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WSA FOREVER ♥️

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 I just can't see || Meadow&Zéphyr

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MessageSujet: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Ven 4 Mai 2012 - 10:07





Il était plus qu'heureux d'être de retour en ville. Le fait de revenir à sa petite vie calme à Middle lui plaisir énormément. Quand il se trouvait en ces lieux il n'avait pas à supporter la présence constante de journalistes, ou de coachs, de sponsors, ou de fans hystériques. Il avait des fans dans la petite ville, il était une célébrité du coin, mais elles n'étaient insupportables et absolument terrifiantes comme pouvaient l'être certaines autres. Le fait d'être considéré comme une star dans le coin était plutôt plaisant en réalité. Il était apprécié de la majorité des habitants de la ville, et il aimait bien cette sorte de reconnaissance. C'était plaisant de pouvoir marcher dans la rue sans se faire agresser et de pouvoir parler avec des quasi-inconnus sans avoir peur de se faire noyer sous des questions sans intérêts. Les gens ici vous disent "bonjour" quand ils vous croisent, et ils vous demandent comment vous allez. C'était une des raisons pour poussait Zéphyr à toujours revenir rapidement chez lui. Il ne comptait plus le nombre d'années qu'il avait passé dans cette petite ville, tout ce qu'il savait c'est qu'il y était chez lui.

Il avait sa famille, ses amis, et quelques maitresses aussi. Parmi elle, une adorable demoiselle qui vivait dans la grande coloc' d'Hazel. Cela faisait une semaine que Zéphyr était revenu, et s'il avait passé du temps à la coloc' c'était surtout pour profiter de la présence de sa meilleure amie. Sous la demande - que dis-je l'exigence - de cette dernière. Hazel tenait à ce qu'ils passent beaucoup de temps ensemble pour rattraper le temps perdu quand le jeune homme était à Chicago. Mais voila, la demoiselle avait aussi la chance d'avoir un nouveau petit ami officiel, et en ce sens, elle ne pouvait pas non plus être entièrement dévouée à Zéphyr. Lui-même avait reprit les entrainements, sous l'influence de son nouveau coach, et il passait le plus clair de ses journées à la salle de sport, ou sur le circuit. Il avait eu un accident ce matin-là. Rien de grave, mais il avait tout de même pris le temps de passé à l'hôpital. Il en était ressorti rapidement, et il avait rejoint sa soeur pour passer du temps avant elle.

Il avait eu le temps de profiter de chacune des personnes qu'il voulait revoir. Sauf Meadow. Alors, sur les coups de 19h, il se prit une douche, et s'habilla d'un jean, d'un t-shirt rouge bordeaux, et d'une veste en faux-cuir. Il prit les clés de sa porsh et rejoint la grande coloc' d'Hazel en quelques minutes seulement. Sauf que pour la demoiselle qu'il venait chercher il voulait sortir le grand jeu. Elle méritait au moins cela. Il alla la trouver dans sa chambre et frappa à la porte. « Bonsoir ma belle. » Dit-il en lui souriant. Il se rendit compte qu'elle lui avait manqué, quelque part, et que la perspective de passer une soirée seul à seule avec elle lui plaisait vraiment. « On sort ce soir. Je t'invite dîner, j'espère que cela ne chamboule pas ton emploi du temps. Je t'attends en bas... » Il ne l'avait pas prévenue, mais si elle avait mieux à faire peut être qu'il devait la laisser à ses occupations.

[hs : je continue pas plus parce que ..... Je dois partir en ville (a) peut être que je l'allongerai plus tard si tu le désire ma jolie ;) ] 
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Sam 12 Mai 2012 - 19:20


Il existait deux types de journées. Celles qui commençaient bien et celle qui commençaient mal. En l'occurrence, cette journée-ci avec plutôt mal démarrée.
Tout d’abord, panne de réveil. Meadow était arrivée au lycée avec plus d’une heure et demie de retard et s’était fait remonter les bretelles par son professeur de littérature. Oh et puis zut à la fin, ce qu’il ne savait pas c’est qu’elle aurait pu arriver bien plus tard si ces coloc’ timbrés n’avaient pas faits un boucan d’enfer. Prise de tête matinale, fait.
Ensuite, Evan avait décidé de sécher les cours, alors Meadow s’était retrouvée plus ou moins toute seule. Elle avait bien parlé à deux ou trois personnes et déjeuné avec Saleisha, mais rien de plus. Ah, si. Allan l’avait encore poussée à bout. Franchement, c’était quoi son problème à lui ?! Deux solutions possibles. Soit il était con, soit il était tellement débile qu’il en devenait con –dur choix, oui. Prise de tête du midi, fait.
Enfin, suite à tous ces magnifiques événements, disons que la jeune fille avait un petit peu trop forcé sur les cigarettes et…bon, pour faire court, elle était tout bonnement à cours de clopes. Résultat, elle passa le reste de l’après-midi à se ronger les ongles sans prendre la peine d’écouter les cours. Pour le sérieux, on repassera. Mais après tout, ça n’était vraiment pas le bon jour pour énerver Meadow.

Lorsqu’elle rentra à la Coloc’ du bout de la rue le soir, elle se rua dans sa chambre en adressant un vague « Salut » à Hazel qui passait par là. Elle passa sa chambre au peigne fin, mais ne put trouver que quelques cents, pas assez pour s’acheter un nouveau paquet. Pas assez pour s’acheter quoi que ce soit en fait. Meadow se gifla mentalement et nota qu’elle devait sérieusement penser à se trouver un nouveau job après les cours. Depuis que l’entreprise de photocopies avait fermée, elle était un peu serrée question budget et s’en sortait uniquement avec les aides pour étudiants et le peu d’argent issu de l’héritage de sa mère. Au début, Meadow avait eu beaucoup de mal à utiliser cet argent, mais elle avait fini par s’y résoudre lorsqu’elle s’était vraiment retrouvée fauchée. Parfois, Evan l’aidait, mais elle n’aimait pas faire la charité.
Enfin bref, pour le moment Meadow se trouvait à deux doigts de la crise de nerfs en contemplant ses malheureux cents, espérant peut-être qu’ils se multiplieraient si elle avait l’air suffisamment énervée. Mais rien ne se produisit, comme elle s’y attendait. Elle reposa l’argent sur sa table de nuit et, après un temps d’arrêt, prit délicatement la photo de sa mère entre ses mains. La jeune fille la contempla un instant. C’était l’une des dernières photos qu’elle avait prise de sa mère. Elle caressa délicatement le cadre bleu et sourit tristement. « Tu me manques… » Murmura-t-elle avant de reposer le cadre. Soudain, quelqu’un frappa à la porte. Qui pouvait lui rendre visite à… (Elle regarda sa montre.) 19h passés ? « Entrez ! » Dit-elle simplement. La porte s’ouvrit alors pour laisser entrer un sourire et éclatant et des yeux d’un bleu électrique. Zéphyr était rentré à Middle Fawkes. Il était de retour et il prenait la peine de venir la voir, elle. Intérieurement, elle faisait sa danse de la victoire. « Bonsoir ma belle. » Lui dit-il, son sourire éclatant toujours accroché au visage. Meadow ne put s’empêcher de lui rendre son sourire. Sa bonne humeur était contagieuse. « Coucou toi, qu’est-ce que tu fais ici ? » Lui demanda-t-elle en se levant de son lit pour se placer face à lui. « On sort ce soir. Je t'invite dîner, j'espère que cela ne chamboule pas ton emploi du temps. Je t'attends en bas... » Le cœur de Meadow rata un battement. Zéphyr et elle. Au restaurant. Tous les deux. Oh. Mon. Dieu. « Et bien, j’étais en train de chercher comme une clocharde le plus petit cents dans ma chambre pour m’acheter un paquet de clopes, alors non, tu ne me dérange pas du tout, dit-elle en lui montrant le petit tas de pièces sur sa table de nuit. Comme tu vois, je ne vais pas aller très loin avec ça… Et ça me plairait beaucoup, de dîner avec toi je veux dire. » Et voilà, elle commençait un peu à bafouiller. Elle se mordit discrètement la langue et le regarda lui sourire à nouveau.
Mon dieu, qu’elle allait aimer cette soirée…

[Et voilà pour ma réponse, désolée du retard j'ai pas eu trop le temps et l'inspiration. Je soupçonne mon oral blanc de Français d'y être pour quelque chose...x).]
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Dim 13 Mai 2012 - 16:47




Il passait la majeure partie de son temps à la grande coloc’ d’Hazel quand il se trouvait en ville. Une partie de son temps était dévolue à sa petite sœur et le reste il le passait à l’entraînement. Autant dire qu’il ne passait pas beaucoup de temps seul. Et encore moins de temps en tête à tête avec quelqu’un. Il ne pouvait pas dire qu’il avait une vie sentimentale très remplie. Il était joli garçon, et il l’avait bien compris. Depuis ses quinze ans il avait appris à jouer de ses charmes pour avoir ce qu’il désirait, et il n’avait pas de mal en général à avoir quelqu’un. Les filles tombaient rapidement dans ses filets et aujourd’hui encore il collectionnait les conquêtes. Mais elles ne restaient que cela en général et il n’avait jamais eu de relations sérieuses. Il était bien trop concentré sur son envie de devenir un pilote automobile pour pouvoir consacrer le moindre instant à une jeune femme. Il n’était jamais tombé amoureux. C’était sans doute triste à dire, mais il ne le pleurait pas. Il avait largement pu profiter de son adolescence sans subir les problèmes amoureux de tous les autres gamins de son âge. Il avait su profiter de tous les charmes de la féminité sans jamais en subir les déboires. Autant dire qu’il avait pu en profiter largement. Et aujourd’hui encore il tâchait d’en profiter, mais le fait est qu’il ne pouvait pas espérer se jouer des femmes qui pouvaient avoir son âge. A l’instar d’Hazel, elles recherchaient une sorte de stabilité émotionnelle qu’il ne pouvait pas leur offrir. Alors il cherchait la compagnie des filles plus jeunes. A la manière de Meadow. Mais cette dernière était encore différente.

Elle avait sans doute une place particulière dans sa vie. Le fait est qu’il revenait toujours vers elle. Il avait plusieurs maîtresses, mais en général il ne les gardait pas et il les oubliait très vite. Sans pouvoir s’expliquer pourquoi il ne pouvait pas simplement oublier Meadow. Peut être que c’était cette fragilité en elle, ou sa simplicité, ou encore sa beauté naturelle. Il y avait quelque chose l’attirait toujours irrémédiablement vers elle. Et en général, s’il n’était pas à la grande coloc pour voir Hazel, c’est vers Meadow qu’il se tournait. Il passait sans doute beaucoup de temps avec elle. Mais souvent dans la chambre de la jeune femme. Rare étaient les moments qu’ils passaient au dehors. Mais pour une fois il avait eut le désire de profiter d’autre chose que d’une séance de sexe avec la demoiselle. Il voulait l’inviter à dîner. Cela semblait bien innocent sur le papier, mais Zéphyr y voyait là plus encore. Bien qu’il ne put expliquer pourquoi cette soirée lui était chère. Il décida de ne pas se poser plus de questions que cela, et alla chercher la jeune femme. « Coucou toi, qu’est-ce que tu fais ici ? » Il lui dit qu’il se trouvait ici pour l’inviter à Dîner, si elle le voulait bien et si cela ne la dérangeait pas. Il avait tout à fait conscience du fait qu’elle était dans sa dernière année de lycée et qu’elle devait se préparer à des examens de fin d’année ou il ne savais pas quoi. Pour sa part il n’avait jamais vraiment suivi les cours au lycée, et les rares fois où il s’y rendait il se perdait dans les couloirs tellement le lieu lui était inconnu. Alors il n’irait pas lui jeter la pierre si elle décidait un jour d’abandonner les cours ou quoi que ce soit. Il ne lui ferait sans doute la morale pour rien à partir de là. Toutes les conneries du monde il les avait fait avant elle. « Et bien, j’étais en train de chercher comme une clocharde le plus petit cents dans ma chambre pour m’acheter un paquet de clopes, alors non, tu ne me dérange pas du tout. » Il sourit et la regarda jouer avec quelques malheureuses pièces. Il souriait, attendri de la voir si désemparée. « Comme tu vois, je ne vais pas aller très loin avec ça… Et ça me plairait beaucoup, de dîner avec toi je veux dire. » Il sourit. « Dans ce cas mademoiselle, votre carrosse vous attend ! »

Il l’accompagna jusqu’à sa voiture et lui offrit la portière pour l’inviter à y entrer. Il y entra à son tour et démarra la voiture. Le moteur rugit joyeusement et il prit la direction du centre ville. Il roulait tranquillement. « Alors comme cela tu n’as plus même les moyens de d’offrir un paquet de clopes ? Heureusement que je suis là pour toi. » Il s’arrêta un instant devant un tabac et donna son porte-monnaie à la jeune fille. Il était empli de billets. Il n’aimait pas être sans liquide sur lui. Tout payer par carte le stressait encore, alors qu’il savait que l’argent n’était pas un problème. En outre cela n’avait jamais été un problème pour lui. L’argent …. Les Dashkov était une des familles les plus riches de la ville et ils ne s’en cachaient pas. Alors il dépensait beaucoup, c’est sur, mais il préférait voir les billets dans ses mains que de passer une carte dans une machine. Il ne pouvait pas s’expliquer ce fait, mais en l’occurrence c’était une bonne chose. « Tiens ma Meadow, va faire le plein de nicotine. » Dit-il avec une voix mielleuse presque moqueuse. Il se rendit compte alors de la confiance qu’il portait en elle. Il n’avait pas peur qu’elle parte avec son fric pour quitter la ville et ne jamais revenir. En outre il aurait été stupide de l’imaginer faire cela. En voiture il aurait tôt fait de la rattraper. Mais il aimait l’idée qu’elle reviendrait. Elle voulait passer cette soirée avec lui, il le savait.

Il l’attendit tranquillement et une fois qu’elle fut de retour à bord, il la conduisit jusqu’au restaurant italien du centre. Chez Tony’s. le restaurant était déjà plein, mais il avait prévenu de son arrivée, et proche du patron, il s’imaginait bien qu’une place leur serait réservée. Une serveur vint à sa rencontre pour les placer. « Monsieur, une place pour deux ? intérieur ou extérieur ? » Zéphyr tourna le regard vers Meadow avant de rapidement prendre sa decision. « A l’extérieur. Nous ne craignons pas le froid. Et apportez-vous donc deux coupes de champagne s’il vous plait. » Demanda-t-il lorsqu’ils furent placés sur la terrasse. Le serveur partie alors et ils furent tous les deux seuls. « Je suis content de te voir ce soir Meadow. Et de ne t’avoir que pour moi. Comment vas-tu ma belle ? »
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Dim 17 Juin 2012 - 18:24


Meadow n’avait jamais aimé trop s’attacher aux gens. Sa philosophie bien pessimiste était qu’un jour où l’autre, toutes ces personnes auxquelles on tenait vous seraient arrachées sans ménagement. Parfois c’était le temps qui éloignait les mentalités. Parfois, c’était les cœurs. Et puis d’autres fois encore, c’était la bêtise humaine. Cette pauvre cloche qui ne faisait que revenir à la charge à chaque fois qu’on lui criait de ne jamais revenir. La bêtise était tout à quoi Meadow tentait d’échapper en se barricadant derrière un mur d’indifférence et de solitude.
En arrivant à Middle Fawkes, Meadow avait décrété qu’elle avait assez souffert dans sa courte vie et que par conséquent, il n’était pas question qu’elle se laisse encore avoir.
Résolution qui avait fini par faiblir, petit à petit. A début, on l’avait prise pour un alien, un extraterrestre des plus étranges. On l’avait montrée du doigt et on avait ri sur son passage, mais Meadow n’avait rien fait d’autre que riposter et grogner. S’ouvrir aux autres était la dernière chose qu’elle souhaitait faire. Pourtant, c’était arrivé. Meadow ne sait même plus dans quelle circonstances cette foutue résolution a flanché, quand elle a commencé à trouver les autres attrayant. Après avoir essayé de lutter, Meadow a fini par en conclure que l’homme ne pouvait vivre autrement qu’en faisant partie d’un groupe, d’un microcosme de la société. Alors, elle avait retrouvé la clé de son cœur, et Evan était entré dans sa vie sans qu’elle sache trop comment. Disons qu’ils s’étaient trouvés dans une période de sa vie où elle avait plus que besoin d’un ami qui la comprenne.
Ensuite, il y avait eu ces quelques connaissances du lycée, que Meadow tolérait pour que sa vie soit moins monotone. Mais la seule chose contre laquelle la jeune fille était encore armée, c’était l’amour. Quelle connerie d’ailleurs. Elle avait bien connu des hommes, de très beaux hommes même. Elle ne regrettait pas sa première fois, mais elle n’avait jamais prétendu l’avoir fait par amour. Elle avait rejeté ce sentiment autant qu’elle l’avait pu. Et puis Zéphyr était arrivé.
Il avait enfoncé la grande porte, détruit la dernière digue, brisé les dernières chaînes, et chamboulé toutes les résolutions que Meadow s’était évertuée à tenir. Il les avait balayées par la seule force de son sourire séducteur et réconfortant, et Meadow n’avait rien pu faire pour les retenir. A vrai dire, elle n’en avait pas vraiment eu envie. Elle avait laissé le beau jeune homme apprendre à la connaître et se faire un chemin jusque sous ses draps. Et elle avait aimé, oh oui, elle avait été transcendée. Une extase brûlante et inconnue l’avait transpercée de toutes parts alors qu’il la serrait dans ses bras puissants. Un soupire, un baiser, une caresse… Meadow était électrisée par Zéphyr. Elle s’était sentie femme à chacune de leurs étreintes, et non simple jeune fille faible, fragile, abîmée. Zéphyr avait fait disparaître toutes ses convictions sur l’attachement émotionnel et elle savait qu’elle avait atteint le point de non retour. Son cœur tambourinant et bondissant dans sa poitrine en étaient la preuve.
Meadow ne savait pas s’il avait compris, s’il avait ressenti qu’au fil du temps, elle avait cessé de le regarder comme un ami ou un amant d’un soir. Elle se demandait sans cesse s’il percevait son regard perçant, lorsque blottie contre son torse après une folle soirée elle s’amusait à le détailler sous toutes les coutures. Elle prenait soin de guetter son soupire caractéristique, celui qui lui disait que Zéphyr était paisiblement endormi. Ensuite, avec toutes les précautions du monde, elle relevait la tête vers lui et le regardait. Elle restait souvent des heures ainsi, à l’observer. Elle connaissait par cœur la courbe de sa mâchoire, le dessin de ses lèvres fines, l’arrête délicate de son nez. Parfois, en y songeant, Meadow se sentait rougir comme une adolescente et se trouvait stupide : c’était de Zéphyr Dashkov dont on parlait. Le seul qu’elle ne pourrait jamais prétendre posséder.

Pourtant, il était venu ce soir. Il était rentré à Middle Fawkes et il était venu lui proposer de dîner avec lui. Meadow n’en revenait toujours pas. Elle se demandait ce que ce geste signifiait pour lui. Se sentait-il obligé de l’inviter, ou bien cela lui faisait-il plaisir ? Meadow s’était formellement interdit de songer à la réponse.
Ils étaient dans sa voiture depuis quelques minutes déjà. Meadow ne disait rien, se contentant d’apprécier le délicieux vrombissement du moteur. De plus, elle se sentait en sécurité avec Zéphyr au volant. Elle sourit malgré elle. Son amour pour les belles voitures n’avait d’égal que son addiction à la nicotine… Ce qui n’était pas nécessairement une bonne chose.
Il lui suffit d’y songer pour faire renaître l’envie de cigarette, et elle recommença presque immédiatement à se ronger les ongles. Aucune classe, vraiment. Meadow se rappela ensuite de la personne avec qui elle se trouvait et arrêta vivement, posant ses mains sur ses genoux. Elle se sentait vraiment stupide de réagir comme ça et se promit de réduire sensiblement sa consommation journalière de tabac. « Alors comme cela tu n’as plus même les moyens de d’offrir un paquet de clopes ? Heureusement que je suis là pour toi. » Meadow sursauta vivement. Il avait certainement dû voir son petit manège. Voilà, c’était ça, il l’avait vu et maintenant il était soit mort de rire, soit dégouté. Elle aurait voulu se taper la tête contre le pare-brise. Soudain, la voiture s’arrêta. Lorsqu’elle se pencha pour savoir s’ils étaient déjà arrivés au restaurant, elle fut surprise de voir un bureau de tabac. Sa surprise augmenta lorsque son amant lui tendit son portefeuille rempli. Elle devait être drôle à voir, avec les yeux grands ouverts sous la surprise. « Tiens ma Meadow, va faire le plein de nicotine. » Etait-il sérieux ? Du genre, vraiment sérieux ? Meadow sentit son cœur se gonfler de fierté. Zéphyr lui faisait confiance. Il lui faisait suffisamment confiance pour lui tendre un portefeuille qui contenait sûrement plus qu’elle ne pourrait jamais avoir. « M-M-Merci beaucoup, je ne sais pas comment… » Et voilà qu’elle en perdait à nouveau son latin. Qu’est-ce qu’il pouvait être agaçant parfois, à avoir cet effet sur elle ! Elle vit dans ses yeux qu’il ne plaisantait pas, alors elle prit respectueusement le portefeuille en lui souriant de toutes ses dents et sortit de la voiture.
Quelques dollars, un paquet de Morley et un claquement de portière plus tard, Meadow était aux anges. Dans sa main, le paquet de cigarettes semblait s’être transformé en Graal. Elle rendit son portefeuille à Zéphyr en ajoutant : « Je te rembourserai dès que je peux. » Elle détestait être redevable envers quelqu’un.

Chez Tony’s semblait complet lorsque les deux jeunes gens arrivèrent. Pourtant, Meadow put déduire de l’attitude confiante du jeune homme que celui-ci devait avoir prévenu de leur arrivée… Attendez, il avait prévenu ?! Meadow sentit un sentiment étrange l’envahir, le sentiment de compter pour quelqu’un. Et puisque ce quelqu’un s’avérait être Zéphyr Dashkov, vous pouvez imaginer l’état de la jeune fille.
Ils furent placés rapidement par un serveur très aimable qui leur demanda s’ils préféraient l’intérieur ou l’extérieur. Apparemment, Zéphyr avait dû croiser le regard suppliant de la jeune fille, puisqu’il indiqua une table dehors. Fumer, fumer, fumer, fu-… Aheum. Il fallait vraiment qu’elle se calme.
On leur servit du champagne comme à des invités de marque –après tout, Zéphyr en était un ! –, et Meadow entreprit de s’allumer une cigarette. « Oh mon dieu, c’est trop bon… » Ne put-elle s’empêcher de dire. Elle croisa le regard amusé du jeune homme et rit de bon cœur. Cela faisait bien longtemps qu’elle n’avait pas eu le cœur aussi léger.

« Je suis content de te voir ce soir Meadow. Et de ne t’avoir que pour moi. Comment vas-tu ma belle ? » Si Meadow avait à ce moment-là bu du champagne, nul doute qu’elle se serait étranglée sans aucune classe. Il était content de l’avoir pour lui seul. Soit on avait mis plus que du tabac dans sa cigarette, soit elle devenait franchement maboule. Mais apparemment ça n’était ni l’un ni l’autre, Zéphyr semblait vraiment avoir dit ça. Meadow se sentit rosir, et elle remercia le ciel de pouvoir faire passer ça pour les effets de l’alcool. « J’ai passé une journée pourrie. Tu sais, une de ces journées affreuses où on a l’impression qu’un sadique s’acharne sur nous ? Bah voilà, une de celles-là. J’ai cru qu’elle ne se finirait jamais. Mais heureusement, tu es venu pour sauver ma soirée, elle sera nettement moins pourrie que le reste ! » Elle lui sourit franchement et lui adressa un de ses clins d’œil discrets qu’il aimait tant. Elle ne comprendrait jamais pourquoi d’ailleurs. « Et toi alors, raconte-moi tout. Que s’est-il passé depuis la dernière fois qu’on s’est vus ? » Le serveur choisit se moment pour venir prendre leur commande.

(Voilà ! Désolée pour la méga attente, mes révisions du Bac me prennent tout mon temps ><. Bon, j'avoue là je me suis lâchée, 1500 mots. Aheum, j'espère que je ne t'ai pas fait trop peur avec mon pavé x). En tout cas, je vais bientôt pouvoir être à nouveau présente !)
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Jeu 28 Juin 2012 - 23:13




Zéphyr n’était pas un homme qui tombait facilement amoureux. Il s’interdisait l’amour depuis qu’il était enfant, et la seule femme qu’il disait aimer n’était autre qu’Hazel, sa meilleure amie. Souvent les gens pensaient qu’il pouvait y avoir quelque chose en plus entre eux. Cela s’expliquait par cette complicité qui les liait. C’était plus qu’une simple amitié, un désire d’être ensemble pour passer de bons moments et avoir de bons souvenirs. Il y avait de cela, évidemment, et pour sa part, Zéphyr ne regrettait pas un seul des instants qu’il avait pu passer en soirée ou en vacances avec Hazel. Parce qu’ils s’entendaient sans même avoir à se parler, parce qu’ils pouvaient vivre l’un avec l’autre sans souci. Ils ne s’insupportaient pas comme les couples, ils ne pouvaient pas se décevoir. Ils ne se connaissaient que trop bien pour que cela soit possible. Mais il n’y avait pas que ces bons moments entre eux. Il y avait aussi tout le reste. Les coups durs, les peines de cœur, les pétages de plombs, les fugues, les conneries, les soirées au poste de police, les secrets lourds à garder. Ils partageaient tout cela, parce que plus qu’amis, ils étaient de véritables âmes sœurs. Ils restaient à une relation parfaitement platonique, parce que le sexe risquait de tout briser entre eux. Ils n’avaient pas besoin de cela. Cette relation ne devait pas devenir ambiguë, perdre de sa pureté. Car c’était bien de cela dont il s’agissait : de pureté. Cette amitié devait rester virginale.
En dehors de cette relation avec Hazel, Zéphyr ne s’était jamais engagé. Il pouvait faire confiance à Hazel, une confiance aveugle. Avec tout ce qu’ils partageaient faire autrement serait suicidaire pour lui et pour sa carrière. Il savait qu’il ne risquait pas de la voir lui briser le cœur. Mais une autre femme, cela était différent et le jeune homme ne désirait nullement souffrir. Il s’évertuait à croire qu’il pourrait rester un enfoiré, dom juan et libertin jusqu’à la fin de ses jours. Mais peut être voudra-t-il des enfants, peut être voudra-t-il un jour se posait, avoir une maison, une femme et un énorme chien. Réaliser le rêve que partage des milliers d’autres américains. Mais pour l’heure il ne voulait pas y penser, et plutôt accepter l’idée qu’il n’étiat pas homme à s’engager, et qu’il resterait à jamais un éternel adolescent.

Il n’avait pas l’impression d’avoir beaucoup changé depuis les bancs du lycée. Peut être qu’il voyageait un peu plus qu’à l’époque, et encore il n’en était pas vraiment sur. La famille Dashkov voyageait beaucoup. Sa sœur et lui allaient en Europe tous les étés pour visiter les plus belles villes du monde et toucher à d’autres cultures que la leur. C’est lors de ces voyages que Zéphyr a commencer à s’intéresser aux filles. Il a très vite compris qu’il était le genre de garçons à les attirer. Brun, les yeux sombres, et ténébreux, étrangers de plus avec un accent particulier quand il parle anglais … cela les faisait tomber comme des mouches. Et il en a longtemps joué. Il en jouait encore. Lors de ses tournées, quand il partait à l’autre bout du monde pour ses courses, il en ramenait toujours des conquêtes. Une, deux, parfois trois dans la même soirée. Il voyait les femmes comme des distractions, des jouets consentants, des joueurs aussi attentionnés que lui. Mais sans doute pas un avenir possible, une possibilité d’être heureux, d’être amoureux. Il ne voulait pas tomber amoureux, cela l’effrayait beaucoup trop. Alors il se persuadait qu’il en était incapable, qu’à force de collectionner les femmes il ne pouvait plus les voir différemment que comme cela : des objets de conquêtes. Mais force était de constater que lorsqu’il s’agissait de Meadow la donne changeait encore. Au départ elle était aussi une de ses femmes, mais il revenait sans arrêt vers elle et sans qu’il ne s’en rende vraiment compte quelque chose avait changé en lui.
Encore à cet instant il ne pouvait tout simplement l’admettre, et se le cachait à lui-même. Le travial de la jeune fille, si elle désirait plus de lui, serait de lui faire ouvrir les yeux. Chose qui ne sera sans doute pas facile, mais cela passait pas de simples gestes. La première chose, révélatrice, fut le cadeau que fit le jeune homme à Meadow. Apprenant qu’elle n’avait plus de cigarettes, il eut l’idée de l’amener dans un tabac presque immédiatement. Le fait de lui donner son porte-feuille pour qu’elle puisse trouver son bonheur n’inquiéta pas plus que cela le jeune homme. Il le fit presque naturellement en outre, et ne sembla pas prendre conscience de la portée de son acte. « M-M-Merci beaucoup, je ne sais pas comment… » Elle ne termina pas sa phrase avant de sortir de la voiture et de revenir avec ses clopes un peu plus tard. Il la regarda, attendri et amusé par son expression encore choquée et surprise. Elle était adorable. Elle lui rendit son porte feuille et lui offrit un sourir reconnaissant qui donna envie de rire à Zéphyr. Un rire gratuit, symbole d’une joie immense. Rare pour lui. « « Je te rembourserai dès que je peux. » Il ria, et remit la voiture en route. « Ne t’en fais pas pour cela. Ca me fait plaisir. » Il ne voulait pas s’étendre plus sur le sujet, prenant conscience du fait qu’elle n’était qu’une simple étudiante, et que lui travaillait déjà. Il aviat beaucoup d’argent, et elle très peu, d’où le fait qu’elle vivait dans la grande colloc’ d’Hazel. Il se mordit la langue, décidant que cela n’irait pas gâcher leur soirée. Bien au contraire. Il décida de passer outre, et de ne pas laisser la différence de leur âge et de leur … monde, se mettre en travers de leur bonne entente.

Ils arrivèrent au restaurant où Zéphyr exigea qu’ils soient assis à l’extérieur, afin que Meadow puisse retrouver le plaisir de goûter à une cigarette, chose qu’elle fit presque immédiatement sous le regard charmé du bellâtre. « « Oh mon dieu, c’est trop bon… » il se mit à rire et commanda du champagne au serveur qui vint les voir avant de se tourner de nouveau vers elle pour lui demander comment avait été sa journée. « « J’ai passé une journée pourrie. Tu sais, une de ces journées affreuses où on a l’impression qu’un sadique s’acharne sur nous ? Bah voilà, une de celles-là. J’ai cru qu’elle ne se finirait jamais. Mais heureusement, tu es venu pour sauver ma soirée, elle sera nettement moins pourrie que le reste ! » Il sourit. Effectivement, il connaissait ses journées où quoi que vous pouviez faire cela tournait mal. Ces journées où le seul désire qui vous anime est de vite les terminer pour dormir et entamer autre chose. Ces journées atroces. Cela faisait longtemps qu’il n’en avait pas connu en réalité, et quand il se trouvait dans sa ville natale il n’en connaissait généralement pas. Et apparemment il avait réussi à sauver celle de Meadow. Pour couronner le tout elle lui offrit un de ces clins d’œil pervers à souhaits qui avainet le don de l’exciter et de le rendre fou. « Je suis sur qu’on peut faire de cette soirée un instant … mémorable. » Répondit-il d’une voix suave. « « Et toi alors, raconte-moi tout. Que s’est-il passé depuis la dernière fois qu’on s’est vus ? » Il ne la quittait pas des yeux la jeune femme et lui sourit, ne faisant pas cas du serveur qui vint poser deux eux deux coupes de champagne avant de leur présenter la carte du restaurant. Zéphyr attendit cependant qu’il soit parti pour répondre à la jeune femme. « J’ai remporté une nouvelle victoire à Chicago, et j’ai fais de belles rencontres, comme toujours… et comme toujours profondément insignifiante. Je suis plus que ravi d’être de retour auprès des gens que j’aime vraiment… » Dit-il sans la quitter des yeux. Il prit sa coupe de champagne et l’invita à faire de même de son côté. « A nos retrouvailles dans ce cas. » Il fit sonner son verre contre le sien et but une gorgée avant de le reposer et d’ouvrir la carte. « J’ai aussi appris qu’Hazel avait trouvé le grand amour… S’il te plait dit moi que Nickolas est un crétin fini et que j’ai toutes les raisons du monde de vouloir le buter. Ce type ne m’inspire pas confiance du tout ! » Il parlait un peu de tout et de rien, et force était de constater que cette nouvelle plus qu’aucune autre l’avait profondément choqué.


hs : c'est pas moi que tu vas faire fuir va OwO" Fais même 2000 mots si tu te sens ca me va bien . J'espère que ma réponse te plaira (a)
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Mar 10 Juil 2012 - 17:49


Meadow repensa au jour où elle avait rencontré Zéphyr Dashkov pour la première fois. Si elle avait été fleur bleue au possible, elle aurait dit que quelque temps après cette journée, elle était devenue aveugle. Aveugle vis-à-vis des autres hommes.
Elle avait toujours eu un faible pour les bruns et les hommes plus âgés. Elle appréciait le côté mystérieux des premiers et la maturité des deuxièmes. Zéphyr remplissait ses deux critères, autant ne plus se poser de question sur ce qui l’avait attirée chez lui au premier regard.

Ses cheveux. Alors qu’elle se baladait dans un petit parc, non loin de la rue piétonne, elle les avait vus dépasser d’un bosquet de lauriers-roses. Apocynacée, n’avait-elle pu s’empêcher de noter face à ces végétaux. Les cours de son professeur de Biologie était apparemment assez utiles et mémorisables. Mais très vite, son attention s’était reportée sur cette touffe de cheveux, qui avait maintenant dépassé le bosquet et marchait dans sa direction. Un type canon, avec des cheveux magnifiques. Meadow adorait les cheveux chez un homme, parce qu’elle aimait s’y agripper sauvagement pendant l’amour, et y enfouir son nez après l’extase. Et s’ils étaient bruns, comme ceux qu’elle avait devant les yeux, c’était encore mieux.
Sa démarche. Décontractée, assurée, fière. S’il avait voulu qu’on le remarque, c’était chose faite. Même un aveugle l’aurait vu arriver. Il avançait calmement dans la direction de Meadow, faisant balancer ses bras au rythme de sa foulée. La respiration de Meadow s’était accélérée et elle avait, sans le vouloir, marché sensiblement plus vite.
Son visage. Dieu, qu’il était beau. Il devait avoir environ 25 ans, à un ou deux ans près. Il avait les traits détendus, et ne semblait en aucun cas être du genre atrabilaire. Meadow en avait eu le souffle coupé. Et lorsque Meadow était déstabilisée, Meadow faisait n’importe quoi. En l’occurrence, elle avait maladroitement trébuché, et s’était rattrapée in extremis, relevant à temps la tête pour voir de près les iris de l’inconnu.

La suite avait peu d’importance. Il faut seulement retenir qu’ensuite la jeune fille avait apprécié pouvoir se perdre dans ses yeux.

Ses yeux. Ils étaient si… Si indescriptibles en fait. Aussi clairs que ceux d’un aveugle, mais en même temps pleins de vie. Ils pétillaient sans cesse, et Meadow aimait penser qu’ils pétillaient davantage encore lorsqu’il la regardait. Elle aimait penser que ça n’était pas le fruit de son imagination, que ce qu’elle vivait avec Zéphyr était bien réel. Pour avoir parlé plusieurs fois de ses conquêtes avec lui, la jeune fille sentait qu’il agissait différemment avec elle. Il aurait fallu être aveugle pour ne pas le remarquer après tout. En effet, cela fait déjà pas mal de temps qu’ils se voyaient, et le jeune coureur automobile n’hésitait pas à venir la voir de son propre chef, sans qu’elle ait à le supplier. Meadow sentait qu’entre eux, c’était différent des autres. De toutes ces autres pouffes que Zéphyr avait pu...côtoyer, durant ses voyages.

« Ne t’en fais pas pour cela. Ca me fait plaisir. » Avait-il dit alors qu’elle avait proposé de lui rembourser le paquet de Morley. Ça me fait plaisir. Il avait fait ça par envie, non par obligation. Meadow lui aurait bien sauté dessus, là, dans sa magnifique voiture de sport. Rien que pour ce simple geste d’affection. Mais elle s’était retenue, se rappelant soudainement qu’ils allaient dîner quelque part en ville. Le fait que les vitres n’étaient pas teintées avaient également dû jouer un rôle dans sa décision.
Ils étaient donc arrivés au restaurant et s’étaient assis en terrasse, appréciant la petite brise qui soufflait sur Middle Fawkes. Le ciel était dégagé et on pouvait voir les étoiles scintiller, apparaissant petit à petit, à mesure que la nuit tombait. Il y avait des soirs où on aurait dit que le ciel était aveugle, privé de ses yeux les étoiles. Meadow secoua la tête. Elle devenait décidément trop gnian-gnian par moment, c’en devenait presque inquiétant.
Tout en fumant sa cigarette, elle avait discuté de banalités avec son amant, à savoir : sa journée. Journée qui, grâce à Zéphyr, était maintenant l’une des plus sympathiques qu’elle ait pu vivre ! Elle replongea ses yeux dans ceux du jeune homme, soudainement hypnotisée. Consciente de l’intensité du regard qu’il lui renvoyait, elle lui adressa un clin d’œil, auquel il répondit de sa voix suave. « Je suis sur qu’on peut faire de cette soirée un instant … mémorable. » Le cœur de Meadow rata un battement, elle rougit et ne put s’empêcher de jeter un coup d’œil autour d’eux. Lorsque Zéphyr faisait allusion à leurs fréquentes activités nocturnes en public, elle ne pouvait s’empêcher de réagir comme une adolescente. Mais elle n’était plus une adolescente. Elle avait 19 ans, et passait la soirée avec l’homme dont elle était amoureuse. Et si on disait que l’amour rendait aveugle, on omettait souvent de dire qu’il rendait plus euphorique qu’après deux verres de vin. Elle se pencha vers Zéphyr, un sourire aux lèvres malgré son teint rosée et ignora superbement le serveur qui apporta le menu : « Tu proposes quelque chose en particulier ? Quelque chose… D’intéressant ? » Meadow sourit un peu plus en savourant la réaction de Zéphyr. Elle aurait aimé se rapprocher encore un peu plus pour capturer ses lèvres, mais elle se retint. Elle voulait encore profiter de ce début de rendez-vous prometteur. Ils continuèrent alors sur les banalités.
« J’ai remporté une nouvelle victoire à Chicago, et j’ai fais de belles rencontres, comme toujours… et comme toujours profondément insignifiante. Je suis plus que ravi d’être de retour auprès des gens que j’aime vraiment… » Le cœur de Meadow se serra quelque peu en apprenant qu’il avait connu d’autres femmes là-bas, et puis elle se ressaisit. Leur relation était jusqu’à présent basée sur ce principe. Elle ne pouvait se permettre de se dévoiler comme ça. Elle n’était pas aveugle, elle savait comment fonctionnait Zéphyr, sentimentalement parlant. « Oh oui, je t’ai suivi à la télé avec Hazel ! On était toutes les deux dans la salle commune de la coloc’ à crier des slogans de supporter devant l’écran. Les autres nous ont un peu pris pour des folles, mais on a l’habitude. » Elle rit en repensant à cet épisode. La course avait été mémorable, et Zéphyr était aussi sexy dans ses vêtements moulants. « Je ne regarde les courses automobiles que lorsque tu y cours. Sinon, hormis les belles voitures, ça a pour moi autant d’intérêt que l’antiferromagnétisme. » Elle leva sous verre de champagne alors que Zéphyr proposait de porter un toast. « Oui, à nos retrouvailles ! » Les verres sonnèrent en se touchant, et Meadow porta le liquide pétillant à ses lèvres et bu une ou deux gorgées. Puis, elle imita Zéphyr lorsqu’il se plongea dans la carte, à la recherche de son repas. Tandis qu’ils regardaient tous les deux le menu, Zéphyr engagea de nouveau la conversation : « J’ai aussi appris qu’Hazel avait trouvé le grand amour… S’il te plait dit moi que Nickolas est un crétin fini et que j’ai toutes les raisons du monde de vouloir le buter. Ce type ne m’inspire pas confiance du tout ! » C’était plus fort qu’elle. Meadow partit dans un puissant éclat de rire. Voir la petite moue contrariée de son amant était la goûte d’eau qui avait fait déborder le vase. « Hohoho, hihihi, hahaha ! Tu-Tu verrais ta tête Zeph’ ! »
Lorsqu’elle réussit à se calmer, elle tacha de lui répondre : « Je ne l’ai vu que quelques fois, mais il me paraît correct à moi ! Je trouve Hazel resplendissante depuis qu’ils sont ensembles. Et il a vraiment l’air de l’aimer. Tout comme Hazel d’ailleurs. » Elle fit une pause afin de le laisser méditer. « J’en fait les frais d’ailleurs. Leurs activités nocturnes m’empêchent souvent de fermer l’œil… » Elle soupira et reprit une gorgée de champagne. Son choix de repas s’arrêta sur les tagliatelles carbonara, et elle referma le menu avant d’ajouter : « Et encore, je crois que quelqu’un dans la coloc’ les a surpris. A sa place, je serais aveugle à l’heure qu’il est. Mais du genre, vraiment aveugle. Tu as choisi ton plat ? »
Meadow aimait ce genre de moment avec Zéphyr. Elle se sentait importante, plus unique que les autres « connaissances » du jeune homme. Elle appréciait d’avoir la chance de le connaître un peu plus chaque jour.

Le serveur arriva pour prendre leur commande et s’éclipsa ensuite rapidement, comprenant qu’il était de trop dans cet échange de regards enflammé. Une autre gorgée de champagne et Meadow reprit la parole. « Je me suis disputée avec mon meilleur ami, Evan. Encore une fois. » La dispute était encore récente, et Meadow avait du mal à la digérer. C’était son meilleur ami, le seul en qui elle pouvait placer toute sa confiance sans hésitation. Et voilà qu’il s’opposait à elle et critiquait ses choix sentimentaux. Domaine où, entre parenthèses, il n’avait en aucun cas son mot à dire.

(Voilà voilà, j'ai mis le paquet sur les missions là . Cap' de répondre en moins de 24h ?
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Mer 11 Juil 2012 - 10:54




Autrefois Zéphyr avait été un homme prévenant, capable d’aimer la plus douce et la plus pure des femmes sans essayer de la corrompre. Autrefois il avait été un garçon innocent et doux, gentil et prévenant qui faisait tout pour s’assurer du contentement de celle qui était sa petite amie. Avant que tout ne change, et qu’il ne devienne le garçon pervers qu’il pouvait être aujourd’hui : jouant avec les femmes, il était devenu maître dans la séduction et dans la collections de conquêtes qui ne faisaient qu’en demander plus encore. Ainsi, on pouvait penser que la célébrité avait fait de lui un homme à femmes, et on remarquait également qu’il était incapable de les aimer, jouant avec elles comme si elles n’étaient que de vulgaires poupées, des pantins entre ses doigts, qui s’y trouvaient afin de le contenter, et de lui donner du plaisir. A la fois joueur et collectionneur, il avait finalement appris à remarquer les bonnes affaires, à voir les femmes les plus aptes à passer une nuit inoubliables à ses côtés. Aussi, lors de ses voyages aux quatre coins du monde pour les courses qu’il entreprenait, il recherchait à présent des femmes bien particulières, et il avait fini par croire ce que l’on disait au sujet des prérogatives de chaque pays du monde : chacun avait sa spécialité en matière de sexe et de plaisir, et certains étaient simplement meilleur que d’autre. Ainsi, il avait appris que les femmes qui venaient d’Allemagne étaient bien plus frigides que celles venaient de contrés plus lointaines comme l’ Autriche ou l’ Australie : pour ces dernières il était évident que vivre dans un désert les rendaient constamment enclin à vouloir réchauffer les cœurs et les draps. Antillaise d’origine, une de ses nombreuses amantes lui avait littéralement fait couler du rhum sur le torse avant de l’enflammer et de le sucrer pour le lécher petit à petit. Amusé par la chose Zéphyr en avait gardé un souvenir cuisant, dans tous les sens du terme et une infime cicatrice dû à la brûlure strié encore son torse aujourd’hui : il aimait à parler de cela en terme de blessure de guerre. Après avoir testé, cependant, à peu près toutes les origines de ce monde, il apparaissait évident à Zéphyr que les plus appréciables de toutes les femmes qu’il avait eu dans son lit n’étaient autre que les Américaines . A ce sujet, il ne pouvait pas nier que la raison de cet amour pour son pays venait également de son amour pour les habitantes, et il allait peut être un jour accepté l’idée que ce qui le liait à Meadow était plus important et plus fort encore qu’un simple attachement lié à leurs nuits torrides : il était finalement tomber amoureux d’elle, mais incapable d’accepter l’idée d’être comme tout le monde il se cachait derrière un regard pervers et des allusions à leurs activités nocturnes.

Amour, voilà sans doute une des rares choses en ce monde capable d’effrayer Zéphyr. Accepter l’idée de s’engager durablement avec quelqu’un lui faisait peur, et cette peur insoutenable faisait de lui l’un des salopards les plus apprécié des médias. Abusant littéralement de la confiance des femmes qu’il rencontrait parfois, et de leur gentillesse, il avait souvent été en première page de quelques journaux parlant de ses exploits et de ne tarissant pas d’éloges sur ses manières de faire : brute, cruelle, mauvaise, perverse, et parfois même sadique. Au fait de temps d’intérêt pour sa vie privée, Zéphyr avait finalement accepté l’idée de la cacher des médias, et de ne montrer que ce qu’il voulait montrer : il était devenu ainsi un manipulateur de géni en ce qui concernait les journalistes, et ne leur disait que ce qu’ils voulaient entendre afin de mieux vendre leur journaux. Abrutis par tant de bonté de la part du coureur automobile, les journalistes ne semblaient plus vouloir l’épier à ses moindres déplacements afin de voir qui était sa dernière conquêtes, ou combien de femmes pouvaient partager son lit. Aux dires de ces mêmes médias, Zéphyr ne réussirait jamais à avoir une vie de famille stable, ou une femme capable de supporter ses conquêtes passagères. Après tout, il ne semblait pas capable de s’empêcher de coucher à chacun de ses voyages, et c’était peut être vrai, il avait un réel problème affectif et rien n’y personne ne semblait capable de le combler et de faire de lui un petit garçon sage et rangée, qui accepté docilement les repas pour rencontrer la famille de sa dulcinée, et les week-ends en amoureux au bord des lacs des Etats-Unis, ou encore les spectacles de chants et de danses de ses filles qui n’auraient alors que quatre ou cinq ans.

Après être allé cherché Meadow à la grande colloc’ et l’avoir mené au restaurant – en passant lui offrir des cigarettes sur le chemin - Zéphyr demanda de ses nouvelles, et elle lui répondit que cela n’allait pas fort, mais que sa présence allait sans doute rendre sa soirée meilleure. Avec un sourire séducteur, Zéphyr lui répondit qu’ils pourraient sans doute rendre cette soirée mémorable, ce à quoi la demoiselle lui répondit sur le même ton : « Tu proposes quelque chose en particulier ? Quelque chose… D’intéressant ? ». Autrefois le jeune homme n’aurait pas eu besoin de plus que cela pour simplement jeter la jeune femme sur le lit pour lui faire l’amour toute la nuit, mais il avait de meilleures idées en tête et d’autres attentes pour la soirée. Attentes qui comprenaient un dîner en tête à tête dans un restaurait italien d’une très bonnes qualités et que Zéphyr cotoyait souvent quand il était dans les parages. Adolescent, il l’avait découvert en compagnie de sa petite sœur et de Hazel, et depuis il y amenait toutes les femmes qui avaient une quelconque importance pour lui : meilleure amie, famille, ou encore amour. Après tout c’est bien ce qu’était Meadow, même si le jeune homme ne l’acceptait pas encore : une femme qui importait pour lui plus que ses catins de passage ou ses petites groupies ; il adorait la voir sourire. Alors, en souriant, il tourna le regard vers le lit de la demoiselle avant de répondre à sa pique amicale et amoureuse : « Alors, je pense à deux ou trois petites choses que je pourrais te faire découvrir et que tu pourrais aimer… mais avant cela allons nous sustenter mademoiselle ~ ». Après quoi, ils enchaînèrent sur les nouvelles de Zéphyr, et il ne lui ne lui cacha pas le fait qu’il avait non seulement gagné sa course et qu’il avait fêté cela dignement, en compagnie de quelques femmes de passages, insignifiantes, certes, mais qui existaient tout cela. Apercevant une lueur de tristesse dans le regard de Meadow, Zéphyr en vint presque à regretter son tact et son franc parler, mais elle n’ignorait pas quel genre d’homme il pouvait être et quelles étaient ses habitudes quand il était en compétitions : d’ailleurs personne en ce monde ne semblait pouvoir les ignorer. Animée soudainement d’une lueur plus gai, la belle Meadow frétilla presque sur son siège en lui répondant d’une voix quillerette : « Oh oui, je t’ai suivi à la télé avec Hazel ! On était toutes les deux dans la salle commune de la coloc’ à crier des slogans de supporter devant l’écran. Les autres nous ont un peu pris pour des folles, mais on a l’habitude. » Amusé de la voir ainsi exposée la fierté qu’elle ressentait de le connaître, et de le voir gagner, il ne put s’empêcher de sourire et de se sentir fier de lui, comme un enfant qui aurait reçu les félicitations d’un père absent trop souvent, ou d’une mère indigne de confiance. Alors quand elle enchaina en disant « Je ne regarde les courses automobiles que lorsque tu y cours. Sinon, hormis les belles voitures, ça a pour moi autant d’intérêt que l’antiferromagnétisme. », il se mit presque à rougir, et à vouloir se pencher sur la table pour l’embrasser. Attendri par les mots et le pétillement dans les yeux de la jeune femme, il sentit son cœur manquer un battement et ne pu s’empêcher de lui répondre en souriant également, heureux de la voir aussi investi dans les exploits qu’il pouvait accomplir : « Ainsi le spectacle est plus agréable quand je suis là n’est-ce pas ? Avec mon uniforme moulant et mes belles voitures, je fais craquer toutes les femmes ~ A ce sujet d’ailleurs : Hazel, toi et ma sœur êtes mes fans préférés » ajouta-t-il en lui offrant un clin d’œil entendu et complice.

Après cela, il leva son verre afin de trinquer à leur retrouvailles, et Meadow y consentit en répondant à ses paroles : « Oui, à nos retrouvailles ! ». Avant même qu’il ait pu comprendre ce qu’il se passait il posait sur Meadow un regard attendri pendant qu’elle portait à ses lèvres le liquide divin, oubliant d’en faire de même. Alors, arriva le serveur qui leur donna les cartes, et Zéphyr qui enchaina en parlant de Nickolas. Après tout, il avait besoin d’en connaître un maximum sur le nouveau petit ami de sa chère et tendre Hazel, et il ne voulait pas croire qu’il était un homme correct : il avait fait pleurer sa sœur. Arrivant à la conclusion que c’était lui que Nickolas voulait atteindre en sortant avec sa sœur puis avec sa meilleure amie, Zéphyr se demanda s’il n’était pas une sorte de fou furieux sortit de l’asile qu’il aurait prit comme sujet de son obsession dévorante : « Hohoho, hihihi, hahaha ! Tu-Tu verrais ta tête Zeph’ ! » Ainsi grisé par la jeune femme Zéphyr fit une moue enfantine, qui s’assombrit carrément en ayant la suite de la jeune femme : « Je ne l’ai vu que quelques fois, mais il me paraît correct à moi ! Je trouve Hazel resplendissante depuis qu’ils sont ensembles. Et il a vraiment l’air de l’aimer. Tout comme Hazel d’ailleurs. » Attendri par le regard presque rêveur de Meadow quand elle en parler, il se demanda si quelque part elle n’enviait pas le couple quelque part, et il ne fit presque pas cas du fait qu’elle défendait quasiment Nickolas qui restait louche aux yeux de Zéphyr. « A priori, je ne peux pas croire qu’un mec qui se tape et ma sœur et ma meilleure amie puisse être quelqu’un de bien ~ » Ajouta-t-il avec un regard rieur, amusé par sa propre envie de protéger les deux femmes qui comptaient le plus pour lui à ce jour. Après quoi la jeune femme ajouté : « J’en fait les frais d’ailleurs. Leurs activités nocturnes m’empêchent souvent de fermer l’œil… » Alors là, s’il s’attendait à cela… Approchant de la jeune femme, la regardant comme s’il allait lui glisser un secret, Zéphyr lui fit un clin d’œil coquin : « Alors peut être devrions nous leur rendre la monnaie de leur pièce. » Après cela Meadow lui répondit en gardant la même position, comme s’ils se glissaient des mots doux : « Et encore, je crois que quelqu’un dans la coloc’ les a surpris. A sa place, je serais aveugle à l’heure qu’il est. Mais du genre, vraiment aveugle. Tu as choisi ton plat ? » Amusé d’apprendre les cocasseries de sa meilleure amie de son nouvel amant, Zéphyr parti dans un grand éclat de rire, les imaginant baisant comme des lapins dans la salle commune de la coloc’ avant qu’une frêle jeune fille n’entre en pyjama et ne les surprenne. Aveuglée par tant de perversion, la pauvre enfant serait partie en courant, et s’enfermerait dans sa chambre pour ne plus avoir à supporter de telles calomnies. Aveuglée, oui c’était sans doute le résultat qu’offrait un tel spectacle et Zéphyr pouvait le comprendre. « Après être venu ici une dizaine de fois, je pense que mon choix va encore s’arrêté sur l’escalope Milanaise, et pour toi ? »

Alors qu’il surveillait leur table, le serveur en remarquant qu’ils avaient fermés leur cartes vint prendre leur commande et la conversation continua bon train : « Je me suis disputée avec mon meilleur ami, Evan. Encore une fois. » Au sujet d’Evan, Zéphyr n’avait pas grand chose à dire : le jeune homme semblait se méfier de lui pour une raison qui échappait souvent au coureur et il ne cherchait d’ailleurs pas à le comprendre. Ainsi, alors que Meadow semblait vraiment désespérée à l’idée de s’être disputée avec son meilleur ami, Zéphyr ne pouvait que demander ce qu’il en advenait : « A quel sujet vous êtes vous disputés cette fois-ci ? » ajouta-t-il d’une voix tendre et douce, lui faisant bien comprendre qu’il n’était pas motivé par des pensés perverses, mais par un réel intérêt pour ses ennuis.


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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Jeu 12 Juil 2012 - 10:50


A mesure que le temps passait, Meadow appréciait de plus en plus ce diner en tête à tête. Avoir Zéphyr pour elle toute seule et avoir l’occasion de mieux le connaître, ça n’était pas donné à tout le monde. Ainsi donc, elle tenait à profiter de chaque instant, chaque sourire de sa part, chaque effleurement de la main, chaque regard lubrique. A la pensée de ce dernier, Meadow manqua de s’étouffer, repensant à son apparence ô combien sexy lorsqu’il lui en adressait un. Après une rapide –mais indispensable– analyse, la jeune femme était également arrivée à la conclusion que son sourire électrisant était capable de faire fondre les glaciers les plus coriaces de l’Antarctique, et donner plus faim à une anorexique que si elle avait devant les yeux une immense barquette de frites. Aaaah, ce sourire !
Aussi loin qu’elle puisse remonter dans ses souvenirs, Meadow n’a jamais connu ce sentiment de sécurité avec quelqu’un d’autre que Zéphyr. Abandonnons ici toute tentative d’explication, ce serait beaucoup trop compliqué ; Meadow sait qu’il n’y a pas qu’elle dans la vie de Zéphyr. Aller et venir aux quatre coins du monde vous donnait l’occasion de rencontrer des personnes intéressantes –ou non–, et de passer une nuit dans leur lit. Allemagne, Andalousie, Australie… Albanie même, Zéphyr avait tout visité, et y avait côtoyé plus de femmes que n’aurait jamais pu le faire la plupart des hommes. A moins qu’ils s’appellent tous Zéphyr Dashkov, et là, la donne aurait peut-être été différente. A moins que non, puisqu’il n’y avait qu’un seul et unique Zéphyr Dashkov, et c’était celui dont la jeune Meadow McAlister était tombée amoureuse.
Amoureuse, amoureuse de Zéphyr. Ah, bravo Meadow, c’était bien la meilleure chose à faire ! Après tout, Zéphyr est un homme adepte de la monogamie, désirant finir sa vie avec une seule femme et totalement, éperdument amoureux d’elle. Applaudissez s’il vous plaît Meadow, qui sait absolument bien choisir ceux dont elle tombe amoureuse ; elle avait plus de chances qu’un altocumulus fasse une appendicectomie plutôt que Zéphyr éprouvent les mêmes sentiments qu’elle à son égard. Aux yeux de tous, ça n’était qu’un petit jeu entre eux, une relation sans avenir, un plan cul régulier. Alors la meilleure chose pour Meadow aurait été d’abandonner tout espoir immédiatement, de se lever de sa chaise et de quitter le restaurant sans ajouter un mot de plus. Autant dire qu’elle ne prendrait jamais cette décision, puisqu’elle ne renoncerait jamais au plus petit moment avec le beau coureur automobile. Après tout, elle était peut-être amoureuse de la mauvaise personne, mais elle passait les meilleurs moments de sa vie en sa compagnie. Alors pourquoi s’en priver, quand elle avait encore l’opportunité d’oublier ses soucis du quotidien autour d’un bon plan italien, ou bien dans son lit pour une mémorable partie de jambes en l’air. Avait-elle oublié de mentionner qu’il était un coup merveilleux au lit ? Apparemment oui, pourtant ça n’était pas faute d’y penser –et de tester– très régulièrement. Au début de leur relation, lorsqu’ils quittaient rarement la chambre, Meadow était proche du stade d’analphabète en matière de sexe. Attention, n’allez pas croire qu’elle était inexpérimentée, c’est seulement qu’elle n’avait pas expérimenté comme lui, l’avait fait. Alors elle était assez fière d’avoir été une élève assidue aux leçons de son professeur, d’où son intérêt non voilé quand aux activités nocturnes que prévoyait son amant. « Alors, je pense à deux ou trois petites choses que je pourrais te faire découvrir et que tu pourrais aimer… mais avant cela allons nous sustenter mademoiselle » Après cette promesse de galipettes mouvementées, Meadow avait eu beaucoup de mal à retrouver une attitude convenable pour les sorties en public. Arg, ce jeune homme allait indubitablement causer sa perte ! Aucun doute qu’elle devait avoir légèrement rosi des joues…voir rougi violemment, pour devenir aussi écarlate que les antipasti à la tomate que le serveur leur avait apporté, pour éviter que le champagne ne leur monte trop rapidement à la tête. Attrapant au passage un de ces amuses gueule, elle profita de ce cours instant pour retrouver une contenance acceptable. « Alors, dans ce cas, même si j’ai bien envie de me dépêcher de manger, je ne ferai rien. Après tout, j’adore passer du temps avec toi comme ça, sans qu’on ne soit forcément en train de coucher ensemble (elle jeta un rapide coup d’œil aux alentours pour vérifier que personne n’écoutait leur conversation) ; j’aime bien discuter avec toi. »
Après avoir échangé des banalités, ils en vinrent très rapidement à parler des courses de Chicago, auxquelles Zéphyr avait particulièrement brillé, comme d’habitude. Attristée d’apprendre qu’il avait accueilli d’autres femmes dans son lit, elle tenta de ne rien laisser paraître. Après tout, il était Zéphyr Dashkov, et elle comprenait parfaitement que les femmes viennent presque littéralement se jeter dans ses draps, comme elle-même se plaisait à le faire. Aussi choisit-elle de se concentrer sur cette magnifique course qu’elle avait assidument suivie avec Hazel à la Grande Coloc’ du Bout de la Rue –son lieu de résidence actuel–, et plus particulièrement sur le fait qu’elle n’appréciait regarder les courses que lorsque Zéphyr courrait. Autant ne pas lui cacher ça, elle n’avait aucun intérêt à le faire, d’ailleurs elle ne fut pas déçue de la réaction de son amant. Amant qui, malgré une excellente capacité de maitrise de soi, n’avait pas pu cacher l’éclair de joie qui avait illuminé ses yeux un court instant, ou le léger rosissement de ses joues qu’il s’était employé à faire disparaître quasi immédiatement. Assister à tout ça sembla accentuer son irrépressible envie de l’embrasser, que le sourire éclatant qu’il lui servit n’arrangea pas. Avait-il conscience de l’effet qu’il lui faisait ? « Ainsi le spectacle est plus agréable quand je suis là n’est-ce pas ? Avec mon uniforme moulant et mes belles voitures, je fais craquer toutes les femmes ~ A ce sujet d’ailleurs : Hazel, toi et ma sœur êtes mes fans préférés » Ah, il n’avait pas idée de son sex appeal dans cette combinaison de coureur automobile. Approximativement, celui-ci était multiplié par mille lorsqu’il enfilait cet uniforme, au plus grand bonheur de Meadow. A cette déclaration, il joignit un clin d’œil qui fit littéralement fondre la jeune fille. « Au sujet de ton uniforme, il faudrait vraiment faire instaurer un décret pour que tu la gardes tout le temps, ça te rend encore plus…sexy. » Affirma-t-elle en joignant un clin d’œil elle aussi. A présent, la conversation n’avait plus rien d’enfantine, rien qu’en voyant les regards que s’échangeaient Meadow et Zéphyr. « Ah oui, nous sommes tes préférées ? Au moins, tous nos efforts de supporters assidues auront portés leurs fruits ! »

Après avoir porté un toast, la conversation dériva sur Hazel et Nickolas. A l’entendre, Zéphyr ne semblait pas tellement porter le jeune homme dans son cœur et il s’expliqua bien vite là-dessus : « A priori, je ne peux pas croire qu’un mec qui se tape et ma sœur et ma meilleure amie puisse être quelqu’un de bien. » « Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié qu’il était sorti avec ta sœur aussi. Averei n’était pas celle qui avait mis fin à leur relation ? A mon avis, je pense que s’il est arrivé à Nickolas de faire pleurer Hazel une fois, c’est que ça devait arriver pour tester leur relation. A présent, regarde-les, ils sont toujours ensembles et ont l’air d’être le couple le plus heureux de Middle Fawkes. » Ayant terminé ses explications, Meadow se mordit la langue, espérant que son argumentation avait un petit peu convaincu son amant. Adoptant la méthode du léger changement de sujet, elle se plaignit des insomnies que lui causaient le couple, ce à quoi Zéphyr ne mit pas longtemps à répondre. « Alors peut être devrions nous leur rendre la monnaie de leur pièce. » « Avec joie ! Alors ça veut dire…que tu restes à la Coloc’ cette nuit ? » Après tout, il fallait bien demander à un moment ou un autre. Aux débuts de leur relation, Zéphyr ne restait pas très longtemps à la Coloc’ lorsqu’il voyait Meadow et puis, il avait commencé à rester quelques nuits par-ci par-là. A l’entente du rire adorable de Zéphyr lorsqu’elle eut fini de lui raconter la rumeur selon laquelle Hazel et Nick s’étaient faits surprendre, elle ne put s’empêcher de le suivre dans son fou rire, avant de reprendre son sérieux lorsque le serveur vint prendre la commande. « Après être venu ici une dizaine de fois, je pense que mon choix va encore s’arrêté sur l’escalope Milanaise, et pour toi ? » « Au départ, j’hésitais entre leur plat du jour et les traditionnelles tagliatelles carbonara, je crois que mon cœur craque toujours pour les classiques donc ça sera la deuxième solution. » Attendant que le serveur finisse de noter et s’en aille, elle sirota une nouvelle gorgée de champagne avant d’orienter la conversation sur un sujet qui l’ennuyait, mais qu’elle désirait partager avec Zéphyr : Ethan (Enfin, Matthew, il préférait qu’on l’appelle Matthew). « A quel sujet vous êtes vous disputés cette fois-ci ? » Avec ce ton doux et tendre, Meadow ne pouvait que se sentir à l’aise pour parler. Alors c’est ce qu’elle fit : « A propos de toi, il a du mal à accepter le fait que je vois quelqu’un de plus âgé que moi. A l’entendre, ça serait le crime du siècle, alors que moi…et bien, ça me plaît de passer tout ce temps avec toi. » Après ses derniers mots, Meadow ne put s’empêcher de baisser la tête vers sa coupe de champagne, se sentant à la fois soulagée et gênée de lui dévoiler tout ça. A ce moment précis, elle aurait souhaité se blottir dans ses bras, s’accrocher à Zéphyr tel un antivol à un vélo, et oublier tout le reste.

Hs : Tout juste !
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Jeu 12 Juil 2012 - 19:07


Nouveau message de inconnu à Meadow McAlister

Oooh que c'est romantique cette conversation, à quand le mariage dis-moi ? Tiens Meadow, pourquoi ne déclarerais-tu pas ta flamme en lui balançant ton vin à la figure ? Ne me désobéis pas.


-Bee.
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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Dim 22 Juil 2012 - 13:14




Il passait le plus clair de son temps à vivre à cent à l’heure sans se poser pour regarder sa vie. Il n’était pas du genre à faire des introspections sur lui-même, savoir où il en était, ce qu’il voulait devenir, ou encore s’il avait manqué quelque chose. Il avait vingt-quatre ans, et toute la vie devant lui. Il faisait un métier qui lui plaisait mais qui n’était pas exempt de dangers, et de risques d’y rester à tout moment. La course automobile était un sport de combat, et de précision, mais aussi de vitesse. Les accidents – parfois mortels – étaient assez courant, et même si les coureurs étaient surprotégés ils n’étaient jamais à l’abris du crash. Zéphyr en avait fait les frais plus d’une fois mais jamais mortellement. Quelques passages à l’hôpital, une semaine au maximum. Il n’avait jamais rien eu de casser. Mais il avait déjà été témoin d’accidents plutôt traumatisant. De chaire brûlée, et de collègues qui ne revenaient jamais sur la piste. Des voitures en flammes, et un public en délire. Pour eux tout cela tenait du spectacle, et c’était sans doute le cas, mais souvent ils ne prenaient pas conscience du nombre de personne qui n’en ressortait jamais vivante, qui ne revenaient pas sur le terrain. Zéphyr et ses collègues le savaient. Le monde de la course automobile était plus restreint que ce que les gens peuvent s’imaginer. De fait, souvent il retrouvait les mêmes coureurs à une course, et ils finissaient à l’hôtel tous ensemble pour fêter leurs victoires. Car la première victoire du coureur est de terminer sa course en un seul morceau. Ce qui n’est jamais pas une mince affaire. Ils s’entendaient bien, de plus, et le fait qu’ils viennent tous des quatre coins du monde ne les dérangeait pas plus que cela. Ils laissaient les sentiments guerriers su le terrain, et le reste du temps ils devenaient de bons amis qui aimaient passer du temps ensemble. Ils parlaient voiture, certes, mais aussi voyage, cuisine, ou filles. Zéphyr avait appris que la majorité de ces gars n’arrivaient pas à avoir de relation sérieuse. La peur de l’accident les retenaient dans les rangs, gentils. Avoir une famille c’est risquer de les perdre une fois que l’on entre dans la course. C’est peut être parce qu’il refusait une relation sérieuse que Zéphyr arrivait souvent à gagner, à prendre des risques inutiles, et à se démarquer. C’est aussi pour cela qu’il gardait sa place de mauvais garçon pour les médias. Le coureur de jupons qui passe sont temps à changer de lit ou de filles. Cela faisait une bonne publicité, car avec son physique Zéphyr attirait les demoiselles. Il avait déjà été appelé pour participer à plusieurs publicités pour la télévision pour ses sponsors. Et il ne pouvait pas le leur refuser. La vie de coureurs n’était pas des plus reposantes, et le fait de tout le temps devoir voyager d’une course à une autre ne laissait que peu de place pour une vie de famille harmonieuse…

Cependant le jeune homme ne s’interdisait pas de s’amuser de temps en temps, et aujourd’hui sortir avec Meadow était une idée brillante. Il la regardait alors qu’ils se trouvaient tous les deux sur la terrasse de ce restaurant Italien, et il se rendit compte alors qu’elle lui avait véritablement manqué. Il n’y avait rien de sérieux ou d’officiel entre eux, et c’était sans doute pas plus mal ainsi. Il n’était pas homme à s’engager, et l’engagement le faisait flipper. Il avait peur de se perdre, de devoir soudainement rendre des comptes à quelqu’un, et ne plus être aussi libre de ses mouvements qu’aujourd’hui. Mais c’était sans doute stupide. Quand il voyait les couples autour de lui, parfois, il se disait qu’ils ne devaient pas avoir de souci de liberté, tellement leur bonheur était une évidence qui lui éclatait au visage. Mais en ce qui le concernait il préférait ne pas être sérieux, et se concentrait sur l’évidence : il avait une relation basée sur le sexe avec Meadow. « Alors, dans ce cas, même si j’ai bien envie de me dépêcher de manger, je ne ferai rien. Après tout, j’adore passer du temps avec toi comme ça, sans qu’on ne soit forcément en train de coucher ensemble ; j’aime bien discuter avec toi. » Il haussa un sourcil et sourit face à sa recherche de discrétion. Elle semblait rechercher plus que sa simple expérience sexuelle. En général ils couchaient ensemble, et parfois entre deux round ils s’arrêtaient grignoter, discuter, et recommencer. Ils s’entendaient bien, personne ne pouvait remettre cette évidence en cause, mais il n’y avait que des sous-entendus et des non-dits dans leur relation. Rien n’était clair et précis, et peut être que ce qui allait suivre venait de cette ambiguité. Il ria, un peu, car dans l’opinion commune les coureurs automobiles en ont plus dans le froc que dans la tête. C’était peut être vrai d’ailleurs. « Moi qui pensait que tu appréciais surtout mon corps de dieu grec.. me voilà flatter. » Répondit-il sur un ton de confidence, prenant la main de la jeune femme pour y déposer un baiser chaste et pur.

La discution tourna ensuite autour du métier qu’avait engagé le jeune homme et sur la dernière course qui l’avait mené à Chicago, et qu’il avait remporté. « Au sujet de ton uniforme, il faudrait vraiment faire instaurer un décret pour que tu la gardes tout le temps, ça te rend encore plus…sexy. » Il sourit, un sourire satisfait et sexy en regardant la jeune femme. Il se pencha un peu vers elle et caressa sa main en lui parlant d’une voix douce et charmeuse. « Peut être que s’il te plait vraiment je pourrais le porter rien que pour toi ~ ». Il ne comprenait pas vraiment le fantasme des femmes avec les uniformes mais apparemment c’était une chose assez courante. Il ne voulait pas chercher à comprendre cela en outre. Il se contentait de ce que Meadow venait de lui dire. L’uniforme moulant des coureurs était fait avant tout pour les protéger des conditions extrêmes de conduites, mais c’était aussi un moyen de les mettre en valeur, et cela faisait rêver les femmes qui les regardait à la télévision. Il ne serait pas étonné d’apprendre que certaines femmes ne regardaient les courses que pour se rincer l’œil lorsque les coureurs marchaient en uniforme. Celui de Zéphyr était blanc et rouge. Il avait été fourni par ses sponsors – comme tout le reste – et était assorti à sa voiture.
« Ah oui, nous sommes tes préférées ? Au moins, tous nos efforts de supporters assidues auront portés leurs fruits ! » Il ria. Depuis qu’il avait commencé à faire des courses sa petite sœur le suivait, regardant ses exploits et applaudissant ses réussites. Il était proche de sa petite sœur Averei, et il l’aimait plus de tout au monde depuis longtemps déjà. Quant à Hazel, elle était bien plus réticente à l’idée de le suivre, mais un jour il l’avait fait monter avec lui dans la voiture pour un entraînement. Alors elle avait compris ce qui le poussait à faire ca : la vitesse, l’adrénaline, le danger. L’impression que vous êtes en vie mais que cela peut se terminer à tout moment. C’était atroce et incroyablement vivace en même temps. Il se demanda si un jour il invitera Meadow à monter avec lui. Pour le moment seule Hazel avait eu ce privilège, pas même sa petite sœur. Il s’en voudrait beaucoup trop d’avoir un accident avec Averei sur la place du mort, et sa mère ne le permettait de toute façon pas. Alors sa petite sœur ne montera jamais en voiture avec lui. Mais Meadow il en était moins sure. Peut être si les choses entre eux devenaient plus net il aura le besoin de lui faire vivre cela. Mais pas aujourd’hui. Pour le moment il avait d’autres projets pour elle.

La discution passé de la course à l’amour. Zéphyr entama les festivités en ce qui concernait ce cher Nickolas. Dire qu’il ne le portait pas dans son cœur était peu dire. En tant que meilleur ami d’Hazel il devait être méfiant. Il ne voulait pas être proche de ce mec. Il était capable de faire souffrir sa meilleure amie comme personne, et il en avait eu la preuve. Pour le moment ils en étaient à une période où le sexe était torride et où toutes leur conversations tournaient autour de cela. Mais que se passera-t-il dans un mois ? dans deux ? Ou plus encore ? Peut être qu’ils ne tiendront pas jusque là, et Zéphyr l’espérait. « Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié qu’il était sorti avec ta sœur aussi. Averei n’était pas celle qui avait mis fin à leur relation ? A mon avis, je pense que s’il est arrivé à Nickolas de faire pleurer Hazel une fois, c’est que ça devait arriver pour tester leur relation. A présent, regarde-les, ils sont toujours ensembles et ont l’air d’être le couple le plus heureux de Middle Fawkes. » Il n’était pas de cet avis. Il ne l’avait pas fait pleurer simplement. Durant trois jours elle n’était pas sortie de sa chambre, n’acceptant que la présence de Zépyr à ses côtés. Elle dormait, pleurer, hurlait, tapait des poings et se rendormait. Il avait du la forcer à manger et à boire, et impuissant il se contentait de subir ses coups et de la prendre dans ses bras pour la réconforter. Il ne l’avait pas fait pleurer, il l’avait littéralement détruite. « C’était bien pire que cela… S’il s’avise à lui faire encore une fois du mal c’est un homme mort. » Répondit Zéphyr en prenant son verre, d’une voix froide et cruelle. Il était très protecteur envers sa meilleure amie. Presque autant qu’il l’était avec Averei ou Meadow, quoi que pour cette dernière cela se voyait beaucoup moins. Mais il ne pouvait pas accepter qu’un homme leur fasse du mal. La jeune femme arriva cependant à alléger l’atmosphère en lui faisait part des frasques du jeune couple. « Avec joie ! Alors ça veut dire…que tu restes à la Coloc’ cette nuit ? » Demanda-t-il une fois qu’il lui eut proposé de rendre leur monnaie de leur pièce au couple. « Si c’est ce que tu désire oui… Bien sûr. Mais demain matin j’ai un entraînement tôt donc … je ferai en sorte de me lever sans te réveiller. » Dit-il avec un clin d’œil entendu.

Le serveur vint alors prendre leur commande et alors que le jeune homme demandait des escalopines, spécialité Milanaise, la jeune femme fut un peu plus hésitante. « Au départ, j’hésitais entre leur plat du jour et les traditionnelles tagliatelles carbonara, je crois que mon cœur craque toujours pour les classiques donc ça sera la deuxième solution. » Le serveur reprit les cartes après avoir prit leur commande et ils reprirent leur conversation. Alors en attendant les plats, le serveur vint poser quelque gressin et des toasts à différents parfums devant eux, et le jeune homme en profitant pour en chiper quelques-uns, mourrant littéralement de faim.
La conversation découla vers le meilleur ami de la jeune femme et de leur dernière dispute, dont Zéphyr demanda le sujet. Ce qu’il regretta. « A propos de toi, il a du mal à accepter le fait que je vois quelqu’un de plus âgé que moi. A l’entendre, ça serait le crime du siècle, alors que moi…et bien, ça me plaît de passer tout ce temps avec toi. » Soudainement la jeune femme qu’il avait devant lui n’était plus une adolescente avec un sac à dos et des couettes, mais une jeune femme des plus séduisantes, et des plus engageante. Il prit conscience de deux choses : elle était bien plus jeune que lui et encore lycéennes, et elle attendait sans doute plus de cette relation que ce qu’il était prét à lui donner pour le moment. Il se rendit compte que jamais il n’avait fait vraiment cas de possibles sentiments entre eux. Pour lui c’était une histoire de sexe. Personnellement il n’en avait pas vraiment parlé avec Hazel. Elle avait décidé d’en parler avec son meilleur, et même c’était un sujet de débat entre eux. Il ne savait pas comment réagir et comme souvent dans ces moments-là il réagit comme un connard. Elle reçut un sms à ce moment-là, alors que Zéphyr termina son verre de champagne, le regard dans le vide. « Et ton meilleur ami te demande des comptes à chaque fois que tu te fais sauter par quelqu’un ? C’est pas comme si on avait une relation sérieuse. Ou comme si on avait prévu d’en avoir une en plus du sexe torride. » Dit-il d’un air suffisant et détacher…




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MessageSujet: Re: I just can't see || Meadow&Zéphyr   Dim 22 Juil 2012 - 20:12


En y repensant, Meadow n’était jamais rentrée dans le moule des personnes de son âge et ce, dès la plus tendre enfance. Exit les Tinky Winky, Dipsy, Laa-Laa et Po. Meadow n’y avait jamais trouvé le moindre intérêt. Elle avait préféré marcher gauchement jusqu’au mur le plus proche, un stylo à la main, afin de réaliser ses premières œuvres d’art. Bon, il fallait avouer que ses parents n’avaient pas tellement apprécié que leur petite fille saccage l’appartement assez chic qu’ils occupaient à New York. Ils auraient sans doute mieux vécu qu’elle s’abrutisse devant les Teletubbies ou s’extasie devant le gros taxi de Oui-Oui. Mais Meadow McAlister n’était pas la fille de son père pour rien : elle n’avait jamais aimé être cataloguée. Elle n’était tombée amoureuse des Disney qu’à son entrée au lycée, y voyant un moyen de s’évader du monde réel, de Middle Fawkes et de sa vie.
Ce trait assez marginal, assez indépendantiste aussi, s’était accentué au fil du temps. Très solitaire, nombre de ses professeurs d’école primaire s’étaient inquiétés pour elle. Psychologues, psychanalystes, psychothérapeutes… Meadow les avaient tous faits avant que le corps enseignant ne se lasse de son cas. Elle avait dérivé silencieusement jusqu’à son arrivée à Middle Fawkes, où elle s’était reprise en main, attaquant sa deuxième année au 10th Grade. Car oui, elle avait redoublé son année avant de se secouer les puces.

Maintenant qu’elle avait reçu son diplôme, cette impression d’exclusion était revenue à la charge, la matraquant sans scrupules –peut-être rattrapait-elle le temps perdu ? –. Elle avait son diplôme, oui mais pour quoi faire ? Bien sûr, elle allait poursuivre des études à l’université de Middle Fawkes et savait déjà ce qu’elle allait y étudier, mais qu’est-ce que tout cela lui apporterait au final ? Un travail, des revenus fixes, une routine, une sécurité. Voilà pourquoi Meadow différait radicalement des autres adolescents. Eux cherchaient la sécurité, elle la fuyait. Par sécurité, elle n’entendait pas être à l’abri du dingue qui avait tué Brittany Forbes. Elle pensait plutôt à une vie réglée, calculée de sorte à ce qu’aucune surprise ne vienne déstabiliser ce fragile équilibre utopique. Elle voulait du frisson, de l’adrénaline. Elle voulait vivre sans penser aux conséquences, aimer sans concession, puis tout quitter pour partir où elle le voulait, sans réfléchir au lendemain. Elle voulait se laisser glisser le long de la vie, sans pour autant tomber dans le banal d’une routine. D’où son attirance pour les hommes plus âgés.

D’où son attirance pour Zéphyr.

Zéphyr était pareil. Son amour pour le danger des courses automobiles parlait de lui-même. Meadow aimait regarder ses courses, elle aimait sa conduite fluide et classe, mais elle ne pouvait s’empêcher de serrer les dents en pensant aux multiples accidents qui pouvaient lui arriver. Elle sentait cependant qu’il n’aurait refusé à cela pour rien au monde. L’adrénaline était sans doute la meilleure des drogues, avec l’endorphine bien sûr. Quelques fois, Meadow se prenait à s’imaginer dans un de ces bolides roulant à deux cents à l’heure. Ce devait être tellement bon…
Si elle avait dû comparer ses sentiments pour Zéphyr à quelque chose, c’aurait été les montagnes russes. Il lui faisait ressentir tant d’émotions rien qu’en lui parlant ou en lui touchant la main. Un sourire déclenchait en elle ce fourmillement de plaisir dans son estomac, comme des papillons. C’était ces papillons qui lui avaient fait comprendre qu’elle n’attendait plus la même chose de sa relation avec Zéphyr. Qu’elle en était tombée amoureuse.

Mais elle se refusait la faiblesse de lui avouer, car il ne fallait pas se voiler la face : Zéphyr Dashkov n’était pas le genre d’hommes à se poser avec une adolescente à peine sortie du lycée. Ou à se poser tout court d’ailleurs. Alors elle cachait ses sentiments du mieux qu’elle pouvait, sans toutefois contrôler certaines remontées à la surface. « Moi qui pensait que tu appréciais surtout mon corps de dieu grec.. me voilà flatter. » Elle rougit fortement alors que Zéphyr embrassait sa main chastement et son cœur manqua un battement en sentant le souffle de son amant sur sa peau. Se saisissant de la main du jeune homme, elle l’amena à son tour à se lèvres pour l’embrasser, plus sensuellement cependant.

Puis, elle se concentra pour refouler ses élans amoureux et rentra dans son jeu de séduction, lui avouant son fantasme peu catholique sur son uniforme de course. « Peut être que s’il te plait vraiment je pourrais le porter rien que pour toi ~ » Nouvel arrêt cardiaque. Cet homme la rendrait folle un jour… « Tu veux vraiment choquer les autres clients du restau’ ? Nan parce que si tu continues, on risque de le faire à même le trottoir hein... » Elle lui offrit son clin d’œil fétiche et croisa nonchalamment les jambes, effleurant intentionnellement le mollet de Zéphyr au passage, son regard toujours rivé dans celui du jeune homme. Qu’elle aimait leurs petits jeux !

La discussion sur Hazel et Nick jeta un léger malaise entre les deux, Zéphyr n’adhérant clairement pas au point de vue de la jeune femme. Mais il fallait dire que Meadow n’avait pas vraiment suivi cette histoire de pleurs, traversant elle-même une période peu charmante à ce moment-là. Mais en y repensant, la dispute devait être plus sérieuse qu’elle ne l’imaginait puisqu’elle n’avait pas vu Hazel pendant plusieurs jours. Impression que confirma son amant, sur un ton qui lui fit presque froid dans le dos. « C’était bien pire que cela… S’il s’avise à lui faire encore une fois du mal c’est un homme mort. » Meadow décida qu’il était bon d’abandonner le sujet pour le moment, ne souhaitant pas énerver Zéphyr alors qu’ils partageaient leur première soirée depuis son retour de Chicago. Elle orienta donc la conversation sur quelque chose de plus léger –comme les ébats de Nick et Hazel, ce qui lui permit de proposer implicitement à Zéphyr de passer la nuit à la Coloc’ avec elle. « Si c’est ce que tu désire oui… Bien sûr. Mais demain matin j’ai un entraînement tôt donc … je ferai en sorte de me lever sans te réveiller. » « Oh mais je ne serai pas contre un petit réveil à la Zéphyr, donc si l’envie te prend, tu sais où me trouver ! » Elle rit malgré elle de la bêtise de ses derniers mots, puisqu’elle serait très certainement collée contre lui lorsqu’il se réveillerait.

Le serveur prit les commandes et en profita pour déposer quelques amuse-gueule sur la table, au grand bonheur de Zéphyr puisqu’il s’empressa d’en gober quelqu’un, pendant que Meadow tentait d’en sauver pour elle en riant de son appétit d’ogre. Et puis sans qu’elle sache trop pourquoi, le sujet meilleur ami fut abordé. Et quelque chose changea dans le regard de Zéphyr. Meadow prit soudainement conscience qu’elle venait –sans doute pour la première fois– d’affirmer ouvertement leurs différence d’âge, et que cela lui avait peut-être fait réaliser la chose. Mais elle ne voulait pas qu’il pense qu’elle y accordait une quelconque importance. Pour Meadow, l’âge ne comptait pas. Elle voulait seulement rencontrer quelqu’un avec qui elle pourrait passer des moments agréables, comme ceux qu’elle partageait avec Zéphyr. Soudain, son téléphone vibra. Un sms. Elle s’excusa auprès du jeune homme et entreprit de le lire. Soudain, son cœur s’arrêta et sa mâchoire se crispa. Elle ne connaissait que trop bien cet ordre finement tourné.

Relevant la tête vers Zéphyr, elle fit comme si le message n’avait aucune importance et choisit de se reconcentrer sur la conversation. C’est ce moment que choisit le jeune homme pour lâcher la plus belle monstruosité de sa vie. « Et ton meilleur ami te demande des comptes à chaque fois que tu te fais sauter par quelqu’un ? C’est pas comme si on avait une relation sérieuse. Ou comme si on avait prévu d’en avoir une en plus du sexe torride. »
Le sang de Meadow ne fit qu’un tour. Qu’est-ce qui lui prenait de dire ça ? D’être aussi irrespectueux ? Savait-il à quel point il la blessait ?

Mais Meadow n’était pas se genre de fille à pleurer toutes les larmes de son corps dans les bois parce que l’homme qu’elle aimait l’avait tout bonnement rejetée (HS : Ouais, critiquons un peu Twilight au passage x)). « ‘Que je me fais sauter’ ? C’est un terme assez charmant pour qualifier nos petites séances à la Coloc’. Sérieusement, c’est ce que tu penses de nous ? Je sais bien que coucher avec moi ne t’empêches pas d’aller dire bonjour à plusieurs autres filles et ça m’est égale, mais je pensais au moins que tu traitais chacune d’elles avec un minimum de respect. Je suis quoi pour toi ? Une pute, une fille qui te vide les c*uilles quand t’es en manque et que t’invites au restaurent en guise de paiement ? J’en ai ma claque. » Meadow se leva d’un coup, lui faisait face et se moquait éperdument des autres clients du restaurant. « Parce que tu sais quoi ? En fait ça ne m’est pas égale que tu vois d’autres femmes et ça me fait mal au cœur de t’entendre parler des tes multiples conquêtes de Chicago. Ou pire, d’apprendre qu’une personne que je vois tous les jours et que je suis parvenue à apprécier s’est retrouvée dans ton lit il y a peu. Le sexe torride, ça me convenait au début. Je suis peut-être plus jeune que toi, mais ça ne m’empêchait pas d’apprécier ce genre de relations, qu’on aurait plutôt eu tendance à attribuer à une femme plus âgée. Etre tout juste diplômée ne signifie pas frôler la finesse d’un enfant de primaire, sinon je t’aurais traité de Marsupilami manger de bisounours et t’aurais été fixé ! Je suis la première à ne pas croire en ces histoires surfaites qu’on trouve dans les contes de Disney. Je ne crois pas pouvoir trouver le prince charmant comme Blanche-Neige, Belle, Aurore, Ariel ou encore Jasmine. Mais ça ne veut pas dire que je suis incapable de tomber amoureuse. » Il était trop tard pour reculer maintenant, Meadow en était consciente. « Parce que c’est ce qui m’est arrivée. C’est peut-être con. Non en fait tu vas très certainement trouver ça con, vu comment tu as l’amour en horreur. Mais tu crois que ça m’arrange moi, d’être tombée amoureuse d’un pauvre con libertin comme toi ? Oh et puis merde, j’ai même pas à me justifier, je te souhaite de rencontrer d’autres cruches comme celles que tu affectionnes tant. » Elle se saisit de ses affaires et fit demi-tour pour partir, avant de changer d’avis. Elle se retourna une dernière fois vers le jeune homme, se saisit de sa coupe de champagne et lui balança tout le contenu à la figure, sous l’œil médusé des spectateurs du restaurant. N’attendant pas la réaction de Zéphyr, elle s’éloigna d’un pas vif pour retourner à la Coloc’. « Ealmdnbfnzh… Et puis merde ! » Soupira-t-elle en se rappelant qu’elle était venue en voiture avec Zéphyr et qu’elle avait laissé sa veste sur le siège. Tant pis. Elle sentit les larmes couler sur ses joues sans qu’elle puisse les retenir. De rage, elle les essuya d’un revers de manche et accéléra encore le pas. Tournant au coin, le restaurant italien était désormais hors de son champ de vision.

Quelle journée merdique !

FIN

(HS : Donc voilà, c’est ma fin de ce RP mais tu peux faire ta fin aussi, genre faire la réaction de Zéphyr et tout :). Je m’en vais donc me consoler avec Roméo très prochainement, t’as intérêt à débarquer pour le bastonner. Roméo me dit d’ailleurs de te supplier d’épargner son visage, mais je ne crois pas que tu seras open pour ce genre de négociations x). Donc voilà, on a fait la super mission de Bee !).

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