cette part enfouit de lui, celle révélant un petit garçon troublé qui faisait preuve d'une maladresse attachante devant leurs charmes dévoilés. Mais Noelys de par sa simple présence prouvait une fois de plus qu'elle était capable de maintenir Jensen sous son emprise, faisant tantôt réagir sa nature candide, tantôt son ardeur virile.

En effet, malgré toutes les péripéties qui animaient son cœur au grès des attentions que la jeune femme laissait transparaitre à son égard et toute la sensibilité qui saisissait son être entier lorsqu'il ne sentait plus son regard sur lui, ce dernier la désirait avec une retenue mal dissimulé. Pourtant Jensen mettait tout en œuvre pour garder l'esprit clair et concentré afin de ne pas recommencer les mêmes divagations. Ni les mêmes questions.

Celle qui lui revenait le plus souvent à l'esprit était la véritable motivation de son envie d'elle. Son désir inavouable de la posséder intimement et longuement au creux de la nuit comme au milieu du jour, afin qu'elle répète inlassablement « Jay », le surnom de trois lettres, qu'elle lui avait attribué quelques minutes plus tôt. La voudrait-il partageant ses draps si l'interdit n'avait pas si bon gout ? La question lui torturait l'esprit et le cœur qu'il pensait chastes de toute perversion.

Jensen jouait avec le feu et risquait, tel Icare, de se bruler les ailes à un moment ou à un autre. Le pire de cette triste histoire était qu'il en avait pleinement conscience. Qui se rendaient si facilement aux mains de l'ennemi, se jetaient littéralement dans la gueule du loup à part quelqu'un complètement dénué de bon sens ? Pourquoi ne connaissait-il pas ce sentiment de rébellion, qui la ferait se languir et l'attirerait d'autant plus ? Devait-il dans ce jeu du chat et la souris se satisfaire du rôle du félin ? Vraiment, ce mettre dans un état pareil pour une femme en devenir, cette situation le vidait de son énergie. L'empêchant de faire correctement ses nuits et le hantant jusque dans ses songes, lorsque de fatigue, il succombait à Morphée.

Par contre, je dois admettre être surprise. C'était la propre curiosité de l'homme que Noelys venait de piquer au vif en révélant son sentiment de surprise. Surprise de quoi ? Avant même de savoir de quoi sa réponse regorgerait, il sentit un sourire s'animer sur son visage. Je pensais que tu aurais profité de l'occasion pour vaquer à ton hobby favori... D'ailleurs, dois-je craindre te croiser pratiquer ce drôle de sport avec d'autres demoiselles ? Finalement le sujet de plaisanterie était devenu un sujet d'inquiétude. Caché derrière un air de calme parfait et de maitrise de soi Noelys était, en quelque sorte, en quête d'une reconnaissance d'appartenance. Il avait laissé entendre une possibilité de concurrence en parlant de leur course poursuite dans les rues de Middle Fawkes comme d'un loisir salutaire.

Bien sûr il n'en était rien, le sang de Don Juan n'avait jamais coulé dans les veines de Jensen qui était de par le fait un piètre séducteur. Ainsi, il se complaisait en tant qu'éternel célibataire, car cette situation lui octroyait bien des bénéfices. En première ligne, celui d'avoir beaucoup de temps libre pour combler son véritable amour : le travail. Homme moderne, Jensen était tellement préoccupé par sa carrière, plus précisément par son art, qu'il accordait malgré lui une place extrêmement limité à toute romance sentimentale. Contrairement à la majorité des êtres vivants sur cette planète, la solitude au sein de sa vie privée lui pesait peu sur l'esprit et le cœur. Il n'éprouvait aucunement le désir avide et stérile de cumuler un nombre incalculable de partenaire sexuel pour satisfaire son égo.

Il est inutile que tu t'interroges sur tout cela, la réponse à ta question est non ... il hésita une fraction de seconde à terminer de répondre de manière franche à Noelys. Pas parce qu'il n'était pas sincère envers elle, mais simplement par ce qu'il commençait à se rendre compte que cela signifiait franchir une barrière de plus, se livrer davantage, devenir encore plus vulnérable. Jensen plongeât profondément son regard dans le sien avant d'achever sa phrase, ce qui céderait à ses paroles un crédit d'autant plus grand. Personne d'autre que toi occupe mes pensées. Jusqu'alors Jensen était parvenu à maintenait son équilibre de funambule mais il venait se sentir le fil se détendre sous ses pieds en prononçant ses mots. Sa stabilité précaire menaçait maintenant de le faire basculer d'un côté ou de l'autre de l'abysse du vide, lui faisant perdre son cap, sa lucidité.

Toutes les distances voulues qu'il avait mise en place entre l'homme qu'il était, approchant de la trentaine et la jeune fille qu'elle incarnait, à peine sortie de l'enfance s'amoindrissaient inlassablement. L'adolescente réussissait à le percer lentement à jour, elle apercevait toutes ses failles et venait s'y faufiler sournoisement dans le but de le faire céder.

Alors qu'il portait à ses lèvres la boisson caféinée qui avait tiédie trop rapidement, la porte s'ouvrit brusquement sur un nouveau client, balayant la pièce d'un courant d'air glacial. Dehors, le froid mordant de l'hiver se faisait sentir depuis quelques jours. N'ayant pas quitté sa belle des yeux, Jensen cru la voir grelotter.

Son t-shirt encore humide ne lui permettait pas tout le confort et la chaleur souhaitable pour se sentit tout à fait à son aise. Il fallait remédier à cette situation rapidement avant qu'elle ne s'enrhume. Jensen se sentait soudainement responsable de cette mission. Mission qui était rendue difficile par un détail de taille : pour ôter son t-shirt Noelys devait dévoiler sa lingerie fine. Celle-là même que Jensen avait entraperçut avant qu'elle ne s'éclipse tout à l'heure et dont il discernait encore les contours de dentelles devenues visible par la transparence de l'auréole de chocolat nettoyé à l'eau claire.

Quoi qu'il décide de faire pour extirper la jeune femme de cette condition, cela devait se produire à l'abri des regards indiscrets. Jensen s'autorisa quelques minutes silencieuses de réflexion avant de trouver la solution adéquate. Il se leva de sa chaise et sans prévenir Noelys, lui saisit délicatement le poignet, elle afficha une mine déconfite alors il tenta de la rassurer par un sourire complice et sûr de lui. Mais ignorant totalement si cette action marcha ou non, il murmura d'un ton convainquant : Viens avec moi.

Il lui tira le bras sans forcer afin qu'elle l'imite. Et c'est ce qu'elle fit. Alors qu'il la traînait à l'autre bout du café, Jensen croisait de nombreux minois interrogateur se retournant sur leur passage. Tant pis pour la discrétion, se dit-il, après tout, qu'il se passe ou non quelque chose dans cette ville, les habitants faisaient quand même circuler à longueur de temps des ragots montés de toutes pièces. On devait cela grâce aux sales habitudes que Brittany Forbes avait laissé même après sa mort.

En poussant la porte des toilettes pour femme, Jensen constata que l’endroit était inoccupé, il s’engouffra à l’intérieur entrainant l’adolescente avec lui. Puis une fois que l’entrebâillement se referma dans un bruit sourd derrière eux, il lui rendit rapidement sa liberté. Elle semblait ne pas parvenir à comprendre ce à quoi jouait Jensen en agissant de la sorte, son désarroi était lisible dans son regard. Ce sentiment s’accru dans les yeux azur, lorsque l’homme agrippa le bas de son vêtement à chaque extrémité de ses hanches. Cela ressemblait à son rêve éveillé où il entreprenait de la dénudé de toute couche superflue de tissus, pour qu’elle lui apparaisse, sublime, dans son écrin de chair. Mais cette fois ci le but n’était pas celui-là. Lève les bras s’il te plait … quémanda-t-il en priant secrètement pour que sa voix ne trahisse pas son trouble de se retrouver dans une telle proximité. Si proche il pouvait humer son parfum enivrant et presque sentir son souffle chaud sur sa propre peau. Jensen livrait une véritable bataille intérieure afin de lutter contre l’envie de l’embrasser à nouveau.

Le comportement du dessinateur avait de quoi suscité la crainte et pourtant, docile, Noelys obéit, soulageant instantanément Jensen dans son entreprise. Toutefois il remarquait avec admiration la confiance aveugle qu’elle lui vouait, s’en était presque dangereux. Dans le but de ne pas effaroucher la demoiselle il agit avec une douceur et un contrôle inouï, mettant de côté ses pulsions. Le plus difficile était, tout en remontent lentement le t-shirt jusqu’à la hauteur de son ventre, de ne pas attarder son regard sur la couleur de sa peau qui semblait plus douce encore qu’il ne l’avait imaginé. Par respect, il y parvient. Il continuât jusqu’au au rebond naturel de sa poitrine, cette fois ci de manière plus rapide afin de mettre fin au supplice de la vue de ce corps mortellement désirable.

Le visage de Noelys disparu derrière le voile crée par son vêtement un instant. Sa tête passa le col et Jensen pu déposer dans le lavabo près de lui le t-shirt humide qu’il avait dans les mains. Il recula d’un pas suite à cela afin de lui-même retiré son sweet-shirt à capuche. Contrairement à elle il ne se retrouva pas torse nu car un maillot de corps lui servait de couche supplémentaire comme rempart contre le froid. Enfile ça … tu seras enfin au sec. Si je veux te revoir il ne faut pas que tu tombes malade, avoua-t-il dans un sourire.




© CRÉDIT - FICHE


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MessageSujet: Re: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Ven 7 Déc 2012 - 23:01


Jensen & Noelys ♥





Que pouvait-il bien se passer dans la tête du jeune homme ? Il était un véritable mystère pour moi. Son regard était énigmatique et ses paroles perturbantes. Je ne pouvais m'empêcher de me questionner sur l'image qu'il avait de moi. Me voyait-il telle une « groupie » ? Telle une gamine avec qui jouer aux chats et à la souris ? Ou telle que je ne pouvais m'empêcher de l'espérer, une femme avec qui il passerait d'agréables moments dans l'avenir ? D'agréables moments ? Nous n'en avions passé que deux et je n'étais pas persuader que le jeune homme eut autant apprécié que moi. Il s'agissait d'un de mes plus gros défauts. Je ne pouvais m'empêcher de manquer de confiance en moi. Cela étonnait bien souvent mes amis lorsqu'il le découvrait. Moi, qui avait pour habitude de jouer la fille sûre d'elle et forte, n'étais finalement qu'une adolescente sensible et pleines de doutes. Pourtant, lorsque mes yeux rencontraient les siens, je ne pouvais m'empêcher de croire en un avenir commun. Je ne pouvais m'empêcher de me sentir bien et la seule crainte qui me gagnait était celle de le perdre. C'est certainement cela qui me poussait à chercher des réponses. Voyait-il d'autres filles ? Que ressentait-il pour moi ?

J'avais longuement hésité avant de lui poser la question. C'est probablement pour cela que je me décidai à me servir de l'humour pour exprimer mes doutes et mes craintes. J'étais une adolescente, lui un adulte. Pourquoi aurait-il voulu de moi.... Plus le doute s'installait en moi, moins je parvenais à m'empêcher de le quitter de mon regard. Il était si beau. Son charme me piquait droit au cœur. Je rêvais de sa peau contre la mienne, de ses lèvres sur mon corps, de mes jambes entrelacés aux siennes. J'aurais tant aimé qu'il me serre dans ses bras, qu'il me porte dans ses draps et finalement qu'il m'aime des nuits entières. J'aurais tant aimé lui appartenir. Lorsque ses yeux fixaient les miens, j'étais à lui. Je ne pouvais lui résister. Mon cœur était sien. À cet instant, il aurait pu me demander n'importe quoi que je n'aurais pu le lui refuser. J'avais tellement peur qu'il me rejette ou qu'il brise mes rêves. Je savais que j'étais égoïste. L'attirance que j'avais pour lui était dangereuse... Si, je l'aimais pourquoi le m'étais-je en danger ? Cet amour était interdit et pourtant, j'étais attirée par lui telle un aimant.

Mon cœur s'accélérait lorsqu'il me dit qu'il était inutile de m'interroger sur ses sentiments. J'eue le sentiment que les secondes durèrent des heures. Allait-il rompre tous mes rêves ou allait-il transformer cette journée comme l'une des plus beaux moments ? Puis un « Non » sortie de sa bouche... Ce « non » tournait en boucle dans ma tête... Je me sentie si vulnérable que son regard me perça jusqu'au plus profond de mon être. Qu'entendait-il par là ? Je ne pus m'empêcher de dessiner un sourire sur mes lèvres. « Personne d'autre que toi occupe mes pensées. ». Je n'en croyais pas mes oreilles. Non seulement le garçon solitaire pensait à moi. Mais, j'étais l'unique! Mon cœur s'emballa. Maintenant, j'en étais sûre, un jour je pourrais dire nous. À cet instant, je me fichai des frontières qui nous séparait. Je me fichai de tout. Seul lui comptait. Ses yeux dans les miens, toutes mes barrières s'effondrèrent. Entre l'intensité de mes émotions et le courant d'air glacial qui traversa la pièce, mon corps entier frissonna. Cela n'avait aucune importance pour moi. Pourquoi me serais-je soucié d'un frisson, d'un vêtement taché ou encore des regards incessant de Jennyfer ? Tout semblait insignifiant depuis que Jensen avait prononcé ces mots « personne d'autre que toi ». Pour ma part, c'était plus rien d'autre que toi. Il hantait mes rêves, mes pensées et depuis notre premier baiser, mon cœur. Il venait de m'offrir la clé de mon bonheur.

C'est alors que les choses devinrent étranges. Était-il devenu fou ? M'en voulait-il d'avoir garder le silence suite à sa révélation ? Mes yeux ne le quittèrent pas lorsqu'il se leva. Où comptait-il se rendre ? Les battements de mon cœur s'accélérèrent. Puis, contre toute attente, sa main se déposa délicatement sur la mienne. J'en eue le tournis. Qu'avait-il en tête. Je fus légèrement rassurée par le sourire qu'il m'offrit. Puis sa voix douce de demanda de le suivre. « viens avec moi » m'avait-il dit d'une voix sûr. Je souris. Je l'aurais suivi au bout du monde s'il l'avait souhaité. Malheureusement, aucun mot ne parvint à sortir de ma bouche. Je me contentai alors de lui sourire. Il m’entraîna jusqu'à l'autre bout de la salle. Je fus rassuré de voire qu'il ne réagit pas aux regards interrogateurs de la clientèle. La France m'avait changé. Une chance pour le garçon solitaire, sans quoi je l'aurais certainement embrassé afin de leur donner une raison valable de chuchoter sur notre passage. J'avais la sensation de me trouver dans une bulle que nulle ne pourrait atteindre en dehors de nous.

C'est alors que je finis par comprendre ce qui se tramait. Le jeune homme était entrain de me conduire aux toilettes. Mais que souhaitait-il y faire ? Moi qui le croyait doux et romantique... J'en fus quelque peu confuse. Une fois dans la salle d'eau, il me lâcha la main. L'endroit était désert. Qu'allait-il se passer ? Je n'y comprenais plus rien. Moi qui avait pour habitude de tirer les ficelles du jeu, je me sentais déboussolée. Déjà que le jeune homme me faisait perdre la tête, voilà maintenant qu'il s'avérait être un excellent marionnettiste. Avec ce garçon j'allais de surprise en surprise.En effet, j'aimais être surprise et Jensen avait le don de le faire. Il fallait impérativement que je regagne le contrôle de la situation. J'avais bien trop peur de perdre ma raison et de laisser cours à mes fantasmes.

Malheureusement pour moi, le garçon n'arrangea pas la situation. Je dus me mordre l'intérieur de la joue afin de ne pas l'embrasser lorsqu'il posa ses mains sur mes hanches. Ses mains se déplacèrent afin d'agripper mon t-shirt. Je compris alors qu'il souhaitait m'en défaire. Je perçue le goût de sang dans ma bouche et je sentis le stress me gagner. Ma peau devenait froide mais mon intérieur bouillonnait. J'étais sur le point de succomber. Ces alors que nos premières paroles furent prononcées : « Lève les bras s’il te plait … ». Rien de moins sexy que cela. J'approchai d'un pas contre lui. Je perçoive la chaleur de son buste. Bien que je ne souhaite que de m'y blottir, je me contentai de lever mes bras au ciel. J'étais une marionnette entre ses mains. Il ôta mon t-shirt avec douceur. Je me sentais si bien entre ses mains. Rien ne pouvait m'arriver. Il serait là afin de me protéger et de me satisfaire. Malgré la joie immense qui me gagnait, une chose restait mystérieuse pour moi. Pourquoi, Jensen ne m'embrassait pas ? Pourquoi ne me regardait-il même plus ? À son tour, il ôta son sweat. Contrairement à lui, je ne pus m'empêcher de le regarder. Pour mon plus grand regret ce dernier portait encore un t-shirt. Il d'ut certainement lire la déception se dessiner sur mon visage. Il me tendit alors son pull à capuche.

Enfin de compte, tout cela n'avait qu'un but, m'éviter un refroidissement? Je soupirai. Se moquait-il de moi ? Je gardai le pull quelque instant dans les mains et le fixai incrédule. Finalement, je me décidai à prendre mon courage à demain. Je respirai profondément et détachai mes yeux du sweat J'avançais vers Jensen jusqu'à se que nos corps se touchent. Je le fixai droit dans le yeux, mis mes mains contre son buste et rapprocha mon visage du sien. Le temps sembla se prolonger. Nous étions de plus en plus proche. Ma main droite monta le long de son buste pour atteindre sa joue. Nos lèvres étaient si proches les unes des autres que j'avais la sensation de sentir l'arôme de sa bouche. C'est alors que je changeai d'avis. En une fraction de seconde, je me détournai et blottis ma tête dans son épaule afin d'aller lui susurrer à l'oreille :

-Je te veux. Mais pas comme ça. Pas ici...

Je lui donnai un baiser sur la joue, reculai d'un pas et me retournai. Je fermai les yeux et me retins de pousser une injure. J'aurais tant aimé rester dans ses bras mais c'était impossible. Pas ici, pas comme cela... Tranquillement, j'enfilai le sweat délavée. Je me dirigeai vers la porte d'un pas décidé. Ce fut uniquement une fois dans l’entrebâillement que je me retournai pour le regarder. Je lui souris et fini par lui dire sur un ton de défit :

-Viens-tu affronter les commérages avec moi tel un chevalier servant ou vas-tu me laisser les affronter seule ?

Tout en achevant ma phrase, je lui tendis ma main.


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MessageSujet: Re: Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]   Lun 17 Déc 2012 - 20:04




Noelys & Jensen

« Vous êtes en retard pour le thé ! »




Le temps qu'elle porte de nouveau un vêtement, Jensen ne pouvait pas se permettre de faire courir son regard sur sa peau dénudé. Car en agissant de la sorte, tel un voyeur égoïste, il risquait de gâché ce moment de découverte. Un moment intime qu'il espérait revivre plus intensément et romantiquement à l'avenir. Alors en attendant, il ne trouva rien de mieux que de fixer avec attention un point invisible au-dessus de la chevelure de Noelys et de se fier uniquement à ses autres sens, tel un nouveau Matt Murdock, afin de mieux appréhender la suite des évènements.

Son ouïe perçut un soupire de déception. Il était vrai qu'être triballé brusquement dans les toilettes d'un café était une manière d'agir bien peu chevaleresque, cependant s'il n'avait pas autant craint pour la santé de la jeune femme, Jensen ne se serait pas permis de faire tout cela. Que lui reprochait-elle concrètement à travers cette preuve tangible de contrariété ? Son manque de discrétion, sa maladresse, quelque chose d'autre ? Si elle s'imaginait que l’impassibilité de l'homme signifiait qu'il ne désirait pas presser ses lèvres contre les siennes à cet instant précis alors cela traduisait son ignorance totale sur les sentiments qu'elle avait semés en lui.

Une chaleur tendre et réconfortante traversa le tissu du t-shirt de Jensen lorsqu'elle plaqua son corps contre le sien. Son coeur oublia de battre durant une poignée de secondes durant lesquelles sa vie ne s'accrochait plus qu'à la couleur profonde des yeux de Noelys. Le contact des mains frêles de la jeune femme se posant sur son torse, lui firent comme un électrochoc, le sortant immédiatement de son apnée. Pétrifier de terreur à l'idée de voir basculer toutes ses barrières de protection, Jensen se sentait pas loin de céder aux pulsions qu'il avait trop longtemps chassées de son esprit. Elle le poussait dans ses retranchements, peu à peu son mur de self-control était en train de se lézarder.

Une part de lui désirait répliquer à chacun de ses gestes par d'autres en les décuplant fois mille, de la faire reculer contre le mur de carrelage afin de faire voler le reste de ses vêtements dans les airs et de répondre patiemment à chacune de ses attentes. L'autre partie, plus sage, lui dictait de la repousser tendrement en lui promettant qu'elle méritait, une heure plus propice, un autre endroit plus opportun pour qu'il lui prouve de toutes les manières possibles à quel point il tenait à elle. Mais il ne parvenait pas à puiser la force nécessaire pour mettre à exécution la première ou la seconde de ses pensées, se retrouvant ainsi à sa merci.

Encore une fois en rapprochant ainsi son visage du sien, elle possédait le courage d’agir dont lui était dénué. La caresse de ses doigts sur sa joue le brulait d’une manière tout à fait exquise. Jensen ne ferma pas les yeux, car le spectacle dont ils étaient témoins lui plaisait. Les traits fins du minois de l’adolescente laissaient entrapercevoir qu’elle lâchait enfin les armes, s’avouait vaincue. Elle se donnait à lui comme quelqu’un se donne quand il aime.

Lui, se sentait prêt à recevoir ce nouveau baiser, il l’attendait comme un cadeau dont il était honoré. Il voulait recueillir la douceur de cet échange entre un homme et une femme qui se désirent ardemment mais se refrènent prudemment, transformant cet instant banal en un instant totalement érotique.

Presque parvenu à son but, la volonté de Noelys bifurqua avant de parcourir les derniers millimètres qui auraient sellés leurs lèvres. Son visage alla s’enfouir contre l’épaule de l’homme qui posa une main sur le sommet de son crâne. Il comprenait la raison de son comportement. Les paroles portées par sa voix féminine concrétisèrent sa pensée de manière audible : Je te veux. Mais pas comme ça. Pas ici... Il la remercia silencieusement, car aucuns mots n’auraient eue meilleur effet que le calme ambiant qui suffisait à apaiser le regret de la jeune femme.

Elle n’avait pas à être désolée de cet acte manqué, Jensen n’aurais pas permis qu’un débordement ait eue lieu à partir de ce baiser. Elle l’ignorait mais ses propos traduisaient à la perfection ce qu’il ressentait. Il fallait être réaliste, son désir était si grand que l’exiguïté de cette pièce ne pouvait pas le contenir entièrement.

Pour remplacer les mots, il usa de leur proximité pour la rassurer. Ses lèvres, à défaut d’avoir rencontré la bouche de Noelys, se perdirent dans sa chevelure agréablement parfumée. Jensen se rendait compte qu’il n’était pas le seul à lutter contre ses désirs. Tout cela n’était qu’une promesse d’un « plus tard » qui lui ravissait la journée car un futur possible apparaissait clairement devant eux. Créant une certitude réconfortante qu’il pouvait presque toucher du bout des doigts.

Il eue la chance de la tenir encore quelques minutes tout contre lui, son autre bras entourant son dos, sa main calée sur sa chute de rein. Jensen pria un dieu auquel il ne croyait pas afin que le temps ralentisse ou se fige pour l’éternité. Il espérait ainsi profiter un peu plus longtemps du battement aléatoire du cœur de la jeune fille qui résonnait discrètement jusqu’à ses oreilles. Fatalement, personne là-haut ne répondit à ses supplications secrètes mais en contrepartie il eue le droit de sentir sur sa joue le passage tendre et chaud des lèvres de Noelys dans un baiser pur avant qu’elle s’extirpe en douceur de son étreinte et lui tourne le dos.

Du coin de l'oeil il l'observa passer la tête dans l'encolure du col de son sweat-shirt, puis successivement un bras après l'autre, ce fut comme si sa silhouette disparaissait. Son corps flottait dans le vêtement trop grand pour elle, ses mains pouvaient se cacher dans la longueur des manches. Cependant, sa féminité n'était pas bafouée par cet accoutrement, Jensen eue le loisir de s'en apercevoir une fois qu'elle se fut s'éloigner pour ouvrir la porte des toilettes sur la salle du café. Viens-tu affronter les commérages avec moi tel un chevalier servant ou vas-tu me laisser les affronter seule ? Elle lui faisait face lorsqu'elle fit cette demande, un sourire mutin entravant joliment son visage. Le terme de « chevalier servant » resta en suspens dans l'esprit de l'homme. C'était ainsi qu'elle le voyait, sur son fidèle destrier blanc parti à la conquête des faveurs d'une damoiselle en détresse ? Cette idée tout droit sortie d'un conte pour enfant le fit sourire.

Vivement tendue vers lui, la main de l'adolescente l'invitait à braver l'extérieur hostile qui les attendaient. Jensen n'hésita pas une seconde à s'en saisir fièrement et la tête haute, ils sortirent tous deux du cagibi, déclenchant automatiquement les murmures sur leurs passages. Il ignora le regard interloqué de Jennyfer avec aplomb après tout il n'avait aucun compte à lui rendre, encore moins dans le but futile de satisfaire sa curiosité mal placée.

Une fois qu'ils furent de nouveau attablé devant leur tasse respective, Jensen n'eut d'intérêt que pour elle, même si le bourdonnement des conversations allaient bon train, tentant de dissiper sa concentration et titillant sa mauvaise conscience. Il tenait à s'excuser pour le remue-ménage engendré par leur escapade remarquée. Son dernier souhait était que Noelys devienne la cible de discours désapprobateurs. J'espère que tu ne m'en voudras pas d'avoir attiré les regards sur nous. Raisonnablement Noelys prenait toutes les précautions possibles pour cacher leur émoi commun et sur un coup de tête Jensen menaçait cette sécurité en désobéissant aux règles. Il lui donnait le droit de lui en tenir rigueur pour moins que ça. La spontanéité du dessinateur devait désespérément s'amoindrir pour leur bien à tous les deux ...

Bêtement il se sentait pris dans une enclave ici, n'ayant pas le droit d'agir librement. Pour vivre avec elle des moments de béatitudes et de paix il fallait qu'ils se trouvent un endroit rien qu'à eux, propice aux déclarations enflammées et à une complicité gestuelle digne des plus grands amants. Cependant, il ne voulait pas donner raison aux autres en s'enfuyant de la sorte. Alors pour cette fois seulement il prendrait sur lui et ferait fi des commérages.

Est-ce que tu trouverais que c'est une idée folle de nous retrouver lors de rendez-vous secret ? Sa voix volontairement basse ne parvenait qu'aux oreilles de la belle brune. Personne ne pouvant attraper au vol les bribes de cette conversation. Aller ailleurs, loin de cette ville. J'en ressens l'envie. Te croiser au hasard pourra bientôt plus me suffire, si l'on doit compter sur la bonne ou mauvaise fortune pour s'apercevoir au détour des rues cela me semble bien trop peu ... Il était beaucoup trop épris de Noelys pour voguer sur une mer d'incertitude et d'aléas. Ses aveux l’avaient nourri pour plus d'une vie, l'espoir à présent insufflé et encré au plus profond de lui ne pouvait s'en aller aussi facilement.




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Vous êtes en retard pour le thé ! [Jensen & Noelys]

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