Nous préparons la
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WSA FOREVER ♥️

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 Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER

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MessageSujet: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mer 5 Sep 2012 - 23:47




Noelys & Jensen

Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ?







Le bitume se dérobait sous le rythme de ses pas. D’un signe vif de la main il remercia le conducteur derrière son par brise, d’avoir ralenti. Traverser en dehors des lignes blanches n’était pas franchement approuvé par l’opinion publique cependant Middle Fawkes n’était pas Manhattan et la circulation quasi inexistante permettait d’en faire qu’à sa tête. Portable contre l’oreille, Jensen confirmait son rendez-vous avec le maquettiste, le lendemain, autrement dit dimanche, pour régler les derniers détails avant d’envoyer les vingt-quatre dernières planches de la suite de sa BD à l’impression. Midi comme prévu cela vous convient ? ... Parfait je vous retrouve là-bas. La voix rauque de son interlocuteur demanda quelques précisions sur le temps de durée de cette réunion, tandis que Jensen passait la micro marche du trottoir. Pas plus d’une heure, le rassura-t-il tout en continuant sa marche rapide vers le centre-ville. Après avoir murmuré les formules de politesses d’usage Jensen raccrocha et glissa le téléphone dans la poche de son jean. Même le week end, l’homme courrait à droite et à gauche pour son travail, mais dans une ville si petite, cela relevait plus de la survie contre l’ennui que de la folie.

Il avait un besoin urgent de matériel pour son atelier et pour chez lui : des feutres aquarelle, quelques cahiers à spirales pour les croquis, un nouveau taille-crayon. Voilà pourquoi il était à l’extérieur au lieu de profiter d’un samedi tranquille chez lui. La consommation de ses divers outils s’élevait à la fin de chaque mois à un bon petit budget. Jensen était de la vielle école, il préférait travailler tous ses story bord et les finitions à la main. Bien sûr il savait se servir d’une tablette graphique mais elle ne lui était pas utile pour ce qu’il voulait faire. Aucun logiciel et aucun stylet électronique ne remplaceraient la sensation de la mine en carbone courant sur la feuille blanche. Un rendu papier crayonné était toujours plus beau et authentique que n’importe quel projet en milliers de pixel sur écran, sauf peut-être pour l’animation. Mais la conception de court métrage, de jeux vidéo et d’autre film d’animation n’entrait pas dans la ligne de mire du jeune homme.

La papeterie tenu par Eric, un colosse aux faux airs d’Orson Welles dernière période, se trouvait juste à l’angle. Sur le fronton de la devanture ancienne couleur émeraude, le nom de l’enseigne peinte à la main s’écaillait légèrement, donnant ainsi un charme particulier. Jensen passa le cadre de porte, celle-ci étant déjà ouverte. Jensen adorait l’intérieur de cette bâtisse de type haussmannienne, qui embaumait le papier neuf et l’encre. Où les rayonnages de livres situés au premier étage surplombaient, depuis sa mezzanine et sa barrière en fer forgé, le rez-de-chaussée réservé aux fournitures administratives et scolaires basiques. Derrière son comptoir sombre en ébène le vieil homme à la barbe poivre et sel, veillait sur son magasin d’un regard perçant. Jensen l’appréciait malgré son attitude frigide qui allait de pair avec son allure. Eric n’était pas un rigolo cependant il était passionné par son boulot, répondant à toutes questions dont il avait réponse et toute commande spécifique. Il était clair que pour le jeune dessinateur, la vielle papeterie était une vraie caverne d’Ali Baba. Une fois trouvé et payé tout ce qu’il y avait sur sa liste Jensen s’éternisa un peu, en feuilletant les nouveaux romans placés en tête de gondole à l’étage, son petit sac en papier kraft à la main.

En sortant de la boutique le jeune homme fit chemin arrière jusqu’à sa voiture, ouvrit la portière avant et déposa sur le siège passager ses achats. Puisqu’il faisait beau dehors et qu’il n’avait à présent plus rien d’important à faire avant demain, l’homme décida de profiter de ce creux dans son emplois du temps. Pourquoi ne pas passer un moment à la terrasse d’un café ? Il récupéra les lunettes de soleil dans sa boite à gants, ferma son véhicule et se mit en route. Près du but, Jensen remarqua dans son champ de vision une personne quittant le café, mais n’y fit pas tout de suite attention. Lentement d’abords, les contours de silhouette se firent de plus en plus précis : svelte et féminine la jeune femme qui avançait dans sa direction était doté d’un charisme naturel. Jensen tiqua en l’observant, ce n’était pas son genre de dévisager quelqu’un mais cette fois ci c’était diffèrent. Cette fille, il la connaissait enfin « connaitre » était un bien grand mot … En tout et pour tout Jensen l’avait croisé deux ou trois fois lorsqu’il passait au café voir Zelda, sa sœur. Et à chaque fois leur rencontre n’était l’affaire de quelques secondes. Quand le dessinateur passait la porte la jeune femme avait le pouvoir de s’évaporer. « Invisible Girl » comme il l’avait surnommé se trouvait à quelque mètre de lui. Les jambes de Jensen accéléraient la cadence malgré lui, happé par les yeux bleus qui ne le regardait pas. Une habitude maintenant.

Elle était belle, vraiment très belle, mais aussi très jeune. Jensen estimait son âge entre 15 et 20 ans environs. Le genre de fille que l’on n’oublie pas facilement, un seul battement de ses longs cils noirs pouvait faire chavirer le cœur d’un homme, que celui si soit novice ou bien expérimenté en matière de sentiment amoureux cela n’aurais rien changé. Toutefois elle n’en jouait pas, son attitude était même spontanée. Quoi qu’en n’y regardant de plus près Jensen avait l’impression qu’elle courbait les épaules comme si le poids de l’atmosphère pesait trop lourd sur sa frêle carrure.

Cette fois ci, il désirait profiter de la situation afin de comprendre son comportement, car il allait finir par se demander si c’était son imagination ou si la jeune femme le fuyait vraiment : tel un paria. Oui il arrivait que Jensen soit névrosé et parfois même un peu égocentrique, mais à ce point ça en devenait pathétique. Heureusement il n’était pas du genre à juger sans avoir toutes les cartes en mains. Décidé à lui demander des explications le jeune homme s’arrêta à sa hauteur et décrocha un Salut des plus commun à son attention et attendit qu’elle réagisse d’une manière ou d’une autre.






Dernière édition par Jensen Bush le Sam 3 Nov 2012 - 11:11, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mer 12 Sep 2012 - 16:10

Noelys & Jensen
« Tu veux jouer avec moi? »


Les rayons du soleil perçaient à travers mes rideaux verts. Je mis quelque minute avant d’accepter d’ouvrir mes paupières. Je n’avais aucune envie de me lever. Mais voilà, avec mon emploi du temps, je ne pouvais pas me permettre de faire la grâce matinée un samedi matin. Entre les devoirs, les photos à développer et les deux trois courses à faire en ville, il était certainement l’heure de me bouger. Je tournai la tête et regardai mon réveil. Le petit boitier brun indiquait 8 :42 am. Je m’accordai encore trois minutes. Puis m’étirai, poussai ma moustiquaire afin m’asseoir sur le rebord de mon lit à baldaquin. C’était une des séquelles de ma vie d’avant. Depuis toute petite, j’avais voyagé dans des lieux où de charmante bestiole aimait venir me rendre visite durant mon sommeil. Aujourd’hui, je ne pouvais plus me passer de mon voile de princesse, comme mon père l’appelait. Je vous promets que le jour où vous vous réveillerez à cause d’une substance gluante sur le front (qui dans cette situation n’était rien d’autre que d’un gecko sur la tête), cela vous passera l’envie de dormir sans protection ! Certes j’aimais les lézards mais je les préférais dans la nature ou sur les murs de mon salon que sur ma tête au réveil.

Une fois douchée, je me décidai à mettre un jeans avec une chemise à carreau. Bien que la mode fût quelque chose qui me plaisait particulièrement, je ne faisais rien pour la suivre, ni pour être jolie. Il est vrai que la génétique avait été de mon côté … Mon père et ma mère étaient tous les deux des êtres d’exception. J’avais les yeux bleus de mon père et tout le reste, je le tenais de ma maudite mère. C’est certainement pour cela que j’avais terriblement de mal à me regarder dans un miroir. Quand j’y voyais mon reflet, cela me rappelait son abandon, ma solitude ainsi que mon mal être. Bien des fois ma beauté m’avait joué des tours, je ne voulais plus de cela. Je voulais devenir invisible. Ma solution fut de fuir la popularité et de rester dans l’ombre. Lorsque je me trouvais dans la rue ou dans les couloirs du Lycée, j’avais pour habitude de garder mes yeux fixés sur livre de cours, dans mon appareil photo ou dans les nuages. Depuis quelque temps, j’étais totalement hermétique au monde extérieur. J’étais là sans être là. Mon esprit vagabondait dans mes souvenirs et dans mon imaginaire.

L’odeur du café était bien plus efficace qu’une douche froide pour réveiller mon esprit. Mes pancakes étaient encore chaud. Mon œuf finissait de frire dans la poile, j en profitai pour ouvrir le frigo et en sortir mon sirop d’érable. J’adorais prendre des brunchs et cela même à 9h30 du matin. Comme à mon habitude, j’étais seule à la maison. Je pris donc mon assiette et allai m’installer sur la terrasse avec mon ordinateur. J’envoyai un mail à un ami puis achevai les quelques dernières lignes de mon devoir d’histoire. À la fin de mon assiette, je fermai le couvercle de mon ordinateur portable et l’emmenai dans ma mon entre. J’attrapai au vol mes écouteurs les fourrai dans mon sac à main et sortie de ma chambre. Je courus en bas des escaliers attrapaient mes clés sur le meuble de l’entrée et sortie de chez moi.J’optai pour la marche. Ici, tout le monde avait l’habitue de prendre leur voiture pour se rendre à l’épicerie du coin. Je trouvais que cela plutôt stupide. J’aimais marcher. Marcher me permettait de réfléchir et de remettre mes idées au clair. Je devais me rendre au studio de photos ainsi qu’au centre commercial. Il fallait que je me rachète quelque petites choses pour ma chambre noire et pour ma garde-robe. J’avais laissé beaucoup de chose derrière moi et je souhaitais me recréer un nouvel avenir devant moi. Je m’étais fait une promesse. Je voulais reprendre ma vie à zéro, je voulais croire en l’avenir. Tout cela allait débuter avec mon armoire et ma passion de la photo.

Je marchais dans la rue. Tout c’était passé comme je le voulais au studio de danse. J’étais entrain d’y repenser lorsque j’entendis quelqu’un s’adresser à moi. Sur le coup, je ne réalisai pas que cela m’était adressé. C’était un simple salut. Il aurait pu être destiné à n’importe qui. Mais voilà, la personne était arrêtée à côté de moi et la rue était vide. Je tournai donc la tête afin de voir de qui il pouvait bien s’agir. Lorsque je vis son visage se fus comme si mon cœur s’arrêta. J’eue l’impression que mes yeux sortirent de leur orbite. Ma bouche s’ouvrit. Je lâchai le livre que je tenais dans mes mains et pris mes jambes à mon cou pour m’enfuir. Mon acte fut une sorte d’instinct de survie. Ce garçon solitaire n’avait rien fait contre moi. Mais j’avais peur ou plutôt honte. Que pouvais-je bien lui dire ? Il devait savoir que je l’avais pris en photo. Oui, il devait le savoir car sa sœur m’avait vu faire…
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mer 12 Sep 2012 - 20:19




Noelys & Jensen




Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ?




D’abord l’indifférence, comme si le son de la voix de Jensen était restée suspendu dans les airs en oubliant d’atteindre l’oreille de la jeune fille. Il se posa la question s’il avait bien articulé ou s’il aurait dû s’exprimer un peu plus fort. Puis, contre toute attente, la nuque de la brune fit un quart de tour vers lui, faisant onduler ses longs cheveux dans la brise par la même occasion. Tout se passa très vite ensuite, gêné d’aborder pour la première fois une inconnue dans la rue, Jensen afficha son sourire idiot. Celui qui se caractérisait par une rangée de dents blanches lui barrant la moitié du visage. Deux pas les séparaient physiquement et pourtant, jamais il n’avait ressenti un tel éloignement psychique lorsqu’il croisa son air mortifié, accentué par son regard dur qui blessait. Dans un bruit sourd le livre qu’elle tenait dans les mains vient s’abattre violemment sur le bitume du trottoir. Pages contre terre. Par réflexe Jensen se pencha pour le récupérer et lorsqu’il redressa la tête il vit les foulées pressées de la jeune fille l’emporter au loin. Sa course affolée traduisait bien sentiments - pas les meilleurs - et tout à la fois n’expliquai rien. Cette fois ci plus de doute possible, elle le fuyait. Mais malgré cette information claire, nette et précise Jensen resta un instant interdit. A ne savoir que faire, quelle stratégie adopter. Abandonner ou lui courir après ? Théoriquement la génétique le donnait vainqueur s’il se lançait dans cette course. Il était un homme, elle une femme, ils avaient tous les deux de grandes jambes mais avec un peu de chance Jensen avait plus d’endurance. Seulement le dessinateur évitait la pratique sportive le plus souvent possible … ce n’était pas son truc, ayant associé l’image du sportif à des brutes épaisses dépourvue de neurones, suite à ses expériences fortuites répétées au cours de son adolescente. A trop tergiverser, elle le distançait déjà d’une bonne dizaine de mètres et il ne serait pas aisé de rattraper ce manque. Sans plus tarder Jensen mobilisa toute son énergie pour les prochaines minutes. Il était presque rassuré de détenir son livre entre ses doigts lui donnant ainsi une bonne raison de la poursuivre ainsi. Induire inconsciemment quelqu’un à ressentir la peur était une première pour Jensen. C’était certainement ce qu’elle devait ressentir pour être aussi rapide. Cela créait une sensation prenante et étouffante de culpabilité non justifié remuant Jensen de tout son être. Lorsqu’il fessait un mètre en avant, elle en fessait deux, puis il en fessait trois et elle un. Un fil élastique invisible rattaché à leurs deux êtres se tendait et se détendait tour à tour. Le jeu du chat et de la souris mais dans un versions différente de celle de Tom & Jerry, car Tom voulait vraiment croquer Jerry, tandis que lui espérait juste comprendre. Hey ! Mais attends ... Il aurait pu laisser tomber, passer à autre chose mais c’était plus fort que lui. Il voulait franchir le ravin imaginaire qui existait entre eux, profond comme les abysses, dont on ne voyait pas le fond car il était happé par des milliers d’ombres voraces. Cependant pour le moment l’inconnue gardait le monopole de l’art de la fuite, malgré les efforts de Jensen, le bruit de ses semelles sur la surface bétonnée ainsi que son souffle haletant, elle maintenait sa vitesse de manière à ce qu’elle reste encore inaccessible.






Dernière édition par Jensen Bush le Dim 23 Sep 2012 - 2:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mer 19 Sep 2012 - 22:37

Noelys & Jensen


« Tu veux jouer avec moi? »



Alors que je courrais comme si ma vie en dépendait, je me demandais comment j’avais été assez sotte pour lâcher mon livre ? Comment ferais-je pour le récupérer ? Zelda accepterait peut-être de m’aider… Mais comment le lui demander ? Elle m’avait vu prendre la photo. Elle avait vu comme j’observais son frère derrière mes livres, mon appareil photo ou encore ma tasse de chocolat chaud à la cannelle sans jamais aller lui parler. Elle en avait ri et m’avait taquiné avec cela. Elle m’avait même proposé de me le présenter. Elle m’avait aussi demander si j’accepterai de lui offrir la FAMEUSE photo, étant donné que ce dit frère ne se laissait pas prendre facilement. Je rougissais à chaque fois. Je ne savais l’expliquer mais quelque chose chez ce garçon solitaire faisait écho en moi. Il semblait, tout comme moi, vivre dans une bulle. Bien que j’eue aimé le regarder boire un verre sur la terrasse ensoleillé de sa sœur, je ne m’y rendais de moins en moins souvent. Je choisissais d’y aller à des heures où je n’avais pas de risque de le croiser. J’avais peur. Peur qu’il soit au courant. Peur qu’il me prenne pour une folle. Peur de tomber dans ses filets.

Je finis par tourner la tête. Il me courrait après. Cette fois, c’était sûr, je ne parviendrai pas à lui échapper… Pourtant, je ne voulais pas abandonner tout de suite. J’étais très mauvaise en confrontation. Ma réaction avait été instinctive mais surtout stupide. Comment pourrais-je expliquer mon acte ? Je décidai de tenter de le semer en empruntant des petites allées. Je l’entendis me crier après. C’est alors que tout s’enchaîna à une vitesse que je ne saurais expliquer. J’eue la sensation à la fois de voire chaque fraction de seconde défiler devant moi et d’une autre part les choses se passèrent si vite que je n’eue pas le temps de comprendre ce qui m’arriva. Alors que je regardai derrière mois afin de voire si j’avais gagné de la distance, mon pied se pris dans un pavée. J’eue la sensation de m’envoler. Je tournai la tête afin de voire devant moi. Le sol se rapprochait dangereusement de moi. J’eue juste le temps de jeter mes bras en avant afin d’amortir le choc. Je fermai les yeux... Certainement la peur en voyant le bitume se rapprocher dangereusement de mon corps. Ce fut enfin le choc. La douleur se fit sentir. Des larmes commencèrent à monter dans mes yeux. Je m’efforçai de les ravaler. Encore aujourd’hui, je ne saurais dire s’il s’agissait de fierté, de douleur ou de surprise mais mes émotions avaient été d’une telle intensité que je n’avais su les retenir. J’étais couchée sur le trottoir. J’avais mal à une cheville et à un poignet. Le poignet rien de bien grave. Certainement une éraflure. La cheville c’était autre chose. Je voulue me relever pour continuer ma course mais je n’y parvins pas. Le choc avait été trop brutal. Je devais retrouver mes esprits. Je m’appuyai contre le mur à côté de moi et repris mon souffle. Jensen était face à moi. Je le regardai… J’étais comme dans une bulle. Rien ne pouvait m’atteindre. Peut-être m’avait-il parlé, je n’en savais rien. Peut-être que des gens étaient présents et m’avait vu tomber, je n’en savais rien. Je n’avais qu’une chose à l’esprit et tant que ceci n’était pas fait, je ne parvenais pas à me connecter avec le reste du monde. Je le regardai droit dans les yeux et lui dit :

-Pardon…

Des larmes se mirent à couler le long de mes joues.
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Dim 23 Sep 2012 - 2:35




Noelys & Jensen




Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ?




Rien n’avait présagé cette situation incongrue, presque sordide. Sordide, oui, parce qu’un homme courait après une jeune fille sans défense et qu’elle se perdait elle-même en plein labyrinthe formé par la ville jusque dans des ruelles peu avenantes. Jensen essayait de ne pas imaginer ce que les passants, témoins de cette scène pouvaient bien penser. Représentait-il l’archétype du pervers ou du fou furieux ? A tout instant Jensen s’attendait à voir les gens autour d’eux se jeter sur lui et l’arrêter avant qu’il ne lui fasse du mal, mais il n’en fut rien. Personnes ne les regardaient ou bien alors ils préféraient les ignorer totalement. Le dessinateur ne sut déterminer si ce fut de bon augure ou non.

Devant lui, elle courait toujours, regardant derrière elle de temps en temps, le visage figé dans une expression d’inquiétude. Jensen avait l’impression de mener une véritable chasse et n’aimais pas cela. Pourtant, il était pris d’une intuition étrange, celle que s’il la laissait s’échapper alors plus jamais il ne la reverrait. Sans crier garde le « gibier » humain trébuchât sur le trottoir. Il était fautif d’avoir causé sa chute et le vivait mal. Elle venait de tenter de se redresser maladroitement et s’y repris une deuxième fois avant de parvenir enfin à trouver appuis sur le mur.

Impuissant face à la situation, il dû trottiner pour franchir les quelques mètres qui les séparaient encore. Près d’elle Jensen s’enquit de demander : Est-ce que tout va bien ? Joute verbal on ne peut plus banal certes, mais le désarroi de Jensen battait à plat de couture l’originalité de ses propos pour le moment. La réponse d’excuse de la jeune fille fut la première chose qui désarma l’homme. Pourquoi Diable éprouvait-elle le besoin de lui demander pardon ? Sur le moment c’était tout à fait illogique. Elle était tombée parce qu’il l’avait poursuivi sur plus de 600 mères maintenant. C’était lui le coupable.

Des larmes chaudes s’échappaient à présent de son regard bleu, elles glissaient sur sa peau lisse et formaient de fines gouttelettes qui venaient, telles de minuscules bombes, exploser tour à tour sur le bitume noir. Voilà la seconde chose qui finit d’achever Jensen maintenant remplie de culpabilité et de honte à l’égard de l’adolescente. Il voulait tout à la fois : disparaitre, la réconforter, remonter le temps, lui murmurer qu’il n’y a pas de raison à ses larmes, de s’enterrer vivant six pieds sous terre, de la tenir dans ses bras.

Avec deux sœurs à la maison, les larmes, Jensen connaissait cependant il ne les maîtrisait guère. Rien n’était plus douloureusement insupportable pour lui que de voir une femme triste. Il n’était pas certain que ce soit le sentiment qu’elle éprouvait là tout de suite mais qu’importe, à part la joie, aucune autre émotion était en droit de soutirer des larmes à quelqu’un d’après lui. Un silence pouvait peser lourd même lorsqu’il ne durait que trois secondes, comme celui-ci. Jensen fini par le percer :

Ton livre ... Bien sûr il voulait comprendre. Pourquoi la fuite, pourquoi « pardon » Jensen se trouvait plongé dans un flous total, comme devant une vitre opaque et blanchit par la buée. Dans son boulot il régissait tout : les illustrations, les scénarios, la réalisation, la com', TOUT ! Ici Jensen ne contrôlait rien et c'était un grand changement, pas forcément agréable, en effet qui aimait avancer dans le noir le plus total ? Mais cette situation ne devait pas bouleverser l’ordre de ses priorités. Car ce qu'il passait avant les réponses à ses interrogations, était de voir s'évaporer les rigoles humides sur les joues de l'adolescente. Etre rassurant. Il prendrait ensuite le temps de comprendre la jeune femme. Du moins, le peu qu’elle lui laisserait appréhender de sa complexité.






Dernière édition par Jensen Bush le Lun 1 Oct 2012 - 18:17, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Dim 30 Sep 2012 - 18:11

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« Tu veux jouer avec moi? »


Petit à petit mes larmes se mêlèrent à mon rire. J’étais carrément pathétique. En y repensant, les dix dernières minutes auraient été un parfait épisode de Tom et Jerry. Il ne manquait que la musique ainsi que les bruitages pour parfaire la stupidité de mon acte. Même ma chute avait quelque chose de comique. Elle avait été comme un signe. Un signe pour me dire d’arrêter de jouer l’enfant. Je n’étais plus en France. Je ne devais pas refaire les mêmes erreurs. Je m’étais promise que cela n’arriverait plus. Je ne saurais dire pourquoi mais Jensen me faisait perdre tous mes moyens. Cependant, je refusai de le laisser changer mes principes. Pourquoi m’avait-il suivi ? Que savait-il ? Je décidai de reprendre mon esprit en main. Avec la manche de mon pull, j’essuyai les larmes qui coulaient le long de mes joues. Je me rendis alors compte que je n’avais même pas pris le temps de répondre à sa question initial. Je le regardai droit dans les yeux et dis simplement.

-Pour être honnête, mon égo en a pris un sacré coup. Quant à ma cheville ce n’est rien de bien grave. Toute blessure se guérit si on lui laisse du temps.

Je le fixai. Son visage était à la fois enfantin et mature. On ne pouvait pas dire de lui qu’il était le parfait Don Juan mais ce jeune homme dégageait un charme incroyable. Ses yeux étaient rieurs et ses lèvres m’attiraient comme le miel attire les abeilles. Je pense que dans d’autre circonstance, mon impulsivité m’aurait poussé à l’embrasser. Mais je ne devais pas le faire. Cela n’aurait pu qu’empirer la situation. Il devait déjà me prendre pour une dingue. Car, par ma faute, le solitaire avait le visage crispé. Non… Crispé n’était pas le bon terme. Il semblait complètement perdu. Il ne semblait pas savoir ce qui lui arrivait. Le silence commençait à peser. Je ne savais pas quoi dire et je n’osais même plus le regarder dans les yeux. C’était comme si les mots restaient bloqué dans mon œsophage. D’ailleurs qu’aurais-je pu dire ? Je le regardai à nouveau et ne pu m’empêcher de sourire. Cela n’avait durée que quelque seconde et pourtant, j’eue la sensation que nous étions restés des heures sans un mot à s’observer. Qui serait celui qui craquerait ? J’avais bien trop honte de moi. Finalement, Jensen brisa la glace. Il me tendit mon livre. Je le pris dans les mains et baissai les yeux.

-Pourquoi… Pourquoi m’as-tu dit bonjour ? Que sais-tu à mon sujet ? Si c’est à cause de la photo, je suis vraiment désolée… Je voulais pas…Ro puis merde…

J’en avais trop dit. Je décroisai mes bras et les laissèrent tomber. Je me décidai de trahir toutes mes promesses. De toute manière, je n’avais plus de porte de sortie j’étais bloquée. J’allais devoir lui dire la vérité. Bien qu’il la connaisse certainement déjà. Je me rapprochai de lui. Je sentais mon cœur battre à toute vitesse. Je le regardai droit dans les yeux. C’était comme si je voulais qu’il puisse lire au fond de mon être. Qu’étais-je entrain de faire ? C’était comme si mon esprit n’était plus dans mon corps. Comme si mon esprit observait mon corps agir. J’étais comme impuissante. À chaque nouveaux pas, j’avais la sensation que mon corps tremblait davantage et que mon esprit n’avait plus de prise sur mes actes. Nous étions collés l’un à l’autre. Jensen semblait comme paralysé. Je fis glisser mes mains le long de son torse afin d’aller les placer derrière sa tête. Je fermai les yeux et l’embrassai. Qu’étais-je entrain de faire ? Une fois le baiser terminé, je le regardai une dernière fois et me décidai à partir. S’en était trop pour moi. Je ne comprenais plus rien. Comment tout ceci avait pu arriver ? Je le lâchai, serrait mes bras contre moi et partie en regardant le bitume. Je ne voulais pas me retourner. Je ne voulais pas savoir ce qu'il pensait de moi. J'avais été complétement idiote. Je m'étais pourtant jurée de ne pas me faire remarquer. Jensen allait certainement en parler à sa soeur... Qu'allait-elle bien pouvoir penser de moi?
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mar 2 Oct 2012 - 18:22




Noelys & Jensen




Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ?




J'ai supprimé ce post sans faire exprès je vais essayer de voir si j'en ai gardé une sauvegarde ... désolée






Dernière édition par Jensen Bush le Mar 16 Oct 2012 - 12:17, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mar 2 Oct 2012 - 22:18

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« Tu veux jouer avec moi? »


Les choses s’étaient déroulées à une telle vitesse que je n’aurais pas sue quoi répondre de sensé… Dans aucune des fins que je m’étais imaginé, Jensen ne m’aurait rattrapé. J’avais dû prévoir plus d’un millier de solutions mais jamais mes équations n’étaient arrivées à cette finalité. Pas étonnant que ma moyenne en mathématique soit si mauvaise… Pourquoi avait-il réagit ainsi ? Je lui avais pourtant offert une porte de sortie. Peut-être même la seule chance de me fuir tant qu’il en était encore temps. Il n’avait pas su ou peut-être pas voulu la saisir et je ne parvenais pas à en saisir la raison. Avait-il un intérêt quelconque pour moi ? Rien qu’à cette idée mon esprit s’embruma. Tout ce qui m’avait semblé limpide jusqu’à lors fut envahi par le brouillard de mes incertitudes et mes craintes. Qu’avais-je fait ? Comment allais-je bien pouvoir m’extirper du piège que je m’étais moi-même tendue ? Toutes ses interrogations m’empêchèrent de le regarder dans les yeux. J’avais honte de mes actes. Comment avais-je pu lui voler ce baiser ?

Sa première interrogation m’interloqua. Je fus tellement surprise que je due prendre quelque seconde afin de parvenir à réfléchir. Sa réaction n’avait rien d’un homme en colère. Il semblait simplement perdu. Comme si l’adolescent d’antan ne l’avait jamais quitté. Je me sentie stupide lorsqu’il m’avoua ne rien connaître de moi. Pourquoi l’avais-je mis dans une telle situation ? Embrasser une adolescente pourrait lui attirer des ennuies. Certes personnes ne les avaient vus mais cela n’excusait en rien mon acte. Il ne connaissait ni mon nom, ni mon âge, ni l’histoire de la photo. Zelda ne m’avait donc pas trahie. Je sentie le rouge me monter au visage. Bien que ma honte me pousse à prendre la parole, je ne parvins toujours pas à le regarder en face. Je me trouvais dans le rôle d’un enfant qui venait de faire une bêtise et qui devait s’en excuser.

- Je n’aurais pas du t’embrasser… Excuse-moi… Je t’ai mis dans une situation embarrassante et cela n’était pas mon but… C’est simplement que depuis la première fois que je t’ai vu mâchouiller le bout de ton crayon sur la terrasse de Zelda, je me suis demandée quel goût avait tes lèvres…

Ma réponse me semblait encore plus sotte que tout le reste. Pourquoi me comportais-je tel un enfant ? Alors que j’étais sur le point de me flageller verbalement, Jensen, sans s’en rendre compte, me donna une immense claque. Les mots résonnèrent dans ma tête en boucle « l’effet inverse ». Est-ce que cela signifiait bien ce que mon esprit souhaitait comprendre ? Je ne pus m’empêcher. Je levai les yeux afin de pouvoir contempler son expression. Son sourire avait quelque chose de rassurant et avenant. Ses yeux étaient doux et joueur. Le jeune homme avait quelque chose de mystérieux et de fragile. C’était certainement cela qui m’avait poussé à agir ainsi. Je souhaitais le comprendre. Je souhaitais le connaître. Je souhaitais qu’il me connaisse. Pourtant, je savais que ceci n’était pas une bonne idée…

- Nous ne devrions pas… Enfin, je veux dire… Oublie.

Ces mots sortirent de ma bouche sans que je parvienne à la retenir. À peine les avais-je prononcé que j’eue l’impression de m’être planté un couteau en plein cœur. À aucun instant, je ne m’étais imaginée ressentir quoi que se soit pour le jeune homme. Ce sentiment n’était pas vraiment de l’amour car qui pourrait aimer un inconnu. C’était davantage une attirance si intense que j’avais la sensation d’être l’aimant d’une boussole et qu’en lui se trouvait le nord. Mon visage restait sans expression. Mon esprit était bien trop rempli de question pour parvenir à exprimer quoi que se soit. Finalement, je me décidai à répondre à quelqu’une de ses questions.

- Pour la photo, je pensais que ta sœur t’en avait parlé… J’avais tellement honte de moi… Et aussi un peu peur que tu me prennes pour une gamine ridicule et désaxée… Te fuir fus mon seul moyen de me protéger du regard que tu aurais pu porter sur moi… Au final, c’était me donner trop de crédit étant donné que tu ne m’avais jamais remarqué…

Ma dernière phrase eut le don de réveiller mon petit rire gêné. Comment avais-je pu m’imaginer qu’un homme tel que Jensen puisse accorder son attention à une gamine telle que moi ? J’étais pathétique ou égocentrique, je ne savais pas trop quel terme me qualifiait le mieux... La seule chose certaine était que le pauvre Jensen devait certainement me prendre pour une folle dingue à l’heure actuelle. Si seulement, je pouvais lui faire garder le secret. Je le regardai avec insistance dans les yeux et lui demandai sur un ton de supplice :

- Est-ce que tu pourrais garder ce petit incident pour toi et ne pas en reparler ? Je préférerai que personne d’autre que toi ne me prenne pour une détraquée. Je viens de revenir en ville et ta sœur a été la première personne sympa avec moi… Je ne voudrais pas la décevoir.
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mar 16 Oct 2012 - 12:15




Noelys & Jensen




Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ?




L’aveu qu’elle venait de formuler était d’une pudeur électrisante et son effet sur Jensen ne se fit pas attendre bien longtemps, un brasier s’insinua brusquement en lui. Le feu monta crescendo à ses joues, donnant à la partie médiane de son visage une teinte qui contrastait étrangement avec la pâleur naturelle de sa peau.

Il s’en voulait de ne pas avoir décelé la présence de la jeune fille le fameux jour dont elle faisait mention, cependant il ne s’en étonnait pas. Lorsqu’il tenait un stylo entre ses doigts, sa concentration était tellement forte que l’univers autour de lui disparaissait jusqu’à devenir un brouillard total. Les nuisances sonores s’apaisaient jusqu’à s’évaporer totalement. Il fallait dès lors lui bousculer l’épaule ou bien placer quelque chose d’opaque entre son regard et sa feuille pour enfin le faire revenir dans le monde réel.

Nous ne devrions pas… Enfin, je veux dire… Oublie.

Paradoxal. Ses mots tranchants comme l’acier d’une lame aiguisée juraient avec son regard profond qui lui, semblait hurler le contraire. Ambiguïté encore qui eue pour conséquence de malmener un peu plus le cœur de Jensen. Depuis qu’elle avait posé sa main tout-contre ce dernier n’en finissait pas de virevolter dans tous les sens. C’était vrai, « ils ne devraient pas … » mais en théorie « ils avaient déjà … ».

Ce qu’elle nommait par les adjectifs « ridicule » et « désaxée » ne révélaient pas du tout le ressentit que Jensen avait d’elle. Il fallait être doué d’une force incroyable pour passer à l’acte malgré la crainte qu’elle décrivait. Il était fasciné par autant d’aplomb.

La jeune femme se leurrait en se persuadant que Jensen ne l’avait pas remarqué, qu’elle n’avait pas marqué son esprit. Certes ce n’était pas le même jour qu’elle mais il se souvenait avoir souri en voyant sa sœur discutait avec elle. Il les avait observés parce que leur conversation était animée d’une même passion. S’il ne l’avait pas reconnu dans la rue, s’il n’avait pas voulu la connaitre comme elle le supposait alors il ne se tiendrait pas face à elle à cet instant présent.

Tu penses vraiment que beaucoup d’hommes sont prêts à passer pour des fous ou pire encore, en courant derrière une fille si elles les laissaient indifférent ?

Il se mordit violemment la lèvre pour se taire avant de baisser les yeux au sol. Il avait été clair dans ses propos, admettait clairement son attirance et surtout son intérêt sincère pour la personnalité de la jeune femme. Mais en faisant cela il avait été trop loin. Un sentiment honteux l’habitait tout entier. Avec elle, Jensen avait l’impression de retomber dans l’âge adolescent malheureusement ce n’était pas le cas. L’inconnue soulevait en lui un émoi qui était clairement inapproprié pour un adulte. Il n’avait pas le droit d’être aussi déraisonnable.

Est-ce que tu pourrais garder ce petit incident pour toi et ne pas en reparler ?

Jensen approuva d’un hochement de tête maladroit. L’euphorie précédente était redescendue comme un soufflet. Puisqu’ils étaient tous les deux conscients que ce qu’il s’était passé était condamnable autant ne pas aggraver les choses en partant chacun de son côté.

Je n’en soufflerais pas un mot, soit en sûre … murmura-t-il. Ebruité l’affaire n’était pas souhaitable, ni pour elle et encore moins pour lui. Zelda lui arracherais les yeux à main nues si elle prenait connaissance d’un baiser échanger entre son amie adolescente et son grand frère. Il risquerait de perdre le respect de sa sœur et cette idée lui brisait le cœur. Malgré tout, l’homme releva soudainement et affronta le regard de son interlocutrice. Mais ne me demande pas d’oublier. Je ne sais même pas si je serais capable de faire comme rien n’était en te croisant la prochaine fois. Parce qu’il désirait la revoir, quoi qu’ils les attendent à l’avenir, quoi que lui dictait sa raison.

Elle avait vêtue un air si grave que Jensen souhaitait voir un sourire illuminer son visage. Il voulait bien être celui qui prenait tous les risques dans cette histoire car elle avait l’âge d’être innocente et il aurait aimé que cela dure, qu’elle arrête enfin de se miner l’esprit d’interrogation et de remords.

Jensen avança sa main tremblante jusqu’à la joue de l’inconnue. La caresse fut à la fois tendre et furtive, elle essuya le peu d’humidité qu’il restait de ses larmes. Cet acte vu et revu dans les films mièvres ainsi que dans les séries pseudo-romantique, faisait craindre à l’homme que la jeune fille imagine qu’il s’agisse là d’un simple cliché altérant sa spontanéité.

Je ne connais même pas ton prénom … Il fallait qu’il s’en aille avant de recommencer ce genre de comportement déviant avec elle. Cependant, Jensen ne se sentait pas capable de tourner les talons sans même connaitre l’identité de son inconnue. Pour lui faciliter la tâche, il lui offrait un sourire.




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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Mar 16 Oct 2012 - 23:33

Noelys & Jensen

« Tu veux jouer avec moi? »


Mon corps était en ébullition. C’était comme si ses paroles m’avaient enflammé. Je ne le laissais pas indifférent ! Un frisson parcourut mon corps de la pointe de mes cheveux jusqu’à mes orteils. J’avais des fourmis au creux des mains, des papillons dans l’estomac et le visage en feu. Mes jambes se tortillaient. J’avais la sensation que tous mes muscles et os se transformaient en coton. Il avait risqué de passer pour un pervers afin de me parler. Mais pourquoi fait-il fait cela? Pourquoi m’avait-il suivi ? Il était plutôt beau gosse. Pourquoi se serait-il intéressé à une lycéenne ? Je devais avoir mal compris son sous-entendu. Je finis par sourire. À aucun moment, je ne m’étais imaginé qu’il me parlerait. Et pour être honnête, je ne savais que lui répondre. Est-ce que j’avais imaginé qu’il me court après par intérêt ? Et bien non ! À aucun moment, je n’avais imaginé lui plaire.

- Je ne te laisse pas indifférent ?

Mes yeux étaient pleins d’étoiles. Je le fixai. Mais pourquoi agissais-je ainsi. Je n’aurais pas du relevé ses dires. Il sembla mortifié par ses propos. Je me mise à culpabiliser. Il semblait être un homme bien. Pourquoi le poussais-je à franchir les limites du tolérable ? Une partie de moi, avait envie de le rassurer. De lui dire que ce n’était pas grave que personne en dehors de nous n’avait besoin de savoir ce qui se passait entre nous. Une partie en moi avait envie de lui dire que cela pouvait être leur secret que cela pouvait être excitant le secret. Mais voilà, ma raison me rappelait qu’il y avait d’autre enjeux qui allait bien au-delà de nous. Il y avait Zelda. Il y avait mon père. Il y avait les habitants de Middle Fawkes et surtout il y avait la loi des États-Unis. Si je tenais réellement à lui, je devais le protéger.

Lorsque ma raison lui proposa de garder le secret sur ce baiser volé, Jensen accepta. Par contre, sa réaction eu le don de me surprendre. Il accepta de ne pas en parler mais refusait d’oublier ce qui s’était passé entre nous. Mes émotions étaient partagées. À la fois, j’aimais l’idée qu’il ne veuille pas m’oublier. Cela signifiait qu’il tenait à moi. D’une autre part, cela me détruisait. Si seulement, il avait pu m’ignorer. Si seulement, il avait pu être en couple. Si seulement, il n’y avait pas que des si mais des faits. J’aurais aimé pouvoir le prendre dans mes bras. Je ne pouvais faire cela. D’autant plus maintenant que je savais qu’il ne savait pas s’il parviendrait à m’ignorer.

-Jensen… Tout serait plus facile si tu faisais comme moi et que tu m’évitais… Tu ne comprends pas ? Personne n’acceptera ! Je veux dire, personne ne devrait nous voir… Je ne pense pas que se soit ce que tu veux alors s’il te plait oublie moi !

Mon regard se baissa. Sans vraiment savoir pourquoi, tout en parlant, je lui avais pris la main. Je me sentais bien en sa compagnie. Mon cœur se brisa davantage à chaque mot. Je ne voulais pas qu’il m’oublie. Je ne voulais pas lui lâcher la main mais j’étais obligé de le faire pour notre bien à tous les deux ! Une dernière larme perla sur ma joue. C’était idiot ! J’avais le sentiment de plaquer mon petit copain alors que je n’étais jamais sortie avec le jeune homme. Il m’essuya avec douceur mes larmes. Je sursautai. À aucun instant, je ne m’étais attendue à ce qu’il agisse ainsi. Je lui souris. Il était si charmant. Finalement, j’avais peut-être trouvé mon prince ?

Il voulait connaître mon prénom. C’était vrai, je ne le lui avais pas donné. Mais je décidais de jouer la peste. Je lui fis un de mes célèbres sourires ravageurs et ajoutai :

-Je ne vais pas rompre de mystère maintenant… Quoi que ? Je crois que ton baiser mérite bien une réponse…

Je me retournai et commençait à m’éloigner. Je finis par me retourner et en lui lançant un clin d’œil j’ajoutai :

- Noelys. Je m’appelle Noelys.
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MessageSujet: Re: Noelys & Jen' ϟ Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ? TERMINER   Lun 29 Oct 2012 - 19:50




Noelys & Jensen




Ton jeu préféré ne serais pas « suis moi je te fuis » par hasard ?




Le temps d'un instant, Jensen pu profiter de lier ses doigts à ceux de la jeune femme. Délicatement pendant qu'elle lui parlait, elle lui avait pris la main et le touché de sa peau tiède contre la sienne adoucissait son discours violent de réalisme. L'âme de l'homme était celle d'un utopiste croyant pouvoir lutter contre tous les éléments se mettant en travers de la route, même les plus immuables. Néanmoins, la maturité dont elle faisait preuve démontait point par point la totalité des espoirs romantiques de Jensen. De nouveau, le contact fut insuffisant et douloureux de par sa brièveté. Sa paume ouverte et vide le brulait presque de ne plus rien tenir.

Je ne vais pas rompre de mystère maintenant… Quoi que ? Je crois que ton baiser mérite bien une réponse… Le regard suppliant de Jensen lui implorait pourtant le contraire. Il ressentait comme un besoin irrépressible de mettre un enchaînement de lettres et de sons sur son minois angélique. Il était incapable de lui en inventer un car alors il douterait de s’être imaginé toute cette histoire. Son prénom serait la preuve ultime qu’il ait réellement rencontré cette adolescente au dangereux pouvoir de séduction.

Lorsqu'elle lui tourna le dos après avoir formulé la promesse de briser le silence, Jensen du bien s'avouer qu'il la haïssait de s'en aller après s'être diverti de lui. Il méritait plus que ça, plus que de se retrouver avec le coeur lésé de tous les côtés. Oui, il aspirait à beaucoup plus que d'être simplement relégué à un jouet éphémère. Puis contre toutes attentes la silhouette de son inconnue tourna gracieusement sur elle-même et d'une voix suave elle offrit enfin à Jensen ce qu'il réclamait : Noelys. Je m'appelle Noelys. A l'oreille c'était une véritable caresse fleurie. Le prénom coulait tout seul. Une onde délicate parcourait la première syllabe, puis pour former la seconde il suffisait de faire sourire ses lèvres, comme s'il s'agissait d'une ode à la joie. Noelys, susurra-t-il avec une certaine délectation. Aucun répit n'était permis, aucun heurt et tant mieux, car qui avait envie de scindé cette si agréable mélodie en deux ? Pas lui.

A présent Jensen était seul sur le trottoir. Elle et son ombre s'était évanouie au détour d'une rue. Énigmatique et inaccessible jusqu'au bout. Cependant, il ne se sentait pas abandonner pour autant puisque que son prénom l'accompagnait en esprit, la bonne humeur comme camarade.

Sur le chemin du retour jusqu'à sa voiture puis jusque chez lui, l'allégresse du dessinateur retombait peu à peu sans tout à fait retrouver un état normal. Il se gara dans l'allée devant le pavillon, récupéra ses fournitures neuves sur le siège passager, verrouilla le véhicule puis franchi le porche d'entrée avec entrain. La porte n'était pas fermée à clé, Jensen n'eu qu'à abaisser la poignée pour se glisser dans la modeste demeure. Je suis rentré ! clama-t-il en s'élançant dans l'escalier, gravitant les marches par trois par soucis de rapidité. Jensen espérait secrètement ne pas avoir à croiser l'une des soeurs - surtout Zelda - qui se trouvaient assurément quelque part dans la maison. Avec chance il y parvint, le rappel à la réalité Jensen souhaitait le repousser le plus longtemps possible. C'est pour cette raison qu'il s'engouffra directement dans sa chambre.

A son bureau l'homme tira d'une pile une feuille vierge ou de mémoire il traça au crayon un nez fin, sourire mutin et sensuel, la feuille se noircissait de détails avec une facilité enfantine. Une enveloppe charnelle et féminine se découpait dans l'ombre d'une rue. Le visage fin de la femme sur le papier était agrémenté d'un regard bleu méthylène ou perlait un reste de larme. Le détail de sa chevelure brune acheva le souvenir de Noelys qui risquait de le poursuivre longtemps ...

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